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STATUT CIVIL : (Célibataire) qui en profite, virevolte où le vent le mène, refuse de voir ce qu'il a pourtant au bout du nez, persuadé qu'un mariage forcé viendra de toute manière tout gâcher.
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(thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mer 24 Avr - 18:32

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begin to bleed
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L’uniforme gris parait lui coller à la peau tandis qu’il s’échappe de la caserne en ce milieu d’après-midi. Les tâches administratives sont ce qui le barbent le plus mais il ne bronche jamais en public sur la maudite paperasse dont il se doit de s’occuper régulièrement. S’il a l’air aussi morose et perdu dans ses pensées, c’est probablement car l’action tend à manquer dernièrement, et cette impression tenace n’a de cesse de le prendre en tenaille perpétuelle. Aussi contrariant cela puisse-t-il être, sans la Confrérie il serait en train de mourir littéralement d’ennui. Même les séances de sport régulières et les entraînements ne parviennent pas à lui redonner le sourire. Et que dire des rues d’Aureus ? Hormis ce voile de pollution désagréable qui lui irrite les yeux, Thorn commence sincèrement à se demander ce qu’il peut bien faire là. Ah, oui, s’éclaircir l’esprit avant de retourner à sa maudite paperasse…

D’un geste habituel dont il ne se rend même plus compte, le capitaine balaye une de ses mèches blondes en arrière afin qu’elle arrête de lui tomber devant les yeux puis continue d’avancer lentement, la démarche droite et emplie de cette cadence militaire qui est la sienne. Education oblige, il baigne dedans depuis trop longtemps maintenant pour seulement se séparer de ces manières de faire. Les regards de Rouges s’attardent sur lui, craignant que la foudre ne s’abatte sur eux. D’ordinaire, même si les rondes des soldats se font répétitives, lorsqu’un uniforme gris ou d’une autre couleur se promène dans les rues ce n’est jamais bon signe. Sans doute les services de police passent-ils plus inaperçus mais de cela Thorn n’en est pas vraiment sûr. Bifurquant à l’angle d’une ruelle pour éviter l’animation grandissante et le fourmillement incessants des passants, il ne s’attendait pas à manquer de se faire heurter par une silhouette non reconnue sur le moment. Sourcils froncés, prêt à grogner après le rustre qui a osé, ses prunelles bicolores ont tout juste le temps d’observer la veste du saligaud et d’avancer d’un pas supplémentaires que cette fois-ci il se fait marcher sur le pied. « Par Prima, qu’est-ce que c’est que ce… ». Il ne suffit que d’un regard croisé à la va-vite pour capter l’étincelle jusqu’à lors rangée dans un coin de l’esprit. C’est une crevasse qui se rouvre en quelques battements de cils sans que pourtant la silhouette ne s’arrête, elle aussi. Macanthos se penserait en train de rêver s’il n’était pas certain de reconnaître non seulement les effluves de parfum mais l’attitude quasi inchangée d’un ancien camarade. Ils n’ont plus rien des adolescents de l’époque mais Thorn pourrait en mettre sa main au feu, raison pour laquelle il ne réfléchit pas plus que cela lorsqu’il se met à courir à sa suite. Visiblement, il semblerait que Sielle n’ait toujours pas fait de progrès à la course à pieds.

Ces rues, il les a longuement étudiées sur des cartes, a dû participer à plusieurs opérations sur le terrain et bien qu’il n’ait pas une mémoire hors norme, il parvient à se situer relativement aisément dans le quartier. Celui que Thorn dénomme le voleur a une vitesse de course assez bonne pour un moins que rien, il ne peut le nier et s’il ne garde qu’une bonne distance du Sielle et de celui qu'il suit, c'est uniquement dans le but de ne pas se faire remarquer trop vite, si tant est que l’Autre n’ait pas eu le même flash que lui. Les minutes s’enchainent, primordiale et tandis qu’ils passent tous deux une rue, Thorn voit la planche lui barrant soudainement la route presque trop tard. Pilant net, il bifurque une nouvelle fois au pas de course et parvient à rattraper son retard dans les ruelles parallèles. Bientôt, ils n’en finissent plus de tourner et tourner encore. L’esprit du blond fuse aussi vite qu’il le peut, analysant chaque détail se dressant sur leur chemin sans qu’il ne jette plus que quelques brefs coups d’œil en direction de la veste miteuse qu’ils suivent. Sur les talons du Sielle, il saisit finalement sa chance, prend une ruelle perpendiculaire. Il y a un risque immense de les perdre, mais ses yeux sont rivés sur la sortie, tant que le voleur ne passe pas il a toute ses chances. Alors il accélère, une dernière fois, parvient jusqu’à l’angle en soufflant comme un beau diable et est soulagé de voir que les deux autres arrivent seulement, Sielle rattrapant sérieusement le malotru. Bien, il n’a peut-être pas tout oublié de leurs entraînements alors… Sa poitrine se soulevant sous sa respiration saccadée, le Capitaine met alors en pratique un vieux coup bas bien utile dont le seul but est d’arrêter cette course effrénée qui l’empêche de gentiment se moquer. D’un geste rapide et précis, le pied dépasse de l’angle du bâtiment défraîchi pile à la seconde où le voleur passe à ses côtés. Le vol plané est tout bonnement mémorable à regarder mais la seule chose que Thorn lâche à l’attention du brun à terre c’est… « Ca, c’est pour avoir bousculé un officier. ». Mains dans les poches de son uniforme, l’argent se tourne vers son semblable et relève les yeux sur lui. Il le dévisage, un long moment, l’air sérieux ne quittant pas ses traits. « Il est tout à toi, Sielle. ». L’arrogance crasse qui est la sienne se fait expressive, mais en son for intérieur, sûrement que son myocarde bat déjà trop fort.  


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Dernière édition par Thorn Macanthos le Dim 5 Mai - 20:17, édité 1 fois

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mer 24 Avr - 21:27
Thoughts begin to bleed
Démarche nonchalante au milieu de la rue, à emboîter le pas de celui dont je viens de reprendre la filature. Silence. Pas un mot. Pas un souffle de trop. J'adressais un sourire charmeur à une femme, entamant quelques paroles en sa compagnie, pour ne pas me faire remarquer lorsque ma proie se tourna pour scruter les environs. Pas un regard de trop dans ma direction, je savais qu'il ne m'avait pas remarqué. Travail de filature loin de la monotonie de mon bureau, de ces dossiers. Mission soufflée à mes subalternes qui reprendraient tôt ou tard la suite, ancrant leurs pas dans les siens. Pollution désagréable venant adhérer à mon derme, l'habitude ne narguant pas la moindre réaction. Combien de fois avais-je déjà arpenté ces ruelles, ces lieux de passage, armé, hanté par le métal qui pourrait m'être utile le moment venu. Rédemption malsaine de mes dérives, obligations familiales que je m'imposais, cercle usant de ma loyauté jusqu'à la corde, et jamais je ne m'en plaignais. Pire encore, il m'arrivait de désirer plus, autre, pire. Et les âmes mécontentes de ces faits pinçaient les lèvres, préoccupées. Ou du moins le seraient-elles si elles en avaient toutes conscience.  Mes doigts s'enfoncèrent dans mes poches, mes iris se braquant sur l'intéressé qui venait de stopper sa marche, m'obligeant à en faire de même. Quelques banalités. Quelques paroles fredonnées sans que je ne puisse rien percevoir de ce qu'ils pouvaient bien se dire. Mon regard croisa celui de ma relève, à quelques pas. Tout aussi silencieux, compréhension sentencieuse de la séparation à venir. Mais ce fut sans prévenir que le nouveau venu bouscula l'autre, lui dérobant quelque chose, avant de se mettre à détaler comme le lapin d'Alice. Arrêtez-le ! beugla ma proie originelle, me poussant finalement à emboiter les pas du voleur. Subterfuge ? Qu'importait, s'il n'en avait remarqué qu'un, il se croirait libre d'agir en toute impunité et les autres l'interpelleraient. De mon côté, je courrais, agile, cadence précipitée sur l'asphalte que mes pas dévoraient pour tenter de rattraper les siens. Mais il était rapide, l'habitude sans doute de déambuler parmi les êtres qu'il ne prenait pour certains pas la peine d'éviter. Dont l'un d'eux au détour d'une ruelle, que je frôlais, écrasant sans état d'âme son pied, croisant brièvement ce visage, ce regard. Coup de mémoire. Mirage agressant mes sens. Battement de cœur sauté, oublié. Mais il n'y avait pas le temps. Pas une seconde pour se laisser submerger par l'écho taciturne du passé. Par les bribes qui m'assaillaient à ton souvenir. Je n'avais fait que t'entrevoir, mais je savais que c'était toi. Ce regard, unique. Celui qui était revenu me hanter dans la fraicheur de mes draps et de mes cauchemars. Celui par la faute duquel j'avais emprunté une autre voie que celle à laquelle je me destinais. Thorn Macanthos.

Je serrai les poings, secouant brièvement la tête, sans m'arrêter, sans cesser de poursuivre le voleur dont je voulais surtout récupérer la prise. Sursaut d'autrefois qui m'incitait à ne pas regarder derrière moi. Il fallait que je me concentre, que j'oublie le mirage que tu étais, que je t'abandonne sur le bas-côté de la même manière que je l'avais fait autrefois. Sensation désagréable d'être moi-même suivi, mais je ne lorgnais pas un instant derrière moi, le fuyard était agile, rusé, et la moindre distraction pourrait fatalement me le faire perdre, et il en était hors de question. Précision des pas, de la course, économie des gestes superflus. Je n'avais personne à semer, du moins pas dans l'immédiat. Respiration assourdie, battements frénétiques au creux de mon être, je gagnais du terrain, j'avançais, et je finirais par le rattraper si je ne relâchais pas mes efforts. Ce qui n'était pas mon genre, ceux me connaissant le savaient. Pourtant la victoire ne fut pas mienne... mais tienne. Ton pied stoppa la course de ma proie, le faisant découvrir la joie du vol avant de se ratatiner sur le sol si peu tendre. Ca, c’est pour avoir bousculé un officier. Voici ce que je t'entendis lui dire, alors que je mettais un terme à ma course, respiration rapide mais maîtrisée. Je n'en étais pas à ma première course poursuite, quand ton regard revint heurter le mien, étudiant mes traits. M'avais-tu reconnu toi aussi ? Ou peut-être que cette époque trop lointaine n'avait été qu'un jeu, une chimère de plus à l'étalage de tes extravagances. A mes yeux, tu conservais ce goût d'interdit, cette saveur d'inconnu si délectable que j'avais passé mon temps à repousser, à rejeter. Il est tout à toi, Sielle. Ton arrogance, j'aurais presque pu la toucher, tant l'envie de l'écraser me remua les entrailles. Tu n'avais pas changé. A quoi aurais-je dû m'attendre venant d'un Macanthos après tout ? Pincement de mes lèvres, je n'eus aucune hésitation à te dépasser, laissant fuser le métal qui vint s'entortiller solidement autour des poignets et des chevilles du voleur. « Comme si j'avais besoin de ton aide ou de ta permission pour faire mon travail. » Marasme d'émotions oubliées qui semblait vouloir ressurgir. Froideur glacée dans le bleu de mon regard qui ne se reporta pas sur toi, mais sur l'immobilisé que je fouillais d'ors et déjà. Dérobant armes et l'objet chapardé que je réquisitionnais, les enfouissant dans mes poches. « Macanthos. » Mot soufflé. Comme aimanté par ton être, mes iris vinrent malgré tout s'échouer sur tes traits, croiser l'éclat familier de ce regard à nul autre pareil, alors que je redressais mon captif. Tambours retrouvant leur mélodie d'autrefois, jointures blanchies sur ma prise. Vérité narquoise, l'un de nous se devait de disparaître à nouveau. Nul doute ne m'était permis.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Jeu 25 Avr - 19:51

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Il n’a aucune raison de changer, les habitudes sont sévèrement ancrées dans sa chaire et son esprit qui n’est pourtant pas aussi conquis que cela à certains égards. Bien sûr, il ne renierait pas les siens, ni n’irait à l’encontre de ces derniers, mais il ne peut nier que les attitudes violentes et les leçons amèrement apprises sont typiques de l’éducation par la violence des guerriers Macanthos. Ainsi dévisageant le Sielle, Thorn ne bouge pas d’un centimètre et laisse ses bras se croiser lentement contre sa poitrine, ne faisant que resserrer davantage sa veste d’uniforme autour de ses muscles. Pendant ce temps, Erebe passe à ses côtés sans presque lui adresser un regard si ce n’est cet air passablement contrarié qu’il peut lire sur son visage et qui l’amuse beaucoup de l’intérieur. Comme si j'avais besoin de ton aide ou de ta permission pour faire mon travail. Le métal s’échappe, expression d’un pouvoir qu’il n’a pour ainsi dire jamais vu mais toujours soupçonné chez l’homme au nom de famille bien trop connu. Ca l’intrigue et les prunelles bicolores n’hésitent pas à observer l’œuvre s’enrouler autour des poignets et des chevilles du voleur. « Ah, c’est donc ça que tu fais. » qu’il lâche pratiquement pour lui-même et à son attention histoire de bien appuyer sur le fait qu’ils ne se sont plus croisés suite à l’abandon du Sielle à l’armée. Il ne comprend toujours pas pourquoi il a quitté l’armée, lui qui avait pourtant l’air si sûr de lui et qui, en prime, n’était pas foncièrement mauvais de ce qu’il avait pu voir deux ou trois fois à cette époque. Cet abandon, il n’en a jamais su les raisons et sans doute ne les connaîtraient-il pas plus encore aujourd’hui. Macanthos. L’air sec et empli de… Quoi ? D’une colère sourde ? D’une hargne bien méritée ? Il a presque manqué au blondinet, mais probablement est-ce ce regard qui le fixe qui lui a d’autant plus manqué. Chose, toutefois, qu’il n’avouerait jamais. Du moins pas ici, et certainement pas aujourd’hui.

Le voleur aux genoux éraflé maintenu debout aux côtés du Sielle, Thorn en profite pour soutenir le regard et analyser discrètement la silhouette qui a bien changé. Erebe a pris en masse, tout comme lui il doit bien le reconnaître et ça ne fait que réveiller davantage un myocarde jusque-là bien trop calme. Une chance que les Sielle ne soient pas des thanatos sinon l’autre aurait eu une arme entre ses mains contre lui, et Macanthos se serait trouvé bien mal à l’aise et blessé dans sa fierté. Il se perd probablement trop longtemps sur les traits du commissaire car il ne voit pas les autres silhouettes les rejoindre, il remarque à peine le voleur disparaître, perdu dans un ailleurs le temps de plusieurs secondes. Bras toujours croisés contre lui, le capitaine ne sort de sa léthargie que lorsque les silhouettes disparaissent, Sielle probablement prêt à faire de même. Tandis qu’il passe devant lui et que les autres remontent déjà la rue, Thorn attrape le poignet du jeune homme entre ses doigts d’un mouvement sans doute un peu trop brusque mais la douceur n’est pas forcément son fort. Sans un mot, il fronce légèrement les sourcils et repose ses yeux étranges sur lui avant d’avoir un fin sourire en coin un brin moqueur. « Tu m’as manqué l’année suivante, tu sais. ». Souhaitant éviter de se prendre une ristourne trop rapidement, le blond le lâche et s’écarte d’un pas, l’arrogance se frayant de nouveau un chemin à son visage. Le gris fait ressortir la couleur de ses yeux et de ses cheveux, c’est ce qu’il s’est toujours dit puisque l’informe en lui-même est bien trop morose comparé à d’autres. « Tu ne vas pas partir si vite quand même ? Viens prendre un verre en l’honneur du bon vieux temps. J’te fais quand même pas peur Sielle ? ». Tête se penche sur le côté, sourire de petit con perché à ses lèvres sans qu’il n’aille jusqu’au bout de son jeu et se rapproche de l’autre. Ils sont en pleine rue, certes pas l’une de celles les plus empruntées mais tout de même. Thorn ne jouera pas avec le feu ici, peut-être même qu’il ne jouera pas avec le feu aujourd’hui mais son cœur battant la chamade lui souffle de tout autres mots. Il risque au contraire de trop vouloir jouer maintenant qu’il l’a retrouvé. Mais céder ? Ca non. Jamais ? « Tu choisis. Bar ou logement de fonction. » qu’il ajoute en le voyant sûrement déjà ruminer, irrémédiablement amusé.    


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Ven 26 Avr - 11:54
Thoughts begin to bleed
Remarque s'échappant de tes lèvres. Remarque venant indiquer que tu ne découvrais qu'à présent le talent des miens. Iris aimantés vers tes traits, à mes lèvres ce nom que tu portes et qui avait toujours à lui seul été l'hérésie, l'infamie la plus odieuse au plaisir tendancieux d'apprécier un peu trop le contact de tes lippes. Silhouette qui a pourtant tant changée au fil du temps, muscles saillants sous le tissu grisâtre de l'uniforme qui n'en fait que plus ressortir l'éclat de tes prunelles différentes, ou la blondeur éclatante de ta chevelure. L'indifférence à ton sujet n'avait jamais été mon fort, et je remerciais la rue de nous servir de théâtre pour ces retrouvailles. Valdios et sa clémence de l'instant. Je n'ajoutai rien de plus, ni toi-même, nous laissant nous affronter du regard. Du moins était-ce l'impression extérieure, alors que nous nous jaugions, appréhendions les êtres que nous étions devenus après toutes ces années passées sans que jamais nos routes ne parviennent à nous replacer dans une situation similaire. Je m'y étais appliqué en reniant mon ambition première et en rejoignant la police à la place. Ce furent des pas familiers qui brisèrent ma concentration, laissant mon attention se reporter sur les hommes de mon unité, enquêteurs qui étaient en train de nous rejoindre. Je m'étais détourné de toi, mes doigts serrant étroitement le bras de mon prisonnier alors que je ne t'offrais plus que mon profil pour échanger avec ceux qui venaient d'arriver. Consignes glissées. Objets confiés pour les placer aux scellées. Je m'inquiétais succinctement du reste, et l'on m'indiqua que tout se poursuivait parfaitement bien. J'avais cet air indifférent à ta présence, ne t'accordant pas l'ombre d'un regard, alors que j'avais douloureusement conscience que tu n'avais pas bougé d'un centimètre, les regards de mes hommes me le confirmaient alors qu'ils te jetaient des œillades intriguées. Mais je ne te ferais pas le plaisir de t'accorder de l'importance, il valait mieux renouer avec nos vieilles habitudes, celles qui nous prédisposaient à nous séparer pour d'autres années qui s'écouleraient sans que nous ne nous recroisions plus. Les enquêteurs commencèrent à s'éloigner, emportant le prisonnier avec eux, tandis que j'époussetais brièvement la tenue sobre que j'arborais, dissimulant l'insigne du manteau de nuit que je portais, et qui, indiscutablement, rehaussait la blondeur de mes cheveux, obscurcissant l'éclat bleuté de mes prunelles.

Un bref signe de tête, voici tout ce que je t'accordais, avant de commencer à emprunter la même direction que ceux qui venaient de nous quitter, et qui déjà commençaient à disparaître au coin de la rue. Pourtant, tes doigts s'enroulèrent brusquement autour de mon poignet. Myocarde bruyant dans ma poitrine. Si j'avais eu l'espoir d'enterrer tout cela avec la même facilité qu'autrefois, cela me fut difficile. Je pivotais sur moi-même, brûlant d'une contenance factice, plus sensible que je ne voudrais bien l'admettre au contact de ta paume sur mon derme. J'avais passé mon temps à te repousser, à te désirer, à crever de ton absence entre mes draps. J'avais passé mon temps à me détester d'avoir besoin de renoncer et de te fuir pour continuer à lutter. Tu m’as manqué l’année suivante, tu sais. Battements de cils. Quoi ? J'eus l'impression de manquer d'air une seconde, avant que le muscle de ma mâchoire tressaute de contrariété. Mais tu avais déjà reculé, abandonné ta prise, réaction prudente. Et ce qui me retint de t'en coller une à ton petit sourire de petit con moqueur et arrogant qui n'avait définitivement pas changé, furent les lieux, les témoins, ma loyauté à ma famille. « Pas à moi. » Presque une réponse monosyllabique, mais qui ne t'empêcha pas de reprendre. Tu ne vas pas partir si vite quand même ? Et pourquoi pas ? Viens prendre un verre en l’honneur du bon vieux temps. Prendre un... ? Tu croyais sérieusement que j'allais dire oui ? Non. Bien sûr que  non. Tu savais que je refuserais, que je t'enverrais promener froidement comme un malpropre , et ce fut le pourquoi des mots qui suivirent. J’te fais quand même pas peur Sielle ? Fierté entachée, tu savais exactement ce que tu faisais, me conduisant sur le chemin que tu voulais. Toi, et ce petit sourire au coin des lèvres, le visage penché sur le côté, trop séduisant pour le calme dévastateur d'un myocarde emballé. Je savais pourtant déjà que tu avais gagné, la colère irradiant les pupilles que je posais sur toi. « Juste un verre. » Un seul. Unique. Et je te rayerai à nouveau de ma vie. Tu choisis. Bar ou logement de fonction. Tout cela semblait t'amuser, ma réaction, le fait que je sois "obligé" d'accepter par pure fierté qui risquait d'en être bafouée sinon. Quant au lieu, j'eus ce doute, cette hésitation. Je ne te connaissais plus. Pouvais-je affirmer t'avoir jamais connu cependant ? Non. Mais autrefois, tu n'aurais pas pris le risque de t'afficher. Qu'en était-il d'aujourd'hui ? Lieu public ou plus privé ? Risque d'esclandre ou de dérives ? Un Macanthos et un Sielle prenant un verre en public ? Un Sielle pénétrant chez un Macanthos ? J'ignorais ce qui était le pire dans toutes ces hypothèses, mais j'avais déjà pris ma décision. Enfonçant les mains dans mes poches, je te jetai un dernier regard avant de lancer ce : « Logement de fonction. Mais ne te réjouis pas trop vite, je ne reste que cinq minutes. » Je voulais être libre de mes réactions, de préserver ma déviance, malgré la déraison saccadée de ce myocarde qui semblait exister seul, à présent, frappant comme un damné à l'idée de me retrouver dans un espace clos, avec toi. « Je te suis. » Mais cela ne voulait pas dire que tu étais victorieux et j'aurais voulu t'arracher l'éclat amusé de tes prunelles.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Ven 26 Avr - 19:57

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Sielle et Macanthos, deux familles qui ne se portent pas dans leurs cœurs. Deux familles aux idées et idéaux bien différents. Ou peut-être seraient-ils au fond bien trop semblables ? La question pourrait aisément se poser mais la réponse ne serait pourtant pas aussi facile à décider. Le Sielle qui lui fait face est tel un fantôme du passé, de ceux qu’il ne pensait pas être capable d’encore croiser. S’il le dévisage, ce n’est que pour mieux s’assurer de l’évolution de ses traits. Il n’a plus rien de l’adolescent de dix-sept ans, il est nettement moins imberbe pour sûr et ça le fait doucement sourire alors qu’il l’observe prodiguer ses instructions à ses camarades policiers. Thorn n’aurait pas cru qu’il puisse fuir l’armée pour choisir une voie similaire mais probablement moins compliquée. Au fond il n’en sait rien le blond, mais son arrogance et sa fierté font qu’il tend à penser à tort que l’armée est une voie bien plus sinueuse et difficile. Un mensonge qu’il se fait à lui-même. Situation compliquée que celle dans laquelle ils se trouvent tous deux. Macanthos et Sielle se méfient des expositions en public, il en a toujours été ainsi et ce sera sûrement encore le cas demain. Pour l’heure, Sielle s’apprête à partir mais l’autre argenté a le réflexe de l’en empêcher. Il ne suffit que d’une main agrippant le poignet du second avec force pour que l’avancée ne s’arrête. Il ne suffit que d’un regard pour que Thorn sache quoi faire ensuite. S’écarter. S’écarter avant qu’il ne le frappe comme il l’avait fait bien des années en arrière, pour ainsi dire quasiment dix ans. Le guerrier ne lui en laisse donc pas le temps mais ne peut s’empêcher de sourire en coin, rattrapé par ses habitudes et l’idée même que l’on ne montre pas ses émotions au beau milieu d’une ruelle. Les divinités savent que les murs ont des oreilles. Tu m’as manqué. Une franchise bien gonflée mais Macanthos n’a jamais craint ses propres mots, bien trop franc du collier pour se retenir. Si la réflexion est faite dans un souffle de taquinerie il n’en demeure pas moins qu’elle est véridique. Pas à moi. Un léger froncement de sourcils sans se séparer du sourire agaçant, le jeune homme n’y mettrait pas sa main au feu. Il se souvenait du goût de ses lèvres contre les siennes, il se souvenait de sa langue qu’il avait lui-même mêlé à la sienne sans qu’il ne fasse le premier pas à ce niveau-là. Et Erebe osait lui faire le coup du pas à moi ? Sombre crétin s’il pensait Thorn aussi idiot que ça.

Preuve en est, l’invitation fuse de ses lippes avant même qu’il ne comprenne son stratagème. Coincer la guêpe, ou plutôt devrait-il dire : coincer le commissaire s’il savait son titre exact. Il compte en effet sur la fierté qui est la leur pour gagner la première manche d’un jeu qu’il sait inévitable entre eux. Juste un verre. Mots qui s’accompagnent d’un regard acerbe, pour sûr il sent que Sielle en a l’amertume à la bouche, de s’être ainsi fait avoir. Il aurait très bien pu décliner et s’en aller, mais un Sielle, tout comme un Macanthos ne rechigne jamais fasse à un défi, encore moins lorsque cela met la fierté masculine en pleine ligne de mire. Alors juste un verre convient parfaitement au blond qui redresse la tête, doigts glissant dans les poches de son pantalon d’uniforme. « Juste un verre. » qu’il répète, comme pour rassurer le grand effrayé. Thorn pense pertinemment savoir ce qu’il craint, car le blond l’a lui-même craint quelques années plus tôt. La dangerosité de l’attirance que l’on ne peut contrôler. Une partie gagnée n’est rien sans le choix draconien, laisser sa pseudo victime choisir son sort et ainsi se dédouaner en cas de problème. Le blond se le permet car il est en situation de force et clairement à son avantage, ce qui agace l’autre blondinet, assurément. Ca se lit sur ses regards jetés de biais, aux mâchoires qui se crispent adorablement et tout ça l’amuse énormément, Thorn. A la réponse d’Erebe, il ricane doucement en détournant le regard vers la rue, pour assimiler à l’endroit où ils se sont arrêtés suite à leur course poursuite. « T’ai-je mis le couteau sous la gorge ? Pas que je sache. » qu’il réplique vis-à-vis du temps que souhaite rester son ancien compagnon d’études. « Ce ne serait pas franchement digne de notre rang… ». Ca le serait, pour un Macanthos mais probablement pas pour un Sielle.

Son sourire se lit dans ses prunelles étranges tandis qu’il désigne la rue de la main à l’attention d’Erebe, un après-toi non dissimulé, marche se mettant en route à la seconde où Erebe passe devant lui. Ils allaient devoir marcher un moment mais son logement de fonction n’était pas très loin, du moins il ne se trouvait pas là où leurs familles habitent assurément. Les hauts d’aureus sont trop hauts perchés pour des logements de fonction, mais ils ne sont pas aux pieds de la pollution non plus. C’est en silence qu’il avance, non sans conserver ses airs de confiance en lui qui en irritent plus d’un. Ainsi l’on croirait que les deux étaient obligés de coopérer dans le cadre d’une affaire, si les coups d’œil se faisaient trop insistants, mais plus ils remontent et moins la population ne s’intéresse à eux. A dire vrai, elle se fait de plus en plus rare à mesure qu’ils atteignent les hauteurs de la petite ville. Arrivant finalement en face d’un bâtiment sobre mais non décharné, il pousse la porte du rez-de-chaussée et entame la lente montée. Il habite au dernier étage du bâtiment de quatre étage, , les logements occupant en général tout un étage pour eux seuls. Cela n’a toutefois rien à envier aux manoirs de leurs familles respectives mais Thorn s’y sent bien et à sa place. Arrivé en haut des marches, il sort la clé de la poche intérieure de sa veste et invite Erebe à pénétrer dans son monde. « Après toi. » qu’il lâche cette fois juste avant de le suivre et refermer la porte derrière eux – pas à clé. Pris d’habitude quotidienne, il avance dans le petit couloir de l’entrée qui donne directement sur le salon, une large pièce à vivre où la lumière filtre même s’il ne s’agit pas tout à fait du soleil. Le soleil d’ailleurs, est lentement en train de tomber à mesure que se profile la fin d’après-midi. La décoration n’est pas austère mais pas nécessairement colorée non plus, elle est juste sobre comme il faut et le mobilier confortable et opérationnel. D’un crépitement de doigts, la télévision s’allume en arrière-plan tandis qu’il disparait derrière le bar pour rejoindre la cuisine ouverte. « Qu’est-ce que tu bois ? » qu’il demande en se séparant de sa veste d’uniforme qui commençait sérieusement à l’étrangler. Il n’aime pas la porter sur la journée entière. « Tu peux t’asseoir tu sais, je vais pas te descendre. ». Petite pique qui le fait à nouveau sourire pendant qu’il fouille dans son frigo et ses placard, sortant une bouteille de bière et de l’alcool plus fort. « Comment ça se fait que tu as décidé de devenir flic ? ». Question innocente ? Peut-être pas.      



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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Ven 26 Avr - 21:30
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Langue affamée qui claqua contre mon palais à l'écoute de ce rire que tu te plus à laisser s'évader de tes lèvres à mes mots. Comme si toute cette histoire n'était qu'un jeu, et peut-être l'était-ce au fond, à tes yeux. J'étais pourtant loin d'être le plus arrogant des Sielle, mais à lorgner dans ta direction en train d'observer les lieux pour te repérer, suite à ce droit de m'entrainer jusque chez toi que je t'accordais, ce fut avec rancune et dédain que je redessinait mentalement tes traits dans mon esprit. T’ai-je mis le couteau sous la gorge ? Pas que je sache. Ce ne serait pas franchement digne de notre rang… Non. Bien sûr que non que tu n'avais sorti aucune arme, tu n'avais fait qu'user de subterfuges, de ces paroles qui avaient su trouver si facilement un écho au fond de mon être. Je pinçai silencieusement les lèvres, inutile après tout de te donner de la matière, ni même une quelconque importance. Mes mots t'en offriraient sans aucun doute. Les murmures frauduleux chargés de rancune ne te rendraient que plus victorieux de la destination que nous allions prendre, et à laquelle tu m'invitas d'un geste de la main. Également silencieux. J'obtempérai, incapable de répudier l'invitation déjà acceptée. Il me fallait aller au bout, cheminer à tes côtés dans ces rues où nous captivâmes quelques regards, intrigués de nous voir côte à côte, plus encore lorsque l'on connaissait nos patronymes.  Mais la contrariété blasée qui s'étirait sur mes traits était très éloignée d'un quelconque plaisir à partager la même destination que la tienne. Toi-même, tu restais silencieux, cheminant avec cette confiance irritante qui divaguait de ton être. Il ne semblait rien y avoir d'autre qu'une obligation à partager quelques instants. Pas un regard ne revint s'égarer sur ton être, malgré l'envie qui semblait s'éveiller dans mes entrailles. T'observer, déterminer la menace avec plus d'exactitude. Battements saccadés. Myocarde qui ne parvenait à retrouver son calme malgré l'apparence posée qui était la mienne. Cheminement qui me parut moins interminable que je l'aurais voulu lorsque je te vis pivoter vers un bâtiment où devait se trouver ton logement. Et si tu poussas la porte, ce ne fut que pour me voir t'emboîter le pas et gravir à ta suite les marches nous menant jusqu'au dernier étage de la bâtisse. Jusqu'à cette porte que tu ouvris avant de m'inviter à y entrer, ce que je fis, m'engageant dans ce couloir que je ne connais pas, observant les lieux, les analysant également, tout en prêtant attention à ta manière de refermer derrière nous. Peut-être aurais-tu conscience des mouvements erratiques de mon palpitant si tu nous avais réellement enfermé, ou de la réaction négative que j'aurais pu avoir à l'abri des regards. Quoique s'en prendre à un capitaine de l'armée ne serait sûrement pas l'idée du siècle.

Mes lèvres se pincèrent à cette idée, alors que je terminais de te suivre jusqu'à ce salon à la sobriété trop semblable à mon propre appartement, bien qu'un peu plus décoré sans doute. Familiarité troublante, qui aurait pu te sauter aux yeux si nous nous y trouvions. C'était ce qui surprenait sans cesse. Ces couleurs monochromes, mais tu avais pris le temps d'une décoration sommaire, contrairement à moi. Je ne pris conscience qu'à cet instant que tu m'invitais dans ton univers pour une obscure raison. Cela faisait près de sept ans que nous ne nous étions pas revus, et il ne faisait aucun doute que j'avais veillé à te chasser de mes souvenirs à force de dévotion aux miens, au Cercle. Étouffant cette félonie de t'avoir désiré, d'avoir apprécié le contact de nos êtres. Le manteau s'attardant sur mes épaules, mes mains enfouies dans mes poches, mon regard se tourna vers la télévision qui venait de s'allumer juste comme ça. Qu’est-ce que tu bois ? Question qui laissa mon regard revenir sur toi, te suivant des yeux, te regardant te débarrasser de ta veste pour dévoiler un peu plus ce qu'elle ne faisait que souligner. « Un whisky si tu as. » Le seul et unique verre que je t'avais promis. Ces cinq petites minutes que je te concédais. Tu peux t’asseoir tu sais, je vais pas te descendre. Si je ne vis pas ton sourire, je n'eus aucun mal à l'imaginer alors que je te fusillais du mien. Mais je m'assis sur le canapé, sans pour autant retirer la moindre couche de vêtements, de sorte à te rappeler que je ne resterai pas longtemps. Comment ça se fait que tu as décidé de devenir flic ? Cette question me prit au dépourvu, je ne pensais pas que cela pourrait t'intéresser. Et cela revêtait un caractère plus privé que tu ne l'imaginais sans doute. Après tout, comment pourrais-tu savoir que c'était à cause de toi que j'avais bifurqué, emprunté une autre voie. Pour te fuir toi et les désirs inavouables qui brûlaient mon être à longueur de temps. « Tu comptes réellement faire ça ? Comme si on était de vieux amis de l'école militaire ? Rappelle-toi Macanthos, on n'a jamais vraiment parlé tous les deux. » Sur la défensive, ce fut l'ombre d'une moquerie qui perla à chacun de mes mots, jusqu'à regretter la dernière phrase qui s'échappa de mes lippes. Erreur grossière. Maladresse qui me collait à la peau lorsque cela concernait ces évocations malsaines. Je me raclai légèrement la gorge, avant de reprendre. « Mais pour satisfaire ta curiosité, je préfère les enquêtes et la justice. » Si ce n'était pas l'absolue vérité, elle n'en était pourtant pas dépourvue. J'aimais le terrain, creuser, m'intéresser, me renseigner, jusqu'à parvenir à interpeler des êtres. Je préférais cela à la rigueur militaire que j'avais esquissée tout d'abord pour tenter de dominer mes pulsions. Et tu étais apparu, toi, le démon de la tentation auquel je n'étais définitivement toujours pas insensible. Si j'étais aussi tendu, ce n'était pas pour rien. Si mon cœur battait si fort, c'était qu'il y avait bien une raison. Je luttais pour ce contrôle. Je combattais, à la fois pour rester, m'opposer à toi, et résister à ce désir inassouvi qui me brûlait de l'intérieur. Je lacérais les interrogations muettes inavouables qui venaient toquer à mon esprit. Et je te détestais d'être aussi à ton aise, comme si tout cela n'avait pas l'ombre d'une importance.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Sam 27 Avr - 14:44

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Du chemin, seuls des regards en coin ont été jeté au Sielle avançant à ses côtés. Mains dans les poches et au vu de l’heure à laquelle ils ont pris la route pour rentrer chez le Macanthos ils n’ont croisé que quelques coups d’œil curieux mais aucun qui n’aurait pu leur porter un quelconque préjudice. Arrivé chez lui, Thorn reprend les habitudes qui sont les siennes sans s’inquiéter de ce que pourrait bien penser Erebe qui le suit. Fermer la porte à clé n’aurait aucun intérêt étant donné qu’il est le seul à occuper l’étage. Qui plus est, il ne voudrait pas inspirer une certaine forme de crainte auprès de son ancien camarade d’école. Quand bien même ils n’aient jamais vraiment été amis. Veste posée sur l’une des chaises du bar, le blond demande au second ce qu’il souhaite boire, visiblement bon hôte malgré ses airs bourrus et trop confiants. Il en profite pendant ce temps pour retirer ses chaussures aussi serrées que le reste et soupirer d’aise une fois en chaussettes. « J’en ai. » qu’il répond d’un fin sourire en ouvrant un autre placard d’où il sort une bouteille à peine entamée qu’il dépose sur le bar. Aussitôt posée, il lève ses yeux bicolores sur le Sielle et lui annonce alors qu’il est libre de s’asseoir, même s’il ne compte rester que cinq minutes. Une fois qu’Erebe s’exécute enfin, Thorn sort deux verres à whisky et les serre tous deux. La question qui s’échappe de ses lèvres se fait véritablement sérieuse, il est définitivement en train de jouer au jeu de la conversation comme si de rien était. Comme si leur histoire consistait en un peu plus qu’un simple échange de langues. Dans le fond, Sielle aura beau dire ce qu’il veut, pour le Macanthos ces quelques minutes volées n’étaient que la résultante de nombreuses autres à l’observer, à l’époque. Sûrement est-ce pour cette raison qu’il a un peu l’impression de le connaître plus que ce que le magnetron peut bien supporter. Certes, il ne sait rien de ses goûts, n’a pu gratter que la surface de l’iceberg et ne connait donc rien de la face cachée du même iceberg. Et quel iceberg. Erebe est aussi raide qu’un piquet, assis sur son canapé de cuir et toujours vêtu de sa veste.

Tu comptes réellement faire ça ? Comme si on était de vieux amis de l'école militaire ? Rappelle-toi Macanthos, on n'a jamais vraiment parlé tous les deux. Occupé à regarder ses verres dans lesquels il vient mettre un glaçon, l’air moqueur du Sielle ne passe pas inaperçu et ne le fait que sourire davantage. Relevant alors ses prunelles sur lui, Thorn plisse le nez. « Non, en effet. » qu’il rétorque à la dernière phrase d’ores et déjà regrettée. « On ne peut pas dire qu’on ait eu le temps. ». Le blond avait pris la poudre d’escampette avant même que le second n’ait pu dire quoi que ce soit à son encontre. Malgré tout, et bien qu’il n’espère pas de réponse, cette dernière arrive et ne le laisse qu’à demi convaincu même s’il s’en accommode dans un premier temps. Télévision allumée à bas volume, le capitaine attrape ses deux verres, bouteille sous le bras et vient les déposer sur la table basse en face d’Erebe. Une mèche lui tombe devant les yeux et il souffle vers le haut pour essayer de la déplacer tandis qu’il récupère ladite bouteille d’alcool et la pose à proximité de son propre verre. Ainsi son ancien camarade ne pourrait pas lui faire une nouvelle fois la réflexion qu’il ne resterait pas. « Car dans l’armée il n’y a pas de justice ? C’est ce que tu penses vraiment ? ». D’un geste, il tend l’un des verres en direction du principal intéressé, attrape le sien puis vient enfin prendre place sur le canapé. Sans la moindre gêne – il est chez lui après tout, le jeune homme s’installe aux côtés du Sielle, sans doute même est-il un peu trop près, sa cuisse touchant la sienne. Il n’est pas perturbé le moins du monde et sirote déjà son verre comme si de rien était. En réalité, Thorn ne sait pas s’ils sont censés en parler ou non. « On m’avait promis un whisky de qualité, je crois bien en être déçu. » qu’il fait remarquer distraitement en s’enfonçant un peu plus dans le canapé. « J’imagine que si t’es flic, t’as une insigne ? ». Intrigué par le propre uniforme d’Erebe, Thorn se redresse sans prévenir et vient effleurer l’insigne du bout des doigts au risque de se faire frapper cette fois-ci. Il inspecte ensuite les coutures de ses doigts – toujours – et remonte jusqu’à l’épaule, visage à proximité du sien. « Hm. Ils se sont pas foutus de ta gueule. ». Remarque qui s’envole alors qu’il sent son myocarde refaire une embardée.

Ses émotions ne se lisent pas actuellement sur son visage mais le jeune homme n’est pas aussi fier que ne l’est le Sielle à côté de lui. Il sent bien l’atmosphère qui s’alourdit et devient de plus en plus tendue sans que cela ne soit la résultante de son pouvoir. Il sent bien les non-dits qui s’accumulent en silence alors qu’il le scrute discrètement de temps à autre, dos venant retrouver le dossier du canapé de cuir. Verre serré entre ses doigts, la lap d’alcool glisse de manière bien plus importante au creux de sa gorge comme une volonté de se griser un peu plus l’esprit et ne pas trop penser. D’une petite tape donnée contre la cuisse d’Erebe, il avale avant de reprendre la parole. « Je te propose un jeu, pour les trois minutes qui restent. ». Il esquisse un bref sourire en coin, amusé qu’il est de faire référence aux minutes. « Une question contre une question, pour que ce soit juste et équitable. J’en ai déjà posé plusieurs, à ton tour. ». Oui, c’est à croire que Macanthos est définitivement sérieux, au point de vouloir en apprendre plus sur celui à qui il aurait dû faire la guerre…      



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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Sam 27 Avr - 17:06
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Du whisky, cela ne me fera pas de mal. Du moins, un simple verre n'aura aucune incidence, et j'imaginais sans difficulté que la brûlure de la liqueur ambrée appuierait même mon  assurance. Pas que je puisse être déstabilisé. Pas que je sois si facilement mis mal à l'aise. Mais les souvenirs nimbés d'autrefois, n'étaient qu'une saveur d'inachevé qui me torturait. Puis vint cette question, celle qui effleurait ce point sensible et me poussa à répliquer, moqueur, allant même trop loin dans l'esquisse de cet autrefois partagé. Amertume au creux de la langue, j'aurais préféré que tu ne relèves rien de mes mots échoués. Ton nez se retroussa pourtant. Non, en effet. On ne peut pas dire qu’on ait eu le temps Tes paroles ponctuèrent les miennes. Faisant référence à ma fuite. Étalant du bout des lèvres une vérité que nous n'avions pas à aborder. Aussi préférais-je te contenter d'une réponse à ta question précédente, semblant de vrai, pas l'intégralité, mais celle qui était devenue la version officielle de cette décision d'autrefois qui m'avait mené au poste que j'occupais à ce jour. Tu parus d'ailleurs t'en contenter tout en menant à la table nos verres, et cette bouteille que tu plaças près du tien, comme pour me convaincre que tu avais compris mon message, que je ne comptais pas rester et que c'était le tien que tu resservirais. Mon regard s'attarda sur tes pieds en chaussettes, cette apparence si décontractée que tu m'offrais, à moi, celui au patronyme ennemi. Celui dont le myocarde trébucha à ce souffle cherchant à faire disparaître une mèche devant ton regard. Car dans l’armée il n’y a pas de justice ? C’est ce que tu penses vraiment ? Mes doigts se tendirent pour s'emparer du verre que tu me tendais, les lèvres se pinçant légèrement pour répliquer : « Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. » Je me méfiais des interprétations, et même si j'avais trouvé ma place au sein de la police d'Aureus, il ne faisait aucun doute que je trouvais le carcan de l'armée plus étriqué, d'autant plus qu'il dépendait directement des ordres du gouvernement. Que des espions rôdaient à chaque coin de rue, et qu'il était si facile d'être accusé de trahison pour un mot déplacé. Tes pas te ramenèrent brusquement à moi, ou plus précisément à mes côtés, ta jambe frôlant la mienne et si je restai stoïque, immobile, figé l'espace d'un e seconde, ce fut pour finalement souffler cette précision. « C'est différent. » Le cœur qui s'agita. Le regard qui glissa sur ta jambe, avant de me décider à avaler une partie du liquide alcoolisé de mon verre. Tendu à tes côtés, silencieux, ne voulant rien ajouter de particuliers. Ce fut toi qui repris, une nouvelle fois, comme si le bruit de fond de la télévision ne suffisait pas. Comme si tu désirais réellement que nous puissions parler l'un avec l'autre. On m’avait promis un whisky de qualité, je crois bien en être déçu Peut-être ne savais-tu tout simplement pas où t'approvisionner.

J'allais ouvrir les lèvres, te le souffler avec l'indifférence de celui qui a ses adresses, ses relations. Mais tu me pris de vitesse. J’imagine que si t’es flic, t’as une insigne ? Froncement de sourcils pour première réponse à cette question risible à mon sens. Qu'espérais-tu ? Que je n'en sois pas réellement un ? Que dans la rue, tout à l'heure, tu ais vu quelque chose que tu avais mal interprété ? « Bien sûr. » que j'eus tout juste le temps de répliquer, avant que tu n'en viennes à te redresser, tes doigts glissant sur l'insigne qui était mienne, suspendant mon souffle, à nouveau statue de sel dans cet appartement, sur ce canapé. Pulpes qui divaguent, suivent les coutures, gravissent l'imprenable. Respiration qui s'accélère. Avais-tu seulement conscience que tu te permettaient plus que n'importe quel autre à cette seconde ? Mes doigts se crispèrent sur mon verre, jointures blanchissant à vue d'œil. Hm. Ils se sont pas foutus de ta gueule. Tu paraissais ne rien remarquer, continuant à badiner des propos distraits, alors que j'avais l'impression d'étouffer, de sentir une chaleur trop brûlante tenter de me rappeler que mon manteau était de trop. Par Valdios ! Lutte intestine sur ce contrôle que je cherchais à conserver. Nouveau raclement de gorge. « Ouais. » Et je descendis la fin de mon verre d'une traite. Brûlure familière, salvatrice. Je n'avais que trop conscience d'avoir pris la bonne décision autrefois, d'avoir esquivé un chemin trop commun, alors que j'avais l'impression d'être oppressé par ces instants, par cette attirance qui s'enlisait à nos côtés. Mais comme autrefois, tu étais le plus à l'aise de nous deux. Comme autrefois, tu étais le joueur le plus adroit et j'en manquais cruellement. Ta main claqua brusquement, légèrement, ma cuisse, laissant mon regard se braquer à l'endroit en question, geste terriblement familier à cents lieues de ce que je permettais à qui que ce soit. Je te propose un jeu, pour les trois minutes qui restent. Ton sourire contre les saccades de mon myocarde. Ton regard contre la suspicion du mien. Une question contre une question, pour que ce soit juste et équitable. J’en ai déjà posé plusieurs, à ton tour. Je ne parvenais pas à te suivre, ni même à te comprendre, alors que tu m'offrais l'opportunité de te questionner. Un Macanthos à la disposition d'un Sielle, c'était presque trop beau, trop parfait. Le Cercle n'aurait jamais craché sur une telle occasion, tant que tout était maîtrisé. Mais ce n'était pas à cela que je pensais à cet instant, alors que je posais mon verre sur la table, et me redressais avec nonchalance pour finalement retirer mon manteau, me débarrasser de ce carcan personnel que je posai avec précaution sur le rebord du canapé. « A quoi ça rime tout ça ? Je suis quoi ? Ton nouvel amusement d'une journée ennuyante ? Une mission, peut-être ? » Paroles inquisitrices tout en me rasseyant, un peu plus à l'écart de toi, Macanthos, tendant la main vers la bouteille pour me resservir un verre. Le deuxième. Je manquais déjà à mes engagements, mais tu m'offrais la possibilité de savoir, et je le voulais. « Et qu'est-ce que ça peut te faire de savoir pourquoi je suis devenu flic ? » Peut-être aussi, et que Valdios me pardonne, que c'était l'étrange aura entre nous qui me retenait entre ces murs, me poussait à tremper mes lèvres dans ce whisky passable. A me laisser envahir par d'autres questions plus stupides qui ne franchiraient jamais mes lippes. Bleu de mon regard se perdant dans l'hétérochromie du tien.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Dim 28 Avr - 15:26

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L’atmosphère est si tendue que Thorn n’arrive à savoir comment il fait pour garder sa contenance légendaire et ce petit air de jeu. Sûrement est-ce grâce à l’armée et son aspect si rigide comme le pense Erebe. Oui, l’armée est sûrement plus étriquée et trop réglementée pour que le Sielle n’y trouve pleinement sa place, en cela la réponse du blond à l’égard de l’autre n’est pas entièrement fausse. Il y a néanmoins cet autre sujet qu’ils ne font que survoler, sans aborder réellement le baiser échangé ou même la fuite du contrarié. Ce même contrarié qui ne parvient pas à se détendre à ses côtés, plus raide qu’un piquet, aussi coincé qu’un glaçon en plein hiver. La télévision ne parvient pas à combler le malaise évident qui flotte autour du magnetron. Macanthos est conscient que leurs patronymes n’aident pas à la détente, différences d’idées qui suivent leurs familles depuis quelques générations, mais en présence d’Erebe c’est comme s’il était prêt à y faire abstraction et sûrement qu’il ne s’agissait que de cela. Il n’y a aucune stratégie de nom derrière son jeu, rien de plus qu’une envie certaine de plaire. Thorn n’a jamais nié l’attirance, puisque c’est lui qui a engagé les hostilités des années auparavant. Il n’a donc aucune honte à se redresser, effleurer du bout des doigts l’insigne de la veste policière et frôler du regard ce visage à proximité du sien. Il ne voit pas que Sielle retient presque sa respiration quand son propre myocarde bat soudainement plus vite dans sa poitrine. Le jeune homme sent toutefois que l’autre se raidit, comme s’il luttait contre une envie irrépressible… Mais laquelle ? Est-ce celle à laquelle il aimerait penser ? Ou est-ce qu’il ne s’agit qu’une envie irrépressible de lui en coller une ? Voire même de le tuer ? Tant de non-dits qui ouvrent le champ des possibles, ça pourrait presque agacer le capitaine de l’armée.

Le commissaire lui répond à peine quand Thorn reprend sa position initiale dans le canapé, dos enfoncé contre le dossier. C’est alors qu’il le voit terminer son verre sans attendre. Erebe serait-il gêné d’une quelconque manière ? Le blond réprime un sourire amusé de venir étirer les traits de son visage, pour ne pas contrarier davantage l’autre qui est à côté de lui. Finalement, l’alcool coulerait bien à flot en cette fin de journée. Plus tactile qu’avec n’importe qui en sa présence, sa main vient claquer contre la cuisse par surprise dans un sursaut de révélation. Une folle idée, encore un jeu mené à la baguette qui pourrait s’avérer dangereux si pris avec le plus grand sérieux. Thorn propose l’équité en question contre question, notant dans un coin de sa tête le regard clair et glissant d’Erebe contre la cuisse claquée quelques secondes avant. Silencieux, attendant que la première question ne tombe, le blondinet observe sagement verre à la main la veste tomber des épaules de son ancien camarade. Sielle a finalement cédé sur ce point également, debout sur ses pieds quand Macanthos demeure assis à siroter tranquillement son premier verre. Il ne crie toutefois pas victoire pour autant, il serait idiot de penser la partie gagnée. Il est rare de gagner du premier coup, Thorn ne le sait que trop bien. A quoi ça rime tout ça ? Je suis quoi ? Ton nouvel amusement d'une journée ennuyante ? Une mission, peut-être ? Thorn baisse les yeux sur son verre, fin sourire énigmatique au coin des lèvres. Il le laisse s’asseoir un peu plus loin de lui sans s’en inquiéter, glisse ses yeux bicolores sur la main qui vient se saisir de la bouteille laissée là dans ce seul but de se resservir et conserve son insondable silence. A dessein, assurément, car la seconde question vient rapidement rejoindre la principale. Tant de suspicion dans un seul homme qu’il pense pour lui-même en penchant doucement la tête sur le côté et balayant une mèche blonde en arrière par réflexe. Leurs prunelles respectives se trouvent, Thorn légèrement affalé dans son canapé qui fait tourner son whisky dans le fond de son verre, jambe se croisant alors sur l’autre sans que leurs regards ne se quittent. Ce n’est qu’au bout de longues secondes de silence qu’il reprend la parole. « L’armée ne s’intéresse pas à la Police et encore moins aux Sielle. Cela n’a donc rien d’une mission. ». Il hausse les épaules. « Je sais que nos noms respectifs ne signifient pas amitié, loin de là, mais peut-être que c’est justement parce que nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de nous parler que je me suis dit qu’un verre serait la moindre des choses après ce qu’il a bien pu se passer cette fois-là. On ne peut pas dire s’être quittés en bons termes. ». Erebe souhaitait une réponse, il en avait une. « Pour ce qui est de mon intérêt sur ta carrière, ce n’est qu’une question de curiosité personnelle car tu semblais plutôt être bien intégré à l’école militaire. Ça m’a juste surpris que tu abandonnes la chose avant l’année suivante. ». Lentement, Thorn se redresse pour mieux se pencher et piquer la bouteille de whisky à son tour. Il se resserre en se mordant la lèvre inférieure, évitant de croiser le regard du blond qu’il sait assis non loin de là. Il y a bien une question qui le brûle de l’intérieur, l’une de celles qu’il s’est toujours posé mais il hésite à l’exprimer à haute voix. Il n’aurait pourtant probablement pas de nouvelle occasion que celle-ci. « Je me suis toujours demandé si… ». Sa tête se tourne vers le Sielle qu’il observe sans trace de gêne, captant une nouvelle fois son regard pendant que son cœur bat à un rythme effréné. « Si c’est à cause de moi que tu as arrêté. De ce que j’ai… fait ? ».    


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Dim 28 Avr - 16:27
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Ce que je pouvais détester ce sourire énigmatique à tes lèvres, alors que tu semblais vouloir réfléchir à ce que tu allais bien pouvoir dire. Tu ménageais tes effets, ombre plus politique qu'il ne le semblait d'un prime abord. Ou peut-être n'attendais-tu que cette autre question qui frôla mes lippes, venant guider ton regard vers le mien, ta jambe se hissant sur l'autre sans que ne me vienne l'idée de briser le contact de nos prunelles. Les secondes s'éternisaient, le verre persistant entre mes doigts. Nonchalante position que tu m'offrais. Nonchalante inclinaison face à la suspicion qui contaminait mes veines, parce que nos familles ne s'appréciaient pas, parce que les espions rôdaient dans ce monde invisible, que l'immatérialité de nos souvenirs n'avait justement aucune raison de prendre vie en cet instant. L’armée ne s’intéresse pas à la Police et encore moins aux Sielle. Cela n’a donc rien d’une mission Tes premiers mots, ceux que tu soufflas en haussant les épaules, comme pour m'apporter une réponse des plus simples et des plus honnêtes. D'un autre côté, j'avais la certitude, à la condition que je te crois sur parole, que l'armée n'avait rien à reprocher, rien à suspecter envers les Sielle. Je t'écoutais simplement me parler de ces patronymes, de cette symbolique qu'aucun de nous ne pouvait ignorer. Sans t'interrompre, juste te laisser poursuivre, alors que j'avalais distraitement une nouvelle gorgée du breuvage alcoolisé. Me donner contenance alors que tu poursuivais, évoquais... je me suis dit qu’un verre serait la moindre des choses après ce qu’il a bien pu se passer cette fois-là. On ne peut pas dire s’être quittés en bons termes L'ironie d'un sourire nimba mes lippes à cette évocation, mes iris s'abîmant sans y penser sur l'écran dont le discours en sourdine ne me parvenait pas. Je ne tentais même pas de le percevoir au fond, il n'y avait que ton timbre qui captivait mon attention, me ramenait à avoir si parfaitement conscience de l'endroit où tu te trouvais alors que tu évoquais mon abandon inexpliqué, ma volonté à emprunter une autre voie que celle à laquelle je m'étais destiné depuis mes douze ans. Celle que j'avais choisie pour étouffer mes instincts les plus inavouables, et tu... Oui, toi, tu étais apparu, et tes lèvres avaient eu raison du reste. Tu avais détruit jusqu'à la plus malingre détermination à vouloir comprendre pourquoi je n'avais pas pu avec elle, alors qu'en ta présence, tout avait semblé si simple, si... répugnance infâme envers mon être.

Un mouvement de ta part et je revins poser mon regard sur toi, suivre tes mouvements, te regarder te resservir sous l'écho malsain d'un palpitant endiablé. Tout pouvait se tenir. Toutes tes réponses avaient un sens : la curiosité, l'envie de savoir. Je me suis toujours demandé si… Si ? Les questions restaient silencieuses dans mon esprit, mais je savais qu'elle serait la dernière, à mes yeux la discussion était presque close. Qu'y avait-il de plus à dire ? A ajouter ? Nous n'avions aucune raison de nous séparer en meilleurs termes. Et cette attirance qui grouillait toujours au fond de moi devait s'arrêter. Nos regards se croisèrent à nouveau. Si c’est à cause de moi que tu as arrêté. De ce que j’ai… fait ? J'eus l'impression que l'on me privait de mon souffle, que mon myocarde avait décidé de me rendre sourd à chacun de ses coups de tambours. Le muscle à ma mâchoire tressauta sous la tension qui sembla se glisser à l'intérieur de mon être. « C'était contre-nature. » fut tout ce qui parvint à s'élever de mes lèvres. Peut-être à travers ces mots je t'apportais la réponse que tu réclamais, celle qui te révélait qu'effectivement, j'étais parti à cause de ça. « La religion l'interdit. » Présent désagréable à mes lèvres, j'avalai la fin de mon verre pour finir par le reposer brutalement sur la table basse. Parce que la religion continuait à l'interdire, et je continuais à me détester d'avoir cette faiblesse, cette déviance pour le même sexe, cette incapacité à désirer celui qu'il faudrait. Alors oui, j'avais tout plaqué pour tenter de rester sur le droit chemin, pour éliminer la plus grande tentation que j'avais pu croiser jusqu'alors : l'ennemi des miens auquel j'avais rendu son baiser et qui hantait mes nuits. Rancune tenace que tu pus sans doute lire dans mon regard avant que je le détourne. Mais c'était plus à moi que j'en voulais, à la noyade calculée à laquelle je m'adonnais dans les bas-fonds d'Aureus pour étancher mes besoins, à ce désir que tu parvenais à faire naître en moi sans raison valable, faisant cavaler mon cœur. « J'ai bu ton verre et les cinq minutes sont passées. » Me raccrocher à mes règles, j'avais lâché ces mots presque froidement avant de me relever pour... fuir ? Oui, précisément. Déguerpir de ton existence comme autrefois, et je n'en éprouvais pas la moindre honte, parce que tu avais la saveur de l'inconnu trop familier, d'un besoin crépitant que je pourrais haïr avec facilité.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Dim 28 Avr - 19:29

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L’heure n’est plus aux faux semblants, pas en ce qui concerne les interrogations. Si ce devait être son unique chance de savoir pourquoi Erebe avait quitté l’armée aussitôt après leur échange de ce soir-là, il ne lâcherait pas le morceau. C’est donc une question sincère qu’il pose, réelle interrogation qu’il a eu à son encontre face aux faits. Face à la situation de l’époque. Et si elle est plutôt dure à prononcer à voix haute, Thorn prend son courage à deux mains et saute le pas sans savoir à quoi s’attendre. Il soupçonne le Sielle d’être sur la défensive et de le devenir encore plus, comme lors du coup de poing qui avait fait couler le sang argenté des années plus tôt, mais il n’est sûr de rien à présent. C'était contre-nature. Voilà la réponse qu’il lui offre presque aussitôt une fois que la réaction fut lisible sur ses traits, car les yeux bicolores n’ont rien manqué de la ligne de sa mâchoire serrée et tressaillant. La religion l'interdit. La religion, oui. Les Macanthos aussi ont leur propre respect des traditions et de la religion qui s’applique à tous, mais Thorn ne croit qu’au pouvoir de la famille et en leurs capacités de guerriers. L’interdit est tout ce qu’il cherche du doigt, rébellion personnelle d’abord inconsciente puis bien plus prompt à la défiance au moment de l’adolescence. Erebe devait être un test, l’ultime bravade de l’époque avant que l’attirance ne se fasse bien réelle et palpable, jusqu’à ce qu’il ne tente enfin ce goût d’interdit et s’en sente étonnamment plus comblé que prévu. On désire toujours ce que l’on a pas. Fronçant les sourcils, le blond déglutit difficilement. Le second verre est terminé mais Macanthos n’a que le loisir d’observer Sielle se lever dans le but de quitter la pièce, l’appartement tout entier. Il veut fuir une seconde fois. J'ai bu ton verre et les cinq minutes sont passées. Le palpitant rageur, contrarié de n’être considéré comme une erreur quand il avait pourtant senti l’envie derrière le goût de ses lèvres, Thorn a le regard qui se fait soudainement glace quand il imite le geste de l’autre, termine son verre, le pose sur la table basse puis se lève à son tour. Après un silence qui parait durer une éternité, il se refuse de quitter cet autre des yeux. « Ca n’a pourtant pas eu l’air de te déranger. » qu’il prononce d’une voix plus froide, contournant la table basse pour venir faire face à Erebe. « Contre-nature dis-tu ? Depuis quand un Sielle se contente-t-il de jouer le rôle du chien des éléments supérieurs ? Parce qu’on te dit que c’est interdit, tu les crois aveuglément ? N’es-tu pas capable d’avoir tes propres opinions sur la question ? ». Dans le fond, Thorn n’était pas non plus un exemple côté obéissance, il était lui-même prisonnier de son propre carcan, mais voir ainsi un aussi puissant déni de la part du blond alors qu’ils avaient tous deux ressentis la même chose cette nuit-là était un mensonge éhonté qu’il ne pouvait supporter, lui, le trop franc du collier.

D’un pas de plus, il se rapproche, à portée de coup de poing, à portée d’autres choses. Il se tient droit et ne faiblira pas, pas avant d’avoir posé ses questions. Pas avant d’avoir tout dit. A tort ou à raison. « Ose me regarder dans les yeux et dis-moi que tu n’as pas envie de m’embrasser là tout de suite Sielle. ». Il fronce les sourcils. « Me sors pas un piètre mensonge, sur ce terrain-là désolé de te le dire mais tu ne sais pas mentir. Dis-moi que t’en as pas envie. Dis-moi que ça ne t’a rien fait à l’époque. Dis-le moi, convainc-moi et j’te foutrai la paix. ». Son visage n’est plus qu’à quelques centimètres du sien, il peut sentir le souffle du commissaire s’échouer contre sa peau et réciproquement. Il le fixe de son air sévère, de ses yeux qui commencent à lentement briller sous les effets de l’alcool. Pas assez pour être ivre, mais assez pour délier les langues. « Contre-nature ou pas, agaçant ou pas, moi j’en ai envie. Et je refuse de me détester pour ça. ». Il ne ment pas. Thorn Macanthos sait mentir mais n’en use que rarement. Il n’a aucune raison de le faire, en cet instant il n’y a nul mensonge à raconter, juste la pure et stricte vérité. Aussi dérangeante soit-elle. Aussi dangereuse soit-elle. Il n’y a personne pour entendre, personne pour observer ou même juger. Il n’y a qu’eux dans cette maudite pièce, eux et leurs égos. Eux et leurs putains de fierté. Devant Erebe, posté entre le couloir de l’entrée et le canapé, il n’y a que Thorn.      


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Dim 28 Avr - 20:49
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Derniers mots jetés, glaciaux, ceux qui mettaient un terme à cet entretien, à ma venue dans cet appartement, à passer ce temps déjà trop long en ta compagnie. A ressentir l'accélération de mon palpitant, la tentation toujours trop vivace à ton encontre. Je m'étais levé, ponctuant le tout, mes doigts s'emparant de mon manteau alors que je t'entendais te mouvoir, délaisser ton verre, et finalement... Ca n’a pourtant pas eu l’air de te déranger. Quoi donc ? Notre baiser ou ces instants dans ton appartement ? La question me brûlait les lèvres, mais je ne voulais pas alimenter la conversation, remettre sur le tapis ce que je désirais clore. Mais tu en avais visiblement décidé autrement, contournant le tout pour venir t'interposer entre moi et la sortie. Soupir calciné à mes lèvres pincées. Je détestais ne serait-ce que l'idée que tu ne puisses pas respecter ma volonté de m'en aller, me laisser en finir une nouvelle fois de ces rencontres qui n'avaient aucune raison d'exister dans mon univers déjà bien tourmenté. Contre-nature dis-tu ? Depuis quand un Sielle se contente-t-il de jouer le rôle du chien des éléments supérieurs ? Parce qu’on te dit que c’est interdit, tu les crois aveuglément ? N’es-tu pas capable d’avoir tes propres opinions sur la question ? « Et toi de respecter ma décision ? » Langue qui claqua contre le palais à ces mots jetés froidement dans ta direction, alors que tu tentais de remettre en cause mes propres croyances, mes propres convictions. Un pas. Juste un seul de plus, mais il fit vaciller le masque glacé de mes traits, alors que les battements qui s'étaient quelque peu apaisés à l'idée de quitter ton antre se remettaient à devenir plus rapides. Si fort. Si droit. Si déterminé. Que l'on aurait pu croire à un combat de conviction à cette seconde. Ose me regarder dans les yeux et dis-moi que tu n’as pas envie de m’embrasser là tout de suite Sielle.

C'était ce que tu voulais entendre de mes lèvres ? Que je ne désirais pas les tiennes ? Mon regard y trébucha pourtant, brièvement, avant d'affronter tes iris, de sentir chaque mot soufflé sur mes traits. J'entrouvris les lèvres, mais d'un froncement de sourcil tu me devanças. Me sors pas un piètre mensonge, sur ce terrain-là désolé de te le dire mais tu ne sais pas mentir. Dis-moi que t’en as pas envie. Dis-moi que ça ne t’a rien fait à l’époque. Dis-le moi, convainc-moi et j’te foutrai la paix Pas de mensonge ? Pourtant je crevais d'envie de t'en souffler un, de te repousser, d'affirmer que ni aujourd'hui, ni à l'époque, j'avais envie de redécouvrir la sensation de tes lippes contre les miennes. Mais ce n'était pas la seule à divaguer à l'intérieur de mon être, à entacher mon âme déjà si souillée. Je serrais les poings, partagé entre ces diverses envies toutes aussi contradictoires les unes que les autres, certaines complémentaires, d'autres plus odieuses. Contre-nature ou pas, agaçant ou pas, moi j’en ai envie. Et je refuse de me détester pour ça. Respiration troublée. Saccadée. J'avais la sensation de trembler. L'envie de... Il n'y avait que toi entre cette sortie que je réclamais, laissant le silence possessif s'emparer de ces secondes. Lutte intérieure de tous les instants. Je n'avais qu'à te le dire, qu'à te mentir, qu'à te chasser une nouvelle fois. Simplicité de l'acte. « J'ai pas envie de t'embrasser. » Ca s'extirpa de mes lèvres sans que je parvienne à y mettre la conviction que j'aurais voulu, parce que c'était tout l'inverse qui ébouillantait mes veines, malmenait mon myocarde, assourdissait ma respiration. Et tu n'avais pas l'ombre d'une idée de combien je pouvais te détester pour ça, pour... fermant les yeux, je passai ma langue sur mes lèvres, juste avant de les presser contre les tiennes. Brièvement, malgré l'envie et la frustration qui en auraient réclamé tellement plus. Contact fugace, éphémère, saveur d'insatisfaction qui nécrosa mon palpitant, assassina mon âme. Le bleu de mon regard se braqua vers le tien. « Moi je me déteste. » Mots crachés plus que soufflés. « Alors fous-moi la paix ! » Marque de dégoût sur mes traits, je te repoussai brutalement, prêt à te contourner, à ficher le camp d'ici. « Définitivement. » J'aurais préféré être capable de te dire tout ce que tu avais réclamé. J'aurais préféré ne pas effleurer tes lippes des miennes. J'aurais préféré ne pas sentir les dérapages incontrôlés d'un myocarde à la dérive. Parce que tu étais dangereux. Pour moi.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mar 30 Avr - 21:39

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Respecter sa décision. Comment était-il censé la respecter alors qu’il ne connaissait pas la vérité ? Ca transpire de tout son être, de cela Macanthos en mettrait sa main au feu, raison pour laquelle il le teste sans relâche. Raison pour laquelle il insiste, afin de mettre le doigt sur ce qu’il pense réellement, le Sielle. Il ne peut y avoir que cette hargne fugace à partir, cette envie indescriptible qui émane de leurs deux êtres sans qu’ils n’y puissent rien changer. Cet élan d’il y a des années, il ne l’avait pas eu par hasard, et encore aujourd’hui, à proximité d’Erebe il sait qu’il a eu raison de le faire. Alors il crache ses mots, les prononce sans la moindre gêne car il n’a pas pour habitude de fuir devant les obstacles ou les difficultés. Thorn les affronte de front, peu importe le résultat. Il assume ses choix, a appris à le faire grâce à ses multiples bravades passées. Déterminé, le guerrier ne veut pas le laisser passer, il se rapproche même davantage à mesure que les palabres s’échappent de ses lippes dont le souffle s’écrase contre la peau du blond en face de lui. J'ai pas envie de t'embrasser. qu’il répond sans se presser, silence plombant l’atmosphère déjà bien lourde et électrisante. Malgré l’émotion qui prend Thorn, l’électricité ambiante n’est pas de son fait pour une fois, elle n’est que perturbante pour eux seuls et uniquement eux, car aucun autre ne la sentirait, cette tension grandissante. Les yeux bicolores ne quittent pas ceux du magnetron, les mots sont sortis mais Macanthos ne les croit pas. Il n’est pas convaincu par ses dires, bien au contraire. Immobile comme une statue, Thorn attend, ne bouge pas et garde juste les sourcils froncés. Son cœur bat la chamade comme jamais sous la crainte qu’un instant Erebe puisse se montrer finalement convainquant, auquel cas il serait obligé de battre en retraite, comme il l’a dit. Thorn ne ment pas, il ne sait pas vraiment. Refusant de quitter l’autre du regard, il le voit fermer les yeux, contrit, puis suit cette langue qui effleure la lèvre inférieure avec envie. Il ne s’en rend même pas compte, si bien qu’à la seconde où les lèvres ennemies se posent contre les siennes il ne a un bref instant de surprise. Papillonnant des yeux, il cherche à répondre aux lippes du Sielle qu’il est déjà trop tard, il a reculé. La plénitude qui fût sienne en un battement de cils s’envola aussi rapidement qu’elle était apparue.  

Décontenancé mais non pas peu fier, Thorn croise le regard azur qui s’assombrit, juste avant que les mots ne se fassent durs, que l’envie de fuite reprenne le dessus sur le doute assaillant son aîné. Moi je me déteste. Alors fous-moi la paix ! Il suffit d’une impulsion pour que Thorn recule à son tour, mais presque aussitôt ses traits se redeviennent sévères, sourcils froncés signifiant qu’il est prêt à en découdre. Sielle commence à le contourner, souffle un définitivement qui laisse le Macanthos de marbre et commence à filer en direction de la porte d’entrée lorsque la main probablement plus rêche que celle du commissaire vient s’accrocher une nouvelle fois au poignet. Il ne dit pas un mot, se sert de toute sa force pour obliger Erebe à se retourner vers lui. Il refuse de lui laisser le temps de partir et refuse d’acquiescer à sa demande tout simplement parce qu’il vient de lui prouver ô combien il a raison. Ô combien cette attirance n’est pas qu’à sens unique et surtout ô combien il lui ment. Ouvertement. C’est pour cela que le blond ne laisse pas le choix à celui qui le captive et l’effraie probablement un peu aussi sans qu’il ne l’admette. C’est pour cela que ses mains viennent s’accrocher avec force au visage du Sielle, paluches posées contre chaque joues argentées. Sans demander la permission, il plaque ses lèvres contre les siennes en réponse au baiser précédent. Il l’embrasse à s’en étouffer, descend ses mains le long du cou pour mieux se saisir du col de sa veste et s’y agripper avec fureur. Il ne veut pas qu’il parte et il refuse d’abandonner. Cède, cède, cède. « Non. » qu’il souffle entre deux prises d’air, le fixant de ses bille hétérochromes. « Pas convaincu. » qu’il souffle une seconde fois d’un ton sec en reprenant son baiser passionné. Son corps se colle au sien, myocarde battant à tout rompre et menaçant d’exploser sous le joug des émotions diverses qui l’assaillent. Sa langue vient percer la barrière de ses dents, cherchant à pousser Erebe jusque dans ses retranchements. Il veut le pousser à craquer, à céder à l’envie qui les malmènent tous les deux. Il ne peut y avoir d’autre échappatoire que celle-là. « Reste. ». Comme une supplique…  


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mar 30 Avr - 23:11
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Je t'avais repoussé après avoir effleuré tes lèvres, et tu avais reculé d'un pas, me permettant de te jeter au visage de me foutre définitivement la paix. Il le fallait. Mal nécessaire, frustration tenace qui s'acharnait de ses serres. Victoire au bout du couloir, j'avançais pour quitter ces murs, m'éloigner de ton antre, échapper à ce désir incontrôlable que les années n'étaient pas parvenu à éteindre, incendie incontrôlable que je savais si dangereux. Flammes vacillantes, prêtes à nous dévorer. J'avançais vers la sortie, plus déterminé que jamais, myocarde tambourinant dans la prison de son être, mais tes doigts revinrent agripper mon poignet. Encore ? Par Valdios tu ne pouvais pas comprendre ce que "fous-moi la paix" pouvait signifier ? Simplement respecter ma décision ? Non, ta poigne me força à pivoter sur moi-même, prise plus farouche que la précédente, dans cette rue qui avait été le théâtre de nos retrouvailles. Je tremblais, de colère, de désir, de rancune, de haine, sentiments exacerbés et ne t'étant pas exclusivement destinés. Et j'ignorais encore ce qui allait s'extirper de mes lèvres lorsque je les ouvris pour m'adresser à toi, sauf que je n'en eus pas le temps que tes mains emprisonnaient déjà mes joues, que tes lippes se plaquaient contre les miennes. Permission bafouée. Souffle arraché. Battements saccadés. Tes mains glissèrent pour mieux s'emparer du col de mon manteau, me retenir à ce baiser forcé. Lutte furieuse, mes bras figés le long de mon corps, les poings serrés à en rendre l'acte douloureux, les jointures plus pâles que jamais. Non. Souffle perdu, avant que tes lèvres regagnent les miennes, tout en affirmant clairement que tu refusais de céder à ce que j'avais pu t'ordonner. Ton regard planté dans le mien, désir crépitant dans tout mon être. Pas convaincu. Mes doigts vinrent se poser sur ton torse, poings serrés, clos, se refermant sur ta chemise, hésitant entre l'option de te repousser et l'inverse possibilité. Ton corps contre le mien. Toi, damnation faites homme. Toi...

Mes lèvres répondirent aux tiennes à l'instant où je fermai les yeux, paupières chutant comme un voile sur la réalité de ta langue parvenant à franchir les défenses redoutables de mes dents. L'impression d'étouffer, d'avancer au rebord d'un précipice qui n'attendait qu'un souffle de trop pour que je trébuche et m'y laisse aspirer. Reste. laissas-tu échapper, insoupçonnable supplique qui fit vaciller mes si fragiles défenses. Tu n'étais pas le premier à les esquinter, mais je te désirais depuis si longtemps que cela s'avérait douloureux d'être si proche de toi et à la fois si loin. Certitude tenace que tu risquais de me détruire. Déraison absolue, et pourtant... Pourtant mes doigts prirent vie, non pour te repousser mais pour t'attirer plus étroitement contre moi, ma langue caressant la tienne, te rendant cette passion destructrice à travers ce baiser. Celui qui nous privait d'air. Celui qui rendait mon myocarde fou. Celui qui me rendait si conscient d'embrasser l'ennemi des miens. Souffle repris, regard acéré dans le tien, mots jetés contre tes lèvres. « Ca change rien. » Rien à ma propre haine. Rien au fait que ce n'était qu'un instant de faiblesse que je regretterais... que je regrettais sans pouvoir m'y soustraire. Besoin de toi, de te sentir contre moi, de m'abandonner à la saveur de tes lèvres que les miennes ne tardèrent pas à retrouver à peine ces paroles sentencieuses prononcées. Mes mains tremblaient alors qu'elles s'attelaient à déboutonner ta chemise. Besoin de te toucher, de t'effleurer, hésitation redoutable qui me laissait serrer les poings par instant. Peut-être qu'il ne suffirait que d'un mot de trop pour que je te rejette encore, pour que la honteuse culpabilité prenne le pas sur le reste. Mais j'aimais tant la sensation de tes lèvres, la lenteur malsaine lorsque les miennes dévièrent pour les déserter et redessiner la ligne de ta mâchoire. Trébuchant contre ce derme, ce corps si différent de celui qui avait hanté mes nuits autrefois. Ces iris familiers, cette tension sournoise qui ne nous quittait plus, ce désir qui pulsait, manifestation brûlante. Mes doigts agrippèrent tes cheveux pour te pousser à incliner tes traits et permettre à mes lippes de brûler le derme de ta gorge à leur passage.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Jeu 2 Mai - 19:36

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La crispation est évidente, se fait vil serpent au creux des veines d’Erebe qui demeure immobile et fixe, corps que le blond sent trembler alors qu’il s’accroche au col de sa veste. Focalisé sur ses lèvres pressées contre les siennes, Thorn espère en silence que les poings se libèrent lentement avant que les jointures n’explosent. Il espère secrètement ne pas faire fausse route, mais comment le pourrait-il alors que le Sielle lui-même avait cette fois fait le premier pas ? Même dans le dépôt d’un seul et unique baiser plus que chaste. Au fond de lui, son instinct lui hurle qu’il ne fait pas erreur, que tout les pousse à cet instant, et que ses lèvres ainsi plaquées sont juste là où elles doivent être. Pas convaincu, c’est ce qu’il souffle à proximité des lippes de l’autre Argent, le laissant poser ses poings contre son torse, comme prêt à le repousser encore une fois. Une énième. Ca ferait déjà trois. Mais Macanthos est tenace, il ne baisse pas facilement les bras. A bien y réfléchir il n’est pas sûr de l’avoir déjà fait, hormis lorsqu’il se voit contraint de plier aux ordres d’un père, de la famille toute entière. Dans toutes les autres situations, son acharnement se fait vivace et énervant aussi parfois. Pour sûr, l’agacement est ressenti par le blond qui se tient en face de lui, il le sent presque émaner de tout son être et il en frissonne, chaire de poule venant secrètement hérisser ses poils. Car tout se joue , à cet instant bien précis, prunelles bicolores trouvant les siennes sans hésiter une seule seconde. Il n’a rien à perdre si ce n’est qu’Erebe lui enlève sa présence tant désirée. Il y a l’attirance charnelle, c’est une évidence, mais ainsi occupé à l’observer en silence il ne saurait pas dire s’il n’y a pas un soupçon de plus qui commence à le tirailler doucement de l’intérieur.  

Ce n’est qu’à ce moment-là, tandis que les paupières de l’autre s’affaissent qu’il note que le baiser lui est rendu. Les lèvres opposées s’animent contre les siennes, l’embrassent à son tour sans qu’il ne rechigne, pire encore, ses doigts ne font que s’agripper davantage à la veste dans une envie persistante de ne pas le laisser fuir. Chaque sensation est un délice, mélange d’interdit et de patience trop grande. Ah qu’elle n’est pas été simple cette frustration, tout au long du temps qui s’est écoulé, a passé pour mieux les éloigner. Et aujourd’hui en train de l’embrasser, Thorn ne saurait pas dire stop et reculer. C’est tout le contraire. Au lieu de ça, il vole ses lèvres, outrepasse la barrière de ses dents pour mieux mêler sa langue à la sienne. Reste, est là la seule parole supplémentaire que le guerrier prononce, bien décidé à le voir rester dans son sillage, le temps d’un battement de cils, d’une demi-heure, d’une heure ou même toute la nuit et d’autres encore à venir. Il l’a mené chez lui, dans ce lieu le plus intime au sein duquel personne n’est jamais rentré, volonté farouche du rapace de ne pas laisser quiconque pervertir son endroit de paix. Lorsque les poings finissent par se desserrer, que les doigts se mettent à l’attirer davantage contre son corps irradiant de chaleur, Thorn ne retient pas le franc sourire qui vient étirer les traits de son visage dans une expression de bonheur. Il ne l’empêche pas de le coller plus encore à lui, boutons de sa chemise s’ouvrant un à un sous le traitement des doigts habiles. Une question demeure toutefois dans l’esprit du blond : l’a-t-il déjà fait avec un autre que lui ? Peu enclin à briser le moment qui est le leur, Thorn profite du baiser passionné qui s’étiole, frissonnant au contact des mains tremblantes qui cherchent maladroitement à mieux le défaire de sa couche de tissu. Le temps d’un instant, le baiser s’arrête, prunelles claires se plongeant dans les siennes, on ne peut plus sérieuses. Ca ne change rien. qu’il souffle contre ses lippes sans que cela ne gêne Macanthos outre mesure. « Non, bien sûr que non. » qu’il répond à son tour d’un fin murmure yeux descendant comme s’il cherchait à voir ses lèvres d’ores et déjà collées aux siennes. Il rouvre la danse de la passion, langue parlant avec la sienne sans relâche, soupirs s’échappant doucement à mesure que l’air vient à manquer.

Myocarde qui bat à tout rompre, au point de se croire en train de mourir, Thorn récupère une bouffée d’oxygène lorsque les lèvres d’Erebe reculent, dérivent lentement sur la ligne carrée de sa mâchoire. Elles ont la douceur mêlée à la chaleur de leur échange et ne font que davantage frissonner le blond qui rouvre les yeux, vue sur la porte d’entrée loin derrière eux. Cette fois c’est lui qui craint de ne faire exploser ses jointures blanchies, doigts constamment accrochés au tissu. Il ne s’attendit pas au passage des doigts opposés au sein de sa tignasse blonde, ceux-là même qui l’obligent à presque regarder la blancheur du plafond. Souffle court, l’argenté a l’impression que ses oreilles qui grésillent vont tout bonnement disparaître sous la pression qui s’accentue. Erebe embrasse chaque parcelle de sa peau jusqu’à rejoindre la peau fine de sa gorge, faisant déglutir le Macanthos par la même occasion. Alors seulement Thorn s’autorise à lâcher le col de la veste, glisse ses mains sur les épaules du blond sous la couche épaisse pour mieux la faire tomber. Il tire sur les manches dans un geste aussi lent que le Sielle découvre la texture de sa peau, le tout à l’aveugle. Au fur et à mesure, la chaleur croit en son bas ventre, sait pertinemment qu’elle ne devrait pas être là, que même s’il ne le dit pas à voix haute il sait combien leur situation pourrait être compliquée. Mais il n’a aucun remord pour ça, pas alors qu’il fait abstraction de la pression sur son cuir chevelu pour baisser à nouveau la tête, plonger son regard atypique dans celui d’Erebe et commencer à tirer sur le bas de son haut, une fois la veste de police à terre. « Si tu savais… » qu’il murmure d’un souffle sans pouvoir aller plus loin, soudainement hésitant, joue prenant une légère teinte argentée. Si tu savais ce que j’en avais envie. Si tu savais ce que j’en crevais, moi aussi, seul au beau milieu de la nuit.


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Jeu 2 Mai - 22:17
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Mes lèvres égarées contre les tiennes, avalant tes soupirs, le moindre lambeau de ta respiration sans que cela ne m'apporte la moindre parcelle d'un air quelconque. Juste précéder les paroles soufflées affirmant que cela ne changerait rien, et toi qui me le confirmait. Ce n'était pas parce que mes lippes se languissaient des tiennes que le monde s'en trouverait modifié. Ce n'était pas parce que je les désertais en faveur de ta mâchoire, puis de ta gorge, que la course du soleil s'en trouverait inversée. Ce n'était pas parce que mes doigts finissaient enfin par libérer le dernier bouton, qu'ils s'attardaient dans tes cheveux, que mon autre main ne vint pas se perdre sur ton torse sous une caresse audacieuse malgré l'hésitation. Mais ce furent les tiennes qui cherchèrent à chasser mon manteau, libérant ta chevelure, délaissant ton épiderme, sans que mes lippes ne s'en lassent malgré tout. Lenteur, saveur, à croire que tout s'entremêlait dans mes pensées. La veste que j'avais pris la peine quelques instants plus tôt, chuta au sol. Débarrassés, mes doigts revinrent, mes lèvres continuant leur périple sur ta peau alors que je la caressais de mes iris. A défaut de me perdre, à tout prendre quitte à me damner un peu plus, je gravais ma perdition à mes rétines. Souffle brûlant et saccadé contre ta peau, j'avais l'impression que les battements de mon cœur allaient finir par le faire éclater. Fragile écho de ce désir que tu éveillais en moi. Tu insistas, luttant contre mes doigts, laissant mon regard renouer avec le tien, tes doigts tirant sur mon haut, hésitation perceptible à ton être qui me fit plisser les yeux légèrement. Je suspendis le moindre de mes gestes, respiration rendue plus difficile par ces instants qui m'égaraient. Si tu savais… que tu soufflas, tes joues se nimbant d'un argenté déstabilisant qui fit s'emballer plus encore le myocarde étourdi.

Si je savais quoi ? Qu'essayais-tu de me dire ? De me faire saisir ? Toi qui ne manquais pas d'assurance. Qui avait insisté encore et encore, me refusant la possibilité de fuir, et à présent... A présent, je ne savais pas ce qui se tramait dans ton esprit. Et à vrai dire, je ne voulais pas le savoir. Ou peut-être bien que si, mais je ne le devais pas. Jamais. C'était mes règles. Jamais de sentiments. Jamais. Pas de discussion. Ou si peu que je ne permettais pas à mon palpitant de frissonner pour l'un de ces rares êtres qui partageaient mes nuits. Le danger de ces secondes, c'était que je t'avais observé, que tu avais hanté mes nuits, toi l'ennemi de mon nom. Que j'appréciais ta détermination, abandonnais face à ton assurance, frissonnais à ton hésitation. Mon index vint se poser contre tes lippes, recueillant ton souffle. « Non. » Était-ce ton silence que je réclamais ou le rejet de chaque besoin naissant ? Je n'en savais trop rien alors que l'océan se noyait dans l'hétérochromie de ton regard. « Je veux pas savoir. » Murmure au creux des lèvres, juste avant qu'elles reviennent se presser contre les tiennes, comme une supplique silencieuse. Pas un mot. Pas une confidence. Pas d'aveux qui pourrait revenir me hanter. Même si j'étais certain que le souvenir de tes joues que l'une de mes mains vint effleurer, que ce début de phrase aux possibilités de fins multiples, allaient s'ancrer à la moindre de mes pensées. Parce que tu allais déjà suffisamment me hanter, je le savais, j'en étais certain, et je ne voulais pas que tu deviennes important. Aucun. Personne. Jamais. Mes doigts glissèrent derrière ta nuque, approfondissant ce baiser, contacts plus sages que les précédents. Oublie ce que tu voulais me dire.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Ven 3 Mai - 19:48

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Il pourrait en prononcer, des mots. Il pourrait en dire, des paroles. Toutes plus chaotiques les unes que les autres devant le brouillard agréable qui commence à lui remplir l’esprit. Il se noie dans un océan de brume, de saveurs et d’envie qu’il n’aurait plus cru avoir. C’est qu’il y en avait eu des déceptions, des espoirs lancinants qui faisaient battre le cœur au fond de la poitrine. Il s’est surpris plus d’une fois à espérer, à chercher des yeux une silhouette qu’il ne verrait plus jamais. L’entraînement n’en a été que plus dur, plus long et à force de temps le cœur s’était mis un peu moins à saigner, avait fini par progressivement se réparer. Cela, Thorn n’était pas enclin à le raconter. Sûrement peut-être que ce serait les seuls mots qu’il refuserait de laisser s’égarer. Alors il répond au baiser, se surprend cette fois à soupirer à mesure que Sielle retrace la ligne de sa peau, qu’il déboutonne sa chemise en silence, dernier rempart avant que davantage d’épiderme ne soit exposé à ses yeux clairs. Le blond connait son corps, l’a déjà montré à maintes reprises sans sourciller, mais cette fois-ci a quelque chose de différent. Tout a un goût de différent, véritable brise fraîche qui malmène ce myocarde battant toujours plus la chamade. Lorsque le dernier bouton saute, que les doigts hésitants finissent par toucher sa peau, celle-ci frissonne, léger voile de chaire de poule qui s’exprime sous la caresse mais ça ne l’arrête pas. Macanthos lui-même ne l’arrêtera pas, pis encore ce sont bientôt les doigts du plus jeune qui lâchent le col de la veste, glisse sous cette dernière pour mieux la faire tomber à terre. Dans la manœuvre, il mémorise au toucher les courbes et angles qui se dessinent sous ses mains, formes suggérées par le tissu qui le recouvre encore. S’ils vont plus loin ils seront définitivement perdus, est-ce que ça l’effraie outre mesure ? Un soupçon. Juste un soupçon, mais la longue attente qui a été sienne l’empêche de ne pas savourer l’instant, de prendre peur et de fuir plus avant. Thorn ne fuira pas, Thorn restera. Parce qu’il ne peut nier l’évidence à la seconde où il se bat contre la prise, à la seconde où ses pupilles étranges croisent à nouveau celles du Sielle. Il est celui qu’il veut et pas un autre. Les mains mouvantes s’arrêtent, se stabilisent aux pieds du haut de l’aîné, brève hésitation qui transparait dans son regard voilé de désir. Un froncement de sourcils plus tard et Erebe s’arrête à son tour. Non, il ne veut pas qu’il s’arrête. Pourtant il ne tire pas encore sur le haut, ne soulève pas encore le tissu pour l’en libérer alors qu’il sent pertinemment la chaleur de sa peau à proximité de ses doigts. Il observe l’autre sans faillir, légère teinte argentée apparaissant à ses joues. Si tu savais…. Mots qui ne poursuivent pas. Thorn pourrait prononcer bien des mots, mais il n’y arrive pas. Il pourrait dire bien des paroles mais le coupe de son doigt. Index qui l’invite au silence, se pose contre ses lippes dont seul un souffle s’évapore. Non. Je veux pas savoir.

Respect du murmure, Macanthos n’ira pas au bout de ses mots ce soir. Les lèvres opposées reviennent trouver leur place contre les siennes et le blond les accueille avec plaisir, y répondent avec une envie non feinte qu’il sait grandissante. Le frisson, lui aussi prend plus de consistance, main d’Erebe effleurant sa joue réchauffée par la pointe de gris. Accroché au tissu du blond, Thorn prend sur lui pour ne pas tout ruiner. Il savoure le baiser, le prolonge les yeux fermés. Aucune trace de honte ni même de gêne, ses joues retrouvent leur couleur d’origine tandis qu’il ne fait que profiter de la lenteur de ce baiser. Au fur et à mesure, il oublie ce qu’il voulait dire pour mieux se noyer entre les vagues de chaleur. Bientôt il ose enfin tirer sur ce haut qu’il cherche à lui retirer. Le tissu glisse le long de la peau, révèle des lignes plus franches contre lesquelles il vient se coller, peau contre peau, son souffle en harmonie avec le sien. Il refuse de quitter ses lippes, s’y accroche encore un peu en laissant tout à loisir à ses doigts de caresser son derme chaud. A quelques endroits, il ne libère qu’un soupçon d’électricité, pas même assez fort pour être aussi dérangeant qu’un coup de jus, rien de plus qu’un très léger élan de pouvoir pour faire frissonner la peau du blond. Fin sourire qui étire ses lèvres, Thorn en rit doucement de son petit élan de folie. Il se doute pertinemment que le pouvoir de l’autre blond pourrait être également utilisé à bon escient, mais il n’irait pas soumettre l’idée à Erebe. Pas ce soir du moins. S’ils devaient se revoir après ça, peut-être. Une fois arrivés en bas, ses doigts se remettent au travail, lèvres se faisant plus pressantes contre les siennes et langue revenant s’y mêler dans une danse langoureuse. Il ouvre la bouche de la ceinture, seul son qui vient troubler le silence environnant. Alors qu’il rouvre les yeux pour mieux observer le visage ennemi, Thorn esquisse un énième sourire, bien plus malicieux que jusqu’à lors quand il vient tirer d’un coup sec pour rapprocher Sielle de lui. Sa seconde main se plaque dans le creux de son dos pour l’empêcher de reculer, morceau de cuir récupéré dans l’autre qu’il lâche aussitôt sur le sol. Libérée du cuir, la main du Macanthos ne s’arrête pas là et revient glisser sur sa peau, la caresser encore et encore comme pour mieux imprimer ce souvenir dans son esprit et le rendre immuable à jamais. Son embrassade ralentit, dérive à son tour contre la joue du commissaire, poursuit sa route jusqu’au creux de son cou qu’il embrasse lentement, sûrement, peau qu’il marque discrètement pour en faire sienne quand il sait à cet instant que peut-être jamais le Sielle ne le serait. Il y avait encore tant de doutes, tant d’incertitudes qu’il continuait pourtant de balayer d’un revers de main. Il suffisait d’une caresse, d’un autre baiser déposé et de leurs soupirs pour comprendre que non, il ne voudrait plus jamais avoir à s’en passer.

Décidé, déterminé, il bifurque sur le côté et ne se recule qu’un bref instant de la chaleur de l’autre. Mèches rebelles devant les yeux, il attrape la main de son aîné et l’entraine à sa suite jusqu’à la chambre, non sans attraper la bouteille de whisky au passage qu’il dépose aussitôt sur l’une des tables de chevet à leur arrivée. Doigts ayant lâché Erebe, il se retourne vers lui, le contourne en silence d’un fin sourire avant de revenir l’embrasser. Un chaste baiser juste avant de le pousser avec ferveur sur le lit, pliant déjà un genou pour mieux grimper au-dessus de lui et le fixer dans les yeux. Assurance retrouvée.


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Ven 3 Mai - 23:07
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Pas une parole. Pas un souffle. Rien que le silence infligé par l'index cristallisant l'affirmation de la méconnaissance voulue de tes mots. Ignorance salvatrice. Ignorance qui s'infiltrerait malgré tout comme un poison dans mon esprit. Parce que tu t'étais immobilisé pour commencer à les prononcer, que tu avais semblé perdre ton assurance, sombrer sous une hésitation étrange. Mais nos lèvres unies, baiser échangé, caressant, suppliant, mes doigts pressant ta nuque. Presque trop de douceur à la caresse lancinante de ma langue contre la tienne. Juste t'entrainer à d'autres flammes plutôt qu'aux lippes trop bavardes, t'enchaîner à ce désir, redoutant bien trop ces paroles que je ne voulais... pouvais pas entendre. Peut-être oublias-tu lorsque tes mains firent remonter le tissu, cessant les hésitations, laissant mon torse s'offrir à la fraicheur ambiante, à la chaleur de ton derme se pressant contre le mien, de ton souffle dérobant un autre baiser. Un frisson s'éveilla au contact de tes doigts, et d'autres encore, frémissements à l'étrange sensation de ton pouvoir sur ma peau. Je pourrais y prendre goût, perdre la tête pour ces étranges errances. Besoin pressent de tes lèvres, invasion des miennes, de ma langue venant danser auprès de la tienne. Mes doigts sur ta nuque comme pour te retenir. Ma main sur ton torse, redessinant ton derme, quand les tiennes défirent la boucle de ma ceinture. Iris qui s'entrouvrirent, croisèrent les tiens, et ce petit sourire malicieux quand nos lèvres se séparèrent brièvement. Juste avant que d'un geste sec tu me débarrasses du cuir, m'attirant contre toi d'un même geste, tes doigts aux creux de mes reins pour me retenir. Claquement du métal qui tombait au sol pour mieux te permettre de revenir effleurer ma peau. Impatient, je fis glisser ta chemise de tes épaules, libérant pleinement ton torse, mes doigts glissant le long de tes bras. Lippes qui vinrent se rejoindre, désir brûlant venant hanter mon bas-ventre, chaleur enivrante de tes lèvres. Dérive qui m'incita à incliner mes traits, ne réalisant pas pleinement la possessivité de tes baisers, ou de l'un d'eux en particulier. Tant je m'égarais à ces sensations interdites, et qu'un soupir venait se perdre entre mes lippes.

Puis tout sembla prendre fin, myocarde manquant de suspendre ses battements, alors que je te sentis t'éloigner, te détourner. Sensations brusquement contradictoires, presque douloureuses, qui s'estompèrent rapidement au contact de tes doigts s'emparant de ma main. Ca ne ressemble en rien à mes rêves d'autrefois, quand tu m'entrainais, t'emparais de l'alcool pour nous guider l'un et l'autre jusqu'à ta chambre. Trop tard pour fuir. Trop tard pour renoncer. Tu n'étais que l'ennemi avec lequel j'étais prêt à signer ma reddition entre tes draps, pour t'entrainer dans ma propre damnation. Palpitations irraisonnées, je laissais mon regard glisser sur ta peau, redessiner ton derme mis à nu, avant de revenir à tes traits, quelques mèches retombant devant tes yeux. Je gravais chaque parcelle de ton être, cherchant peut-être à rendre plus tangible mes démons, ceux qui reviendraient me hanter lorsque mes paupières se fermeraient. Mais tes lèvres revinrent s'emparer des miennes, brièvement. Contact trop chaste. Je retrouvais le militaire plein d'assurance, alors que la seconde suivante tu me poussais sur le lit, me surplombant l'instant d'après, ton regard ancré dans le mien. J'esquissais un sourire amusé. Valdios me pardonnerait un autre jour, une autre nuit. « Tu comptes me saouler ? » Souffle à mes lèvres, ne jetant qu'un regard bref à la bouteille voisine. Mémoire précise, myocarde emballé, je t'offris l'illusion de me résigner à cette position, mes doigts venant s'attarder sur ton torse, avant d'inverser nos positions, te faisant basculer. Rapidement. Pressant mon corps contre le tien, mes doigts glissant sur ton derme, précédant mes lèvres, mordillant ta peau, mon regard revint hanter le tien, comme ton souvenir hanterait le mien. Juste une errance. Juste une perdition. Mais le besoin était vivace, brûlant, désespérant, mille fois trop enivrant. Saveur de l'interdit sans doute, me soufflais-je à moi-même, rassurant mon esprit mille fois damné. Tentation embrassée pour mieux chercher à en étouffer l'influence. C'était toi, ton souvenir, le parfum de ta peau, la vision de ton regard tranché par quelques mèches décoiffées. Toi, et à ton pantalon que ma main s'attarda, s'attela, métal obéissant, aidant, l'autre s'enfonçant à tes côtés. Mes lèvres refusant de déserter ta peau.

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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Dim 5 Mai - 21:14


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mar 7 Mai - 21:19


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Mer 8 Mai - 12:45
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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Jeu 16 Mai - 18:51


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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Sam 18 Mai - 17:30
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Re: (thebe) † thoughts begin to bleed [-18]  |  Sam 18 Mai - 19:57


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