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propagée par l'Ordre Ecarlate et rebelles: Plusieurs témoignages affirment que la SPC, depuis les attentats, serait à l'origine de plusieurs rafles hasardeuses. On retiendra la disparition de Lucius Lear, quarante-deux ans, petit épicier du Pied d'Aureus, célèbre dans le quartier pour avoir participé à la mise en place d'une Soupe Populaire, aujourd'hui plus que jamais salvatrice. Le quadragénaire aurait disparu deux jours après les événements tragiques, laissant derrière lui une épouse et deux fillettes, suite à la visite nocturne de « deux hommes de la SPC », selon les dires de Julia Lear, l'épouse du disparu.
propagée par l'Ordre Ecarlate: Selon la mère et la fiancée de Todd Brown, disparu depuis le 17 mai 2677, le jeune homme et ses proches auraient été arrêtés puis interrogés par la SPC, quelques heures avant les attentats. Il semblerait que celui-ci, jeune soldat du parcours volontaire, ait été l'un des cerveaux à l'origine des explosions du lendemain. On se demande donc si la SPC savait, et pourquoi n'a-t-elle pas prévenu immédiatement le Gouvernement.
propagée par l'Ordre Ecarlate: Du chaos généré par les attentats, de nombreuses anecdotes ont fait surface, accusant la police d'être à l'origine de bavures tragiques. On retiendra notamment le drame qui a secoué la famille Shelby. Paul, le cadet, aurait été abattu par un policier lors des attentats du 17 mai 2677, alors qu’il tentait de relever sa mère, Rose Shelby, bousculée par la cohue. Rien n’explique que le jeune-homme de 22 ans ait été confondu avec un terroriste, et les témoins présents, y compris sa mère, affirment que le policier aurait tiré à moins de trois mètres de la scène. Le Gouvernement ne s’est toujours pas prononcé sur cet accident mais il a été rapporté que l’homme armé a cru qu’il s’agissait d’un rebelle à cause de sa « tenue de prolo » et qu’il se penchait probablement pour « s’en prendre à une noble dame ».
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.

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Castiel Pernington
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AGE : vingt-neuf années qu'il foule cette terre maudite. son existence divisée en deux parties distinctes, séparant sa barre d'existence. autrefois, il était un petit garçon misérable et timide. mais les choses ont bien changé, désormais.
STATUT CIVIL : célibataire, depuis toujours. son coeur n'a été conquis qu'une seule et unique fois. par une mesquine créature qui le lui a brisé, l'a réduit en un milliard de petits morceaux. et depuis qu'il est tombé sous la coupe des perles, castiel ne songe absolument plus à tout cela.
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now u're just somebody that i used to know (lycoriel)  |  Mar 21 Mai - 22:30

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« Tous les détails sont-ils réglés ? » Devant l’assentiment silencieux de l’homme de loi, Castiel hocha la tête et tourna les talons. L’incarnation même de la froideur, bloc de glace dissimulé sous une enveloppe faite de chair humaine. Aucune émotion ne transparaissait sur son visage de marbre, dont les traits restaient obstinément inexpressifs. Si sa cage thoracique ne s’était pas soulevée régulièrement, on aurait pu le croire mort. Les bras croisés sur la poitrine, il n’avait pas prononcé un mot durant l’heure qui venait de s’écouler. Avait à peine adressé un regard à sa sœur cadette, Lycoris. Pourtant, il avait disparu durant deux ans. Sans un mot, sans plus donner signe de vie. Il était tombé dans l’oubli, dans la conscience de la plupart des gens. Assassiné, enlevé, noyé. Les hypothèses s’étaient multipliées sur son compte, de nombreuses langues étant plus qu’avides de chuchoter sur le compte de l’héritier de la riche famille Pernington. Personne ne savait réellement ce qui lui était arrivé, durant tout ce temps. Même Castiel n’en était pas certain, tant les perles avaient retourné son esprit dans tous les sens. Il savait qu’il avait été absent durant longtemps, qu’il avait été un temps retenu – mais cela avait été pour son bien on le lui avait assuré, puis il avait été élevé et éduqué à nouveau. Comme une renaissance, une deuxième vie qui lui avait été offerte. Une transformation entière et totale. Modification entière de son être, de sa personnalité, de sa façon de voir les choses. De la discrétion, la réserve et la timidité à l’intransigeance, la froideur et l’indifférence. « Dans ce cas, faites-moi parvenir un double de ces papiers. Au plus vite. Bien, tout a été dit. » Et sur ce, Castiel tourna les talons. Sans adresser un seul mot à ceux qui étaient pourtant de son sang, alors même qu’ils venaient d’apprendre le décès de leur paternel. Mais la figure de cet homme n’était plus qu’un vague souvenir, dans l’esprit du brun ; un visage aux traits brouillés et grisés. On lui avait dit que ce n’était pas grave, que son géniteur n’était qu’un monstre. Qu’il ne devait pas le pleurer, au contraire même. Qu’il devait être heureux, puisqu’il allait devenir riche. Immensément riche, en sa qualité d’héritier mâle. L’entreprise et la grande majorité des possessions Pernington lui revenaient directement. Grâce à cela, il allait pouvoir aider ses amis en leur fournissant absolument tout ce dont ils avaient besoin. Entièrement dévoué à cette cause dont il ne connaissait même pas les arcanes secrètes. Mais cela lui importait peu, en réalité. Il n’avait pas besoin de savoir. Il lui suffisait d’être certain qu’il était entouré, qu’on l’aimait. Parce que c’était cela qu’il avait toujours désiré, au fond, Castiel. Et les perles, les intelligentes perles, les machiavéliques perles, l’avaient parfaitement compris. Et avaient pris un malin plaisir à exploiter cette faille pour entièrement l’acquérir à leur cause. Désormais, le ténébreux n’était plus qu’une aimable marionnette, une gentille poupée de chiffons, qu’ils pouvaient manipuler à leur guise. Il avait déjà tourné les talons, le Pernington, lorsqu’il entendit la voix de sa sœur aînée, Lycoris. Retentir derrière lui. On l’avait bien prévenu. On lui avait dit, qu’elle essaierait probablement de faire des histoires, afin de récupérer l’entreprise. On lui avait dit qu’elle était mesquine, vicieuse et intransigeante. On lui avait rappelé à quel point elle avait été mauvaise avec lui, sa véritable Némésis, lui faisant vivre un enfer sur terre. Et peu importait que cela soit vrai ou faux, que la réalité ait été entièrement détournée. Ses nouveaux maîtres voulaient simplement éloigner de lui tous les possibles rappels de sa vie passé. Rayer sa sœur de son âme et de son cœur était bien plus simple que de tenter de traiter avec elle, cette porteuse inamovible de mémoire. Dans sa tête, Lycoris était l’une des grandes méchantes de l’histoire. Mais au fond de son palpitant calciné, subsistait une mince étincelle d’amour fraternel. Bousculée par ses tempêtes intérieures, mises à mal par ses démons sanglants. Mais les perles n’avaient pas pu tout étouffer, tout modifier à leur guise. Pour cela, il leur aurait fallu plus de temps. Et le temps s’était soudainement mis à manquer, avec l’annonce de la mort du père de Castiel. « Lycoris. » Qu’il fit d’un ton froid, parfaitement dénué d’émotions. Comme s’il ne faisait que saluer une vague connaissance, alors même qu’elle était cette sœur avec qui il s’était toujours chamaillé, avec qui rien n’avait jamais été simple. Mais qu’il avait pourtant toujours aimé, sans jamais trouver comment le dire autrement que par des piques acérées. « Si ta question concerne la maison, la réponse est oui : tu peux y demeurer autant que tu le souhaites. Mais si cela concerne l’entreprise, la réponse est non. Elle est à moi. » Sourire carnassier, jubilation intérieure qui transparaissait au fond de ses yeux. La joie d’un petit garçon qui avait toujours été qu’une simple ombre et qui, pour la première fois de son existence, était triomphant, victorieux.


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STATUT CIVIL : MARIÉE - et le dévolu s'est jeté sur un innocent ou tout du moins c'est ce qu'elle pensait. Jouant à l'amoureux transit et elle l'amoureuse ébahie, après les voeux échangés, la réelle nature de leur union a éclaté. peu intéressé par le battement de ses cils et elle peu encline à l'aimer, ils se sont unis sur une et même chose: adorer se détester.
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Re: now u're just somebody that i used to know (lycoriel)  |  Lun 3 Juin - 21:49
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Lycoris fulminait de rage. L’homme qui l’avait vu grandir et qui l’avait éduqué ne pouvait pas être le parfait abruti que ces fâcheux papiers d’héritage dépeignaient ? Il n’avait quand même pas donné toute son entreprise à son fils qui avait disparu pendant deux ans ? Il n’avait quand même pas pris cette décision impensable avec pour seul argument que Lycoris était une femme ? Les deux mains agrippées à ses cheveux, elle relisait le testament de son père avec attention. Quel connard. Quelle ordure. Quel cafard. Sa mort aurait dû être triste, Lycoris aurait dû pleurer, verser une larme, puis se tourner vers son couronnement, son ascension, les nouvelles richesses que son statut allait lui proférer. Et pourtant, rien de tout ça n’était triste, rien de tout ça n’était épique, en réalité c’était tout le contraire. Comme un soufflet qui retombait, elle sentait dans ses entrailles seule la colère, celle qui grondait sans ménagement depuis maintenant des heures. Elle n’y avait pas cru, ne voulait pas y croire, elle avait transpiré, crier, pleurer pour hériter de cette satané entreprise et à présent elle lui passait sous le nez, elle disparaissait au loin dans les doigts de Castiel. Et il fallait que de tous les hommes de cette famille cela tombe sur Castiel. Elle soupira longuement, et déchira la copie du document en six morceaux bien distincts. Son frère était un incapable, un lâche qui avait fui il y a maintenant deux ans, elle l’aimait, ne niait en rien son affection pour lui, en revanche, il était un terrible héritier et personne ne pouvait le nier. Il ne méritait en rien l’entreprise, il ne méritait en rien le respect que leur père lui avait offert juste parce qu’il était un garçon. Il ne méritait rien de tout ça et Lycoris était bien décidée à le lui prouver.

Se levant d’un bond elle laissa ses talons claquer contre le carrelage froid du bâtiment. Elle avait toujours été prête à se battre pour cette entreprise, à se salir les mains s’il le fallait pour hériter de ce joyau tant aimé, tant voulu. Ses ambitions n’avaient pas de limites et s’il lui fallait entrer en duel contre son frère pour l’acquérir, elle ne broncherait pas. Lycoris était capable de sortir toutes les armes qu’elle avait dans son arsenal pour s’accaparer le nom Pernington et l’empire qui se cachait derrière le nom. Son cadet ne méritait en rien ce cadeau, et elle était convaincue, peut-être égoïstement, que cette entreprise ne rendrait jamais Castiel heureux. Elle le connaissait, l’avait vu grandir et il n’avait jamais eu le profil d’un homme d’affaires. Trop gentil, trop doux, il n’avait pas la poigne de fer qu’une telle tâche demandait. Au fond il n’était pas Lycoris et c’était bien là le problème. Il lui suffisait juste de lui faire comprendre ce fait très important et elle était convaincue qu’il lâcherait l’affaire. Après tout Castiel avait toujours été un garçon diplomate, un pacifiste, un utopiste, et son utopie ne pouvait décemment pas représenter une entreprise familiale qui ne l’avait jamais vraiment intéressé. Elle expira, satisfaite de son plan, et confiante que ces arguments suffiraient pour lui faire voir raison. Reconnaissant sa silhouette au loin, elle siffla entre ses dents, tout en l’appelant. Deux ans qu’elle ne l’avait pas vu, deux ans qu’ils ne s’étaient pas adressé un mot et pourtant Lycoris n’avait pas beaucoup changé. Elle était toujours ambitieuse, elle était toujours têtue et toujours très déterminée. Et lui était très certainement resté le même, il était parti pour faire sa vie, probablement pour chantonner dans des champs et déverser le monde de sa naïveté et son innocence. Castiel ne pouvait décemment pas être un autre homme, il ne pouvait décemment pas être complètement différent. Il tourna lentement les talons et elle vit enfin son visage, un visage si froid, si glacial, qu’il provoqua chez elle un froncement de sourcils extrêmement prononcé. – Lycoris. – Elle l’observa pendant quelques secondes, muette mais surtout étonnée par ce frère qu’elle ne reconnaissait décemment pas. Il lui fallut un temps d’adaptation avant que sa moue ne se transforme en un sourire radieux. Un sourire qui dégoulinait de faux-semblants, d’une hypocrisie si mesquine, qu’elle était sûre que Castiel tomberait dans le panneau. Mais après tout, peut-être ne valait-il mieux pas le sous-estimer, l’homme qu’elle avait face à elle, ne ressemblait pas au cadet qu’elle avait vu grandir. Les traits tirés, le visage carré, il avait l’air d’avoir mûri. Elle espérait, bien entendu, que ce n’était pas le cas. – Si ta question concerne la maison, la réponse est oui : tu peux y demeurer autant que tu le souhaites. Mais si cela concerne l’entreprise, la réponse est non. Elle est à moi. – Elle rit à pleins poumons. Les choses étaient pour le moins claires, et pourtant elle ne put s’empêcher de s’esclaffer. Il ne pouvait pas être sérieux. Il ne pouvait pas vouloir de cette entreprise, il ne s’y était jamais intéressé pendant sa jeunesse. Pour qui se prenait-il à lui octroyer le droit de rester dans la maison Pernington ? Un roi, un homme ? Cette pensée la fît sourire davantage, alors qu’elle reprit quelque peu de son sérieux. – Ah mon frère, tu sauras toujours me faire rire. – Faisant mine d’essuyer des larmes de joie aux coins de ses yeux, un rictus mauvais se forma sur ses lèvres. – Il t’aura donc fallu deux années reclus du monde pour enfin te trouver une personnalité. Je suis étonnée, mais surtout fière, si fière. – elle tapota gentiment son épaule, moquerie, pique balancée dans le vent, Lycoris sent pourtant ses muscles se crisper. Il n’était pas son frère, il était autre chose, quelqu’un d’autre. Deux années étaient peut-être longues, mais pas assez pour foncièrement changer une personne. Mais ne montrant rien de son trouble, elle fît mine de l’observer pendant quelques secondes. – Merci de ta générosité pour la maison, mais ne t’inquiète pas tu n’auras pas à t’encombrer de ma présence, j’ai déjà un appartement. – Elle ne vivrait pas là-bas, pas dans l’endroit traître qui l’avait vu grandir et tout perdre aujourd’hui. Serrant les dents, l’amertume remontant une nouvelle fois, elle expira pourtant, tentant de gommer la rancune et la colère. – Concernant l’entreprise, tu ne peux quand même pas être sérieux Castiel. Tu ne t’y es pas intéressé pendant toute ton adolescence, et d’un coup, du jour au lendemain, après avoir fait le mort pendant deux ans, tu veux t’en charger ? C’est absurde. – absurde était bien le mot. Elle ponctua son exaspération par un roulement d’yeux bien prononcé. – Tu dois être tombé sur la tête, c’est pour ça que tu as disparu, et c’est la seule chose qui pourrait justifier l’insanité qui vient de sortir de ta bouche. Nous savons très bien toi et moi qui de nous deux mérite cette entreprise. – Elle leva à nouveau les yeux. – et pour éviter quelconque quiproquo, je parle de moi, bien entendu. – un fait, une vérité qu’il ne pouvait pas nier.



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Re: now u're just somebody that i used to know (lycoriel)  |  Mar 10 Sep - 15:04

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« Ah mon frère, tu sauras toujours me faire rire. » Il fronça les sourcils, le Pernington. Perplexe. Il était pourtant certain de ne pas avoir fait d’humour. Il se tut, l’espace de plusieurs secondes, à la recherche de ce qui pouvait bien faire s’esclaffer sa sœur aînée. Trop premier degré et naïf, pour savoir reconnaître l’ironie ou la moquerie. Toujours ce petit garçon candide, alors même que les années avaient passé, que son corps s’était transformé. Un animal, peut-être, mais avec un cœur qui restait pourtant profondément humain. Peut-être même trop. « Il t’aura donc fallu deux années reclus du monde pour enfin te trouver une personnalité. Je suis étonnée, mais surtout fière, si fière. » Il serra les dents, Castiel. Il n’avait plus vu Lycoris depuis des années, depuis qu’il s’était lâchement enfui après avoir eu le cœur brisé. Il n’avait pas imaginé que leurs retrouvailles se passeraient ainsi. Le temps avait passé mais les choses n’avaient visiblement pas changé, entre eux. Les taquineries, les provocations. Le feu rencontrant la glace, la rencontre entre l’ombre et la lumière. Elle tapota son épaule, Lycoris. Et le brun sentit ses poils se dresser. Pas de contact physique depuis si longtemps, cela lui faisait une impression terrible. C’était un regard chargé de haine, de rancune et d’un amour ineffable, qu’il posait sur elle. Tiraillé entre les liens du sang, toujours présents et ce qu’on lui avait enfoncé dans la tête, à propos d’elle. « Mieux vaut deux années à se trouver, plutôt que de ne pas prendre le temps d’y réfléchir et de devenir une mesquine petite chose, non ? Du moins, c’est mon avis et celui de mes amis. D’ailleurs, tu ferais bien de modérer tes paroles. Rappelle-toi que je suis désormais le chef de famille. » Il était venu réclamer ce dont il n’avait jamais voulu alors que Lycoris avait toujours rêvé de mettre la main sur l’entreprise familiale. Autrefois, Castiel la lui aurait volontiers laissée. Mais les choses étaient radicalement différentes, désormais. « Merci de ta générosité pour la maison, mais ne t’inquiètes pas tu n’auras pas à t’encombrer de ma présence, j’ai déjà un appartement. Concernant l’entreprise, tu ne peux quand même pas être sérieux Castiel. Tu ne t’y es pas intéressé pendant toute ton adolescence, et d’un coup, du jour au lendemain, après avoir fait le mort pendant deux ans, tu veux t’en charger ? C’est absurde. Tu dois être tombé sur la tête, c’est pour ça que tu as disparu, et c’est la seule chose qui pourrait justifier l’insanité qui vient de sortir de ta bouche. Nous savons très bien toi et moi qui de nous deux mérite cette entreprise et pour éviter quelconque quiproquo, je parle de moi, bien entendu. » Il secoua la tête, le terrible. Toujours aussi déterminée. Véritable rapace ne lâchant pas sa proie, une fois que ses serres étaient plantées quelque part. « Pourquoi ne la mériterai-je pas, alors que toi oui ? Nous avons les mêmes gênes, je peux tout aussi bien apprendre que toi. Si tu as pu le faire, il n’y a absolument aucune raison pour que ce ne soit pas le cas pour moi. » Parce que ses nouveaux amis lui avaient dit et répété qu’il était un homme, un héritier et qu’il était donc, par définition, simplement supérieur à sa sœur. Qu’elle ne voulait pas le comprendre parce qu’elle avait une piètre opinion de lui, ce qui était totalement inacceptable. « Ma tête va bien, je te remercie de t’inquiéter. Même si tu ne l’as absolument pas fait alors que j’avais disparu. La famille, ce n’était plus ce que c’était, visiblement … »


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Re: now u're just somebody that i used to know (lycoriel)  |  Jeu 19 Sep - 23:32
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« Mieux vaut deux années à se trouver, plutôt que de ne pas prendre le temps d’y réfléchir et de devenir une mesquine petite chose, non ? Du moins, c’est mon avis et celui de mes amis. D’ailleurs, tu ferais bien de modérer tes paroles. Rappelle-toi que je suis désormais le chef de famille. » Mesquine, ça elle l’est. Elle le cache pas, y a un truc regrettable chez elle, un truc empli d’un liquide noir qui cherche qu’à engloutir, qu’à bouffer tout cru ce qui se met en travers de sa route. Et aujourd’hui l’obstacle c’est lui. Chef de famille de pacotille, ridicule aux yeux d’une aînée qui n’a jamais fait que se battre pour obtenir ce que lui a eu servi sur un plateau d’argent, elle n’a pas le temps ni l’envie de modérer ses mots, ses paroles. Elle a le besoin absurde de le provoquer, de repousser ses retranchements et le faire réfléchir ; mais pour ça lui faudrait-il encore un cerveau, chose qu’il semblait avoir perdu au cours des deux dernières années. Elle a envie de le secouer, de le réveiller, peut-être même de le gifler, parce que ce qui coule dans ses veines, c’est de la colère pure et dure, un truc qu’on peut pas modeler, ni contrôler. Ça pompe, ça frappe contre les tempes, c’est incessant. Et ça gronde, ça gronde d’attraper son frère par le col et lui foutre son poing dans le nez, voir si au moins ça ça le réveillerait de sa transe ridicule. Mais elle ne fait rien, elle se contente de placarder ce sourire si malicieux sur ses lèvres, attendant qu’il réitère les immondices qu’il lui crache à la figure depuis quelques secondes. Cet homme n’est pas son frère, c’est un fantôme, une carrure du passé, une silhouette qui miroite ses yeux, les traits de son visage, mais qui blablate des incohérences que Castiel, le vrai Castiel, n’aurait lui jamais eu le courage de répliquer. « Pourquoi ne la mériterai-je pas, alors que toi oui ? Nous avons les mêmes gênes, je peux tout aussi bien apprendre que toi. Si tu as pu le faire, il n’y a absolument aucune raison pour que ce ne soit pas le cas pour moi. » Elle rit. Vraiment trop fort pour que ça puisse avoir une once de sincérité. Idiot, qu’elle a envie de lui crier. Parce qu’elle mérite cette entreprise pour avoir pleuré, transpiré pour celle-ci. La Pernington corporation résume son existence, résume son passé, résume son besoin incessant de rendre leur père fier. Qu’est-ce que Castiel avait fait toutes ces années ? Rien, à trop se rouler les pouces, il avait manqué dix wagons. Et ces wagons, Lycoris les avait engloutis. Elle soupire, se balance d’un pied à un autre, bouche-bée par le cran de son frère, par cette naïveté, que celle-ci, elle reconnait. Parce que son frère a toujours été innocent, parce que son frère a toujours été crédule, parce qu’il a toujours eu cette chose manipulable, dont elle avait très souvent fait usage dans le passé. Cette naïveté est pourtant cette fois-ci un problème, parce qu’elle n’est pas modelée dans ses plans à elle, mais dans celle d’un autre. Des amis, son frère avait dit, mais lesquels ? Qui sont ces gens qui ont convaincu son frère qu’il était assez fort et puissant pour se charger de toute une compagnie ? Fronçant les sourcils, et s’appuyant contre le mur à côté d’elle, elle tourne son regard dans celui de son frère, espérant peut-être y voir une lueur de l’ancien Castiel, du petit frère dont elle avait dû, très souvent bien malgré elle, s’occuper pendant son enfance. Mais il n’y a rien qui rappelle, qui fait click, y a juste un vide inébranlable qui blablate des mauvaises nouvelles. « Ma tête va bien, je te remercie de t’inquiéter. Même si tu ne l’as absolument pas fait alors que j’avais disparu. La famille, ce n’était plus ce que c’était, visiblement … » Elle roule cette fois-ci exagérément des yeux. Elle, s’inquiéter que maintenant ? Elle en rit. « Réfléchis Castiel, comment tu peux savoir si je me suis inquiété ou non alors que tu es parti sans laisser de trace et sans donner de nouvelles ? » elle se décolle du mur et s’avance vers son frère, attrapant son menton dans sa main, le forçant à la regarder. «  Me fait pas croire que tu mérites quoi que ce soit alors que c’est ta lâcheté qui t’a fait dégager et tout laisser en plan y a deux ans. Tu t’es fait larguer ? T’arrivais plus à regarder ta pauvre face dans le miroir après ça ? Bouhou. La seule chose que tu mérites c’est un sincère reality check, je suis volontaire pour te le faire passer. » Elle serra la mâchoire, presque les poings. Vraiment, ça la démange de lui refaire le portrait, mais au milieu d’un couloir, dans un lieu public, elle ne voudrait pas offrir cette scène aux yeux curieux qui pourraient ensuite se servir de ce moment de faiblesse contre elle. Alors, elle serre davantage son emprise sur le menton de son frère et sourit, de ces sourires carnassiers, qui eux, ne présagent jamais rien de bon. « Et continue à me menacer avec tes ‘je suis le chef de famille’ et on va voir ce qui t’arrive Castiel. Tu te crois peut-être à la hauteur de l’entreprise mais tu n’es définitivement pas à la hauteur d’être un de mes ennemis. » Elle est sérieuse, outre le sourire mué sur ses lèvres, dans ses yeux on peut voir un sérieux glaçant, une froideur irrécupérable qui se fondrait parfaitement bien dans une toundra déserte. « T’as peut-être hérité de l’entreprise, mais pour le moment à Aureus t’es rien. Je travaille au gouvernement, je suis en liste pour devenir sénatrice, on verra après ça qui est le chef de qui et à quel point je suis devenue mesquine. » Elle serre un dernière fois ses doigts sur les joues de son frère avant de le lâcher brusquement. Si Castiel veut jouer, Lycoris jouera à son tour.
Jeux de mains, jeux de vilains, comme diraient d’autres.



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