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LE CERCLE— those who want the crown —
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AGE : (36 ANNÉES) à traîner ce qu'il est pour tenter d'être ce qu'il n'est pas. Métamorphose métaphorique pour celui que le karma a affublé de ce don pratique. Mais les apparences ne suffisent pas, le temps pourtant compté sur un visage qui peut encore effacer les rides sans y penser.
STATUT CIVIL : Marié à la diversité, à toutes les femmes qu'il peut satisfaire de tous les visages de princes charmants rêvés. Sa gueule polyface comme une arme, un jouet puissant entre les mains d'un enfant égoïste et immature. Jeux de prétendre, d'un homme un peu trop imbu de lui même pour ne pas causer des incendies à répétitions. Pourtant lorsqu'il s'agit de sentiments, il est terriblement (SEUL) .
LE CERCLE
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Play, pause, rewind (Maxim)   |  Jeu 9 Mai - 20:21

See you never, time traveller
C'était reposant d'être quelqu'un d'autre pour quelques heures. La face cachée derrière les traits du hasard, le caméléon au derme instable. Il les collectionne ces morceaux d'humanité, un nez volé à un passant, le dessin complexe d'une ride imprimée dans sa mémoire. Le réconfort d'être unique et pourtant tout le monde à la fois. Un don offert des dieux, la tromperie du diable au corps. La passion de créer l'illusion de la vie alors qu'il n'est qu'un savant fou à coudre d'apparences les fragments entre eux. Il y a plusieurs archétypes dont il aime s'habiller, des dégaines qu'il a vu un jour sur les uns et les autres. Une pour chaque circonstance surtout, un choix stratégique en fonction de la situation et de la mission. Il a ses préférences bien sûr, des petits détails qu'il laisse récurrents simplement pour l'amour du jeu, l'espoir d'être capté par un œil finaud. Mais sa guise est bien trop talentueuse pour être démasquée si aisément, alors il finit toujours par se dévoiler. Qu'importe puisque son vrai visage n'est pas seulement sien et qu'il ne le porte que dans les coulisses. Qu'importe que la terre entière sache que Rasvan Kells est une pourriture de mutant métamorphos, ils ne le verront pas venir lorsqu'il sera sur eux; rien d'autre qu'une ombre bien vite oubliée. Le symbole d'une traîtrise à mille visages, mais seul le sien est le vrai déshonneur sur son sang.

Ils ne le sentent pas lorsqu'il s'infiltre parmi eux. Un gueux au milieu des autres rouges et des mutants paranoïaques qui sirotent leur café soit disant directement importé de Sebanira. Il en avait déjà bu du grain de qualité et c'était certainement par le jus de rat qu'on servait dans cette excuse de café de quartier. Il n'avait jamais aimé la boisson, trop amère pour lui, trop rare au pied d'Aureus. C'était à se demander comment une telle échoppe était possible, mais après avoir foulé le parquet collant il s'était souvenu que tout était possible ici. Il ne reconnaissait pas ces rues parce qu'il avait grandit plus au nord, mais elles étaient toutes pareilles à son sens. Son vaisseau de chair du jour se meut près du comptoir étroit, casquette vissée sur sa tête, face burinée d'un homme d'une cinquantaine d'années qui a bu plus de vin que d'eau dans sa vie. Ce type il l'a remarqué quelques jours plus tôt lorsqu'il était en repérage pour préparer sa mission, cette fois-ci déguisé en jeune ouvrier. Cela ne lui a pas échappé que ce poivrot semblait faire tâche dans ce petit café innocent. Il ne commandait presque jamais, faisait nerveusement des dessins sur la table avec des sachets de sucre. Un indic ou un agent de liaison pas très au fait de son job en somme. Il a entendu des rumeurs sur ce quartier, des petits oiseaux qui lui ont murmuré les épines par ci et les perles par là. Et quand le chant des moineaux arrive jusque sur son bureau, il y a souvent des chances pour que la piste soit solide.

Alors il attend, père de famille dans sa chemise à carreaux et son blouson au cuir élimé. Il attend que qui doit se pointer se pointe. Il sait que son temps est limité, que le type en question qu'il a ligoté dans le coffre de la voiture de fonction deux ruelles plus loin se réveillera d'ici une heure. Mais il a beau tourner et retourner sa cuillère dans sa tasse, faire des piles de sachets de sucre, personne ne vient. Personne de remarquable du moins. Jusqu'à ce que la clochette de la porte ne tinte une énième fois, et qu'elle ne rentre. La blonde au teint argent, la nénette qui était venu lui chercher affaire en pensant parler à Urio. Et il s'était prêté au jeu le bougre, avait prétendu être son double cervelé, pioché dans sa mémoire des palabres savantes qu'il avait pu avoir pour faire illusion. Elle voulait ouvrir un coffre il croit se souvenir, et il était bien d'accord pour l'aider il lui semble, même si sa solution aurait sûrement été de balancer le tout du haut des étages de la tour d'Ivoire. Et la blonde de se décomposer de nulle part, de briser le marché sur le champ comme si de rien n'était. Il s'était demandé ce qu'il lui arrivait, avec cette tête de soldat qui a vu la guerre ou de j'ai laissé le gaz allumé. Pas rustre du muffle il lui avait demandé ce qui n'allait pas, s'il pouvait l'assister ou la ramener chez elle. Elle n'était pas entièrement là dans sa tête qu'il avait conclu, parce qu'elle avait l'air aussi sonnée que si elle avait reçu ledit lancer jeté depuis hauteurs. Alors ça l'avait contrarié tout ça, l'impression d'avoir failli quelque part et que la donzelle le fuit comme la peste incarnée. Il n'était qu'un sale mutant mais quand même. Si elle connaissait Urio, ça ne devrait pas la surprendre.

Il la suit du regard, l'observe tout à loisirs depuis son poste incognito. Il suit des yeux sa commande au comptoir, la chaleur ridicule de l'échoppe qui pourrait presque mettre du rose sur ses joues cendre. Il continue son manège plusieurs minutes, jusqu'à ce que la jeune femme ne s'assoit dans un coin en solitaire. Pas plus soupçonneux, et surtout trop plein d'ennui pour rester à son poste, il décide de réitérer l'expérience. Peut être que cette fois elle ne fera plus cette tête de biche éblouie. Il se lève de son pas alourdi, traîne sa carcasse d'emprunt jusqu'à la table de la jeune femme. Le temps qu'il prenne position sur le siège face à elle, son corps a retrouvé sa forme originelle, emmailloté dans des habits maintenant un peu trop grands. Il lui adresse un signe de tête courtois, glissant ses doigts sur la visière de sa casquette pour révéler un sourire charmeur. « Pause café entre deux ouvertures de coffre ? » Qu'il lui lance, joueur. Il n'était pas idiot. S'il ne savait rien d'elle, quelqu'un qui demande de l'aide à un crasseux comme Urio pour ouvrir une boîte fermée c'est certainement qu'il n'a ni la clé, ni la propriété de son contenu. Il tend la main vers elle pour retirer un cheveux du bord de la coupelle sous sa tasse. Peut être pas le sien, vu l'établissement. Il n'était pas certain de se souvenir de son prénom, de pas grand chose d'autre d'ailleurs. Mais le truc avec un métamorphos, c'est qu'il n'oublie jamais un visage.

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Jeu 9 Mai - 22:37

Play, pause, rewind
ft. Rasvan Kells
"Can't repeat the past?" he cried incredulously. "Why of course you can!" He looked around him wildly, as if the past were lurking here in the shadow of his house, just out of reach of his hand.



Figée, statue de marbre dont la peau, elle le sentait, grisonnait déjà, sans pouvoir ni bouger ni changer cela Maxim subissait la mortification de son corps qui refusait de se mouvoir, bouger, bouger de là et vite, et pourtant, elle pouvait se sentir tomber de haut. Trop haut. Sa gorge se serrait, et le vide la happait sans que le monde ne tourne pourtant, c’était comme si le temps s’était rétréci avant de s’étendre de nouveau, troublant l’esprit, nausée qui la prend. Mais ses yeux ne lui mentaient pas, et peu importe le nombre de secondes qu’elle passa, sans un mot, à fixer sa montre, ni le jour ni l’heure n’avaient changé. Il était bien là. « Pause café entre deux ouvertures de coffre ? »


Son regard se porta de nouveau sur sa montre. L’Excuse. De nouveau dehors devant le café crasse où un bleu devait la rejoindre pour passer son initiation. A travers les vitres graisseuses, il n’était plus là, où plutôt, pas là. Alors au lieu de rentrer, elle sortit une cigarette et l’alluma adossée au mur. C’était sept minutes de décalées par rapport à la première fois, et pourtant, personne n’était rentré.

Alors, elle en fuma une seconde. Regretta son goût trop fort, la jeta à moitié consumée cinq minutes plus tard sans qu’aucun nouveau client ne franchisse les portes de l’établissement. Pas étonnant. Mais pas lui non plus.

Alors de nouveau elle entra à l’intérieur, et de nouveau dû attendre quelques secondes pour que l’on daigne bien prendre sa commande. « Un latté. » Ah, bien une boisson de femme ça « Ah ! Bien une boisson de femme ça. » De nouveau les mêmes interjections. « Heureuse que nous ayons les mêmes préférences.» Sourire, et balayage de l’endroit comme pour chercher si ça ne faisait rire qu’elle. Ou si il était quelque part, là, caché depuis le début en réalité. Les pièces roulent sur le bois et elle part s’assoir, sort de son sac son carnet et, tremblante, y cherche une entrée. Son entrée. Sans oser lire et revivre les détails, Maxim saute directement à la fin pour s’assurer de ne pas s’être trompée, "Il ne sait pas" comme conclusion du cauchemar, "Il ne sait pas" et pourtant, Il va arriver.

Sa tasse est servie, où plutôt balancée, et elle se tourne brièvement de nouveau sans le voir lui. En revanche, le bleu lui vient d’arriver et choisit de délibérément l’ignorer. Bon garçon. Refermant son carnet avant de soigneusement le ranger, ses mains se posent contre la tasse chaude et le tremblement s’arrête.


Avant qu’un homme ne prenne place à ses côtés et, en un sourire perdu dans sa chemise dégonflée, ne lui dise : « Pause café entre deux ouvertures de coffre ? »

Cette fois-ci, elle ne grisonna pas. Si un frisson la saisit, ses dents mangèrent suffisamment ses joues pour forcer Maxim à garder une expression neutre. Incapable de dire si elle y parvennait, elle est aussi incapable de comprendre d’où il venait. Remonter une nouvelle fois serait inutile. Penser lui échapper serait inutile. Était-il là pour elle ? "Il ne sait pas" Pour le gamin ? Son sourire est trop grand, son air trop détendu, le même qu’il avait au début, avant que la situation n’escalade, cette même expression de grand charmeur qu’il avait adopté avant de comprendre qui elle était. "Il ne sait pas" Dans le silence de sa réflexion paniquée, l’homme enlève délicatement un cheveu de la coupelle, et la nausée la reprend.

Maxim pris une gorgée de son café, nonobstant les potentiels objets flottants pouvant s’y trouver au profit d’un peu de clarté. « Et vous ? » Si elle était dans son giron, au moins, l’autre ne l’était pas. « De quoi prenez-vous une pause ? » Si elle l’occupait, le gosse était sauf. Elle, elle pouvait encore s’en sortir. Prendre sur elle. Inspirer. « Je peux vous offrir un café ? » Et déchirer un sourire sur son visage.



Insanity is doing the exact.. same fucking thing.. over and over again expecting.. shit to change..  I started seeing, everywhere I looked, everywhere I looked all these fucking pricks, everywhere I looked, doing the exact same fucking thing.. over and over and over and over again thinking "This time is gonna be different. No, no, no please... This time is gonna be different, I'm sorry.."

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Ven 10 Mai - 1:25

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La minute candide dévoile son silence, une absence remarquée, comme une brève inspiration avant de parler. Elle s'étire à peine pourtant, légère comme un cheveux sur la soupe. En l'occurrence sur un café. Il y a quelque chose qui le dérange avec cette fille, un il ne sait quoi qui lui fait penser que s'il cligne des yeux il va le manquer. Elle était de courte durée pourtant leur entrevue passée, pas de quoi avoir des réserves sur la simple coïncidence de se croiser dans un tel endroit. Et si l'argent fait un peu contraste sur cet étalage de gueules rougies, elle avait l'air pourtant à l'aise ici. Avant qu'il ne se pointe pour sûr, lui et sa face empotée de sarcasme exacerbé. Il n'a pas l'habitude de provoquer de la méfiance, pas coutume de friser la crainte. Il n'est même pas le genre à faire pleuvoir les bleus, il laisse ça à d'autres collègues plus hargneux lorsqu'il a le choix. Mais la manière dont elle l'avait regardé cette fois-là, le vide dans lequel elle s'était laissée happée lui avait fait une certaine impression. Il n'avait pas l'habitude d'être fuit ou poliment rejeté. Haït oui, mais avec raisons. Alors il ne pouvait pas s'empêcher de croire qu'il avait fait quelque chose de travers, si tant est qu'il n'était pas simplement paranoïaque juste pour une histoire de coffre. Ça lui apprendra à se faire passer pour Urio pour l'emmerder et pour draguer. Ça lui apprendra s'il arrive un jour à abandonner les mêmes travers immatures. Autant dire pas demain ni hier.

Il pose une joue au creux de sa main, le coude qui flotte dans les plis de sa chemise trop grande. Une sacrée dégaine à avoir en public, mais il est trop sûr de lui pour y prêter attention. Et qui dans ce café pouilleux pour montrer du doigt un homme mal fringué après tout. La curiosité qui a prit le pas sur sa mission, pas qu'il manque de professionnalisme mais il pourra toujours justifier cet écart en prétendant avoir flairé une piste. Tant qu'il obtient des résultats il a rarement de comptes à rendre alors ça lui va très bien. Il extirpe la casquette de son crâne, brosse ses cheveux en arrière du plat de la main avant de la remettre. « Je prend simplement le temps. » Un mensonge bien sûr, il prenait clairement une pause de son enquête pour la supervision populaire. Mais ça elle n'avait pas besoin de le savoir. « On ne prend pas assez le temps de profiter parfois, vous ne trouvez pas ? » Pas qu'il y avait beaucoup de choses pour se gausser le temps un café dans le pied d'Aureus mais il s'accordait toutefois la formule par mesure de politesse. Il secoue légèrement le visage, refus de la torture liquide qu'elle lui offre si volontiers. « Je vous remercie mais je ne bois pas de café, pas ici du moins. » Un regard entendu de malice alors qu'il fronce légèrement le nez vers la tasse fumante entre les mains de la jeune femme. S'il n'était pas là pour boire en sa compagnie il y avait de quoi se demander ce qu'il lui voulait. En vrai il n'était pas sûr lui même. Il l'a juste vue et reconnue, parfois il ne lui en fallait pas plus. « Je suis étonné de voir une argent en compagnie de mutants crasseux. Et je ne parle pas de moi-même. » Il jette un regard azuré aux alentours avant de poser un bref œil vert unique sur elle. Furtive émeraude, l'éternelle moquerie du métamorphos qui disparaît presque aussitôt. Son jeu favoris, un cache cache sans règles sur son propre visage. « Serait-ce là un prémice de cette égalité et cette mixité dont parle notre cher gouvernement ? Vous connaissez bien la blague usité : un mutant, un argent et un rouge entrent dans un café… » Le ton est faussement sérieux, retombant bien vite dans le calme lascif de l'intérêt non dissimulé pour la blonde. « Ou bien vous appréciez juste notre mauvais café et vous attendez votre amant secret. Paraîtrait que c'est tendance, avec tous ces mariages arrangés. » Il ose sans vergogne, bien que son interlocutrice soit de ce sang qu'il considère supérieur. Jamais il ne se permettrait ce genre d'écarts d'ordinaire, des piques un peu trop violentes. Mais quelque chose lui murmure que ce ne serait pas une Sielle qui viendrait s'acoquiner avec les bas fonds de la capitale. Alors bien sûr, ça éveille sa curiosité et son instinct. Elle doit bien avoir des raisons de se trouver là, et il se prend aisément au mystère. « Mais je parle et je me rends compte que je connais le visage mais pas le nom. » Nouveau sourire, ses mains qui se joignent devant lui. Pour elle il était sûrement encore Urio, après tout l'erreur était si facile. Et elle l'avait déjà faite une fois.

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Dernière édition par Rasvan Kells le Lun 13 Mai - 17:44, édité 1 fois

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Sam 11 Mai - 0:16

« Je prend simplement le temps. » Voulait dire ici : je cherche une cible à mettre à terre. Evidemment qu’il n’allait pas lui dire son but précis, mais Maxim avait essayé, au moins peut-être allait-il tenter de mentir, ce qui l’aurait fait rire, mais non, l’homme esquive avec habileté et elle elle a juste les dents serrées. Serrées en un sourire qu’elle s’efforçait de garder alors qu’il enchainait sur une autre réflexion d’une extrême banalité On ne prend pas assez le temps de prendre notre temps qu’il disait, maxime aussi stupide que facile à caler au détour d’un café miteux. Ça l’énervait. Elle savait qu’il pouvait mieux faire, comment est-ce qu’il s’appelait déjà.. Ario ? Nan, ça, c’était l’autre. Lui, c’était la menace, c’était l’audace de refuser qu’elle lui paie un café tout en faisant comprendre par son visage qui se muait en un nombre impressionant de rides et ridules que la proposition relevait de l’empoisonnement. Il n’avait pas tord. Elle posa sa tasse.

Y rajouta quelques sucres, puis en repris une gorgée.

A sa réflexion elle manqua de s’étouffer, était-ce la boisson où sa remarque C’est la remarque mutant il était, et mutant il ne se cachait même pas. Stupide, pauvre conne, évidemment, Ario aussi l’était. C’était pour ça qu’elle le cherchait, non ? C’était alors comme ça que lui, l’autre, lui était arrivé jusqu’à elle, et en accrochant du coin de l’œil sa pupille qui changeait de couleur, Maxim ne pu se retenir de tressaillir. Légèrement, le temps de resserer ses doigts sur la tasse, d’y boire une nouvelle gorgée, et d’observer si ce regard n’aurait pas pas hasard désintégré le bleu, ou un autre client. Mais rien ne semblait avoir changé. Lui non plus. Continuant son monologue qu’il devait certainement trouver intéressant, il était là, à maîtriser une situation et elle à la subir, inversement de rôles que la rose n’appréciait pas, que l’épine se devait de reprendre. « Nan, j'connais pas la blague. » Et puis Maxim pensa au gamin qui ne devait pas comprendre la situation, à elle qui ne la comprenait pas non plus, et à lui en face d’elle qui pensait la comprendre. Peu importait ses retours, elle allait arriver là. Autant en tirer parti. Autant ne pas finir comme la dernière fois. Autant éviter de montrer qui elle était, ne pas finir entre ses mains à lui. « Ou bien vous appréciez juste notre mauvais café et vous attendez votre amant secret. Paraîtrait que c'est tendance, avec tous ces mariages arrangés. » C’est ça, j’attend ton frère alors casse-toi De la même manière qu’elle souriait, l’argent leva les yeux au ciel avec un amusement feint, regarda ailleurs que dans les yeux changeants de l’homme dans une gêne inventée. Rentrait dans le personnage qu’il lui taillait.


Ce n’était pas ce qu’elle faisait en société ?
L’argent sage, l’argent riche. L’argent qui la fermait.


« Ne soyez pas jaloux de mon amant, il l’est déjà assez de mon fiancé. » De nouveau un sourire qu’elle cache de sa main, putain de cliché, elle est autant à gerber que son café. « Et à part vous, je ne pensais pas être en compagnie de mutant.. Ma curiosité est.. » Etait-ce un relent de sa boisson, où de dégoût ? « ..Piquée. » Maxim se serait bien détournée pour replonger dans la tasse, mais peut-être n’en avait-elle plus envie, au final. Son geste resta en suspens, ses yeux allèrent de la table au vide, puis du vide au vide avant de revenir sur l’homme. Je suis pas faite pour ça pour mentir et jouer le jeu, et simuler, si la belle inventait quoi que ce soit c’était dans ses écrits en passant et repassant sur des phrases pour qu’elles sonnent moins creuses et plus authentiques, mais face à lui, elle le savait, elle pouvait entendre son propre écho résonner à travers la carcasse vide, et cela parvint probablement à ses oreilles aussi car il lui demanda son nom. « Mon nom ? » Sa main caressa le coude de l’homme, légèrement, juste assez pour donner une impression, fausse ou vraie, au moins elle essayait. L’aspirant était toujours là. Lui aussi. Elle aussi. Merde. « Maxim. Maxim Mattel. » Pourquoi mentir alors qu’il pouvait vérifier ses dires dans la tour d’ivoire, sur leurs télés connectées, quitte à être mutant et travailler pour les argents, autant l’imaginer dans les extrêmes : parfait petit traître à son sang. « Et je suppose que tu n’es pas Ario. » Et elle supposait que c’était le bon prénom. « Je suppose.. » Face à lui, elle chercha dans ses pupilles sombres une quelconque inspiration. « Que cet endroit est aussi adapté à moi qu’à toi. » Machinalement, ses mains s’occupèrent de vider un nouveau sachet de sucre dans la tasse saturée. Ou allait-elle avec ça. Ou allait-elle avec lui. « Et je propose.. » Même pour une chronos, cette journée était déjà trop longue. « .. De sortir d’ici si tu ne veux pas croiser mon mari. » Pause. Sourire. C’était une blague. Pour le confirmer, Maxim leva sa main gauche comme un : je le jure, pas d’infidélité. Comme un : je le jure, jamais je ne mentirais. Comme un : s’il te plaît, il n’est pas encore l’heure de m’embarquer.

Ni le moment d’hésiter.

Sans attendre de réponse, Maxim était déjà levée. Faussement occupée à s’assurer qu’elle n’oubliait rien, elle l’attendait, et espérait et priait tous ces dieux qu’elle ignorait d’éloigner la menace d’au moins une épine. Elle, elle pouvait encore s’en sortir. Prendre sur elle. Inspirer. Enième moment qu’elle revivait, énième petite mort. Peut-être, peut-être que cette fois-ci, ça pouvait bien se passer.
Mais elle avait trop de fois vécu les mêmes expériences pour ne pas en douter.


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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Lun 13 Mai - 19:33

See you never, time traveller
Il apprenait de ses erreurs; la plupart du temps. C'était un problème qu'il pouvait presque rejeter sur sa nature, sur ce don changeant qui redessinait malicieusement ses traits. Un peu comme s'il avait plusieurs vies, plusieures têtes pour l'échec. Des chances illimitées pour une seule âme, le droit de se tromper à outrance. Alors il avait tendance à ne pas réfléchir longtemps et ne pas tourner de trop sa langue dans sa bouche avant de parler. Qu'importe puisque les autres ne voyaient de lui que la coquille apprêtée, les apparences choisies trompeuses. Sa carcasse était ce qu'il traînait en ce monde, un canevas vide sur lequel apposer une image. S'il ratait quelque chose avec tel visage, il lui suffisait de réessayer avec un autre. Alors il n'apprend pas de ses erreurs dans le fond, répète ce cercle immature sans fin sur la forme. Pas la peine de changer une méthode qui fonctionne, et tant pis si ce n'est qu'une fois sur cent. Avec ces milliers d'histoires et de persona qu'il s'inventait, il avait tendance à oublier qu'il n'avait qu'une seule vie. Et s'il était assez attentif il pourrait remarquer les prémices, les signes que cette conversation était sur une pente glissante. La blonde qui semble jouer le jeu mais le simple fait d'engager volontiers la partie aurait dû l'intriguer. Jamais vraiment sur ses gardes, toujours trop sûr de lui, le paradoxe de celui qui ne cherche pas à se protéger des coups mais se cache pourtant derrière ses métamorphoses. Tout comme il ne prend aucune précaution à cacher sa nature de mutant, qu'importe puisque qu'il pouvait changer la couleur de ses veines sur commande. Il assumait tout, un peu trop peut être. En un sens il ne voyait pas pourquoi s'en empêcher, c'était si facile d'accepter la claque et de tendre une autre joue en retour.

Alors il l'observe sans la moindre méfiance la jolie argent, parce qu'en plus d'être impulsif il est aussi un peu trop charmeur face aux femmes. Pas malveillant pour autant, le sourire qui s'étire doucement lorsqu'elle réponds à ses piques sur le même ton. Il ne la croyait pas bien sûr, parce que ses réponses étaient aussi fausses que ses blagues. Et si elle était fiancée il aurait bien vite remarqué une bague ou la marque d'une absence. Son annulaire était vierge de tout indice. C'était quelque chose qu'il avait apprit à vite repérer, une question de dosage importante, une dynamique à ne pas oublier dans la conversation. Il n'avait rien à perdre à jouer un minimum la carte de la séduction, c'était plus agréable que l'intimidation. Et si cela lui avait valu plus d'une fois de devoir s'excuser précipitamment à la moindre menace maritale, la plupart du temps il avait assez d'audace pour rester. Il cachait les bleus, et Urio se se marrer sur sa gueule de mâle vaincu. « Urio. » Qu'il corrige d'ailleurs lorsqu'elle mentionne son jumeau, son regard qui s'est glissé sur les doigts qui ont effleuré son coude. Maxim Mattel. C'est son nom de famille qui l'intrigue le plus, parce qu'il ne lui évoque qu'un vague souvenir. Il ne s'intéressait qu'aux familles d'argents populaires, alors il devait admettre ne pas pouvoir penser à un quelconque détail qui pourrait lui être utile. Il maintient le contact lorsque son regard cherche le sien, écoute ses mots avec attention. Ses prunelles ont déjà changé deux fois de couleur au cour de la conversation, des demi teintes à peine perceptibles mais transformées sous son nez. Elle avait raison, il était aussi adapté à ce genre d'endroit qu'elle, la différence étant qu'il savait s'y adapter s'il le voulait. Sa pantomime qui continue, la blague enjolivée lui qui se retrouve à la place de cet amant imaginaire. Pourquoi est-elle si pressée de quitter les lieux tout à coup il ne se l'explique pas. Le café était mauvais certes, et avec les doses de sucre qu'elle y mettait cela n'irait pas en s'arrangeant. Mais cela faisait à peine quelques minutes qu'ils étaient assis. Plus étrange encore, elle ne le fuit pas, l'invite à la suivre à l'extérieur. Elle le lui jette au visage sans délicatesse son petit manège, l'inconfort constant qu'il semble lui causer à chaque fois qu'il lui parle. Elle a l'air de bien savoir le cacher mais il y a quelque chose qui sonne faux derrière le faux.

Ses yeux se perdent sur la populace du café, observant à peine la jeune femme qui se prépare à quitter les lieux. Le regard qui passe en revue les individus, les manteaux sur les chaises, les commandes posées sur le comptoir. Il ferme les yeux un instant et échappe un soupire bien vite placardé d'un énième sourire. « Une proposition bien indécente pour cette heure de la journée. » Qu'il murmure sur le bout des lèvres, restant dans les règles du jeu qu'ils ont établi. « Dans ce cas il serait plus sage pour vous de sortir la première et moi de vous suivre, si nous ne devons pas être vus ensemble. » Les mots malicieux, la logique imparable et moqueuse. « De plus j'ai laissé quelques affaires à ma table, je vous rejoins tout de suite. » Il se lève et lui adresse un bref signe de tête. Il est bien conscient du danger de lui laisser une telle opportunité. Elle pourrait filer et disparaître dans l'espoir que le hasard ne les réunissent plus jamais. Mais c'était ce qu'il s'était passé la dernière fois déjà, et les voici aujourd'hui. Alors il ne perd pas de temps toutefois, se dirige vers le comptoir, se mêle à quelques personnes avant de déposer sa casquette sur un tabouret. Ses doigts habiles se referment sur le manteau de l'homme à ses côtés, la lourde veste subtilisée avec légèreté pourtant. Le vol un lointain talent, même si ces temps-ci il ne laisse plus libre ses mains. Au pire le bougre le retrouvera au commissariat, son portefeuille. Du coin de l'œil il s'assure qu'elle ne regarde pas dans sa direction, se penchant entre les tables pour faire semblant de refaire ses lacets. Et son corps de changer de forme de nouveau, le visage qui oscille un instant vers l'homme âgé avant de prendre les traits de celui au manteau volé. Se mêlant aux quelques entrants la tête baissée il quitte les lieux à sa suite, la veste bien vite glissée sur ses épaules et boutonnée jusqu'au cou. Il la retrouve quelques mètres plus loin, adaptant son allure pour s'approcher derrière elle et glisser ses doigts contre sa main, mêlant son bras au sien. « Alors que fuit-on ? Si ce n'est pas un mari cocu ou du mauvais café ? » Qu'il lui murmure alors que son visage originel retrouvé se penche vers son oreille, réapparition soudaine. « Pas de moi j'espère ? Promis je ne suis pas Urio, je suis le moins ennuyant des deux. » Un sourire espiègle qui s'éternise alors qu'il glisse sa paume contre la sienne. Peut être qu'il apprendra de cette erreur-là, seul le temps le dira.

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Dim 19 Mai - 17:45

S’il voulait de l’indecence il aurait de l’indécence. Du boug de ses phalanges, une fois même, Maxim avait mordu un mec au sang. Le cliché d’arracher les oreilles est sale, mais il est vrai. Mais il est impossible à faire ici, à faire sur lui. L’intouchable qui désirait être touché. Le mutant qui travaillait pour ceux qui le méprisaient. Cette situation était absurde, Absurde, et elle le savait. Et elle lui souriait. C’était lui qui était bien trop sûr de lui, alors que ça devrait être elle. Ça devrait toujours être elle. L’énervement, l’agacement, le dégoût de sa position, tout cela « Dans ce cas il serait plus sage pour vous de sortir la première et moi de vous suivre.. » tout cela formait une boule au niveau de sa gorge, et ses dents se serrèrent en un grognement qui acquiesçait vaguement son petit plan. Ouais, si tu veux mon grand qu’il continue à faire le malin et elle lui brisera les côtes au fin fond du ravin.

C’est ce que Maxim pensait, mais pas ce que Maxim pouvait faire.

Au moins il se lève, enfin, dans ses vêtements toujours trop grands, ridicule homme nageant dans de la mauvaise flanelle, elle le reconnaissait, conserver cette assurance malgré cette dégaine n’était pas commun. Elle l’aurait peut-être apprécié, dans une autre vie. Dans un autre retour où il ne l’avait jamais coffrée, où il n’avait jamais eu son avenir entre ses mains et où, dans son regard froid, elle ne s’était pas vue refléter toute la misère de sa situation.


Une cigarette parvient à se glisser entre ses lèvres serrées. Sans un regard pour le gamin qu’elle plante, elle sait qu’au moins, à présent, il est en sécurité. Il mourra un jour, mais au moins, ça sera pas de sa faute. Une fois, deux fois, trois fois la pierre est frottée pour allumer le bout de tabac dont elle tire une grande bouffée.

Maxim pouvait partir, là maintenant.

Se faufiler dans ces rues qu’elle connaissait tant, elle l’argent, face à ce mutant qui crachait dans la soupe et le café qu’on lui offrait, elle le savait, il aurait été incapable de la retrouver. Si seulement il ne connaissait pas son nom. Et si seulement elle ne voulait pas perdre la face. Seul à seul, à jouer ce petit jeu de merde que la jeune femme elle-même ne s’embêtait pas de faire avec ses conquêtes, peut-être est-ce qu’elle pourra profiter de la situation. Son sourire de con ne finira pas enfoncé, les dents éclatés, mais peut-être qu’au moins il la ferra sourire elle aussi. Selon ses propres termes.


Les hommes portant de la flanelle avaient-ils seulement le droit de dire « non » à une femme telle qu’elle ?

Maxim pris une inspiration. A son poignet, l’heure lui indiqua le retour à effectuer. Au cas où. Que ça soit lui où un autre, au fond, ça ne changeait rien. Prend ton pied, fais un retour, recommence. Si cette fin de journée se passait mal, et bien, elle allait la re-passer. Encore et encore, jusqu’à ce que son corps accuse plus d’années que ceux qui, niais, ne peuvent s’en douter. C’était pas un mutant qui allait le lui en empêcher. Maxim avait vu pire. Maxim avait buté pire. « Alors que fuit-on ? Si ce n'est pas un mari cocu ou du mauvais café ? » Et malgré tout son murmure soudain la fait sursauter alors qu’elle sent son bras et sa main la rejoindre, non invités. « Pas de moi j'espère ? Promis je ne suis pas Urio, je suis le moins ennuyant des deux. »

La violence des peaux qui se déchiraient lui manquait.

Nouvelle bouffée de sa cigarette. Ils se mettent en marche, et ses pas se dirigèrent instinctivement vers la petite ville. « Alors ne m’ennuie pas. » A son tour de lui faire le genre de sourire qu’on a envie de faire bouffer. « Je fuis le petit rôle de mutant riche que tu te donnes dans tes vêtements trop grands. » Dans une autre vie, dans un autre retour, ils se seraient probablement entendus. « Si une argent traîne par ici, c’est pour s’occuper par ce qui s’y trouve. » Ils passèrent à côté de visages familiers qui n’osèrent l’aborder. Son bras se resserra autour du sien. Douce petite biche égarée. « Occupe moi, meilleure version d’Urio. » Ne lui avait-elle pas demandé son prénom ? Avec son haleine façon tabac froid, elle lui glissa « Montre moi de quoi les mutants sont capables.. » et dans le creux de son oreille continua « .. Montre moi qui tu es vraiment. »
A part un connard, évidemment.


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STATUT CIVIL : Marié à la diversité, à toutes les femmes qu'il peut satisfaire de tous les visages de princes charmants rêvés. Sa gueule polyface comme une arme, un jouet puissant entre les mains d'un enfant égoïste et immature. Jeux de prétendre, d'un homme un peu trop imbu de lui même pour ne pas causer des incendies à répétitions. Pourtant lorsqu'il s'agit de sentiments, il est terriblement (SEUL) .
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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Lun 20 Mai - 16:26

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Tic, toc. Le temps passe et ne le rattrape pas. Parce qu'il s'est laissé dévier de sa trajectoire, parce qu'il se fait voleur de quelques instants égoïstes. Et tant pis pour sa mission, tant pis pour sa proie qui va s'en sortir. Pour aujourd'hui. Peut être qu'il en a trouvé une autre dans un sens, même s'il a délaissé sa peau de chasseur pour se faire dragueur. Juste passer un moment intéressant, approfondir leur rencontre si brève de la dernière fois. Et toujours cette sale impression qu'il manque quelque chose, qu'il a raté un détail important à placer sur cette carte mentale qu'il se fait de l'argent. Parce qu'ils dupent aussi bien l'un que l'autre, des minauderies qui cachent des langues aussi aiguisées que des rasoirs. Et cette forme de jeu non anticipée éveille en douceur ses soupçons. Parce qu'elle se prend trop bien dans le rôle autant qu'elle lui reproche le sien et il a du mal à y croire. Enjôleur enjôlé, la caresse qui précède la claque comme si elle se contenait assez pour perdurer à le prendre dans le sens du poil alors qu'elle aimerait pourtant l'arracher. Parce qu'il ne fait aucun doute qu'elle voulait quelque chose ce jour là, quelque chose enfermé dans une boîte scellée. Quelque chose qu'elle désirait suffisamment pour venir chercher quelqu'un comme Urio. Et pourtant elle s'était défilée, avait fait marche arrière pour vite se débarrasser de sa présence. Aujourd'hui elle ne fuit pas même avec cette occasion qui lui est donnée. Il ne voit pas où elle pourrait cacher un petit coffre dans ses effets, dans ses poches qu'il effleure en douceur l'air de rien lorsqu'elle se glisse à son oreille. Alors il était certain qu'elle était restée parce qu'elle voulait quelque chose de lui. « Si une argent traîne par ici, c’est pour s’occuper par ce qui s’y trouve. » Pas pour fricoter avec les rampants du pied d'Aureus, pas pour rajouter des nouvelles expériences dans sa riche vie de haut du panier. La pomme qui en avait roulé était empoisonnée, ça il pouvait le sentir à la manière dont elle lui murmurait ses mots charmeurs. Elle voulait qu'il l'occupe mais il n'était que le ver dans le fruit, il avait intercepté la vraie scène avec son petit théâtre de quartier. Pourtant elle avait choisi de continuer à être bon public. Alors que voulait-elle vraiment, Maxim Mattel ?

Le bout de ses doigts effleure à peine ses omoplates, profitant de la proximité pour remonter sur son épaule et l'écarter d'une pression, une fausse pudeur face à ses mots et sa proximité. Il sourit toujours, constante politesse que rien n'ébranle. Elle pouvait la voir à l'instant, l'enveloppe de qui il était vraiment. Pour ce qui était du contenu, la personne derrière la gueule malicieuse, c'était tout autre chose. « Un bon magicien ne révèle pas ses secrets à son audience, sinon elle risque en effet de s'ennuyer. » Qu'il susurre avec une pointe d'amusement, effleurant sa joue pour en chasser un cil imaginaire. Il plonge son regard dans le sien avant de reculer de quelques pas. Elle a l'odeur du tabac froid, la fumée d'un feu ravageur qu'il sent avant d'apercevoir les flammes. « En outre mon public préfère d'ordinaire voir ce que je ne suis pas plutôt que qui je suis vraiment. C'est qu'on préfère toujours le fantasme ou le souvenir plutôt que la réalité. » Et il s'est toujours joué de ça, de la perfection utopique de ces carcasses qu'il endosse. Attiser le plaisir des préférences, peindre sur sa face la volonté et les besoins des autres. « Alors si je te montre qui je suis vraiment, je me demande surtout ce que tu veux voir. » Maintenant passé au tutoiement, puisqu'elle était si encline à lui parler ainsi. « Au final est-ce que mon identité existe vraiment ? Est-ce qu'il n'y a pas autant de versions de moi que de désirs de jolies argents en mal d'être occupées ? » Girouette imprévisible, ses yeux qui ont imperceptiblement viré au vert au fil des battements de paupières. Il se rapproche de nouveau de la jeune femme, paumes ouvertes vers le ciel, symbole d'une volonté creuse à recevoir la sienne. « Alors dis-moi qui veux-tu que Rasvan Kells soit, Maxim Mattel. » Ses bras qui retombent le long de son corps, cap ou pas cap de tomber les cartes sur la table. Cap ou pas cap d'oser continuer de jouer le jeu. Et le temps de le rattraper alors qu'il a une brève pensée pour le pauvre type toujours enfermé dans son coffre de bagnole. Tic, toc.

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Lun 20 Mai - 23:38

Elle n’était pas faite pour ça. Etait-elle faite pour ça ? Je suis pas bonne à ça. Peut-être était-elle bonne, oui, mais : pas à ça. Ni faite non plus. Maxim sentait qu’il jouait le même jeu qu’elle de la même manière que les chiens errants se reconnaissaient entre eux, sauf qu’ils avaient tacitement décidé de ne pas montrer les dents, étrangement, si ce n’est des sourires. L’un faux, l’autre lourd, on ne savait lequel était le pire des deux. Peut-être étaient juste-ils ‘les pires’. Alors de la même manière qu’elle lui a pressé le bras lui laisse sa main passer de son dos jusqu’à son épaule, et malgré elle, la jeune femme ne peut se retenir de penser : je suis sa catin.
Une gifle fend l’air.
La main de l’homme se porte sur son visage qui reprend cette même expression, celle qu’elle a déjà vue et vécue, celle qu’elle ne voulait plus voir, celle –

Sa main passa de nouveau de son dos à son épaule, et Maxim n’y preta plus attention. Il lui dit un quelconque baratin de nouveau évasif et cela l’ennuya. L’audience est, en effet, emmerdée. Premier mutant qu’elle rencontrait qui parlait comme un argent. Second retour en trop peu de temps. Cauchemar qui s’avérait être vrai. Ou peut-être n’était-ce qu’en sa présence ? De nouveau l’homme sorti un autre atout dans son paquet des 56 cartes du dragueur parfait et lui enleva un cil qui n’avait jamais existé.
Jusque là, tout va bien.
Si cette fin de journée se passe mal, et bien, je vais continuer de la re-passer était ce qu’elle se répétait, dents serrées, alors qu’elle tournait son visage vers lui pour l’accompagner dans la fin de son geste malgré tout délicat. L’observe alors qu’il continue de parler. Ajoute pour le valider, mais aussi, en un certain accord : « Personne ne préfère la réalité. » La dernière fois, ni lui ni elle ne l’avaient préférée alors qu’à cette heure qui s’écoulait lentement, lui pensait avoir sa chance avec elle, et elle pensait avoir sa chance aussi avec elle. Pour elle. A sa question, le coin de sa lèvre se tordit légèrement vers le haut. J’aimerai voir juste assez pour savoir comment te buter.
Espérons qu’il interprète cela comme un demi-sourire amusé.

Une légère pause accompagna sa réponse silencieuse. Le bas d’Aureus et ses odeurs s’écartaient à la mesure des mots choisis avec précaution par le mutant. Etranges, aussi, ces mots qui n’ont pas de sens. « Au final est-ce que mon identité existe vraiment ? » Kaluha, encore un de tes disciples, encore un des miens.. Maxim se retint de lever ses yeux au ciel, tandis que ceux de l’homme eux   .. changent ? « Est-ce qu'il n'y a pas autant de versions de moi que de désirs de jolies argents en mal d'être occupées ? » Incertaine au début, ce qu’il s’était produit à l’intérieur du café reprenait soudainement. Toujours pas de désintégration spontanée. Toujours pas la moindre idée de ce que c’était. Ses pas se ralentirent sans même qu’elle ne le remarque, trahissant sa profonde..
Ignorance ?
Incertitude ?
Abasourdissement ?
Et tandis que des synonymes aux syllabes à chaque fois plus longues s’étalaient dans l’esprit confus de Maxim, il lui dit : « Alors dis-moi qui veux-tu que Rasvan Kells soit, Maxim Mattel. »

Elle s’arrêta. Sa tête s’agita doucement de gauche à droite, tentant de donner sens à ce danger qui se doublait d’énigme tandis que ses globes cherchaient quelque part une réponse tombée du ciel jusqu’au sol. Est-ce que j’ai vraiment envie de savoir qui il est ? « Est-ce que j’ai vraiment envie vouloir que tu sois.. ? » Ses yeux désormais plantés dans ceux du mutant, prêts à déceler le moindre nouveau changement, elle passa une main derrière son crâne. Perplexe. était le mot. Qu’il soit quoi ? Était-il réellement ‘Rasvan’ ? Etait-il réellement le jumeau d’Urio ? Oui, il l’était, seul un homme avec la même carrure et la même drague pouvait exister pour cette pauvre planète déjà assez ravagée. « Riche. » Ouais, c’est ça. « Soit riche. Plus riche que tu ne l’es déjà. Que je le suis déjà. » Privée de tout repères, il n’en restait à la rose rouge qu’un. Toujours le même.
« A une seule condition. » Maxim se rapprocha. Si son corps combla l’espace qu’il y avait entre eux, ce fut surtout son visage qui fendit le fendit pour étudier au mieux ces pupilles, s’assurer de ne pas comprendre, mais de ne pas être folle aussi. De nouveau, son être transpira l’incompréhension. Ouais, était amplement suffisant. Elle ne voulait plus rien d'autre. « Ne refais plus.. ça. »  Le masque était depuis plusieurs minutes tombé, mais la belle n’en avait que faire. Qu’elle soit vraiment sous son charme piteux ou en exercice de survie improvisé, n’importe quelle argent ne voudrait pas avoir affaire à ce qu’elle ne pouvait pas maîtriser. Et ça, au délà de la personne qui se tenait en face d’elle, ça là, ça c'était une inconnue qu'il fallait probablement apprendre à ne pas résoudre. « Que Rasvan Kells me fasse voler en jet privé, mais que Rasvan Kells reste.. » Eviter que cette journée ne se passe pas mal pour probablement éviter d'y passer devint le nouveau mot d'ordre face à Rasvan, merde, Rasvan, impossible que cela soit son véritable prénom, au même titre que ses pupilles, que son petit jeu d’acteur, que sa présence hasardeuse ici... « .. Rasvan Kells. »

Son visage recula abruptement, tout comme son corps qui sembla se remettre soudainement en mouvement. « Qui tu es vraiment, mais en riche, en grand ! »

Et en lui souriant, elle fourra dans ses poches des mains légèrement tremblantes et repris le pas, l'air de rien. Elle n'était pas faite pour ça.


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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Mar 21 Mai - 18:43

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Ça se fissure et s'agrandit; un trou béant, le mécanisme qui grince horriblement sur son grain de poussière perturbateur. L'arrière goût imprononçable de quelque chose qui cloche foncièrement; une sensation impénétrable de doute qui remet en question ses choix d'attitude. Il voulait être charmeur, plaisant, amuser la galerie comme il le faisait tout le temps. Et si le sourire de son masque dessinait des oui, la négation de l'âme de la jeune femme avait fini par échapper par le moindre pore. Il ne sait pas s'il a trop osé, s'il a été trop abrupte dans son contact et ses mots. Mais il en est certain maintenant, il y a quelque chose dans leurs échanges qui ne perce pas au delà du voile. Parce qu'il est assez sensible aux autres, surtout lorsqu'ils sont l'un comme l'autre à jouer derrière leurs façades. Il avait la malice facile et pourtant il ne cherchait pas la fourberie absolue. Sinon elle l'aurait déjà suivit jusqu'à la tour d'Ivoire, de gré ou de force. Pourtant il n'était pas certain lui même de ce qu'il voulait d'elle. Une explication sur la dernière fois peut être, la connaître un peu mieux sans doute. Jamais vraiment sérieux dans sa drague c'était surtout pour lui une manière d'être constante, le langage de la séduction qu'il aimait parler, aussi faux pouvait-il être. Curieux il l'était, et c'était un atout non négligeable lorsqu'il avait pour devoir de renifler les rumeurs et déterrer les secrets. Mais il avait raccroché sa casquette d'agent de supervision populaire dès l'instant où il avait abandonné sa filature. Oui il avait des soupçons, oui il était persuadé qu'elle cachait des choses qui relevaient de son expertise. A vrai dire il est probable que si leur conversation passée s'était éternisée ce jour là elle aurait fini elle et son coffre fermé dans une cellule d'interrogatoire. Tous les argents n'étaient pas exempts de vices et de tentations, il le savait. Mais ce n'était pas pour cela qu'il marchait à ses côtés, pas vraiment. Pas encore.

Sa réponse le surprend parce que sortie de la bouche d'une argent elle est quelque peu inédite. Ils aimaient accumuler les richesses, bon nombre se vautrant avec passion et déraison dans le luxe. Mais la première chose sur leurs lèvres était souvent moins pécunière. C'était le pouvoir qui attisait leur convoitise, la puissance comme une lourde chape à abattre sur le dos des plus faibles. Le contrôle. Et si l'influence s'achetait avec plus de richesses; si c'était vraiment la clé pour dominer alors toutes les familles réunies du cercle auraient depuis bien longtemps renversé le gouvernement. Devenir plus riche qu'il ne l'était déjà serait chose aisée, c'était déjà son objectif journalier. Quant à devenir plus riche qu'elle… Il la considéra un instant et se promit de se renseigner sur sa famille dès qu'il aurait l'occasion. Les mots le touchèrent légèrement, parce qu'ils visaient juste même en tâtant à l'aveugle. Alors ses lèvres s'entrouvrent, le sourire se grime imperceptiblement. Il pouvait prétendre être mais il ne pouvait pas être. C'était une limite qu'il avait touchée du bout des doigts depuis toujours, la clé de son équation personnelle, son petit numéro. Ses yeux glissent sur les traits de la jeune femme lorsqu'elle approche son visage, son regard inquisiteur qui cherche activement le sien. Bien sûr qu'elle avait fini par remarquer la différence de couleur, il était temps d'ailleurs, il en était probablement à sa quatrième teinte depuis le début de leur rencontre. Un rictus crispé se forme pourtant, parce que sa condition pour lui plaire est impossible pour lui. Ne refais plus ça. Il serre les dents. Ça c'était ce qu'il était vraiment, et ce qu'il pouvait être. C'était ce qu'il ne serait jamais et ce qu'il serait toujours. Alors si la demande est posée en surface sans en deviner les dessous, si elle est si simple et si compliquée, il la rejette pourtant de tout son être. Ses prunelles à la chromatique fébrile plongées dans les siennes, le silence qui scelle sa bouche dans une vague crispation. Un magicien ne révèle pas ses tours lui avait il dit. Mais il était toujours aussi immature lorsqu'il s'agissait de son pouvoir. Si on lui disait non, il comprenait  toujours oui.

Il échappe un soupire lorsqu'elle se retire. Rasvan Kells ne pouvait pas rester Rasvan Kells. Simplement parce pour devenir ce qu'elle suggérait, Rasvan Kells devait tout sacrifier. Et il était prêt à faire cette offrande au nom du pouvoir et de l'ascension, jusqu'à ce qu'il ne reste peut être plus rien de son essence originelle. C'était le prix à payer et il n'aimait pas qu'on le lui rappelle, même sans savoir, même sans comprendre. Mais malgré l'irritation, il a toujours envie de jouer. S'il était impulsif, il cédait rarement à la colère. Pourquoi s'énerver quand il y avait mille et une manière plus agréable de l'exprimer. « Qui je suis vraiment, mais en riche et en grand. Je vois. » Il répète les mots comme un génie prêt à recueillir et pervertir un souhait, acquiesçant d'un signe de tête. Il la laisse reprendre le pas, attendant volontairement un espace de quelques enjambées avant de la rejoindre. Il allait lui en donner du riche et du grand si elle en voulait, à sa manière. Son sourire finaud retrouvé, il laisse son corps s'étirer, ses épaules se soulever alors que son torse et ses jambes s'allongent de plusieurs centimètres. Cette fois le tissu tire sur les muscles, la taille de la chemise et de la vestd un peu trop juste alors qu'il se rajoute une tête en plus de hauteur et les proportions musculaires concordantes. Ce n'était certainement pas à ce genre de grandeur qu'elle avait fait allusion, mais tout ça c'était tombé dans l'oreille d'un métamorphos. Et si elle lui avait ordonné d'arrêter pour toute condition, on n'empêchait pas un métamorphos de métamorphoser. Tout comme un magnétron de magnétiser.

Il rattrape son pas de sa nouvelle stature imposante l'air de rien. « Rasvan Kells ne peut pas rester Rasvan Kells. » Qu'il reprend, le ton légèrement fanfaronnant, effleurant son épaule de la sienne. Il pousse le vice, drainant toute couleur de sa peau jusqu'à en faire disparaître les teintes rosées. Si elle voulait du riche elle voulait un argent. Le teint transformé de cendres dessine des veines grises sur son cou, ses yeux retrouvant leur bleu profond originel. Il se plante devant elle pour lui barrer doucement la route de ses oripeaux de chair transfigurée. Il était lui, plus grand et plus riche, c'était ce qu'elle voulait non ? « Je ne peux pas être moi même et ne pas faire… ça. » Il fait un signe circulaire de l'index vers son visage déguisé avant de soupirer. « Et si on arrêtait de jouer, Maxim ? » Le ton est las, la main qui se tends vers elle en signe de paix reprend sa couleur mutante du bout des doigts jusqu'au poignet. Il a besoin de comprendre, réparer cette horloge aux aiguilles cassées. Bas les masques. De toute manière il n'y a pas de place pour deux dans le coffre de sa voiture. Sauf s'il continue de tarder et que l'autre étouffe. Ils n'étaient plus très loin maintenant.

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Dim 26 Mai - 18:17
Riche et grand, comme la tour d’ivoire, au final. Il ne pouvait pas faire comme si ce qu’elle lui demandait était hors de son imagination de pauvre mutant, lui qui a déjà suffisamment d’espoir pour penser appartenir un jour à cette société tant et si bien qu’il a décidé lui-même de s’y prostituer, il avait forcément au moins les poches pleines. A sa place, c’est ce que Max ferait. Pourquoi pas, en vrai ? Presque sûre d’elle elle reprend le pas, le laissant là, con, répétant ce qu’elle venait de lui dire. Laissé derrière pour mieux revenir à sa hauteur le temps, les deux étaient plongés en pleine réflexion. Pour Maxim, c’était plutôt : avait-il un jet de fonction ? Une voiture, au moins ? Aussi ridicule que sa position le fasse paraitre, la rose ne pouvait lui en vouloir pour son choix : elle avait fait le même. Ce qu’elle voulait voir plutôt était : avait-elle fait le bon ?
Bien sûr que j’ai fait le bon.

« Rasvan Kells ne peut pas rester Rasvan Kells. » Regard vers sa gauche. Désintéressé. Un sourcil se soulève paresseusement tandis que l’épine se retourne pour voir où en était Rasvan. « C’est une.. » .. connaissance ? La voix se meurt, il n’est plus là. Son visage se tourne alors de nouveau et l’inconnu lui barre la route et, une fois de plus, elle s’arrête. Maxim ne comprend pas, et Maxim perd légèrement patience.
Puis, l’agacement laissa place à une rare étincelle d’intelligence.
« Oh. » Pathétique. Presque mignon, mais véritablement pitoyable, elle se serait foutu une gifle – chacun son tour, elle se serait insultée, moquée d’elle-même mais la surprise et stupéfaction n’avaient autorisé qu’une si basique réaction pour une telle révélation, ça, et en écho et pour elle seulement un : putain de mutant. « Je ne peux pas être moi même et ne pas faire… ça. »

Un-hun.

« Un-hun. » Et sa main farfouillait sa poche dont elle en tira de nouveau son paquet, une cigarette, pour rapidement se l’allumer sans le quitter des yeux. Le ton même, placide, et ce riche vocabulaire, étaient témoins des rouages enrayés qui tentaient de relancer la machine Mattel.
Elle n’avait jamais eu d’entrée de ce type dans son carnet.
La dernière fois non plus, avec lui de nouveau. Rasvan Kells semblait être cette mauvaise pièce à l’intérieur de ses propres mécanismes temporels, celle qui déréglait ce qui devait être, peu importait les retours. Encore et encore. « Et si on arrêtait de jouer, Maxim ? » Un nuage de fumée est adroitement expiré entre leurs deux visages. Allait-elle y retourner, à la tour d’Ivoire ? Encore et encore ? « Arrêter ? » Elle pouvait faire un retour, mais toutes ces actions jusqu’à présent avaient été orientées pour éviter cette fin.
Elle n’était pas faite pour ça.
Etait-elle faite pour ça ?
Encore et encore, Maxim se retrouvait dans une situation pour laquelle elle n’était pas taillée. Répéter de manière brute des pans de journées en espérant aveuglément que cela pouvait éventuellement changer était stupide, car lui ne l’était pas.

Elle observa sa main.

Je peux au moins essayer. « Alors arrêtons. » Les yeux rivés sur le sol depuis ces minutes de flottement, la cigarette se consuma rapidement. Dans l’attente et le silence. Elle se fit écraser sous sa semelle, et puis, Maxim serra mollement la main tendue avant d’enchainer avec un raclement de gorge et : « Pourquoi un mutant travaille pour le gouvernement ? » Paumes ouvertes pour éviter qu’il ne se sente en danger, le visage fermé direction les pavés, sa voix s’était baissée juste assez pour que, pour une fois, tout Aureus n’aurait pas à en profiter. « A moins qu’ils te payent une fortune, tu.. Je pensais être avantagée, mais toi tu peux être et faire ce que tu veux, quand tu le veux ? » Son regard accrocha le sien, ces iris qui elles, n’avaient pas changées mais qui ne lui fournirent pas la moindre réponse. « Même si ce n’est qu’être un mutant. » La rose avait arrêté de jouer et c'était plutôt pour ça qu'elle était faite. Son visage lui faisait désormais face. Paumes toujours ouvertes. « Si ce n’est pas de l’argent, si riche et grand pour toi c’est ça.. » Plus de sourire, bien qu’elle montrât les dents. Hocha la tête.
Ouais, j’ai définitivement fait le bon choix.


Insanity is doing the exact.. same fucking thing.. over and over again expecting.. shit to change..  I started seeing, everywhere I looked, everywhere I looked all these fucking pricks, everywhere I looked, doing the exact same fucking thing.. over and over and over and over again thinking "This time is gonna be different. No, no, no please... This time is gonna be different, I'm sorry.."

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Re: Play, pause, rewind (Maxim)   |  Mar 28 Mai - 18:10

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Et elle mord la main qui se tend comme un appât, révèle ses crocs trop longtemps contenus derrière ses sourires faux à s'en abîmer les gencives. Plus d'efforts à faire pour tourner autour des mots, plus de minutie curieuse à dévoiler les secrets sans accepter de sacrifier les siens. Se parader comme des vautours à essayer de picorer ce qui dépasse, s'arracher des vérités quitte à se charcuter la raison à en comprendre les pourquoi. Pourquoi a-t-elle accepté de le suivre si elle est autant sur ses gardes ? Pourquoi est-elle sur ses gardes ainsi ? Il veut connaître la raison de cette méfiance, le comment de cette équilibriste qui oscille entre dégoût et neutralité inquiétante. Les mots lui répondent, l'acceptation de cesser de jouer mais d'entrer pourtant sous de nouvelles règles. Elle pose les questions à son tour, se fait inquisitrice impitoyable. Elle lâche les chiens sans vergogne, elle aussi elle aimerait trouver les contours et les sortir au grand jour. Pourquoi Rasvan Kells. Une interrogation bien étrange pour une deuxième rencontre, une impression de lourdeur et de jugement dans son ton lorsqu'elle racle l'évidence. Pourquoi un mutant travaille pour le gouvernement ? Un temps d'arrêt, ses sourcils qui se froncent légèrement et sa peau qui reprend des couleurs comme si la métamorphose s'effaçait d'une douche froide. Ses yeux qui se plissent de défi, la méfiance qui le contamine aussi tout à coups. En temps normal il aurait simplement écarté les faits du dos de la main, il est vrai qu'il était rare de voir des mutants au gouvernement. Mais officiellement il n'était qu'un gratte papier aux archives nationales, un ancien de l'armée soit-disant déchargé pour blessure incapacitante. Rien de bien douteux. Pourtant la tournure de la question l'interpelle, déjà parce qu'il ne lui a jamais mentionné son job officiel, ensuite parce qu'elle semble faire allusion à ses activités officieuses sans aucune gêne. L'une de ses canines vient effleurer sa lèvre inférieure, animal aussi instable que la jeune femme à la gestuelle fuyante. C'est à celui qui fera battre l'autre en retraite en premier. Mais il n'est pas venu pour le conflit, halluciné de la tournure des choses alors qu'il n'avait commencé que d'une innocente curiosité. Il ne la connaît même pas et pourtant elle lui balance ces affirmations au visage comme si elle savait tout de lui. Elle le juge, elle se le permet. Et ça lui fait serrer un peu plus les dents qu'elle ose. Parce qu'elle a tort, elle ne comprends rien du tout. Ça lui traverse l'esprit pourtant, il croyait l'avoir surprise dans une situation compromettante mais il lui semble bien que le piège était pour lui et qu'il vient de se refermer. Il avait juste envie de la taquiner, en savoir plus sur elle après cette brève rencontre passée. Pourtant malgré ses paumes immaculées levées en signe de paix, il ne peut s'empêcher de voir darder des attaques entre ses lèvres.

Pourtant il croise légèrement les bras une fois la main serrée, contient autant qu'il le peut la surprise et le trouble qui l'embrase doucement. Il la regarde d'un œil tantôt brun et tantôt vert, sans scrupules à jouer de son pouvoir maintenant qu'elle en connaît les travers. Un petit sourire qui grime ses lèvres, moins enjôleur et plus acide cette fois. Il attend qu'elle ait fini de parler pour patiemment lui répondre. « Travailler pour le gouvernement est un travail comme un autre. Au moins les archives nationales sont plus tranquilles que les cafés miteux. » À cela il ajoute un souffle de dédain, il était hors de question qu'il la laisse lui picorer les os sur la supervision populaire. Aussi il n'avait aucun mal à mentir malgré le doute. Il décroise les bras et avance un pas vers elle, nonchalant, penchant le visage à sa hauteur. Puisqu'elle était sur le ton des messes basses alors il continuera la mascarade. « Je peux être et faire ce que je veux, vraiment ? » Il n'y a plus d'humour et de malice dans sa voix. « Je croyais avoir mentionné être un mutant, peut être n'ai-je pas parlé assez fort. » Il hausse légèrement la voix pour souligner son propos, son sourire dévoilant ses dents. « Ce n'est pas « Si ce n'est qu'être un mutant ». » Il caquète les mots sans scrupules. « Je ne serais toujours qu'un mutant, mademoiselle Mattel. C'est un fait. » Il repasse aux mademoiselle, il n'avait pas envie de continuer à tutoyer une femme qui se permettait de le juger. « Tout comme vous ne serez toujours qu'une argent, quoi que vous espériez y changer. » Il entrouvre la bouche et passe furtivement sa langue sur ses lèvres. « Vous semblez surprise de la réponse, mais regardez autour de vous. Si être riche et grand ce n'est pas ça, alors j'aimerai savoir ce que c'est pour vous. Nous avons tous un rôle à jouer, non, nous sommes nés pour remplir une fonction. Libre à nous de le refuser et échouer, ou d'accepter notre destin et rester dans la trame que la vie nous a donnée. » Ses yeux ne quittent pas les siens, déconcertants de variations de couleur. Il se redresse et s'écarte légèrement. « Et mon rôle est d'être un mutant. Au service du gouvernement. Aux pieds des argents. En bas de la chaîne alimentaire. Ce que vous voulez, peu importe. » Il échappe un rire léger teinté d'une pointe mesquine. « Vous avez l'air de me reprocher d'être le produit de cette société. Ou n'aimez vous juste pas qu'un mutant vienne flirter avec vous ? » C'était loin d'être du flirt bien sûr, mais il aimait jouer sur les mots. Le tutoiement pointe à nouveau sur sa langue. « Tu m'intrigue Maxim, et pas uniquement parce je trouve ton dédain pour ma personne mignon et que je te soupçonne déjà de faillir à ton stéréotype en venant ouvertement manigancer avec la canaille des bas quartiers. Alors je vais te le proposer une dernière fois, parce que je suis sûr que tu as bien des choses à dire et à juger. Et si on arrêtait de jouer ? » Il réitère la demande, mais cette fois elle sonne comme une menace. Il voulait savoir ce qu'elle cachait, quel était son deal. Il se fichait de ce dans quoi elle trempait, il voulait juste comprendre de quel droit elle se permettait de le juger sans le connaître. Alors qu'il avait toujours été charmeur et courtois avec elle.

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