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AGE : v i n g t – h u i t a n n é e s / passées à décevoir son patriarche, à être la vilaine canaille de l’immaculée lignée gavon. le temps ne semble pas avoir d’emprise sur son visage angélique d’adolescent modèle. ni sur son esprit d’éternel électron libre. il ne veut pas vieillir, rakan.
STATUT CIVIL : f i a n c é / rakan a appris la nouvelle il y a seulement quelques jours. le couperet est tombé, la sentence est désormais irrévocable. fiancé à une divine créature à laquelle il n’accorde absolument aucune importance. parce que le cœur de l’infâme l’emporte bien loin de cette femme, tout épris de désir pervers qu’il est envers une autre.
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mischievous spark (lyran)  |  Sam 13 Avr - 22:43

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« Qu’est-ce qui se passe ? » Apparition fracassante dans la chambre de sa cadette. Le souffle court, sa cage thoracique se soulevant au rythme de ses battements de cœur effréné. Les traces de ses activités nocturnes marquaient sa carcasse branlante : du rouge à lèvres au creux de son cou, les boutons de sa chemise mal attachés, ses cheveux sombres en bataille. L’infâme se laissa tomber dans le fauteuil trônant au cœur de la chambre de sa cadette, tentant – tant bien que mal – de reprendre son souffle. Les activités physiques n’avaient jamais été son fort. A l’exception de celles qui se pratiquaient en chambre. Et il venait de remonter toute la ville en expulsant brutalement tout ceux s’étant trouvés sur son chemin. Un des hommes de Rakan était venu lui transmettre un message : Lys avait besoin de le voir. Et après ce qui était arrivé, plusieurs semaines auparavant, le brun avait cru à une autre tragédie. Une armée n’aurait pu le ralentir ni même le stopper. Il avait fendu la foule, tel un éclair impitoyable. S’était précipité comme si rien d’autre n’avait d’importance. Ce qui était le cas, du moins à ses yeux. Il avait même quitté une somptueuse créature hantant l’un des bordels de la cité, sans une once de remords et alors même que les choses devenaient intéressantes. « Quelqu’un a essayé de s’en prendre à toi ? Qui ? Dis-le-moi ! » Il commençait à s’emballer, le terrible. S’imaginant les pires choses possibles, son esprit tourbillonnant violemment sous son crâne. Le trop plein d’imagination avait toujours été un de ses défauts majeurs. Capable de se lancer dans une guerre sur un simple quiproquo. Et le fait qu’une pauvre âme égarée ait pu vouloir s’en prendre à sa cadette chérie le mettait dans des états sans précédents. Il s’était mis à faire les cent pas dans la chambre, ruminant à propos de tous ces idiots qui pensaient pouvoir s’en prendre à elle sans penser au courroux divin – le sien – qui allait ensuite s’abattre sur eux. Le Thanatos ne lui laissait même pas la possibilité de s’exprimer, échafaudant déjà des plans délirants pour mettre fin à la vie de leur père. Parce que oui, c’était lui le responsable. Ca l’était forcément. Rakan tenait Gabriel comme coupable pour toutes les affres de son existence, même lorsque ce dernier n’y était absolument pour rien. Mais c’était toujours plus agréable d’avoir un bouc-émissaire sur lequel se décharger de toutes responsabilités. « Il a vu que tes genoux allaient mieux alors il a voulu te le briser à nouveau, c’est ça ? Ah oui, c’est ça, j’en suis certain, je le sens. » Une main fortement accrochée sur le bas droit de son abdomen, il essayait de faire disparaître ce vilain point de côté qui l’obligeait à se tenir quelque peu recroquevillé. Rakan était une étrange créature, prompt à se mettre dans tous ses états et à partir dans des délires même sans le concours de substances illégales. Bizarre, il l’était certainement. Et encore, c’était peu dire. Mais à son caractère excentrique et imprévisible, Lys y était habituée. Après tout, ces deux-là avaient grandi ensemble, étroitement unis par leurs visions du monde et leur amour viscéral de liberté. Ils étaient deux électrons libres, deux amoureux des arts. Frère et sœur, mais encore plus que cela, à la vérité. Elle était le centre de son univers singulier et distordu, son repère face à cette folie douce qui habitait son âme. Elle seule avait le don de calmer ses ardeurs les plus impulsives afin de le faire rendre dans la voie de la raison. Ce qui n’était jamais une mince affaire. « Pourquoi est-ce que tu voulais me voir, au fait ? » Il cessa d’arpenter la pièce pour se laisser de nouveau tomber dans le fauteuil, hors d’halène et la voix déraillante. Il avait complètement perdu le fil de ses pensées, durant plusieurs minutes et revenait enfin à la réalité. Lys avait besoin de lui mais il avait besoin qu’elle confirme pourquoi, après avoir déballé à toute vitesse une dizaine de scénarios probables. « Et je jure par tout l’argent de papa que si c’est parce que tu t’es cassé un ongle, il va t’arriver de très vilaines choses. Parce que j’étais avec Gabrielle et tu sais à quel point cette femme est agile de son corps … Enfin non, tu ne sais pas. Tu loupes quelque chose, d’ailleurs. » Un sourire rêveur vint l’interrompre, quelques instants, dans son monologue mais, bien rapidement, il se reprit : « Désolé, j’ai perdu le fil. Pourquoi je suis là, déjà ? »


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AGE : VINGT-DEUX ANS, petite jeunesse effleurée, il semblerait pourtant que sous ses yeux ornés de cernes s'agrippent une décennie de tourments. on l'a dit trop jeune pour décider, pour aimer qui elle veut, pour être libre ; et pourtant, lys est épuisée de faire l'enfant, elle est prête à ouvrir les yeux et au lieu d'offrir sa main, elle offrira son poing.
STATUT CIVIL : FIANCEE, lys s'est pendant très longtemps refusée aux voeux matrimoniaux et pour cause, elle n'en voyait pas l'intérêt, ni le besoin. A présent les choses ont changé, l'anneau ornant son doigt en est la preuve.
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Re: mischievous spark (lyran)  |  Dim 14 Avr - 1:02
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La colère est là, elle bouillonne, elle se fracasse contre les parois de sa semblance humaine, et Lys, ô Lys voudrait la libérer, pour qu’elle détruise la terre toute entière. Qu’elle réduise ce manoir en simples poussières, qu’elle brise les genoux, les bras de son père, qu’elle déglutisse son vomi de frustration et de rage à ses pieds et qu’elle le hante jusqu’à la fin de ses jours. A la place de quoi, la Gavon attend, elle attend patiemment le retour de son frère, celui qui saura la comprendre pour échafauder un plan qui réduirai tout ennemi à simple insignifiance. L’émotion est nouvelle, farouche, malsaine, parce qu’elle veut contrôler, elle veut s’accaparer de son corps, de sa tête, de ses bras, et étrangler, et égorger, et brûler la terre toute entière. Faire ressentir ce qu’elle a senti ; la vulnérabilité la plus pathétique, la perte d’un monde, de tout un univers. Elle inspire, expire, soupire et se contente d’imaginer le cauchemar qu’elle débridera sur Gabriel et sur Marcus, sur sa mère et sur tous ceux qui ont osé lui faire du mal, à commencer par ces voyous qui l’ont attaqué dans les rues. Un à un ils tomberont, et seule la reine restera intacte. Si Lys n’a jamais eu la patience de jouer aux échecs, elle est prête à apprendre, elle est prête à museler l’impatience et libérer son esprit calculateur qu’elle a jusque-là toujours ignoré. La politique n’a jamais été son terrain de jeu, mais la scène ne l’est à présent plus non plus. Il est temps qu’elle change de stratégie, qu’elle leur fasse avaler leur arrogance et leur cruauté. Elle bouillonne, son sang ne fait qu’un tour, mais son cœur bat, ses mains se serrent dans un poing, alors que son cerveau est en effervescence. Comment détruire un loup qui ne s’arme que de ses meilleurs pions ? Comment faire tomber son père alors qu’il est excellent stratège ? Lys soupire, mais ne baisse pas les bras. Elle se lève, s’avance vers les bouteilles d’alcool qu’elle a posé sur sa petite commode et se sert un verre de whisky. D’une traite elle avale le liquide brûlant, mais s’interdit de grimacer. Si elle veut battre son père à ce jeu, elle se doit de ne flancher devant rien, surtout pas face à une goutte d’alcool. Et l’alcool, dieu qu’elle en a besoin ce soir.

Elle entend des pas à sa porte, puis dans un tourbillon son frère Rakan fait son entrée. Elle sourit, de ces sourires solaires qui illuminent les recoins les plus sombres sur terres. Il est son aîné, il est son protecteur, il saurait quoi faire. Si Lys a peur, si Lys est tétanisée, si Lys est indécise, Rakan est là, il est là pour la cajoler, pour la pousser, pour lui susurrer que la fin justifie les moyens. Et aujourd’hui plus que jamais, elle a besoin de ses mots rassurants, elle a besoin de sa rage, de sa colère, de ses pulsions meurtrières. – Qu’est-ce qui se passe ? – Panique, horreur, elle le voit bouger, s’extirper de sa rêverie. Elle ne sait pas ce qu’elle vient d’interrompre, elle n’est pas sûre de vouloir savoir, mais Lys lui est reconnaissante, reconnaissante d’être là, d’être venue, de ne pas avoir failli à la tâche qu’est être son frère. Si la gosse ne fait confiance à plus personne portant son sang, elle sait que Rakan ne lui ferait jamais ça, que Rakan, lui, contrairement à tant d’autres, ne la trahirait jamais. – Quelqu’un a essayé de s’en prendre à toi ? Qui ? Dis-le-moi ! – Si seulement il savait. – Il a vu que tes genoux allaient mieux alors il a voulu te le briser à nouveau, c’est ça ? Ah oui, c’est ça, j’en suis certain, je le sens. – Elle sait de qui il parle, elle sait qui est l’accusé, et si auparavant elle avait toujours joué la sourde-oreille, si elle avait toujours réfuté cette horrible accusation, aujourd’hui elle n’a pas le cœur à le faire, aujourd’hui elle se contente de serrer ses poings davantage et d’effacer le sourire mué sur ses lèvres. Rakan avait eu raison depuis le début et stupidement Lys ne l’avait pas cru. A présent, elle s’en mord les doigts, elle voudrait retourner en arrière et accepter la dure vérité que son aîné avait tenté à plusieurs reprises de lui chuchoter. – Pourquoi est-ce que tu voulais me voir, au fait ? – Il se laisse tomber sur le fauteuil, vif, parfois quelque peu trop impulsif, Lys ne pouvait pourtant l’aimer autrement. Ce frère prêt à traverser feux et vents pour la protéger. Ce frère paria, malaimé de leur père, qui lui, ne l’avait pourtant jamais jugé pour sa différence, qui l’avait même encouragé à suivre ses rêves. En somme, Rakan était parfait, Rakan n’avait aucun défaut, Rakan était, le meilleur frère qu’une petite sœur ne pouvait rêver d’avoir. – Et je jure par tout l’argent de papa que si c’est parce que tu t’es cassé un ongle, il va t’arriver de très vilaines choses. Parce que j’étais avec Gabrielle et tu sais à quel point cette femme est agile de son corps … Enfin non, tu ne sais pas. Tu loupes quelque chose, d’ailleurs. –  Il sourit alors que Lys lève les yeux au ciel. – Un ongle, vraiment ? – Mais Rakan étant Rakan, il continue à regarder le monde, enivré par ses parties de jambes en l’air, par sa vie rocambolesque, par ses insolences incomptables, par sa dramaturge terriblement attachante. – Désolé, j’ai perdu le fil. Pourquoi je suis là, déjà ? – Elle fronce les sourcils, mais hausse les épaules. – Tu avais raison depuis le début. – Elle inspire, expire, souffle, se lève et débride enfin sa pulsion colérique en jetant un vase au sol. Les éclats s’éparpillent dans sa chambre, alors que le bruit résonne dans tout le manoir. Qu’ils l’entendent tous, le vase brisé, n’est que la première chose qu’elle viendra détruire dans cette maison, un gong pour leur rappeler ce qu'ils viennent de réveiller. – Ils ont osé me faire ça. Ils ont osé me briser les genoux. Rakan ils viennent de me déclarer la guerre. Je vais les égorger, les tuer, leur moudre les os jusqu’à ce qu’ils me supplient d’arrêter. – elle marque une pause, se tourne vers son frère, un sourire froid mué sur les lèvres. – et tu sais ce que je vais faire quand ils auront fini de supplier ? je vais recommencer, leur prenant jambes, bras, mains, pieds. Tout jusqu’à ce qu’ils soient réduits à de simples marionnettes, leur arrogance et leur fierté explosées en de milliers de petits morceaux. – La rage parle, elle déblatère, elle ne s’arrête jamais. Et si Lys n’est pas cruelle, et si Lys n’a jamais été avide de sang, aujourd’hui elle l’est. Et ce sentiment, ce sentiment puissant qu’est la soif de vengeance la rend forte, l’imbibe d’une nouvelle sensation : la sensation de vivre.


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Re: mischievous spark (lyran)  |  Ven 19 Avr - 1:41

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« Tu avais raison depuis le début. » Grognement sauvage qui remua les entrailles de l’Infâme, qui s’échappa entre ses lèvres. Il grondait, le Gavon et aurait souhaité que toute la demeure tremble sous la rage qui l’agitait à l’instant présent. S’il avait été un métamorphe, il se serait instantanément transformé en un immense prédateur aux crocs acérés et aux griffes effilées. Mais il était un maître du sang et devait terriblement se contenir pour ne pas mettre à mort toutes les âmes vivantes de ce château de malheur. Rakan enfonça ses ongles dans les paumes de ses mains, si fort, si brutalement, qu’un mince filet de sang s’échappa de sa poigne droite. Imaginer des scénarios rocambolesques autour de la blessure de Lys, impliquant son paternel, était une chose. Mais en avoir finalement la confirmation était pire que tout. La folie la plus meurtrière brillait au fond ses yeux dorés, un rictus carnassier défigurait son visage aux traits finement ciselés. Prêt à mener une guerre, le terrible. Prêt à asséner mort et destruction dans son sillage, à verser des litres de sang afin de venger l’outrage qui avait été fait à la grande prêtresse de son cœur. Parce que personne ne pouvait impunément s’en prendre à Lys Gavon sans recevoir, en réponse, les affres de fureur de son frère aîné. De cette étrange bête qui semblait hanter les pas de la divine et qui n’hésitait jamais à envoyer des anges de la mort afin d’exécuter les sorts de sa colère. Rakan était sur le point de quitter cette chambre en trombe pour laisser libre cours à sa rage lorsqu’il vit sa cadette, sa précieuse cadette, se relever brutalement et balancer à terre un vase. Le bruit mat du choc raisonna dans la vieille demeure Gavon, réveillant probablement les serviteurs qui dormaient profondément. Alors, le ténébreux revint à la raison. Pas maintenant, pas encore, qu’il ne cessait de se répéter, telle une entêtante litanie. Son amour pour la sublime était encore plus puissant que son imagination débridée, que ses idées chimériques. Le brun caressa brièvement la joue de sa sœur avant de la faire reculer d’un pas, afin qu’elle ne risque pas de se blesser avec les dizaines de morceaux de verres qui jonchaient désormais le sol. Et si c’était à lui de marcher sur ces tisons, il le ferait. Prêt à tout endurer pour elle. Parce que Lys était ce qu’il possédait de plus précieux et que, si le vicieux n’était ni un grand amateur de bienveillance et d’abnégation, il aurait pourtant été prêt à tout – même à la mort – pour les quelques rares personnes qu’il portait réellement dans son cœur. « Ils ont osé me faire ça. Ils ont osé me briser les genoux. Rakan ils viennent de me déclarer la guerre. Je vais les égorger, les tuer, leur moudre les os jusqu’à ce qu’ils me supplient d’arrêter. » Un rictus glacé vint déchirer le visage de poupée de la jeune femme. Belle, brutale, sanguinaire, déterminée. Telle qu’il la préférait. Une veuve noire, un ange de la mort. Le physique en opposition avec la véracité de son âme. Rakan avait ouvert les portes des pensées et des instincts les plus noirs de sa cadette. Il lui avait tendu la main en lui susurrant d’horribles choses afin de la libérer, de lui permettre d’être qui elle désirait. Sans jugements, il lui avait promis de continuer à l’aimer qui qu’elle choisisse de devenir. Il avait été celui qui lui avait prouvé que les ténèbres avaient du bon, que les ombres pouvaient être rassurantes. Lui-même en avait fait la découverte, bien des années auparavant. Alors, lorsque Lys se montrait sous son véritable visage – pas celui qu’elle arborait en société, le dévoyé sentait une immense fierté naître dans son âme calcinée. « Et tu sais ce que je vais faire quand ils auront fini de supplier ? Je vais recommencer, leur prenant jambes, bras, mains, pieds. Tout jusqu’à ce qu’ils soient réduits à de simples marionnettes, leur arrogance et leur fierté explosées en de milliers de petits morceaux. » Il hocha la tête, Rakan. Chacun des mots de la nymphe se fichait dans son cœur, dans son âme, l’embrasait. Elle était ce général faisant son discours d’encouragement à ses soldats avant la bataille à venir. Et le brun était probablement son chevalier le plus fidèle, le plus dévoué. « Comme tu voudras, ma Reine. » Rictus sardonique alors qu’il inclina son minois, en signe de parfait assentiment. Il comprenait parfaitement ce qu’elle pouvait ressentir, lui aussi ressentait ces tourments et cette haine violente, dévastatrice, meurtrière, à l’encontre de celui qui était pourtant leur géniteur. « Ils pensent que tu es brisée, que tu ne te relèveras plus, que tu as compris la leçon. Prouve-leur le contraire. Tête haute et sourire carnassier quand ton regard se posera sur eux. Insuffle à ce dernier toute la haine, toute la colère que tu possèdes. Mets-les au défi, menace-les. Et apprécie de les voir trembler sous ta toute puissance. » Il rôdait autour de sa précieuse, Rakan. Son esprit s’échauffait à nouveau, imaginant avec un plaisir cruel la chute de cet homme qu’il haïssait plus que tout. Et s’il pouvait aider Lys dans quoi que ce soit, en particulier dans cette affaire, il était parfaitement ravi. « Il ne restera plus rien d’eux, lorsque nous aurons terminé notre œuvre. Même pas des souvenirs, même pas des cendres. Ce sera comme s’il n’avait jamais existé. Gabriel s’inclinera et comprendra finalement à qui il a réellement à faire. » Baiser tendre déposé sur le front de la sublime, alors qu’un sourire profondément délicat vint étirer ses lippes. Capable du pire comme du meilleur qu’il était, l’arrogant. « Tu as parlé au pluriel, sais-tu qui d’autre est impliqué dans cette trahison ? Bien que je suppose qu’il s’agisse de ces hommes si laids qu’il paie une fortune. »


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Re: mischievous spark (lyran)  |  Sam 20 Avr - 19:48
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– Comme tu voudras, ma Reine. – Elle sourit à ces mots, son frère avait toujours le don de la faire rire. Lys n’était pas une reine, elle n’en avait jamais été une, et pourtant, dans les yeux de son aîné elle avait l’impression d’être spéciale, importante, elle avait l’impression de pouvoir toucher les étoiles et la lune. Elle avait l’impression de compter, de faire impacte sur cette terre furieuse, de ne pas être invisible, minuscule. Il était comme un chevalier en armures, il était si confiant, si sûr de lui et si parfaitement parfait, qu’elle ne pouvait s'empêcher de vouloir le serrer dans ses bras et ne jamais plus le lâcher. Il avait été là quand Gabriel l’avait accablé d’insultes, déceptions familiales, Rakan était celui, et bien le seul, qui pouvait la comprendre, l’épauler. Et il n’avait jamais, ô grand jamais failli à sa tâche. S’il pouvait tuer pour ses beaux yeux, elle lui rendrait toujours la pareille. Si quelqu’un venait à faire du mal à son frère, alors l’ouragan qui se cachait dans ses entrailles finirait par exploser pour tout engloutir. Deux faces d’une même pièce diamétralement opposées, et pourtant si intrinsèquement liées. – Ils pensent que tu es brisée, que tu ne te relèveras plus, que tu as compris la leçon. Prouve-leur le contraire. Tête haute et sourire carnassier quand ton regard se posera sur eux. Insuffle à ce dernier toute la haine, toute la colère que tu possèdes. Mets-les au défi, menace-les. Et apprécie de les voir trembler sous ta toute puissance. – Elle leva davantage le menton, s’engorgeant de l’audace de son frère, de sa sûreté, de sa confiance en elle, que oui, un jour elle allait les détruire, leur faire autant de mal qu’ils leur en avaient fait. Parce que Lys n’était pas la seule à en vouloir à leur père, non Rakan, ressentait lui aussi une haine viscérale pour ce patriarche qui n’avait jamais fait que les ignorer ou encore les sous-estimer. Si Gabriel se pensait plus fort que tous, s’il croyait ses sales gosses incapables de réfléchir pour le crever, il avait tort. Si tort. Parce que séparés, peut-être qu’ils étaient inoffensifs, mais ensemble, ils leur prouveraient à quel point ils pouvaient se montrer fatals. Lys ne pouvait ignorer le grondement dans son ventre, cette rage, toute cette haine qui voulait sortir, qui voulait engloutir le monde entier, qui voulait faire mal, poignarder, égorger. Cette rage, elle devait être nourrie, elle devait être entretenue, écoutée, encouragée, elle allait s’étendre, grandir et devenir la rivale parfaite à la cruauté de son père. Des plans échafaudés dans sa cervelle, elle s’imaginait déjà appuyer une dague contre la carotide de Gabriel, elle se voyait déjà l’entendre supplier. Elle s’imaginait le visage déconfit de leur mère, elle s’imaginait le cri guttural de Marcus quand elle appuierait et éteindrait une bonne fois pour tout le cauchemar qu’était leur patriarche. Et, tout au long de cette merveilleuse procédure, Lys sourirait. Elle était épuisée de s’apitoyer sur son sort, elle était fatiguée de pleurer, de se souvenir de toutes les choses qu’elle avait perdu. Elle avait envie de casser des millions de vases, de nourrir toute sa famille avec les brèches, les voir s’étouffer, s’excuser mais surtout saigner. – Il ne restera plus rien d’eux, lorsque nous aurons terminé notre œuvre. Même pas des souvenirs, même pas des cendres. Ce sera comme s’il n’avait jamais existé. Gabriel s’inclinera et comprendra finalement à qui il a réellement à faire. – s’incliner ; quelle belle image cela invoqua dans son esprit tordu. Elle soupira et ferma les yeux quand son aîné déposa un doux baiser sur son front. Rakan avait toujours eu les mots pour l’apaiser, la calmer ou encore nourrir la noirceur cachée dans son âme.

Et ces ténèbres dans lesquels elle se mouvait à présent, étaient un remède, un remède à son mutisme, à cette face stoïque qu’elle leur avait offerte pendant toutes ces années. Ils l’avaient cru rebelle, insolente et incorrigible ? ils n’étaient pas près de voir ce qui les attendait. Une œuvre d’art signée Rakan et Lys, les sales gosses, les déceptions, les ratés. Une couronne trônerait sur leurs têtes, alors que le nom Gavon reprendrait de toutes nouvelles couleurs. Des couleurs à leur effigie, où il n’y aurait aucune de ces règles stupides que Gabriel leur avait jusqu’à maintenant imposé. Ils seraient enfin libres de faire comme bon leur semblait, sans avoir à se retourner chaque seconde pour s’assurer qu’une dague n’était pas en train de les viser. – Tu as parlé au pluriel, sais-tu qui d’autre est impliqué dans cette trahison ? Bien que je suppose qu’il s’agisse de ces hommes si laids qu’il paie une fortune. – Le crève-cœur dans tout ça, n’était pas même l’indifférence de leur père, mais l’emprise qu’il avait sur le reste de leur fratrie. Cette influence dont il abusait avec Marcus, ce jumeau qui l’avait trahi, qui avait trahi le lien invisible qui les unissait. Elle serra les poings, parce que ça la rendait rage, colère, mais surtout tristesse, comme un poids qui venait s’affaisser contre son cœur, contre son âme. Alors elle leva enfin les yeux en direction de son frère, un regard implorant. Peut-être que lui aurait une explication à la trahison de Marcus, peut-être que lui pourrait trouver une excuse au pourquoi son frère avait décidé de ne rien lui dire. Pourquoi mentir, pourquoi voiler une chose si terrible ? Lys n’était-elle pas une sœur assez bien, ne l’aimait-il pas assez pour ignorer les ordres putrides de leur père ? Elle soupira, et prit la main de son frère. – Si seulement. – Si seulement ça n’avait été que des hommes de mains, des ignorants, elle aurait peut-être pu vivre avec cette vérité, elle n’aurait peut-être pas eu autant le cœur brisé. Mais ce n’était pas le cas, non, cette fois-ci Gabriel avait employé les grands moyens, il avait scindé ses enfants en de différentes directions, s’attendant peut-être à créer une guerre. Les démanteler un à un, en leur faisant croire la pire de toutes les vérités : chacun pour soi, et dieu pour tous. – Marcus était au courant. Marcus ne m’a rien dit, avant ou après, il a juste fermé sa bouche de lâche. J’ai dû l’apprendre en écoutant aux portes. – Elle serra davantage la main de son aîné, elle savait que lui ne serait jamais capable d’une telle trahison, que lui, ne la laisserait jamais tomber. Eux deux contre la terre toute entière, pour toujours et à jamais. – Nous allons les détruire, à commencer par Gabriel, puis Marcus. Surtout Marcus. – Elle expira longuement. – Il était censé être notre frère, il était censé nous prévenir et il n’a rien fait. Comme toujours, comme l’obéissant petit chien qu’il est devenu. – Lys leva les yeux vers son frère. – Tu as parlé de nous quand tu as dit que nous les détruirons, tu m’aiderais hein ? Même si c’est pour combattre Marcus ? – Yeux implorants, espérance et appréhension ; si rakan acceptait, alors le cauchemar deviendrait réalité, alors, elle serait une bonne fois pour toute contre Marcus, son ancienne moitié.


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Re: mischievous spark (lyran)  |  Mer 24 Avr - 22:40

----------- AND IF YOU FEEL YOU'RE SIKING -----------
i will jump right over into cold, cold water for you

and although time may take us into different places,
i will still be patient with you and i hope you know, i won't let go

« Si seulement. » Deux petits mots. Deux minuscules petits mots. Et pourtant, Rakan savait, sentait, déjà, qu’ils allaient avoir un impact radical, provoquer un choc qui changerait considérablement le cours de sa vie à partir de ce moment précis. L’infâme devinait déjà ce qui se cachait sous la voix soudain voilée de sa cadette, tandis que sa petite main venait se frayer un chemin dans la sienne. Trahison, mensonge, douleur. Quelque chose de cet ordre-là, du moins. La réalité, lorsqu’il était question des Gavon, était toujours pire que tout ce qui était imaginable. Un épatant talent qu’ils avaient tous pour défier les lois de l’ordinaire. Toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus imprévisible. Cela aurait pu être la devise de leur famille. Le brun prit une grande inspiration, attendant ce coup qui n’allait pas manquer de leur heurter de plein fouet. Qui donc allait être impliqué, cette fois-ci. Vers qui toute sa colère divine allait se tourner, telle était la question qui, pour le moment, restait encore en suspens. Ses yeux bruns étaient ardemment fixés sur le visage hésitant de Lys. Ce qu’elle s’apprêtait à dire était un poids pesant sur sa conscience. Il le voyait bien, le belliqueux. Après tout, la divine était une extension de sa propre personne. Il la connaissait, la comprenait, la savait. Comme une comptine apprise dans l’enfance et qui jamais ne quittait l’esprit. Dès l’enfance, Rakan avait été attiré vers Lys. Comme un insecte vers la lumière. Il avait toujours tournoyé autour d’elle, faisant de la brune le centre de son univers perverti et noirâtre. Et il n’avait jamais trahi sa promesse, lui qui était pourtant si prompt à retourner sa veste lorsqu’il sentait le vent tourner. « Marcus était au courant. Marcus ne m’a rien dit, avant ou après, il a juste fermé sa bouche de lâche. J’ai dû l’apprendre en écoutant aux portes. » Les doigts de la divine s’étaient encore un peu plus resserrés autour de ceux de son aîné. Mais ce ne fût pas. Pas assez pour la retenir. Pour étouffer cette colère bouillonnante qui déferla dans ses veines. Pour contenir ce monstre protecteur, prêt à s’échauffer dès qu’il était question de la sécurité de Lys. Son visage se transforma, se métamorphosa entièrement. Ses traits s’étirèrent en une grimace monstrueuse, ses lèvres se pincèrent de rage, ses yeux se mirent à brûler d’une émotion si forte qu’elle en devenait indicible. Son poing heurta brutalement le mur qui se trouvait à sa droite, le plus proche de lui. La douleur était forte mais elle n’était pourtant rien face à cet ouragan de courroux qui se déchaînait à l’intérieur de son être, de ses entrailles et de son corps. L’un de ses doigts pendait d’une façon douteuse mais il s’en fichait. Ne le ressentait même pas. N’y prêtait aucune intention. Son esprit était trop accaparé par la nouvelle pour cela. Ses relations avec Marcus s’étaient dégradées, avec le temps. L’influence de Gabriel sur ce dernier y était sûrement pour quelque chose. Mais Rakan l’avait toujours considéré comme fiable, notamment lorsqu’il était question de Lys. Grossière erreur qu’il avait commise. Et dont il payait le prix aujourd’hui. La confiance était une denrée extrêmement rare, à présent. Et l’infâme se rendait compte, un peu trop tard, qu’il l’avait peut-être accordée à quelqu’un qui ne le méritait aucunement. Et Marcus paierait, pour cela. On ne trompait pas impunément un arnaqueur. « Nous allons les détruire, à commencer par Gabriel, puis Marcus. Surtout Marcus. » Mais il n’écoutait plus qu’à moitié, le terrible. Son cerveau divaguait, se perdait dans de vains méandres. La colère prenait le pas et échauffait son imagination perpétuellement exaltée. Son cadet allait souffrir. Démesurément. Plus qu’il n’était possible de le dire. Et Rakan s’assurerait que ce soit le cas en étant lui-même le bourreau de celui qui était pourtant de son propre sang. Mais Lys était Reine et les affronts à son encontre ne pouvaient être pardonnés. Il avait du mal à se concentrer, l’impétueux. Ne rêvait que de franchir cette porte pour aller éclater la tête de Marcus contre le sol dallé de ses appartements. Lui casser chaque os ? Le dépecer ? L’éviscérer, petit à petit ? Les possibilités étaient multiples et toutes plus alléchantes les unes que les autres. « Il était censé être notre frère, il était censé nous prévenir et il n’a rien fait. Comme toujours, comme l’obéissant petit chien qu’il est devenu. » La rage qui transperçait sous la déception. Reflet parfait de ce que lui-même ressentait. Et lorsque Lys releva ses yeux vers lui, il sentit. Comprit. Promesse implicite qu’ils s’échangèrent alors, rien que par le regard. Pas besoin de mots. Ils s’étaient compris. Sur la même longueur d’onde, comme toujours. « Tu as parlé de nous quand tu as dis que nous les détruirons, tu m’aideras hein ? Même si c’est pour combattre Marcus ? » Colère momentanément envolée. Rakan s’approcha de la colombe, déposa une main sur chacune de ses épaules. Réconfort au beau milieu de la tempête. Point d’ancrage alors que l’orage s’abattait. « Toujours, Lys. Toujours. Le sang n’est rien, seule compte l’allégeance. Marcus n’est plus mon frère. Marcus est mort, ou il le sera bientôt – du moins. » Assertion implacable. Promesse éternelle. Serment inviolable. « Jamais je ne l’aurai cru capable de te mettre en danger. Je me trompais. Gabriel a plus d’influence sur lui que je ne le pensais. Il veut nous diviser. Mais jamais il ne nous séparera. Et s’il croit tenir en Cillian le fils prodige, il se trompe également. » Rictus carnassier qui étira les commissures de ses lèvres. « La vengeance est mon plat favori. Plus elle est horrible, meilleur goût elle a. As-tu déjà un plan ? Des idées ou envies pour cette destruction de masse qui s’annonce ? »


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AGE : VINGT-DEUX ANS, petite jeunesse effleurée, il semblerait pourtant que sous ses yeux ornés de cernes s'agrippent une décennie de tourments. on l'a dit trop jeune pour décider, pour aimer qui elle veut, pour être libre ; et pourtant, lys est épuisée de faire l'enfant, elle est prête à ouvrir les yeux et au lieu d'offrir sa main, elle offrira son poing.
STATUT CIVIL : FIANCEE, lys s'est pendant très longtemps refusée aux voeux matrimoniaux et pour cause, elle n'en voyait pas l'intérêt, ni le besoin. A présent les choses ont changé, l'anneau ornant son doigt en est la preuve.
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Re: mischievous spark (lyran)  |  Lun 3 Juin - 20:57
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Rakan avait délicatement posées ses mains sur ses épaules et elle avait envie de se jeter dans les bras de son aîné. Qu’il la protège du monde, qu’il la protège de leur propre sang, de cette famille qui ne semblait être capable que de se déchirer. Il n’y avait que lui à qui elle pouvait pleinement faire confiance, il n’y avait que lui qu’elle pouvait croire. Elle en avait la conviction, Rakan, lui, ne la trahirait jamais, tout comme elle ne le poignarderait jamais dans le dos. – Toujours, Lys. Toujours. Le sang n’est rien, seule compte l’allégeance. Marcus n’est plus mon frère. Marcus est mort, ou il le sera bientôt – du moins. – Un sourire dénudé de toute émotion se mua sur les lèvres de la gosse, alors qu’elle expira longuement pour la première fois depuis maintenant des jours entiers. Rassurée de ne pas être seule dans cette quête, elle sentait ses poumons s’amplifier, les nœuds dans son estomac se délier, alors qu’elle tenta de retenir un sanglot dans sa gorge. L’appréhension, la frustration, la colère redescendaient, laissant place au néant, à l’envie de crier, de sangloter comme une enfant. Elle avait plus envie de faire semblant, elle avait plus envie de garder la face, de faire semblant d’être forte, que rien de tout ça ne la touchait véritablement. Alors qu’au fond, ça lui brisait le cœur. Son père avait décidé qu’elle n’était pas digne d’un semblant de bonheur, il avait décidé qu’il lui briserait les genoux pour lui donner une leçon. C’était absurde, mesquin et amplifié par le fait que son jumeau, son propre frère ne lui avait rien dit. Ca tournait dans sa tête, ça tournait encore et encore, et ça ne faisait toujours pas sens. Mais Rakan était là, Rakan la rattraperait si elle tombait, il serait là, toujours là. – Jamais je ne l’aurai cru capable de te mettre en danger. Je me trompais. Gabriel a plus d’influence sur lui que je ne le pensais. Il veut nous diviser. Mais jamais il ne nous séparera. Et s’il croit tenir en Cillian le fils prodige, il se trompe également. – Elle baissa la tête, parce qu’elle s’octroyait un moment de faiblesse, un moment de vulnérabilité. Jamais elle ne s’était sentie plus seule qu’à l’instant où elle avait découvert les terribles complots de son père. A présent elle se savait entouré, elle se savait accompagné de ses aînés, elle espérait, elle espérait tant qu’eux ne la laisseraient jamais tomber. Elle n’était pas seule non, Lys avait été idiote de le croire pendant quelques secondes. Elle avait toujours quelques Gavon, des Gavon qui méritaient ce nom, qui méritaient encore d’être appelés famille. Elle posa sa main sur celle de son frère et la serra, alors qu’une larme solitaire glissa le long de sa joue. – La vengeance est mon plat favori. Plus elle est horrible, meilleur goût elle a. As-tu déjà un plan ? Des idées ou envies pour cette destruction de masse qui s’annonce ? – Avant de lui répondre, elle se contenta de sauter dans ses bras et le serrer fort, si fort, qu’elle était presque sûre qu’elle était en train de l’étouffer. Et puis, comme l’enfant qu’elle était parfois encore, elle commença à pleurer, lentement, discrètement, puis un torrent de larmes glissa sur ses joues. Reniflant contre le manteau de son frère, elle resta immobile pendant quelques secondes. – Merci Rakan. – Merci d’être là, merci d’être un frère, merci de redonner un sens au mot famille. Elle voulait le serrer davantage, l’inonder de remerciements, d’une gratitude qui émanait de toute son âme, mais elle desserra son emprise, reposa ses pieds sur la terre ferme et sécha ses larmes avec sa manche.

Les yeux rouges, l’air misérable, elle sourit pourtant, de ces sourires qu’elle n’offrait qu’à peu de personnes. Un sourire si franc, si doux, si solaire, qu’on pouvait voir à travers les brèches, à travers les gouttes salées sur ses joues, l’ancienne Lys. Celle qui avait tant ri, celle qui avait tant chéri et aimé. L’inconsciente qui avait choyé la vie, qui ne s’était pas laissé démonter une seconde, pas même quand on lui avait insufflé qu’elle n’était pas prête à devenir danseuse. Elle redevenait l’adolescente, l’enfant innocente, la petite danseuse, la fragile qui n’avait pourtant jamais rien lâché de sa détermination. Les genoux peut-être en morceaux, elle était encore capable de rire, de sourire, de ressentir un semblant de joie. Déposant un baiser sur la joue de son frère, elle s’appuya contre sa commode qui se trouvait dans son dos et soupira. – J’aurais dû t’en parler avant. Je me sens mieux maintenant, de savoir que tu vas m’aider. – Elle n’arrêta pas de sourire, pas une seule seconde. C’était trop beau pour être vrai, elle arrivait presque à croire que peut-être ensemble ils réussiraient à détruire leur père, qu’ensemble ils casseraient l’empire qu’il s’était construit. – Concernant notre vengeance, je n’ai encore rien de concret. Je ne pense pas qu’on réussira à le détrôner seuls, il va nous falloir de l’aide extérieure. – Elle hocha de la tête, distraite et perdue dans ses pensées, elle amena l’ongle de son pouce à sa bouche et commença à le mordiller, mauvaise habitude qu’elle ne faisait que quand elle était extrêmement concentrée. – Je vais parler à Noah Sielle, je ne pense pas que père lui soit encore très fidèle, et notre cousin a des contacts précieux qui pourraient nous aider. – Elle leva enfin les yeux, défiant le monde entier à lui dire qu’ils ne réussiraient pas à faire tomber Gabriel Gavon de son perchoir. – Et puis plus on est de fous, plus on rit non ? – Elle posa ses mains sur le bois de sa commode et soupira. – Pour ce qui est de Marcus, j’ai quelques informations à son propos qui le feront redescendre d’un cran. Savais-tu qu’il traîne avec les épines parce que notre cher frère aime bien trop les drogues ? Je ne suis pas sûre que Gabriel apprécie, je crois même qu’il serait très déçu, tu ne crois pas ? – Rictus carnassier mué sur les lèvres, reflétant celui que Rakan lui avait offert quelques secondes plus tôt, elle était prête, prête à démonter l’institution Gavon, tant que son aîné était à ses côtés.


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