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to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Mar 23 Avr - 17:26
wanna make a monster? take the parts of yourself that make you uncomfortable—your weaknesses, bad thoughts, vanities, and hungers—and pretend they’re across the room. it’s too ugly to be human. it’s too ugly to be you. children are afraid of the dark because they have nothing real to work with. adults are afraid of themselves. oh we’re a mess, poor humans, poor flesh—hybrids of angels and animals, dolls with diamonds stuffed inside them. we’ve been to the moon and we’re still fighting over jerusalem. Let me tell you what I do know: I am more than one thing, and not all of those things are good.
Pièces détachées souffrant une même absence, ils s’étaient perdus entre jour et nuit. En ces nuits qui se faisaient jour et ces jours incapables de se faire nuit. Entre leurs silences venus à prendre toute la place, les instants de clarté passés sous la lueur de néon fatigué à ignorer l’inéluctable. Le souvenir de ces étoiles qu’ils n’avaient plus contemplées depuis qu’il avait quitté le seul lieu qu’ils avaient jamais pu appeler maison. La sueur enlaçait sa carne, une mince pellicule offrait à sa chair un éclat fatigué. Les gouttes dégoulinaient de sa crinière alors qu’il s’acharnait à frotter le carrelage du coin d’eau de la caserne. Une éponge à la main, un seau plein d’un liquide trouble, il entendait les autres gars de son équipe rechigner face à la besogne ingrate. S’échinant au sol, soldat au front d’une lutte sans vaincu, Saad trouvait du réconfort dans le manque d’éclat de leurs actes. Au bout de ses doigts, aucune arme, aucun doute. Quant à ceux qui l’habitaient, ils reviendraient bien trop vite le hanter. Débusqués par la lueur d’un espoir, ils revenaient avec plus d’amertume, le soldat se faisant aveugle plutôt que de contempler le charnier entre ses côtes.
Le gamin avait l’air usé de toutes ces façons inexprimables. De sa droiture puant encore l’imposture, les miasmes fiévreux de la fange à laquelle on l’avait arraché s’échappant de ses pores avec entêtement. A cette étoile lui trouant la poitrine, ce signe qu’il arborait plein d’une fierté douloureusement désaccordée. Le Nara était un caméléon, ce dernier arrachant à son faciès les traits de son dernier costume à chaque nouvelle représentation. Ses lèvres toujours soigneusement étirées, entre les doigts les germes d’un espoir ne reposant que sur les étincelles de sa foi, il avançait tout droit sans contempler le précipice. Conscient que son suaire révérait le jour de sa venue, pourtant incapable d’admettre l’inéluctabilité de sa chute. “C’est bien assez pour aujourd’hui.” Exhala-t-il alors que les soldats à sa charge répondaient en grondement satisfait. L’état de délabrement des vestiaires était inaltérable, les soldats présents ayant simplement fait de leur mieux pour limiter les dégâts. “Mon premier jour dans cette caserne, les douches ne ressemblaient définitivement pas à ça. Les rookies en ont de la chance.” Un rire général éclata alors que chacun s’affairait à ranger les affaires de nettoyage, s’évaporant aussitôt avant que le soldat de première classe ne leur impose d’autres tâches de maintenance. Contemplant la bande se dissoudre, Saad s’assura que tout était à sa place avant de sortir du bâtiment.
La caserne était un lieu de vie où l’on enseignait la mort. Des manœuvres quotidiennes gravées au fer rouge dans le crâne de chacun, au maintien des armes, sans parler des rondes sempiternelles de la capitale. Chaque instant de la vie des soldats présent était passé à contempler la funeste dans les yeux, invoquer les Dieux dans l’espoir de garder cette dernière hors de portée. Les crocs arrêtés sur la médaille ayant appartenu à sa mère, futile babiole censée représenter le soleil et le divin lui étant associé, le gamin jouait avec sa chaîne tout en se dirigeant vers le lit lui ayant été attribué. Dans la cour, des éclats de voix s’élevaient alors que les nouveaux venus créaient l’effervescence pour les quelques soldats encore trop jeunes que pour avoir perdu tout de leur ingénuité. Plus marqué par la vie qu’il n’osait se l’admettre, particulièrement à lui-même, Saad était de ces anciens gamins fatigué. Ceux qui, à trop s’user l’envers des phalanges, gronder contre l’éther, étaient irrémédiablement trop jeunes que pour oublier et trop âgés que pour croire. Une main portée à sa chaîne, les yeux posés sur la procession funéraire de soldats plus ou moins âgés découvrant leur nouvelle vie, il détourna le regard presque immédiatement. Pourtant, la curiosité piquée par ces hasards trop souvent abscons, il s’arrêta. Irrésistiblement attiré par l’impossible, l’ingénu de cette flamme lui labourant la chair de cet espoir plus grand que sa frêle carrure, il observait les rangs avec plus d’urgence désormais. Quand ses yeux se posèrent sur la jeune femme, cette dernière lui était étrangère et pourtant irréfutablement sa moitié, une joie sans fanions éclaboussa ses traits. Sans honte. Sans regret. Une émotion fébrile et fragile qui explosa en son buste alors qu’il arrachait à ses lippes un nom qu’il n’avait plus prononcé depuis longtemps. “Fola?!” En une exhalation troublée, le Nara s’était précipité vers la Yarrow. Ce dernier incapable de songer à l’endroit où ils se trouvaient, les yeux fiévreusement posés sur leurs opposé réclamaiennt de se froisser les os au contact de l’autre. Rongé par l’impudence, l’effronterie avec laquelle ils avaient toujours observé le monde, Saad n’hésita pas à un instant à l’enlacer. Soulevant la maigre silhouette de sa moitié, il se perdit en gerbes incohérentes de propos discontinus. Les flots de ce qu’il éprouvait pour son amie délavant ses lippes alors qu’il la reposait enfin. “Qu’est-ce que tu fais là? Quand est-ce que tu es arrivée? Est-ce que tu restes?” Ses mots étaient plein d’espoirs, d’ingénuité. Plein de cet amour qu’il lui portait et qui plus d’une fois les avait déchirés. Est-ce que cette fois les Dieux ne contempleraient pas leurs fragments désunis se délier alors que leurs histoires respectives s’en allaient en des chemins opposés? Serait-il cette fois moins douloureusement ingénu? Inconscient crachant ses souhaits aux étoiles pour ne les voir que partir en fumée.

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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Mer 24 Avr - 2:13
                      he would follow
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                                       yes, but
what now, now that
they’re
                                                          here?

" yarrow ? tu t'fous de moi ? comment t'as fait cette fois ? ah ! tu m'raconteras plus tard. content d't'retrouver, gamine. " violence coutumière qui se caractérise par un main qui s'abat, paume qui frappe sans élégance l'épaule droite de la môme alors qu'il continue sa route, comptant avec expertise les têtes des autres gamins. elle l'observe, plus chasseur que proie dans son approche. les yeux calculateurs alors qu'ils fixent ses pas certains et son uniforme de haut-gradé. la dernière fois qu'elle l'a croisé, c'était à karez deux ans plus tôt, et il lavait le sol avec eux. elle n'est pas amie avec lui, n'est pas amie avec le moindre de ces visages tristes et délavés par la vie à l'armée. mais ceux qu'elle a rencontrés plus tôt, ceux qui l'ont vue refuser la soumission grotesque exigée par un système cruel, ceux-là méritent un peu plus qu'une menace ou une insulte.
ceux-là savent.
ils partagent tous une histoire, aussi mal-écrite soit-elle, et elle ne peut s'empêcher d'être reconnaissante du visage familier dans une mer d'étrangers. alors malgré l'air peu enclin aux retrouvailles qu'elle porte à tout moment, elle offre un geste de la tête plutôt sec, à peine plus que l'inclination de son joli minois, quand elle croise son regard une nouvelle fois.
mais puisque ce n'est pas leur première fois, puisqu'ils sont liés par des mois de travail ingrat, il connait assez la môme pour reconnaître la salutation pour ce qu'elle est : il disparaît dans la foule avec un sourire grandiose, surement déterminé à raconter à ses camarades sur qui il vient tout juste de tomber.
(fola, comme beaucoup d'autres choses, n'est jamais plus qu'une histoire)

alors, seulement, la machine infernale s'enclenche.
ils ordonnent d'avancer.
la capitale est bruyante et crade et rien de ce dont parlaient les vieux de lokar, quand la gamine leur tirait les cartes. roue de la fortune, changement promis par les horizons incertains, hauts et bas de l'existence qui vous secouent sans cesse et vous promettent de ne jamais sombrer dans l'inertie. elle la tirait sans cesse, avant que l'armée ne soit à sa porte. elle pensait que le mouvement perpétuel de la carte était de bon augure : elle quitterait la maison pour de nouveaux horizons avec saad et kare comme seuls compagnons. mais la nouveauté imminente n'était pas une promesse de meilleurs jours. c'était un monstre d'inattendu qui allait lui briser les os et le cœur, un peu comme il l'avait fait deux ans plus tôt, le corps sans vie d'aurore attendant simplement le retour de fola dans la véranda pour perdre ses dernières couleurs. la roue de la fortune, fola a appris, vous passe dessus et vous écrase, vous mâche jusqu'à ce que vous ne soyez plus que le pâle reflet de ce que vous aviez été, fût un meilleur jour, un autre temps, une éternité plus tôt.

la capitale n'est pas là où elle veut être, mais elle n'a pas d'autre lieux à aller hanter. fantôme depuis qu'elle a quitté lokar et la douce compagnie de son meilleur ami, elle erre de villes en villes et de casernes en casernes, à peine plus souriante que les macchabées dont parlent les vilaines histoires de soldats. ce sont les morts qui blessent le plus la mémoire, elle a appris ces dernières années. il suffit d'un voleur violent, d'un gamin bruyant, d'une colère insurmontable.
et le coup part.
et le corps tombe.
et on ne fait rien. parce que rien n'arrête le sang, ou le souffle, ou la vie de s'échapper.
on attend.
puisqu'on fait parti du système, on est excusé. on est transféré. on est promu. le silence est lourd, le silence menace, le silence tue.
fola a été témoin de toutes les bavures. elle les a vues être essuyées, ignorées, avalées par le système fatigué de ses soldats qui ne sont jamais assez de plomb, toujours trop humains pour faire faire le sale boulot dont ils sont incombé.
fola en est malade.
mais fola serre les dents.

comme elle serre les dents maintenant, alors que les portes d'entrée de la caserne se referment officiellement sur la nouvelle troupe. non loin, les anciens observent, s'amusent, fixent. elle rencontre chaque regard de front, les dents sorties dans ce qui pourrait être appelé un sourire mais n'en a que le nom. fola, une menace gravée sans subtilité, agressive et dangereuse, sur des traits poupons : quel massacre, vraiment, que la sauvagerie contenue dans la frêle silhouette, l'innocence sacrifiée par l'audace peinte de rouge et d'or ___ encore, qui pourrait être inoffensive, si le désordre de ses cheveux et le regard perçant n'évoquaient pas une férocité sans précédent.
finalement, dans une foule armée jusqu'aux dents, entre tous les nouveaux arrivants, c'est elle ____ fragile, frêle, abominablement vulnérable dans l'uniforme qu'elle ne remplit pas complètement, c'est elle qui ressemble le plus à l'instrument de guerre qu'ils essaient désespérément de former. terrible, jusque dans l'aura qu'elle projette.
(affreuse vérité qu'elle n'a jamais su cracher à qui que ce soit: les mains offertes à la cause ne seront jamais bonnes à autre chose que la pure, interminable destruction. fola ne se sait nécessaire que dans la force armée, fola ne se sait nécessaire que dans le rôle éphémère du sacrifié)

puis elle le voit.
et le monde tangue.
le monde change.
le monde reprend un peu de couleur, un peu d'espoir. le sourire sombre qui promettait d'infernaux desseins s'adoucit sous le joug des souvenirs, s'illumine maintenant qu'il fait face au soleil.
(fola, toujours lune de saad, satellite sempiternel qui ne saurait arrêter sa ronde folle)
il est là, et elle a l'impression qu'elle ne saura plus jamais respirer. cela fait des années qu'elle n'a plus vu sa moitié, des centaines de jours sans buts, passés à questionner les derniers instants. minutes ressassées pour l'éternité, désespérée de trouver un coupable à blâmer pour l'insupportable séparation.
son propre visage, chaque jour, lui rappelant qu'elle est la seule responsable de sa douleur.
sur les cartes, la justice renversée. tout a un prix. celui de sa liberté, celui de sa vérité, était une séparation forcée. elle essaie de s'en rappeler. elle essaie de ne pas se détester pour la solitude grandissante, pour les heures noires, pour l'alcool qu'on respire et qu'on ne digère jamais complètement, pour les courses et les vols et les menaces et pour tov, tov qui s'immisce dans sa tête comme un poison, tov qui sait promettre toutes sortes de pardons dès que fola se laisse tanguer.
(tov qui sait que fola ferait n'importe quoi pour ne plus porter le poids des péchés passés. le lâche abandon de richard, l'impossibilité de sauver aurore, l'absence au concours, et saad, saad, saad qu'on aurait dû sauver de sa propre existence, de son propre libre-arbitre)

" saad . " et ce n'est pas tant une question qu'une affirmation, une promesse. ça avance, précautionneusement, comme un animal qui cherche à savoir à quoi il fait face. à peine plus inoffensive qu'un serpent qui jauge son opposant, les yeux brillant d'une lueur nouvelle. la curiosité peut-être, ou la joie. il est difficile de dire ce qui se cache sous l'éternelle colère, sous la sempiternelle brutalité avec laquelle elle se porte et se dirige. chaque pas, vraiment, est un danger en soit, parce qu'il rapproche la gamine de sa proie.
les autres sont ignorés sans qu'un regard ne leur soit jeté ; qu'ils essaient de l'empêcher de faire cela ___ les bras jetés autour de son cou, une main perdue dans ses cheveux alors que sa bouche trouve son oreille pour répéter son prénom, rien qu'une fois, comme une prière.
le temps d'un instant, fola a presque l'air humaine, tant son sourire déchire son visage avec toute la candeur d'une gamine qui retrouve la maison. l'odeur familière de ce qui n'a jamais vraiment fait mal. des yeux dans lesquels elle s'est perdue des heures durant. des mains qui ont tenu et protégé.
saad.
" respire , nara . " ça murmure, ton amusé alors que le sourire s'affûte en quelques secondes. dans les yeux, une lueur de défi qui ne saurait annoncer de bonnes nouvelles. " disons qu'on a pas tous ... l'opportunité de changer d'uniforme . " nul besoin de préciser que les yeux ont su trouver la vérité que saad n'aura pas à dévoiler. le grade supérieur à celui de la gamine, indiqué par la couleur et la coupe des vêtements portés. ça voudrait amuser, si s'en était pas tristement décevant. il semble donc que saad se soit laissé accaparer par une carrière qu'il ne devrait en rien poursuivre. et fola, aussi rationnelle que possible, sait pertinemment qu'il serait stupide de lui en vouloir pour son ambition. mais l'autre partie d'elle (sauvage, sauvage, monstre) ne peut s'empêcher de lui en vouloir, parce que la simple couleur de son habit continue de creuse le fossé entre eux deux.
il se fait gouffre, et fola ne saurait l'assurer de sa volonté à sauter pour le rejoindre.
(ça, fola l'a déjà fait. elle le referait encore, mais combien de fois avant que le vide ne l'avale ? combien de fois avant que saad ne se détourne complètement de sa direction ?
combien de temps, avant qu'elle ne le voit plus à l'horizon ?)


" j'suis là jusqu'à ce qu'ils me transfèrent . " vérité qu'elle ne cherche même pas à camoufler par un silence mordant. à la place, elle dévoile, expression sardonique peignant les traits poupons quand elle demande : " depuis combien de temps est-ce que tu pourris dans c'trou , uh ? "

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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Jeu 25 Avr - 13:04
wanna make a monster? take the parts of yourself that make you uncomfortable—your weaknesses, bad thoughts, vanities, and hungers—and pretend they’re across the room. it’s too ugly to be human. it’s too ugly to be you. children are afraid of the dark because they have nothing real to work with. adults are afraid of themselves. oh we’re a mess, poor humans, poor flesh—hybrids of angels and animals, dolls with diamonds stuffed inside them. we’ve been to the moon and we’re still fighting over jerusalem. Let me tell you what I do know: I am more than one thing, and not all of those things are good.
Y avait la mer à boire et des océans à traverser. Des flots dévastés à vider de leur substance jusqu’à finir soi-même exempt. Défait du verbe et de l’être, à jamais figé dans des instants dénués de sens quand même exister était une fièvre refusant de se briser. Le soldat était un pion sur un échiquier le dépassant. Frêle pièce en bois attendant la crue qui viendrait délaver ses prunelles. Le cyclone prêt à lui ravager le cœur alors que, plus arme qu’homme, il finirait par enlacer une balle portant son nom. Peut-être une lame. L’écho d’un pardon. Saad était de ces êtres difficilement inquiets. Ceux dont la diligence les portait irrévocablement au sépulcre, exhumant à chaque aube le souffle d’une vie refusant de les quitter. Il était soleil. À chaque crépuscule il redécouvrait les ombres lacérant ses membres sans qu’il ne puisse les chasser. Sans qu’il ne puisse rien faire d’autre que les bercer. Cajoler leur souffrance avant de laisser l’usure de ses os le porter vers ces contrées du repos. Le gamin avait la jouvence plein les traits, pourtant portait les prunelles des millénaires. Ces mortuaires fatigués de contempler leurs frères et sœurs s’éteindre au bout d’un canon. De plus en plus incapable de savoir qui appuyait véritablement sur la détente. Les géants ou ces désespérés cachés sous les oripeaux d’une cause ne vénérant leur chair qu’une fois celle-ci semée par les balles.
Il était des minutes plus difficiles que d’autres. Des jours où le soleil peinait à se lever. Pourtant, l’étincelant prisonnier de ses côtes, le Nara allait toujours de l’avant. La droiture pour toute égide, il se refusait aux appels du vide quand pourtant il eut été si tentant de céder à cette solitude lui collant à la peau. Celle-ci même dont il fit son manteau une fois séparé de ses meilleures moitiés. Le spectacle est doux-amer, les années les séparant creusèrent un fossé inaliénable. Le brun refusait pourtant de souffrir les espaces du vide, ces contrées dévastées les forçant à jamais de rester séparés. Y avait quelque chose dans le visage de la jeune femme, la lassitude marquant ses traits quand bien même elle souriait. Entonnait son nom comme une supplique que les Dieux se refusaient à entendre et à laquelle lui se devait de répondre. L’enlaçant avec le cœur, ses bras se faisant douceur pour à jamais être un foyer, quand bien même le soldat n’avait pas les mots il se perdait en flot insensé. La tempétueuse était là. À portée de doigt. Animal traqué se refusant à la lame. Bestial bout de femme ayant contemplé la mort dans les yeux sans jamais l’implorer, celle-ci se contentant de refuser son invitation. Abandonnant la funeste à cette solitude qu’elle-même refusait d’épauler, suivant une foi l’ayant inlassablement traîné plus loin de sa maison.
Le gamin prit une inspiration maladroite sous l’injonction de sa moitié, un fragment de rire lui échappant alors qu’il peinait à calmer les battements erratiques de l’animal en son poitrail. Saad souriait avec le cœur, avec les yeux. Ses mains arrêtées sur les avant-bras de la jeune femme, il s’agrippait à celle-ci de peur de la voir s’évaporer. De peur de la voir taper du pied, grogner plus vivement encore avant de l’abandonner. Parce qu’il était un silence qui s’était abattu en lui. Des champs trop pleins du vide venu labourer sa chair quand elle s’en était allée. Mutée pour quelques contrées dont il refusait de professer le nom, chassant des chimères au nom d’une cause défiant les passions. Rassuré par ce contact, par le simple acte d’avoir la Yarrow à portée de doigts, c’était dans l’absence de son que le brun contenait sa souffrance. Cette solitude qu’elle avait prophétisé et qu’il souffrait dans son absence. Déjà la lionne dévoilait les crocs, incapable d’abandonner la lutte quand même celle-ci avait érodé les murs de leur forteresse commune. Avalant les mots comme il accueillait les balles, le soldat de seconde classe détourna les yeux. La déception dégoulinait des prunelles de Fola alors que le sourire du Nara se mit à faner. Ou peut-être était-ce son âme. Incapable d’assumer le jugement celle qu’il aurait passé sa vie à suivre au bout du monde si on lui en avait laissé le choix. S’il avait été capable de faire un choix.
La jeune femme avait l’air délavée dans son uniforme mal repassé. Y avait des plis qui lui sortaient par les yeux, sa chemise plus froissée que cette cage thoracique écrasée par le monde. Puis y avait le mutant, celui qui peinait à détourner le regard. Peinait à soutenir ses prunelles devenues flammes pourtant. Celui qui continuait à sourire parce que malgré ses mots, ils s’étaient retrouvés rien qu’un instant. Puis, peut-être que c’était suffisant. Surement que ça ne le serait pas. Dans le fond, le brun s’accrochait désespérément à tout ce qu’il avait été. Tout ce qu’il ne pouvait plus être. Essuyant la hargne de la bête comme s’il s’était s’agit des flots de sa tendresse puisque si elle était morsure, sa peau était promesse. Elle n’avait qu’à se repaître et festoyer à sa trachée. Ses mots, tranchants, douloureusement abrupts, Fola les maniait avec maladresse. Cette rudesse qui gouvernait la vie et qu’elle avait pris à conjuguer comme s’il s’agissait toujours de vérités. Les crocs serrés, les tendons de sa mâchoire s’usant sous la tension, il observait la jeune femme le coeur empreint de craintes. “Comment ça?” Arracha-t-il à ses lippes sans espoir d’explication. Puisqu’encore la militaire n’était qu’un autre fragment de lui-même qu’on viendrait lui arracher dès qu’elle retrouverait sa place entre ses côtes. L’incompréhension délavait les traits du Nara, celui-ci même qui n’avait alors jamais été transféré qu’une fois. Après bonne conduite, destinée à la grandiloquence de la capitale afin de récompenser sa diligence meurtrière. Le dos sensiblement plus droit, les épaules carrées, le soldat habitait sa tenue avec plus de ferveur. Douleur célébrée lui ayant brisé les os jusqu’à ce qu’il entre dans son costume. “Environ un an, je crois.” Les saisons qui défilent au gré du ballet des âmes emportées. Les jours qui ne se comptent plus, les mois conjugués au rythme de nom oublié. Resserrant sensiblement sa prise sur les bras de la Yarrow, le coeur plein de cette gratitude qu’il éprouvait envers les dieux de l’avoir gardée en vie, c’était une main fébrile qu’il porta au visage de celle-ci. De la pulpe de ses doigts, aveuglé par le temps, il scrutait ces lignes que lui avaient abandonnés la vie. Ces souvenirs que rien ne pourrait lui arracher. “Que Verane et Othinia soient louées. On dirait que tes déesses ont sut te protéger.” A l’inverse de lui qui n’avait pas même su la protéger de ses doutes. Les marques en sa peau racontant l’histoire d’une vie passée à refuser le combat sans jamais comprendre qu’il était déjà au cœur de la mêlée. “Payez-vous une chambre en ville!” Gronda un soldat que Saad ne connaissait que trop bien. Incapable de détourner les prunelles, redoutant qu’elle disparaisse parce qu’il ne la méritait pas, le brun répondit sèchement: “Kode, vas te payer une chambre à toi et ta main droite histoire d’offrir des vacances à tout le monde dans la caserne.” Une exclamation générale s’éleva alors que le soldat en question se faisait chambrer par ses camarades. “J’avais peur de jamais te revoir.” L’aveu était ténu, à peine plus qu’un souffle destiné à elle. Destiné à ses yeux dans lesquels il se perdait, à sa hargne que jamais elle n’oubliait, à tout ce qu’ils avaient vécu et tout ce que les Dieux leur avaient destiné.

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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Sam 27 Avr - 19:15
                      he would follow
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                                       yes, but
what now, now that
they’re
                                                          here?

sourcil haussé pour renvoyer la question à celui qui a osé la poser, comment ça? qui ne se murmure pas mais qui s'offre malgré tout dans la ligne droite de ses lèvres. cela devrait être elle, l'investigatrice de telles vérités : saad en uniforme, la stature fière, le regard vague. pâle reflet de ce qu'il a été, ou mauvaise blague à peine énoncée de ce qu'il n'aurait jamais dû devenir. étranger, malgré tout, alors qu'elle aurait pu le dessiner les yeux fermés : la courbe de ses épaules, les différentes teintes de ses cheveux, la ligne de sa mâchoire, les innombrables sourires, les ineffables regards. mais sous le voile d'un uniforme qu'il ne porte que trop bien, fola ne saurait dire s'il est encore lui.
elle espère, finalement, qu'il ne soit plus vraiment lui, et qu'elle ne soit plus totalement elle, et que ce qu'ils ont été se soit perdu avec le temps : ce serait trop dur d'aimer un saad qui a fini par faire un choix, un choix qui ne la comprend pas, un choix qu'elle n'incarne pas.
le comment ça reste sans réponse, échoué entre eux comme une révélation qui ne se dira que plus tard, quand il sera temps de piquer les vieilles blessures. l'instant est aux retrouvailles ; nul besoin de mordre à pleines dents quand on peut encore, rien qu'un instant, le serrer dans ses bras.

"  j'crois  que  j'ai  réussi  à  rester  pendant ...  ah,  j'dirais  quatre  mois .  maximum .  j'fais  pas  l'unanimité  chez  les  gradés .  "  sourire sardonique volé à tovrea, lippes qui s'élèvent vers les sommets mais qui ne ressemblent en rien aux sourires du passé : gamine dans son uniforme trop grand et mal repassé, les cheveux qu'on a oublié de peigner, les traits tranchants et le regard désabusé. miroir d'un temps où saad ne l'a que peu connue : montée sur une moto, liqueur, source de courage dans le sang, des idées noires obstruant la moindre de ses décisions. on peut fuir les souvenirs mais on en cache mal les cicatrices, surtout quand on les porte sur le visage, dans la façon qu'on a de se déhancher, dans le moindre soupir, dans le plus minime dodelinement de la tête. la façon qu'elle a, fola, de porter toutes ses vérités sur ses traits poupons ___ la façon qu'elle a pourtant de ne jamais montrer une once de peur. quand elle répond. quand elle boit. quand elle hurle. quand elle frappe. les coups qu'on esquisse sur la toile pour dessiner la gamine ne sont que des marques de griffes ; plaies béantes qui saignent à l'excès, un vrai torrent de rouge et de sombre qui trahit l'entièreté du personnage. son abominable désir de n'être qu'elle. quand elle dit je, elle n'entend jamais le monde, jamais les autres. elle s'extirpe de la masse informe qui écrase et se laisse porter par ses volontés égocentriques. quand elle dit je, aujourd'hui, elle ne compte plus saad, ne compte plus kare, ne compte plus qu'elle : en soit, le fait de tout conjuguer au singulier ressemble plus à une amputation qu'un choix conscient et réfléchi. c'est une part d'elle, passée au scalpel sous la nécessité d'exister sans ceux qui l'ont toujours épaulée. (après des mois à errer dans les tréfonds d'akkadia, de caserne en caserne et de poste en poste, jamais plus qu'un uniforme, jamais plus qu'un titre, elle n'est plus sûre de savoir comment quitter ce corps, comment quitter cette solitude à laquelle le refus de saad sa propre loyauté l'a condamnée.
elle continue à lui en s'en vouloir pour cela.

mais quand il parle de verane et othinia, on oublie les désespoirs passés : c'est inattendu et doux et nostalgique, le genre d'attentions qu'on prend pour argent comptant et qu'on garde cachées, mais que saad offre sans arrière pensée.  fola sait que le garçon, dans toutes ses années d'existence, n'a jamais longtemps levé les yeux au ciel pour obtenir des réponses. ne s'est jamais autorisé à trouver du réconfort dans les bras des déités. elle sait que les déesses n'existent pour saad que parce qu'elles existent pour elle : à peine plus qu'une extension de sa propre foi, qu'il protège sans se moquer. si elle envisageait sa croyance ésotérique, saad lui assure discrètement qu'elle n'a jamais été seule, et qu'elle n'a toujours pas à l'être. elle lui sourit, alors, sans morsure et sans violence, juste les lippes étirées vers les sommets, comme avant. elle prend sa main dans la sienne et s'apprête à parler _______
puis le monde revient, tout aussi vite qu'il s'était arrêté : elle entend les mots. la moquerie. et elle est prête à frapper, comme un taureau qu'on aurait excité, comme si la ville était peinte de rouge et qu'elle venait tout juste d'ouvrir les yeux sur l'affreuse réalité. parce que l'idiot vient de briser le moment, et que pour ça, elle veut bien lui briser le nez. douceur devient colère en un fragment de seconde, comme une grenade enclenchée. explosion qui devrait sans doute nécessiter plus qu'une simple remarque, mais la gamine n'a jamais vraiment eu besoin qu'on la dégoupille : déjà gamine, la moindre difficulté suffisait à la faire gronder. elle le fait même très bien toute seule, a passé des années enragée, saurait se faire furie en quelques secondes si seulement la situation le demandait. n'est jamais plus que cela : poings fermés, lèvres pincées. un monstre qui cherche n'importe quelle excuse pour faire des victimes.

le regard assombri et les poings fermés, elle fait un pas décidé vers le pauvre soldat. ce ne serait pas la première fois qu'elle se fait virer dès son arrivée, elle s'en fiche, elle s'excusera auprès de saad après, elle va juste ____ sauf que la voix de saad l'arrête : réponse sèche qui amuse la galerie et détourne l'attention du petit comité.
fola, alors, respire.
une seconde.
les yeux se ferment. une autre respiration. poitrine contrie qui doit retrouver comment s'élever et s'abattre sans que cela soit une condamnation. elle sait qu'elle va devoir faire face au regard déçu de saad : s'il pensait qu'elle avait changé, il n'est pas prêt à faire face à l'ampleur du désastre. elle voudrait mentir et lui promettre qu'elle ne sera pas toujours comme cela. elle voudrait lui mentir et lui promettre qu'elle fera tout pour rester là, avec lui. elle veut lui mentir et lui dire que ça ne lui coûterait pas tout ce qu'elle a, de lui promettre ça. elle peut sentir les illusions se tisser sur sa langue, un long drap de semi-vérités qui ne verront jamais le jour. fola n'est pas une menteuse.
elle ouvre les yeux.

" j'avais  peur  que  tu  m'en  veuilles .  pour  la  dernière  fois .  j'aurais  essayé  de  te  voir  un  peu  plus  souvent ,  autrement . "  ça écorche les lèvres, de murmurer une réalité qu'on a gardé cachée pendant plusieurs années.

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STATUT CIVIL : ( single ) épris de la pureté des sentiments, de ces passions dévorantes, mais aussi la douceur de ces étreintes pudiques. saad est de ces amants ne croyant pas aux limites de l'amour. fébrile rêveur aimant à aimer, il est en son coeur trop de place pour qu'il se conforme à la monogamie bien pensante de ses ainés.
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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Mer 8 Mai - 23:01
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La belle était mirage, ouragan. Indomptable orage ébroué par les vents froids qui l’avaient porté de port en port. Lui refusant le repos que ses os imploraient quand bien même ses lèvres refusaient de se briser sous le poids de ses suppliques hâves. La Yarrow était infernale, animal enragé que rien ne pouvait museler. Pourtant, dans sa sauvagerie, cette bestialité inapprivoisable, Saad avait toujours vu son coeur. L’organe brisé en son buste qui n’avait de cesse de battre. Faiblement. De travers. Usé par les tambours de guerre frappant une cadence insoutenable et pourtant toujours là. Le gamin de la mer avait tout vu, tout vécu avec sa moitié. Ou presque. Juste assez que pour se laisser attendrir par le tranchant de ses mots, la violence de ces silences les ayant séparés des années durant. Son sourire était farouche, son regard portait les graines d’une révolte dont le jeune homme ne savait rien. Cette flamme que Fola avait portée en elle si longuement sans qu’il n’en soupçonne étincelle. Ce brasier destiné à devenir charnier qu’il savait ne pouvoir endiguer sans s’y cramer les doigts. Le brun ne comprenait pas, n’avait jamais compris. Sa droiture violente. Son entêtement idiot. Pourquoi elle refusait de ployer quand elle avait des fêlures plein son âme morcelée et qu’il aurait été si aisé de courber l’échine. Juste le temps de trouver repos, de reprendre des forces. Quand la brune était violence, son opposé n’était qu’apathie. Elle était la vague forçant marée quand lui était le lit endormi d’une rivière, usée par le décours du temps le faisant toujours similaire et pourtant si différent.
La jeune femme était plaie à vif. Soldat de plomb écrasé sous le poids d’un système reposant sur son oppression. Elle avait le derme en fleur de ces douleurs dont il ne savait rien. Ces blessures qu’elle portait fièrement comme preuve du don de son sang, de sa jouvence. Le liquide qu’elle laissait couler pour exister, pour se jurer un jour faire d’autres exsangues, afin que toutes ces souffrances aient une raison. Saad les savait vaines, dénuées de sens, aléa d’un sort qu’aucun Dieu ne pouvait véritablement justifié. Il l’avait tant vu saigner sans jamais savoir comment endiguer les flots de ses peines. Sans savoir comment éteindre le foyer de ses rages stériles. Et si la belle s’effritait, le vernis s’écaillant au détour de ces dorures mal apposées à sa carne, lui était impétueux. Décadent demi-dieu arrogant en son atour, il savait qu’elle le méprisait de ne plus être tout à fait lui. Tout comme lui ne pouvait s’empêcher d’éprouver rancune à la découvrir pareille à hier et pourtant si différente.
Telle une main tendue entre eux, un saut de foi qu’il exécutait vers l’abysse, le mutant invoquait les déités quand c’était la jeune femme qu’il louait. Celle qui avait su survivre envers et contre tout. Jouant des coudes en un monde n’ayant jamais voulu d’elle. Celle qui avait su contempler les récifs en se refusant à nouer sa chair contre leur tranchant. Peut-être croyait-il aux irréels veillant sur eux, dans le fond. Peut-être aurait-il aimé se remettre à la grâce des cieux et l’assurance que sa moitié possédait en ses déesses. Mais il n’y avait que lui en sa propre carne, aucun écho de ces divins capable de l’amnistié. Cette solitude-là était impérieuse, inéluctable. Cependant, voir Fola sourire lui suffisait. Pendant un instant, il y croyait. Comme toujours elle l’incitait à croire, même quand le monde était toujours monde et que tout cela ne rimait à rien. Déjà l’univers reprenait son cours, l’instant se brisant entre leurs doigts. Aveugle, inconscient, Saad peinait à percevoir les fils du destin, les sutures qui se délassait alors que la brune était prête à dévoiler les crocs. Exposer l’envers de son buste au monde pour lui faire goûter la carne de ses phalanges. Lui fermait les yeux sur ces violences, cette hargne habitant en sa carne alors qu’il amadouait la bête. Il lui avait suffi de quelques mots pour refermer la plaie, inviter l’indomptable au silence quand il lui fallait encore moins pour s’abandonner à sa sauvagerie. Le Nara refusait de voir, d’admettre ce qu’il avait en face des prunelles. Même si ça lui crevait les yeux d’évidence, il préférait cécité à l’acceptation de ces déraisons. Fola était toujours Fola. Il était toujours lui. Autant qu’ils le pouvaient quand on savait le chemin parcouru. Pourtant, comblant les champs du vide les séparant, ses mots étaient mordants de vérité et pourtant empreints de craintes. Depuis quand des étrangers se connaissaient mutuellement plus qu’eux-même? L’énigme était insoluble et le soldat bien trop fatigué.
La plaie était toujours ouverte. Dans son regard, dans ce silence épais qui lui écrasait la trachée. Dans ses yeux qui se posèrent sur le ciel, le brun invoquant le souvenir de jours plus heureux. Il ne pouvait s’empêcher d’y penser. De se remémorer sa morsure, la justesse des mots de la Yarrow alors qu’elle lacérait son être. La brune était incapable de mentir et les actes qu’elle posait portaient le poids de sa volonté. Il avait des ecchymoses plein la mémoire qui pouvait en témoigner. Forçant ses lippes en l’ombre d’un sourire, le Nara la laissa lui glisser entre les doigts. Encore. D’un mouvement se voulant nonchalant, pourtant hurlant de crainte, il haussa les épaules en entonnant des mots tremblants. “Tu sais bien que je suis incapable de rester en colère contre toi. Nous deux, c’est plus fort que toutes les engueulades, non?” L’affirmation s’était transformée en interrogation au fil de sa formulation, ses mots plus incertains au fur et à mesure qu’il les prononçait. Posant ses prunelles sur la jeune femme qui s’était évaporé de sa vie sans un au revoir, pas même l’écho de son départ, l’homme se balançait sur la plante de ses pieds inconsciemment. “J’aurais aimé ça.” Souffla-t-il plus à son propre égard qu’à celui de Fola. Les choses auraient étés différentes s’il avait su pouvoir la voir. Il aurait fourni tous les efforts afin de la retrouver, au lieu de quoi les dernières années s’étaient écoulées sans qu’il ne lutte contre cette langueur les ayant consumés. Secouant sa tête comme pour en chasser les mauvaises pensées, Saad étira ses lippes avec plus de douceur, la tendresse éclaboussant ses traits alors qu’il reprenait. “T’es là, maintenant. On se fout du reste.” Et, un instant durant, il était de nouveau fils de pécheur destiné aux étendues céruléennes. Elle, une gamine ouragan sur le point de le ravager.

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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Sam 15 Juin - 18:53
                      he would follow
her to the skies, to
the seas, to the ends
of the earth,

                                       yes, but
what now, now that
they’re
                                                          here?

tu sais que, ça annonce fièrement, puis ça se délave au fil du temps, ça se fracasse contre les rochers de l'insouciance passée : bien sûr que non, fola ne sait pas. fola ne sait plus. elle a su, fut un temps, elle s'en souvient clairement. les yeux pouvaient tracer le chemin de saad avant que ses pas ne le piétinent. la bouche pouvait prédire les mots, le coeur pouvait prévoir les choix. puis saad a commencé à penser avec sa tête ; ambition et survie dérobant toute authenticité à ses décisions compliquées. elle savait alors, qu'elle ne saurait plus jamais vraiment avec certitude. elle s'en saurait accommodée, sans doute, si la distance entre eux n'avait pas avalé le peu de certitudes qui lui restaient. les mètres les séparant, les montagnes entre eux, l'espace-temps formant à présent un trou béant entre ce qu'ils ont été et ce qu'ils sont ; c'est un obstacle qu'on ne traverse pas. c'est un barrage aux allures de plaie, béante, puis infectée, puis cicatrice. quelque chose qui marque la peau et les esprits. quelque chose qui fascine, qui obsède, qui dégoûte, qui est là, là, entre elle et lui, entre eux et le monde, quelque chose qu'on voit, qu'on sait, qu'on ne peut pas ignorer.

" je  savais ,  avant .  mais  on  est  plus  ce  qu'on  était . "  haussement des épaules qui se veut décontracté mais qui traduit la tension ; vérité difficilement offerte mais offerte malgré tout, parce qu'il n'y a plus rien d'autre à sauver dans un monde qui tombe en ruine. quand les cendres retomberont et que le brasier aura cessé, alors les divinités les jugeront ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont fait : ceux qui seront sauvés ne seront pas les braves ou les forts, mais les honnêtes. fola s'accroche à cela, même quand elle crache des vérités dont elle ne veut pas.

"  mais  on  est  là .  c'est  ça  qu'est  important ,  pas  vrai  ?  on peut  recommencer . "  main tendue à la suite des mots ; un tout d'une douceur qui ne lui ressemble qu'à moitié. ça rappelle aurore, dans ses dernières années, sourire délicat qui avait la brillance d'un soleil. ses mains dans la terre, sa bouche chantonnant une mélodie d'avant. fola, qui tente désespérément de se rattacher aux valeurs du passé : une mère qui n'a pas été, celle qui n'est plus, une terre qui pardonne, le temps qui passe et efface et promet. ils ont été séparés, mais ils sont là, maintenant. ils sont ensemble. elle en a rêvé pendant des mois, elle n'a imaginé que cela, toutes les nuits, la voix des nara dans la tête, comme la plus douce des berceuses, amère et douloureuse et pleine d'espoir. elle s'accrochait à cela, voguant dans le temps, passager naufragé dans un bateau qui tanguait. l'ordre, l'armée ___ que des solutions temporaires qui se voulaient absolution mais qui ne l'ont jamais été, qui n'en avaient que le masque. si fola sait une chose, c'est que ses déesses ont béni saad ; d'un don sacré, d'une beauté trop délicate, d'un sourire gracieux. le gamin, qui méritait d'être épargné et qui mérite, à présent, d'être sauvé. elle prie simplement que la cage dont il faut le sortir, il n'est pas celui à en garder le cadenas. elle n'est pas sûre de pouvoir lui arracher la clé ; elle en a été capable, fut un temps. mais c'est un temps révolu, un temps d'enfant, un temps qui ne peut plus être, peu importe les prières susurrées dans le silence des nuits sans étoiles.

" il  faut  que  tu  m'racontes  c'que  t'as  fait ,  depuis  que  j'suis  partie .  "

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Re: to forget we built this house knowing it won’t last (fola)  |  Dim 23 Juin - 21:54
wanna make a monster? take the parts of yourself that make you uncomfortable—your weaknesses, bad thoughts, vanities, and hungers—and pretend they’re across the room. it’s too ugly to be human. it’s too ugly to be you. children are afraid of the dark because they have nothing real to work with. adults are afraid of themselves. oh we’re a mess, poor humans, poor flesh—hybrids of angels and animals, dolls with diamonds stuffed inside them. we’ve been to the moon and we’re still fighting over jerusalem. Let me tell you what I do know: I am more than one thing, and not all of those things are good.
Il était magnifique le soldat imbibé de sa superbe, héros mythologique destiné à tacher les pages des livres d’histoire. Titanesque dans sa tenue, sa carrure ne faisait que souligner la grandeur de sa droiture. Le gamin image irréelle en deux dimensions destinées à être pressées entre les pages de ces billets de propagande. Toutefois, il ne suffisait que d’une oeillade de la part de Fola pour que le gamin s’étiole, perde de son élégance amère et retrouve sa jeunesse. Ces vulnérabilités plein la carne qui le faisait sombrer en dedans. La bicoque de son âme avait commencé à prendre l’eau des années auparavant, la Yarrow pointant du doigt les éclats de mitraille dans la coque alors que le navigateur fermait les yeux sur les plaies portées par son navire. Le Nara avait si bien clos ses paupières que de trop nombreuses années lui avait glissées entre les doigts. Il ne lui restait personne. Plus personne pour le tenir responsable de sa propre noyade si ce n’était la jeune femme lui faisant face. À peine une étrangère et pourtant tellement plus qu’une inconnue.
Les mots de Fola étaient toujours trop justes, sonnaient toujours trop faux. Gamine née une lame à la place de la trachée, tout ce qu’elle arrachait à ses lèvres était une arme qu’il lui fallait désarmer. Pourtant, souvent, celle-ci ne prenait pas soin d’en adoucir les coins, laissant soin à ses opposés d’affronter ces vérités qu’ils évitaient. La jeune femme en avait vu des proches finir exsangues sous le tranchant de ses mots. Ces armes qu’elle maniait avec la doléance d’un individu auquel on avait imposé ce fardeau. Saad espérait que les dieux de sa moitié sauraient se faire miséricordieux à l’égard de celle-ci. Celle qui, dans sa dévotion, avait appris à blesser ceux qu’elle aimait au nom d’entités n’ayant jamais souri sur son existence. Elle méritait leur déférence, leur fierté, mais plus que tout cela, ces démiurges condamnés lui devaient leur pardon. Gamin de rien, n’ayant accomplis rien de plus qu’exister aux côtés de la Yarrow était prêt à dilacérer ciel et terre pour que justice lui soit rendue. Il savait bien qu’il était le premier à qui la pierre devait être lancée, rustre animal peinant à ne pas abîmer la jeune femme quand il se prétendait incapable de blesser. Ses mots qui font enfler le palpitant, ses bras tendus en une supplique que le Nara peinait à épauler conscient de ses fautes. Elle était là pourtant la certitude. Coincée entre les côtes, prisonnière de ce buste devenu geôle. Il la sentait cette conviction irrationnelle, ancrée en des promesses qu’ils avaient professées à un âge où tout est possible. Aujourd’hui, rien ne l’était plus, toutefois, sa foi était infaillible. “Si c’est ce que tu veux, je serais toujours là. Prêt à reprendre là où on en était, recommencer. Tout ce que tu veux.
Attrapant ce drapeau blanc tendu entre eux, Saad avait pleinement conscience de la réalité de leur situation. Les raisons de ce fossé creusé entre eux et pourquoi il était incapable de se défaire de cette neutralité lui gangrénant l’encéphale. Il n’aurait suffi que d’un choix. Une seule et unique décision. Attraper ces doigts tendus en sa direction et accepter les erreurs commises. Les épauler avec humilité et retrouver ce qui avait été perdu en route. Il était tellement plus simple au garçon d’ignorer tout ça. Ignorer ce choix. Cet embranchement en son existence en prétendant que ne jamais se décider ne revenait pas à choisir le monde en opposition à Fola. Bientôt, tambour battant la mesure, viendrait l’heure de ces horreurs lacérant l’échine de l’univers. L’immonde de ces actes posés au nom des libertés. Bientôt le brun serait à court de choix, sa main forcée par ce qu’autrui avait choisi pour lui. En entendant, un sourire si radieux que le ciel jalousait son éclat, le pourpre lui monta aux joues alors qu’il détournait ses prunelles. Parfaitement conscient d’être trop aisément appréhendé par la Yarrow. Les mots en sa bouche rêvaient de s’échapper de leur prison, abandonner l’ébène de cette geôle pour goûter au monde. Tant et si bien que Saad trébucha sur les syllabes, gigotant péniblement, incapable de contenir en lui ce qu’il éprouvait. “Je crois bien que je suis tombé amoureux.” Osant un coup d’oeil à sa moitié, il grimaça alors qu’un gémissement plaintif s’échappait des ses lippes: “Ne me regarde pas comme ça!” Il y en avait eu d’autres auparavant. Tant d’autres que Fola peinait certainement à tenir les comptes. Le fils du pécheur, la fille du boulanger, l’apprentie couturière, le militaire de carrière. Tant de sourire pour lesquels le Nara avait sombré. Cependant, jamais aussi désespérément que cette fois-là. “C’est... compliqué. Il n’est pas vraiment disponible pour une relation.” S’étranglant sur le dernier mot, le soldat peinait à imaginer Noah envisager une relation avec un être de son sang. Peinait à le concevoir se contenter d’une bicoque en bord de mer, son homme partant à l’aube pécher de quoi se sustenter. Il peinait à concevoir quoi que ce soit dépassant les murs de sa chambre. Même pas ceux de son appartement. Passant une main dans ses cheveux, cherchant à se défaire de ce trop-plein rongeant ses bronches, il offrit un sourire éteint à sa moitié, ses traits admettant bien plus qu’il ne pouvait dire. “J’ai probablement fait moins que toi depuis la dernière fois que je t’ai vu. T’as vu quelles villes? À part la grande caserne d’Othinara et celle-ci, j’ai rien vu du pays.” Un éclat amer de rire amer défait de gaité lui échappa alors qu’il songeait à ces années gâchées. Le potentiel de la jeune femme et ce que le monde aurait dû lui offrir.


- - i am singing now while Rome burns. we are all just trying to be holy.

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