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propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
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 bitter disillusion (arabella)

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Hiram Gavon
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AGE : ( trente six ans ) qu'il s'acharne à vouloir rester un homme droit, si on oublie sa double allégeance de l'époque, mais voila que ces trente-six années de droiture vole en éclat à cause d'une soeur qu'il considérait autrefois comme une erreur.
STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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bitter disillusion (arabella)  |  Dim 28 Juil - 11:53
- bitter disillusion -
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w: @arabella gavon

Un léger bagage à la main, le militaire s'avance dans la demeure des Sielle, respirant l'opulence et le luxe. Il fourmille d'impatience à l'idée de la surprendre, autant qu'il redoute le moment où ses prunelles azures croiseront les siennes. Il a mauvais pressentiment Hiram, alors qu'il a décidé de lui faire la surprise de sa visite. Paradoxal au plus haut point, le Gavon arrive à destination et s'arrête face à la porte de sa chambre. Il frappe une fois, puis deux, sans réponse. Ses sourcils se froncent, et si l'idée d'entrer sans y être invité le démange, il la refoule. « Madame est sortie. » Une voix résonne entre les murs du long couloir, celle d'un domestique. Ses yeux se posent sur lui, et d'un signe de la tête il le remercie. « Veuillez ne pas lui indiquer ma présence, lorsqu'elle rentrera. Arabella n'est pas au courant de ma visite. » Le ton est clair, l'ordre roule sur sa langue avec une facilité déconcertante, et le domestique s'incline, en acquiesçant. « Comme vous voudrez, monsieur. » Il se retire, sans presque aucun bruit, et Hiram reporte son attention sur la porte, qu'il franchit quelques instants plus tard. Il jette son sac au pied du lit, avant de s'asseoir sur ce dernier. Maintenant qu'il est entré, il ne lui reste plus qu'à attendre. Malheureusement, la patience n'est pas son fort. Il gigote, bougeant frénétiquement l'une de ses jambes, laissant son regard glisser ici et là dans la pièce. Le temps défile, les minutes passent, et toujours pas d'Arabella. Il en marre d'attendre, l'impatient, mais il savait qu'en arrivant à l'improviste, elle risquait de ne pas être là. Alors il décide de ranger ses affaires, en attendant. Il se lève, se répétant qu'il doit déballer le peu d'affaire qu'il a apporté, alors que ce n'est qu'une bonne excuse pour fouiner. Il ouvre la fermeture éclair de son sac de couleur kaki, typique du militaire, avant de les ranger quelques habits dans le placard, glissant ses mains sous les piles de vêtements, à la recherche d'une chose qui n'existe pas. Pourtant, quelque chose semble différent, dans la pièce. Peut-être parce que c'est moins rangé que d'ordinaire. Un soupir s'échappe de ses lippes, et il dépose son sac au pied du lit. Il ne lui reste plus que sa trousse de toilettes, qu'il va déposer dans la salle de bain. Il ouvre la porte coulissante, et s'apprête à la poser sur l'étagère de verre, juste au dessus du lavabo, lorsque quelque chose retient son attention. Son regard glisse vers la trousse d'Arabella, où une petite plaquette argentée brille. Ses sourcils se froncent, son palpitant loupe un battement. Il voudrait ne pas regarder, oublier cette petite plaquette brillante au fond de la trousse noire, mais c'est plus fort que lui. Rangée précieusement, mais pas assez pour lui échapper, il pose sa propre trousse de toilette avant de fourrer sa main dans celle de sa femme. Une plaquette de pilules. Ses iris bleutés se posent sur les petits ronds blancs, le regard effaré. Il tombe des nues, Hiram. Il a l'impression que son palpitant ralentit, et qu'il va finir par s'arrêter. Il sent les fêlures s'ancrer dans le muscle cardiaque, repensant à chaque moment où il tentait de la rassurer en lui disant ne pas écouter ce que les autres disaient. Elle est sans doute stérile, phrase qui parvenait souvent jusqu'à ses tympans, et quand bien même la communication n'était pas son fort, il s'était toujours efforcée de les contredire, rassurant celle qui considérait comme une princesse. Douce illusion qui s'écroule en une fraction de seconde, il sent la colère consumer ses entrailles. Flammes crépitantes qui dévorent tout sur leurs passages, il jette la plaquette de pilule, la mâchoire serrée. Il respire fort, de plus en plus fort, il se retourne pour prendre appuie sur le bord du lavabo, sentant ses jambes vaciller. Il n'est qu'une victime, dans cette histoire. Roulé dans la farine depuis treize ans, il se sent humilié, trompé. Des larmes viendraient presque couler le long de ses joues, si sa colère n'était pas si forte. Ses mains se cramponnent au métal, avec force. Il essaie de dissiper cette fichue colère, en vain. Alors il envoie valser tout ce qu'il y a sur l'étagère de verre, laissant un cri de colère lui échapper. Il se défoule, avant de croiser son regard dans le miroir. Il ne se reconnait pas, Hiram. L'homme si calme, si neutre d'ordinaire, voit rouge. Tout chez lui respire la colère. Il se retourne, donnant un coup de pied dans la petite poubelle à côté, laissant un bruit sourd résonner dans la pièce. Puis, son regard se pose de nouveau sur la plaquette. Il la regarde un moment, les bras croiser sur sa poitrine, respirant toujours avec difficulté. Il finit par la ramasser, plus calme, avant de sortir de la salle de bain en refermant la porte. Le lit lui offre ses bras, alors il s'assoit, sa jambe reprenant les mouvements frénétiques qu'elle faisait nerveusement, avant cette affreuse découverte. Il passe la tête dans ses mains, se frottant le visage. Ce n'est pas possible, comment a-t-elle pu faire ça? La colère gronde toujours, mais c'est désormais une colère sourde. Elle le consume plus doucement, le laissant ruminer, à défaut de tout casser. Le cliquetis de la serrure se fait entendre, alors il relève brusquement la tête vers la porte, face à lui, à quelques mètres. La clef tourne quelques secondes, en vain, puisque la porte est ouverte. La poignée descend, pour dévoiler celle qu'il attend si impatiemment. Le regard sombre, il la toise, la mâchoire serrée. Et dire qu'il pensait lui faire une bonne surprise, c'était lui qui avait été effroyablement surpris.  « Tu n'aurais pas quelque chose à me dire, par hasard ? » Le ton est froid, rempli d'aigreur et d'amertume, alors qu'il tient la plaquette entre ses doigts. Elle est coincée, désormais. La vérité ne demande qu'à éclater.

Arabella Gavon
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AGE : trente-et-un ans. de ces dames qui n'accusent pas le poids du temps, car il octroie la sagesse et l'influence.
STATUT CIVIL : mariée, depuis treize ans. ils sont les acteurs principaux d'une tragédie. le couple enchaîne les actes, et la toute dernière scène sera épique, fantasque. elle sera belle et pathétique, puissante et misérable. elle sera à l'image de leur ménage.
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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 11 Aoû - 19:48
bitter disillusion -- @hiram gavon La brune pousse la porte de la demeure et se rend directement dans la grande cuisine, où elle dépose les quelques sacs de provisions qui lui meurtrissaient les avant-bras. Toujours les mêmes choses à l'intérieur, elle s'est fait cette réflexion la veille en dégustant un dîner qui ressemblait bien trop à celui des jours précédant. Évidemment, les domestiques se chargent d'agrémenter ce que la Sielle ramène avec d'autres aliments qui proviennent des jardins ou des épiceries dans lesquelles ils se rendent, mais elle est à peu près certaine qu'ils n'osent pas ne pas cuisiner ce qu'elle dépose là, d'où la redondance. Comme si elle en avait quelque chose à faire de ces charcuteries et autres feuilles de thé. À dire vrai, ces sorties ne servent qu'à lui aérer l'esprit. Marchés ou boutiques de vêtements, la juge a tendance à se rendre là où le vent la mène ces derniers temps et pour cause, tout semble plus agréable que sa chambre, où elle n'a guère d'autres choses à faire que se pomponner et songer, songer et songer encore à la tournure que prend son existence. Et se sont toujours les mêmes questions qui la rongent, autant que les réponses et constats qui constamment se ressemblent. Que fait-elle là ? Que fait-elle encore ici plutôt, si longtemps après les diverses cérémonies et événements qui ont rassemblé la famille courant mai et à la fin du mois dernier. Nous passons nos vacances ici cette année, qu'elle répond à qui prend le temps de la questionner sur la durée de sa présence à Rezbia. Si seulement il y avait dans ses mots ne serait-ce qu'un soupçon de vérité.

Premièrement, le nous est de trop, puisqu'elle est bien seule ici. Évidemment les Sielle vont et viennent dans cette grande maison de famille, mais depuis que son cousin s'est uni le vingt-neuf juin dernier, tous ont repris leur vie loin de là. Et son séjour ne ressemble en rien à des congés, puisqu'elle s'abîme les yeux toute les nuits sur une pile de dossiers qui s'agrandit chaque fois qu'elle fait un aller-retour à la capitale. Mais lire et relire plaintes et accusations font filer le temps, et la préparation de ses audiences lui donne une raison de ne pas fermer trop longtemps ses paupières, au risque qu'en-dessous se glissent de sombres rêves, qui deviennent de plus en plus récurrents.

Pourtant c'est sa chambre qu'elle regagne, une fois délestée de ses achats et autres accessoires qu'elle ne porte qu'à l'extérieur. Si cet endroit l'oppresse, il reste l'unique en cette antre où elle se sent véritablement en confiance. Du moins c'était le cas, jusque-là. Tu fouilles dans mes affaires maintenant ? Elle reste stoïque sur le pas de la porte, et le timbre n'inspire ni la colère, ni la surprise. La brune ne fait que regarder son mari, si intensément, si profondément, lui et aussi ce qu'il tient entre ses doigts. Et il lui faudra plusieurs secondes pour réaliser que cette dispute ne ressemblera en rien à toutes les autres, comme pour se rendre compte que tous les cris échangés ces dernières mois étaient tellement futiles, et que même la raison de sa présence ici n'a plus aucune sorte d'intérêt face à ce qui va se dérouler là, maintenant, dès lors que ses lèvres à lui de nouveau s'entrouvriront.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.


Dernière édition par Arabella Gavon le Sam 14 Sep - 17:50, édité 1 fois

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STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Mar 13 Aoû - 23:44
- bitter disillusion -
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w: @arabella gavon

La colère gronde, des flammes ardentes consument chaque parcelle de ses entrailles. Un mouvement frénétique fait bouger sa jambe, c’est le seul moyen qu’il trouve pour tenter de dissiper cette colère, vainement. Les minutes passent, avant que le déclic de la porte lui indique l’arrivée imminente de celle qui attend de pieds fermes. Si au départ, sa visite surprise était faite de bonnes intentions, voilà que l’idylle se transforme en véritable cauchemar. C'est un véritable enfer au paradis, qui s'annonce. Pourtant, il y pense à cette idylle, lorsque ses prunelles azures croisent les magnifiques prunelles noisettes d’Arabella. Un instant, il se surprend à vouloir remettre cette plaquette argentée là où il l’a trouvé, et tout oublié. Il songe à tout abandonner pour la serrer dans ses bras, mais le sentiment d’un lourd poids qui s’abat sur son estomac ramène bien trop vite à la réalité. – Tu fouilles dans mes affaires maintenant ? Il l’observe, Hiram. Il la toise, d’un regard rempli de rancœur et d’aigreur. Chaque mot qu’elle prononce, est comme une gifle qu’il reçoit en pleine figure. Elle n’essaie même pas nier. Il fulmine, il sent la colère s’accentuer, si tant est que ça possible, et il hausse les sourcils, feignant la surprise. « C’est tout ce que tu trouve à dire ? » Il lâche un lourd soupire de frustration, portant ses mains jusqu'à ses yeux pour les frotter de ses paumes, laissant des marques rouges remplaçant les larmes qui couleront tôt ou tard. Il n’arrive pas à y croire, tout ça ne doit être qu’un cauchemar. Il ferme les yeux un instant, ses mains glissent dans le peu de cheveux qu’il lui reste, et il se frotte la tête, comme s’il voulait résoudre un casse-tête. Le souci, c’est qu’il connaît déjà la réponse. « Bordel, Arabella. » D’une vulgarité rare, voilà que la colère semble le pousser à dire des injures. C'est plus fort que lui, il faut qu'il expulse cette colère, cette rage qui le consume de l'intérieur. L’instant d’après, il se lève, et marche jusqu’à la fenêtre, laissant le ciel illuminer ses prunelles. Une marche courte, mais défoulatoire. Il inspire, puis expire. Il respire trop vite, Hiram, beaucoup trop vite pour garder son calme. Et à peine prend-t-il le temps de regarder la fenêtre qu’il se retourne instantanément vers elle. « Ca fait treize ans, tu m’entends, treize foutues années que tu avales ces comprimés dans mon dos ? » Question rhétorique qu'il pose, en brandissant la plaquette de pilules, seul argument qu’il détient en sa possession. Ses prunelles s’ancrent dans les siennes pendant une fraction de seconde, avant de les quitter. Il est incapable de soutenir son regard, pas maintenant. Paradoxal, qu’il est. Il veut la confronter, mais il n’arrive même pas à la regarder. La regarder voudrait dire accepter la vérité, ce qui est, dès lors, inconcevable. « Et dire que quand certains osaient prétendre que tu étais stérile, j’ai toujours tout fait pour te défendre. TOUJOURS. » Il insiste sur les derniers mots, le ton monte, il élève la voix. Peut-être un peu trop, mais il ne s’entend pas vraiment parler, Hiram. Tout ce qu’il entend, ce sont les battements de son palpitant. Palpitant qui se brise, plus les minutes défilent. « Pas un instant, j'ai pensé que tu étais capable d'une telle chose. » crache-t-il, se reprochant à lui-même de ne pas avoir pu soupçonner la chose. « Quel idiot je fais. » Il secoue la tête, de droite à gauche, agacé au possible par son incapacité à voir quelque chose de mal chez elle. Ses yeux vagabondent dans la pièce, sans réellement se poser quelque part. Son torse se soulève, tellement il respire vite. Ou peut-être est-ce à cause de son palpitant, qui bat beaucoup trop vite. La respiration haletante, il bouge, il déambule, piquant sa colère. Il donne un coup de pied dans la pied du lit, avant de soupirer une énième fois et se poser sur le rebord de bois du lit, les bras croisés sur la poitrine. La plaquette argentée toujours entre ses mains, il se fait silencieux, tout à coup. Il attend, Hiram. Il espère entendre une vérité tout autre que celle qu’il imagine, espoir qu’il se permet vainement de croire.


for the first time, her brown sloes have seen the darkness,
and the deception in his blue eyes.


Dernière édition par Hiram Gavon le Sam 14 Sep - 19:06, édité 1 fois

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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 25 Aoû - 13:00
bitter disillusion -- @hiram gavon Nombre de fois l'époux a posé un regard sombre sur sa bien-aimé, mais jamais il n'a ressemblé à celui-ci. Non la noirceur des prunelles qu'elle soutient maintenant est incomparable, et lui arrache un frisson qu'elle peine à dissimuler. Les minutes filent et elle prend conscience la brune, que sa moitié est bien là, rage au ventre, installée sur ce lit qui lui inspire la crainte depuis un certain temps. Et si la situation n'était pas si délicate, elle pourrait presque être cocasse. Dans le mauvais sens du terme évidemment, comme un sarcasme qui sert à cacher la colère ou dissimuler les larmes. Mais qu'il soit là, en train de se frotter le crâne à l'endroit-même où elle cauchemarde, c'est comme si les chimères qui troublaient ses nuits prenaient soudain vie. Tu sais que je n'aime pas les surprises. Et c'en est une bien mauvaise qu'il lui fait là. Bordel, Arabella. Combien de fois l'a-t-elle entendu jurer ? Jamais comme ça, non jamais sur ce tons là. Mais comment lui en vouloir quand elle approuve la tirade, et quand elle se maudit déjà d'avoir laissé filer cette simple phrase.

Le sang coule dans ses veines à une cadence infernale, et voilà que le palpitant commence tout doucement à s'emballer lui aussi. Si au départ ça ne se joue qu'à quelques pulsassions anormales, bientôt il bat si fort qu'elle voudrait poser ses doigts contre son torse et prendre le temps de souffler. Mais elle ne le fait pas. Pourquoi ? Parce qu'il la regarde de nouveau et que ses mots la cloue sur place. Et il agite encore cette satanée plaquette qu'elle ne veut pas voir, alors elle retient son souffle, et se force à maintenir le contact visuel pour ne pas laisser ses iris se détourner sur l'objet, et ce jusqu'à ce que celles de l'époux fuient encore. Tu n'es pas idiot. Mais amoureux, et ce sentiment couvre les yeux. Mais justement Hiram, ça fait treize ans que nous sommes mariés. Je n'avais que dix-huit ans, et tu le savais, tu savais qu'à l'époque je ne voulais pas d'enfants. Je venais à peine de débuter ma carrière et toi... Tu voulais des enfants. Elle le réalise au moment où les mots ne veulent plus sortir, étrange comme pourtant le souvenir d'un Hiram carriériste semblait vrai. Il l'était, mais la brune avait fini par idéaliser cette discussion, par s'imaginer que la décision avait été prise d'un commun accord et non qu'il s'était plié à ses souhaits. Comme toutes ces rumeurs à propos de son hypothétique stérilité. Il a toujours été plus évident de laisser penser qu'elle l'était bel et bien, puisque les questions laissaient place aux regards attendris, puis au fil des années, au silence. Une absence de réflexion qui demeurait plaisante, mais qui ne pouvait durer éternellement. Je n'étais pas prête, et tu t'étais montré compréhensif face à cela. Dois-je en conclure que tu mentais ? Je sais que mon début de carrière est loin maintenant, mais ne parle pas de treize années de mensonges. C'est faux. Les derniers mots claquent plus fort que les autres, ou n'est-ce que dans sa tête qu'ils résonnent à ce point ? Le pouce de sa main gauche vient machinalement faire rouler sa bague autour de son annulaire, quand elle ose s'évader une seconde par un bref regard au travers des carreaux.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.


Dernière édition par Arabella Gavon le Sam 14 Sep - 17:51, édité 1 fois

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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 1 Sep - 12:38
- bitter disillusion -
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w: @arabella gavon

- Tu sais que je n'aime pas les surprises. Les mots résonnent, le frappent. La surprise aurait été tout autre, si il n’avait pas découvert cette maudite plaquette. Un soupir agacé s’échappe de ses lippes, et il se laisse divaguer un instant, imaginant comment leurs retrouvailles auraient pu être si les choses n’avaient pas tourné ainsi. Sa mâchoire se crispe, et il se frotte les yeux, ancrant les larmes pour ne pas qu’elles s’échappent de ses prunelles azures, quand bien même la colère et la rage sont sans doute trop fortes pour les laisser s’échapper. La seule chose qu’il réussit à faire, c’est jurer. Juré en s’agitant, en prononçant des paroles qu’il regrettera surement plus tard. Mais tout ce qu’il veut Hiram, c’est se défouler. Il en a besoin. Alors il donne un coup de pied dans le pied du lit, comme si ce coup pouvait faire sortir sa rage intérieure et le délivrer du poids qui pesait dans son estomac. Le poids du mensonge. Un mensonge énorme qu’il avait avalé avec une facilité déconcertante. Lui qui était si méfiante, il s’était montré crédule, mais comment le lui reprocher ? Dès qu’il s’agissait d’Arabella, il perdait toute raison, toute logique, toute crédulité, et c’est ce qui rendait la trahison encore plus difficile à avaler. Il respirait vite, et fort, à cause des battements de son palpitant. Il battait vite, trop vite, et il fallait qu’il se calme. Il savait qu’en colère, il pouvait dire des choses affreuses, blessantes, et même si la seule chose qu’il voulait actuellement, c’était la blesser autant qu’elle venait de le faire, la raison prenait le pas sur cette colère qui grondait en lui. Alors il se pose sur le rebord du lit, les bras croisés sur sa poitrine. Ses iris bleutés fixent le sol, après s’être arrachées de ses prunelles noisettes où il aimait tant se perdre d'ordinaire. Sa tirade se termine, les mots accusateurs lui brulent encore la langue, et il se surprend à vouloir entendre des mots réconfortants de la part de sa femme. Il espère trop, sans doute. Un brin naïf, il aimerait qu’elle le rassure en trouvant une véritable raison à la présence cette foutue plaquette argentée dans sa trousse de toilette. - Tu n'es pas idiot. De l’air s’expulse de son nez, étrange mélange entre un rire jaune et un soupir. Ses lèvres de pincent, ses sourcils s’haussent, alors qu’elle continue. - Mais justement Hiram, ça fait treize ans que nous sommes mariés. Je n'avais que dix-huit ans, et tu le savais, tu savais qu'à l'époque je ne voulais pas d'enfants. Je venais à peine de débuter ma carrière et toi... Il ose la regarder, la confronter pour qu’elle ose terminer sa phrase. Il voulait des enfants. Elle l’avait toujours su, il ne lui avait jamais caché. Il savait pertinemment qu’elle voulait mettre sa carrière en avant, au début de leur mariage, mais le problème, c’est qu’ils n’en étaient plus au début. Treize années étaient passées, à une vitesse époustouflante, et durant lesquelles le désir d’enfant d’Hiram ne s’était jamais effacé. Et il lui en voulait, pour ça. - Je n'étais pas prête, et tu t'étais montré compréhensif face à cela. Dois-je en conclure que tu mentais ? Je sais que mon début de carrière est loin maintenant, mais ne parle pas de treize années de mensonges. C'est faux. C’est faux. Le dernier mot résonne dans son crane, lui fait tourner les yeux. Ce sont des conclusions hâtives qu’il a tiré, des mots agressifs, blessants qui sont sortis sous le coup de la colère, mais peut-elle réellement le lui reprocher ? Ses prunelles se détachent des siennes, et un silence pesant s’installe quelques instants. Sa mâchoire se crispe, et il ne peut retenir un énième soupir. Il cherche ses mots, Hiram. Il cherche à lui faire comprendre son ressenti, à lui montrer que derrière cette colère aveuglante, son palpitant est en miette. « Tu as dis que tu n’étais pas prête. » qu’il répète, sur un ton plus dur, plus froid et étrangement calme. Les flammes qui consumaient ses entrailles semblent s’être atténuées, mais les braises sont toujours ardentes. La colère gronde, elle se fait sourde, un court instant. « Alors évidemment que je me suis montré compréhensif. Je me suis montré patient, j’ai attendu des années ! » Sa voix se brise un court instant, montant dans les aigus. Sa mâchoire se crispe à nouveau, et il se frotte le front, tentant de se calmer pour ne pas de nouveau s'emporter. Il s’était montré plus que patient, durant treize ans. Il avait attendu, encore et encore, sans que cette discussion ne se termine comme il l’espérait. « J’ai attendu, parce que je pensais que tu serais prête un jour, comme tu me l’avais dis au début de notre mariage. Le souci, Ara, c’est que ne sommes plus au début de notre mariage. » Il marque une pause, laissant un soupir évacuer sa frustration. Il avait mis ses propres désirs de côtés pendant treize longues années, pour lui faire plaisir, pour qu’elle se concentre sur la carrière qu’elle désirait mener. Mais elle, avait-elle pensé une seule seconde à son bonheur ? « Ca fait treize ans que j’attends sagement, que j’attends que tu daigne me dire que tu es enfin prête à avoir des enfants et à mettre ta carrière de côté. Parce que tu as laissé entendre qu’un jour, tu serais prête. » Il déglutit difficilement, et pose de nouveau les yeux sur elle, ses prunelles reflétant un mélange de colère et tristesse. Son palpitant bat moins vite, mais plus fort. Il cogne contre sa poitrine, d’une force qui lui permettrait de briser sa cage thoracique pour le faire sortir de sa poitrine. « Dois-je en conclure que, toi, tu mentais ? » dit-il, lui balançant sa propre phrase à la figure, retournant ainsi ses propres mots contre elle. Mais la question semble inutile, stupide, car il a la preuve entre ses doigts qu'elle mentait. Ou peut-être pas, peut-être qu'elle n'est juste pas prête à faire ça pour lui. Plaquette argentée qui venait de causer un drame effroyable.


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STATUT CIVIL : mariée, depuis treize ans. ils sont les acteurs principaux d'une tragédie. le couple enchaîne les actes, et la toute dernière scène sera épique, fantasque. elle sera belle et pathétique, puissante et misérable. elle sera à l'image de leur ménage.
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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 1 Sep - 18:18
bitter disillusion -- @hiram gavon Elle n'entend pas le soupir de l'époux et c'est mieux comme ça, car la brune est fière, et ses mots dépassent bien souvent ses pensées quand l'orgueil se mêle aux conversations. Et c'est une chose qu'il fait régulièrement et plus encore en famille, puisque c'est auprès de ceux-là que la Sielle est la plus vulnérable. Même ce faciès de marbre qui la caractérise si bien ailleurs, elle peine à le maintenir face aux êtres qui possèdent une place dans son cœur. Car elle n'est pas la même, là, ni dans les jardins de la demeure ou les tribunaux et moins encore à l'autre bout du continent. L'épouse est composée d'une multitude de facettes qu'elle s'est façonnée avec le temps, pour chaque situation, et que peu d'individus savent percevoir, mais lui ? Hiram, il en discerne même davantage qu'elle ne s'en connaît. Il voit au travers de sa femme aussi bien que l'on distingue derrière le cristal, et pourtant.

Ils sont là aujourd'hui, et une poignée de mètres les séparent. Elle dont les pieds n'osent pas se mouver et lui, qui ploie sous le poids d'une douleur qu'elle perçoit non sans mal. Et elle la rend sûrement plus vive en restant là, prostrée. En se noyant ailleurs que dans les céruléennes d'ordinaire si rassurantes, mais si regarder le ciel ne l'aide pas à encaisser les paroles, cela évite aux joues de se retrouver noyées sous un flot de sentiments. Non, je ne crois pas. Non, elle ne mentait pas. Elle ne pensait pas le faire du moins, mais s'est bien gardée de révéler la vérité une fois qu'elle s'est imposée. Parce qu'il n'a pas fallu attendre que le temps file jusqu'à ce jour pour qu'elle ouvre les yeux, non dès lors qu'elle s'est mise à trafiquer avec la Xi'nora, c'en était terminé de pouvoir mettre son mensonge sur le dos de la peur ou de la naïveté. Et voilà quelques années que le marché perdure, et qu'elle porte le poids des manigances orchestrées à l'encontre de l'homme qu'elle a épousé. Mais aujourd'hui et malgré la situation elle continue de penser, qu'il était définitivement plus aisé de marteler sa conscience que de soutenir la déception qu'elle lit maintenant, dans ces yeux qu'elle fixe de nouveau. Je ne crois pas, parce que je pensais sincèrement qu'avec l'âge, l'envie viendrait. Et que sur le moment, ce n'était simplement pas ma priorité. A dix-huit ans, l'on est bien loin de ce genre de questionnement. L'on pense que les choses vont se faire comme elles doivent être faites et puis c'est tout, alors évidemment qu'elle se voyait mère, maman d'un petit garçon, d'un héritier qui s'amuserait avec ceux de leurs propres fratries. Parce que la vie est ainsi racontée aux plus jeunes, parce qu'elle pensait que c'était un passage obligé comme le concours obligatoire pour rentrer dans la vie active, comme le mariage, les prières quotidiennes et toutes ces choses que l'on fait, lorsqu'on est grand. Sauf qu'elle est justement devenue une adulte la brune, et que les années lui ont donné la faculté de distinguer la différence entre ce que les gens veulent d'elle, et ce qu'elle, veut vraiment. Toutes les femmes de mon entourage me parlaient de ce besoin viscérale qui s'imposerait à moi tôt ou tard, le fait est que je l'attends moi aussi, et que je n'ai cessé de le faire durant ces treize dernières années qui n'ont pas suffi à le faire venir. Elle pourrait lui dire qu'elle est navrée, elle pourrait lui mentir et jeter l'objet avant de rappeler Shila le lendemain, paniquée. Mais elle n'en a pas l'envie, sûrement parce qu'elle n'est plus cette petite fille, qui venait d'épouser l'un de ces princes que l'on décrivait dans les livres. Et je crois que ma carrière n'a plus rien à voir là-dedans, car je sais que je serais prête à changer mille fois de vie pour toi Hiram, deux mille fois même s'il le faut. Mais pour un enfant... Non, elle n'est pas prête à mettre sa carrière en suspend pour qu'il partage son sang, ni même à sacrifier son corps, ou son attrait pour le vin, en fait elle ne veut tout simplement pas qu'un enfant grandisse en son sein.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.


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STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 8 Sep - 15:10
- bitter disillusion -
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Il n’avait pas bougé durant toute sa tirade, Hiram. C’est comme si le poids des mots qui sortaient de sa propre bouche le clouait sur place, ne faisant que renforcer la sensation désagréable du poids qui pesait dans son estomac. Il savait que cette dispute ne serait pas comme les autres, il savait qu’elle serait plus violente, plus conséquente, et que leur relation finirait par en pâtir plusieurs mois durant, mais il savait aussi qu’il finirait par passer l’éponge, ou du moins essayer. Pourtant, il se bornait à continuer ce mélodrame, lui exprimant clairement ce qu’il pensait. Et il n’avait pas tord. Elle lui avait dit qu’elle serait prête, un jour. Alors comment pouvait-elle lui reprocher d’attendre ? Le hic, c’est qu’il avait attendu trop longtemps. Le pire étant que, si il n’avait jamais trouvé cette fichue plaquette argentée, il aurait surement continué d’attendre bêtement. Et ça l’énervait encore plus, Hiram. Mais il se faisait violence pour refouler cette colère, pour ne pas exploser, pour la laisser gronder à l’intérieur de lui. Il faisait la sourde oreille, face aux flammes qui dévoraient ses entrailles, parce qu’il voulait entendre ce qu’elle avait a dire, qu’elle excuse elle pourrait bien trouver pour se justifier, cette fois. - Non, je ne crois pas. Ses prunelles azures dans celles de sa femme, le poids qui incombe ses entrailles semble s’alléger. Elle ne mentait pas. Mais alors, pourquoi ses pilules ? La question lui brule les lèvres, mais il se retient, se faisant violence. Il se mord les lèvres, et il la laisse parler, la toisant. - Je ne crois pas, parce que je pensais sincèrement qu'avec l'âge, l'envie viendrait. Et que sur le moment, ce n'était simplement pas ma priorité. Ses lèvres se pincent, il savait déjà tout ça. Il se souvient parfaitement de la discussion qu’il avait eu à ce sujet, et des nombreuses qui ont suivi. Et il comprenait parfaitement ce désir carriériste que ressentait sa femme, à l’époque. Simplement, treize années étaient passées, et il pensait que la priorité était tout autre, désormais. - Toutes les femmes de mon entourage me parlaient de ce besoin viscérale qui s'imposerait à moi tôt ou tard, le fait est que je l'attends moi aussi, et que je n'ai cessé de le faire durant ces treize dernières années qui n'ont pas suffi à le faire venir. Il fronce les sourcils, et détourne le regard. Il est frustré, Hiram, en plus d’être en colère. Ce désir viscéral, il le connaît très bien. Il l’a toujours ressenti, au contraire de sa femme, il a toujours voulu devenir père, et c’était peut-être même un véritable rêve pour lui. Rêve que sa femme, l’empêchait de réaliser. - Et je crois que ma carrière n'a plus rien à voir là-dedans, car je sais que je serais prête à changer mille fois de vie pour toi Hiram, deux mille fois même s'il le faut. Mais pour un enfant... Ces derniers mots font écho, dans sa tête. Un tsunami de sentiments l’envahit, face à ces dernières paroles, à la fois touchantes et blessantes. Les battements de son palpitant sont irréguliers, trahissant un méli-mélo de sentiments radicalement opposés. Il ne sait pas comment réagir, Hiram. Il a envie de tout casser, et il a envie de briser la distance qui les sépare pour la prendre dans ses bras. Alors, il laisse échapper un lourd soupir, se contentant de fixer le sol, avant de reprendre la parole. « Ne me prends pas par les sentiments, Ara… » Ses bras se décroisent, et il se masse les tempes, comme pour oublier les derniers mots qu'elle vient de prononcer pour se concentrer sur son mensonge. « Les choses reviennent au même, dans cette histoire. » Ses prunelles bleutées se posent sur la fenêtre, laissant ses pensées s’agacer un bref instant. Il cherche un moyen de formuler sa pensée, de lui montrer que changer de vie pour lui, c’est faire passer ses propres désirs avant les siens. « Tu dis être prête à changer mille fois de vie pour moi, mais ce ne sont que des paroles en l'air. » Il parle doucement, trop doucement, et l’énervement est clairement palpable. Il les sent, les battements de son palpitant qui commencent à s'accélérer. Ses bras viennent reprendre leurs positions initialement et se croiser sur sa poitrine, montrant qu’il est, indirectement, fermé à la discussion. Il est borné, et il est persuadé d’avoir raison, dans l’histoire. Tout est de sa faute à elle, si ils en sont là. « La seule chose que je veux.. Non, la seule chose que je désire avoir de plus, c’est un enfant. Au moins, un. Je pense que je ne demande pas la lune ! » Les mots sont plus durs, plus fermes, accompagné d'un mouvement de bras qui viennent frapper ses cuisses. Il tourne la tête vers elle, avant de détourner les yeux. Il n’est pas capable de la regarder, car il sait qu’il ne lui résistera pas et que la conversation se terminera comme toutes les autres, si il fait cela. Il ne résistera pas à ses yeux brillants, ses prunelles dans lesquelles il aime se perdre indéfiniment. Détourner le regard est bien plus facile, il veut aller au bout des choses cette fois, ne plus se faire avoir.. « Tu ne veux pas, très bien. Tu ne ressens pas ce désir viscéral d’avoir un enfant, qu’il en soit ainsi. Mais as-tu pensé une seule seconde à mon désir à moi ? » Les mots sortent sans qu’il ne contrôle rien, il retombe dans les abysses, entrainé par cette colère qui le ronge de l’intérieur. « As-tu cherché des solutions, un compromis pendant ces treize années où je t'ai fait passer en priorité ? Non, parce que contrairement à ce que tu dis, tu ne veux rien changer. La preuve est là ! » Il commence à se mouvoir, à nouveau, brandissant la plaquette argentée comme un preuve, avant de la jeter par terre, aux pieds de sa femme. La mâchoire serrée, il fait quelques pas jusque la fenêtre. Ses mains caressent le rebord, avant de s’y agripper. Il soupire, encore. Il grimace, plisse les yeux, pour se retenir d’exploser et de laisser les larmes coléreuses couler. Pas maintenant. Mais c’est trop tard, quelques unes s’échappent, mouillant ses joues teintées de rouge. Il les essuie d'un revers de main, parce qu'il est trop fier, Hiram, avant de s'appuyer à nouveau sur le rebord de la fenêtre. « Alors s’il te plait, cesse de mentir, ne me dis pas que je ne suis pas un idiot. Parce que j’ai été stupide de croire que pour une fois, tu ferais passer mes propres désirs avant les tiens. » dit-il, d'une voix froide et dure. Le ton est monotone, pour masquer les tressautements de son diaphragme. Il ne se retourne pas, il garde la tête baissée un instant, avant de faire face à la fenêtre, tremblant légèrement sous l'émotion trop intense. Il voudrait sortir, aller se défouler dans son bureau, son refuge, mais il n’est pas chez lui. Il dort ici, habituellement, mais il ne peut pas la chasser de sa propre chambre. Alors il reste planté là, dos à elle, se sentant encore plus stupide qu’au départ.


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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Jeu 12 Sep - 16:45
bitter disillusion -- @hiram gavon L'objet tombe à ses pieds et pour la première fois, elle ose un regard dessus. Et elle se repasse le fil de sa dernière rencontre avec celle qui lui fournissait ces pilules. La scène ne met pas plus d'une seconde à se jouer sous ses paupières, mais c'est assez pour la mettre mal à l'aise. Assez aussi pour se rendre contre de la banalité de ces entrevues et ce, malgré que les deux femmes n'ont rien des meilleures amies du monde. Ce qui ne les empêchaient pas de faire perdurer le moment en causant du beau et du mauvais temps. Jamais de leurs existences, mais elles partagent tout de même ce quelque chose, ce lien étrange et en ce qui concerne la Sielle, un brin de confiance. Il faut dire qu'elle a laissé des années à la Xi'nora pour s'exprimer sur ce secret, et que ses lèvres sont restées bien scellées. Si fermées même, que la brune avait perdu toute notion de peur. Elle ne craignait plus que leurs échanges soient perçus, ni même de rentrer chez elle terrer l'objet loin des prunelles de son époux. Non, tout ceci faisait partie de sa vie depuis une dizaine d'années, et s'il l'empêche de mentir, alors elle s'avoue bien volontiers que cette routine était devenue des plus confortables. Évidemment que j'y pense, mais que suis-je censée faire Hiram, mettre mes propres désirs de côté pour satisfaire les tiens ? Pour la première fois de la conversation, sa voix s'emporte plus que de raison. Et un rire nerveux s'échappe, qu'elle ne fait même pas mine de vouloir contenir. Je n'ai jamais connu de situation plus absurde de toute ma vie. Et si tu penses t'être montré idiot durant ces treize dernières années et bien rassure-toi, ce n'était rien comparé à ce jour-ci. Il lui tourne le dos, et cela rend les choses plus faciles. Pour elle, et pour lui aussi elle le sait bien, puisqu'elle voit bien sa carrure se mouver légèrement, et surtout sa main se diriger vers son visage. Mais elle refuse de s'approcher, et la vérité c'est qu'elle ne doit pas beaucoup lutter pour s'en empêcher.

Les disputes sont courantes au sein du couple Gavon, mais de mémoire jamais aucune ne lui a fait aussi mal. Pas parce que son timbre est aussi rude que les mots qu'il balance, mais parce que ce qu'elle éprouve en cet instant ne ressemble en rien à ce qu'elle a pu ressentir toutes les fois d'avant. Et elle sait, maintenant. Elle sait que tout après ce jour sera différent. Lui. Elle. Ce couple qu'ils forment et leurs desseins, peut-être qu'ils n'auront même plus rien en commun. Mais c'est difficile d'imaginer que ces âmes liées puissent s'échapper, c'est à peine concevable en réalité, alors une toute petite part de sa personne continue d'espérer que tout ce qu'elle pense maintenant n'est que le fruit de la colère qui les ronge en l'instant. Regarde-moi, regarde-moi bien et vois dans mes yeux à quel point je suis honnête quand je te dis que là, tout de suite, tu n'es qu'un imbécile Hiram, qui est en train de me demander de faire l'exacte même chose qui te met dans cet état. Et elle se mouve pour la première fois, ou plutôt sa main le fait en même temps que résonnent ces derniers mots. Elle se lève vers lui, ses doigts pointent sa tête, puis ses pieds avant que le bras retombe le long de son flanc. Et son visage, ce n'est plus de la honte qu'il laisse deviner, mais bien de la répulsion.

Un semblant de chagrin aussi puisque ses prunelles brillent, mais surtout tout l'écœurement qu'il lui inspire en cet instant. Et quand la brune ressent quelque chose pour cet homme, ce n'est qu'avec passion. C'est intense. C'est fulgurant. Elle le sent monter si vivement dans son être et lui le ressent assurément au travers de son sang. Mais cela redescend toujours, oui toujours, à chaque fois alors, pourquoi aujourd'hui ce serait différent ? Alors tu comprendras aisément pourquoi c'est hors de question que nous continuions cette discussion. Et totalement hors de question qu'elle ne fasse que songer à penser autrement, du moins pas maintenant, alors qu'il la met au pied du mur, le tranchant d'une lame contre le cou. La brune ne marche pas à la pression. Et peut-être qu'elle regrettera ces mots demain ou même dans cinq petites minutes, mais peut-être pas. Et dans le doute, sa fierté lui intime d'être dure. La plus ardue possible oui, puisque de toute sa vie il ne lui a jamais été possible de courber l'échine devant qui que ce soit - excepté Noah. D'ailleurs lui, que penserait-il de tout ça ? De bien mauvaises choses elle en est sûre, mais il n'est pas là. Il ne sait pas. Et elle espère qu'il n'en saura jamais rien puisqu'aussi fou que cela puisse paraître, la brune pourrait aussi remettre mille fois ses envies en jeu pour le satisfaire. Mais celle-là ? En se laissant aller à la réflexion une demi seconde, la réponse est non. Elle ne peut s'imaginer donner un cousin à Nathanael, non elle n'arrive même pas à matérialiser l'image dans sa tête. Celle d'un chérubin dans les bras de son époux peut-être - et par tous les Dieux ça lui crève le cœur, mais elle y parvient même trop bien. Trouver un compromis est exclu de toute façon, puisqu'il n'y a rien qui m'effraie davantage que de te donner l'unique, et elle insiste bien sur le mot. chose que tu désires. Après si tu le convoites autant ce changement et bien, provoque-le. Tu n'as même pas besoin de moi, puisque là dehors des dizaines de femmes seraient prêtes à la décrocher la lune pour tes beaux yeux. Est-elle sérieuse ? Peut-être, ou pas, elle n'en sait rien - sûrement pas. Mais lorsqu'elle l'imagine se pencher sur le berceau d'un bambin, elle ne voit pas sa propre silhouette sur le tableau.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.

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STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Dim 15 Sep - 19:48
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Les mains serrées, ancrées sur le rebord de la fenêtre, il ne ressent même pas la douleur qu’il devrait ressortir suite à cette pression insoutenable. Il ne la ressent pas, parce qu’il a beaucoup trop mal intérieurement, Hiram. Partagé entre une colère monstre, et une tristesse infinie, il reste dos à elle pour ne pas lui montrer qu’il est si affecté. C’est idiot, parce que sa réaction le montre déjà, en plus de son geste conduisant sa main contre sa joue, pour essayer une larme. Les derniers mots étaient forts, peut-être un peu trop, mais il ne les regrette pas. Peut-être que ce sera le cas dans les jours qui viendront, mais pas maintenant. Il n’a fait que dire la vérité, Hiarm. Il a dit de but en blanc ce qu’il ressentait, il a préféré arraché le pansement d’un coup, et dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Et c’était surement ce qu’il y avait de mieux à faire, même si il sait pertinemment qu’après cette dispute, les choses ne seront plus jamais pareilles. Tout sera différent, ils seront différents. - Évidemment que j'y pense, mais que suis-je censée faire Hiram, mettre mes propres désirs de côté pour satisfaire les tiens ? Il relève la tête, observant le paysage qui s’offre à lui par la fenêtre. Le ciel semble s’être assombri, à moins que ça ne soit le voile devant ses yeux qui trouble sa vision. La colère est toujours là, et elle ne demande qu’à sortir. Les derniers mots de sa femme n’arrangent rien, mais il se contente de soupirer bruyamment. Que pourrait-il répondre, de toute façon, à part un oui franc. Parce que c’est la seule chose qu’il attendait, Hiram. Si il ne voulait pas la forcer au début de leur mariage, attendre vainement qu’elle soit prête n’avait fait que renforcer son désir d’enfanter. Alors oui, il aurait voulu qu’elle fasse un sacrifice digne du sien. - Je n'ai jamais connu de situation plus absurde de toute ma vie. Et si tu penses t'être montré idiot durant ces treize dernières années et bien rassure-toi, ce n'était rien comparé à ce jour-ci. Il ne bouge pas, il reste immobile, planté bêtement devant la fenêtre. Si rien ne bouge vu de l’extérieur, son myocarde se brise intérieurement. Morceau après morceau, cellule après cellule. Elle hausse le ton, et si il n’aime pas ça, il ne dit rien. Il se retient, de peur de disjoncter, de peur de tout casser. Il était stupide oui, mais surtout aveuglé par la colère. Même si, de son point de vue, être dans un tel état était légitime. Treize années de mensonges ne s’avalaient pas comme ça. A quoi s’attendait-elle ? A ce qu’il comprenne, et ne dise rien, peut être ? Il secoue la tête, comme si tout ce qu’elle disait était absurde. Parce que pour lui, ça l’était vraiment à cet instant. Les mots rentraient par une oreille et sortaient par l’autre, brisant son palpitant au passage. - Regarde-moi, regarde-moi bien et vois dans mes yeux à quel point je suis honnête quand je te dis que là, tout de suite, tu n'es qu'un imbécile Hiram, qui est en train de me demander de faire l'exacte même chose qui te met dans cet état. Il l’entend bouger, les tissus de ses vêtements se frotter les uns contre les autres, et puis il obéit. Juste avant, il se frotte le visage, effaçant toute trace qui indiquerait qu’il s’est laissé envahir, si ce n’est ses joues rougis. Son regard observe sa main se mouvoir, le pointer du doigt des pieds à la tête comme si il était un gamin a qui elle faisait la moral. Chose qui ne fait que raviver les flammes qui ravageaient son estomac, les rendant plus ardentes, leurs permettant de se frayer un chemin pour bruler des parcelles de ses entrailles qu’elles ne pouvaient pas encore atteindre. Il sent la colère le consumer, et si ses jambes sont ancrées dans le sol, ses yeux parlent pour lui. Si ses prunelles noisettes lui transmette de l’écœurement, c’est une rage fulgurante qui se déverse dans son regard à lui, alors qu’il croise les bras sur sa poitrine. - Alors tu comprendras aisément pourquoi c'est hors de question que nous continuions cette discussion. Un poids invisible s’abat de nouveau sur son estomac, une charge insoutenable qui semble ancrer davantage ses jambes, et même l’enfoncer dans les abysses. Il sait qu’il tourne en rond, il sait que les mots sont de plus en plus fort et qu’il est préférable de mettre un terme à tout ça avant d’atteindre le point de non retour, mais égoïstement, il a envie de continuer. Ne serait-ce que pour bien lui faire comprendre à quel point la situation le blesse, mais il s’inclinera face aux désirs sa reine, comme il l’a toujours fait. Sa mâchoire se crispe à cette idée, à tel point que ses dents pourraient se briser. - Trouver un compromis est exclu de toute façon, puisqu'il n'y a rien qui m'effraie davantage que de te donner l'unique chose que tu désires. Après si tu le convoites autant ce changement et bien, provoque-le. Tu n'as même pas besoin de moi, puisque là dehors des dizaines de femmes seraient prêtes à la décrocher la lune pour tes beaux yeux. Son visage se crispe, et ses sourcils jusqu’alors froncés se défroncent légèrement. Il est à la fois choqué et blessé par de tels mots, tellement qu’il en a le souffle coupé. Lui qui était prêt à enchainer dans la foulée, lui sortant encore une fois les mêmes arguments, voilà qu’il ne sait plus quoi dire. Son visage passe par une flopée de sentiments, enchainant la rage, la colère, la surprise, la peine, et bien d’autres encore. Lui qui n’est pas à l’aise avec les sentiments, il a de quoi se prendre la tête à essayer de démêler tout ça. Il finit par entre-ouvrir la bouche, sans qu’aucun son ne sorte. Simplement par surprise. Il est pris de court, Hiram. Il perd toute sa répartie. Comment ose-t-elle lui dire une chose pareille ? Si ses pieds n’étaient pas si bien ancrés dans le sol, peut être qu’il se laisserait tomber sur le rebord de la fenêtre. Les secondes passent, défilent avant qu’il ne reprenne contenance, bouclant spirale infernale dans laquelle il se trouvait par un énième soupir, effaré. « Non mais tu t’entends ? Comment est-ce que tu peux dire ça ? » crache-t-il, en bougeant ses bras, montrant la colère qui ne demande qu’à exploser, avant de les laisser retomber le long de son corps. « J’aurais pu aller voir d’autres femmes, et crois-moi, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué.  » qu’il dit, uniquement pour la blesser autant qu’il l’est, en pointant son doigt sur elle. Jamais il n’avait songé à aller voir une autre femme qu’elle, parce qu’il n’y avait qu’elle. « Mais là encore, tu ne m’écoute pas ! Je n’ai pas dit que c’était l’unique, lui aussi insiste sur ce mot, chose qu’il me manquait, mais la seule chose de plus. » Il baisse sa main, avant de la passer sur son front, comme pour réfléchir à une chose qui n’existe pas. Tout est compliqué, et si clair à la fois. « J’ai dit que c’était la seule chose de plus que je voulais, parce que je t’ai déjà toi. » Il marque une pause, pour soupirer. Le ton est coléreux, mais différent. La voix se brise à chaque fois, parce qu’il est beaucoup trop touché par tout ça. « Parce qu’avoir un enfant sans toi, ça n’aurait aucun sens, Ara. » Il commence à bouger, tout s'enchaine très rapidement et il file prendre son sac au pied du lit avant de se diriger vers l’armoire d’une démarche déterminée. Il rumine quelques secondes, peut être à haute voix, même, mais les paroles restent sans doute incompréhensibles. « Et même si j’envisageais d’aller voir une autre femme, je n’y arriverais pas. » crache-t-il, avec convictions, en fourrant énergiquement les affaires qu’il avait déballé avant que tout ne parte en vrille. Non, il n’y arriverait pas. Personne ne pourrait jamais égaler Arabella, personne. Et ça l’énerve au plus haut point, d’être dépendant d’elle à ce point. « Parce que c’est ton visage que je vois chaque fois que je suis triste, ou en colère, ou parce que il n’y a pas une seule seconde où je ne pense pas à toi.  » Et c’est fatalement vrai. Même inconsciemment, elle est toujours là.  « Parce que tu es toujours là, Ara ! » crie-t-il, comme si c’était une mauvaise chose, lui adressant un regard indescriptible. Etait-ce de la colère, de la rage, de l’amour, de la passion ? Peut-être un peu des quatre, mais une chose était sûr, c’était beaucoup trop intense pour lui. Il continue de fourrer ses affaires dans son sac, avant de le fermer. Il en oublie sa trousse de toilette, volontairement, parce qu’il ne veut pas remettre les pieds dans cette foutue sale de bain. « Mais après tout, peut-être que tu ne sais pas ce que c’est, d’aimer quelqu’un à ce point. » ose-t-il dire, avant d’attraper ses dernières affaires ici et là. « Alors oui, il est sans doute temps de mettre un terme à ce dialogue de sourds avant de dire trop de choses que nous risquerions de regretter, il tourne de nouveau la tête vers elle, le regard insistant et accusateur, si ce n’est pas déjà fait. » Le ton est plus froid, plus dur, presque semblable à celui qu’il avait employé lorsqu’il parlait de faire passer ses propres désirs avant les siens. Sans doute parce qu’il a déversé toute sa colère, ou parce qu’il n’a plus l’énergie de se battre. Ses prunelles bleutées inspectent les lieux en quelques secondes, pour vérifier qu’il n’oublie rien, même si il s’en fiche un peu à l’instant même, avant de mettre son sac sur son épaule. La seule chose qu’il veut, c’est sortir de cette pièce, parce qu’il a l’impression d’étouffer, de se noyer dans son propre corps, envahit par trop de sentiments à la fois. Alors il s’avance vers la porte, d’une démarche décidée, un peu trop rapide, sans même la regarder. Mais une fois devant la porte, il est hésite. Sa main posée sur la poignée, il s’arrête. « Tu sais, un jour il faudra bien trancher sur le fait de m’avoir moi, avec un enfant, ou aucun des deux. Et ce choix ne dépendra que de toi. » dit-il, résigné, posant un ultimatum avant de s’engouffrer dans le couloir en claquant la porte, sans même un dernier regard. Il ne le pense pas vraiment, Hiram. Parce qu’il sait qu’une vie sans elle ne serait même pas imaginable, non, il veut juste la faire réagir, lui faire comprendre une bonne fois pour toute. Et bêtement, il se surprend à espérer qu’elle le poursuivra dans le couloir. C’est idiot, et il le sait. La fierté qu’ils ont tout le deux lui donne raison, sans grande peine. Mais c’est ce qu’il a toujours fait, Hiram. Il a espéré pendant treize années avant qu’elle ne lui dise qu’il avait attendu pour rien. L’espoir fait vivre, dit-on, mais le briser est pire que la mort, sans nul doute.


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and the deception in his blue eyes.

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Re: bitter disillusion (arabella)  |  Hier à 23:36
bitter disillusion -- @hiram gavon Elle force le rire lorsqu'il pointe le doigt en sa direction. Une espèce de rictus qui n'a rien de naturel et dès l'instant ou il s'échappe, elle-même remarque combien cette réaction est ridicule. Mais c'est la seule réponse qu'elle est capable de mimer sur l'instant, à défaut de pouvoir, ou plutôt de vouloir rester de marbre. Non ça elle en est incapable, pas quand de tels mots sortent de la bouche de son époux et il le sait, oh ça oui il sait bien à quel endroit piquer après toutes ces années. Minable, qu'elle voudrait rétorquer. Mais ses lèvres restent closes, puisque l'est-il moins qu'elle ? Éclair de lucidité - ou quelque chose qui s'en approche. Non ces deux-là se valent, aussi imbéciles l'un que l'autre. Et s'il y a bien une chose dont on ne peut douter à leur propos, c'est qu'ils se sont bien trouvés et peut-être même trop bien. Ce qui l’amène à songer le temps qu'il finisse sa tirade, à se demander où elle en serait s'ils n'avaient pu faire approuver cette union par feu son père. Aurait-elle été capable de s'opposer au marié avec tant de conviction ? Et ce regard sombre, et tous ces gestes de provocation. L'amour rend vulnérable, mais surtout terriblement bête et mauvais. Et l'on se permet tant de choses sous couvert de ce sentiment si particulier qu'ils se savent pourtant chanceux de partager, mais qu'ils n'ont aucun mal ni remords à saccager.

Le prouve cette situation que bon nombre de leurs connaissances ne rencontreront jamais, car lorsque le mariage est un devoir alors tout ce qui en découle l'est aussi, comme la procréation, du moins elle le suppose - mais au fond elle n'en sait fichtrement rien. Non elle ne sait combien de concessions ces gens font pour éviter de totalement subir la relation, parce que c'est une privilégiée, une saleté de petite princesse qui ne se rend pas compte de la valeur de ses biens. Et pourtant.

Lorsqu'elle repense à leurs débuts, ou plutôt à leur première fois dans de mêmes draps, oui la toute première fois que les mains du Gavon se sont approprié le corps de la brune, c'est un drôle de sentiment qui lui tord maintenant le ventre. Et qui la fait grimacer, alors qu'il redouble d'activité devant elle, mais qu'elle ne le voit plus faire. Elle n'était qu'une adolescente et lui venait la voir, comme pratiquement tous les soirs, dans son uniforme gris. Ils n'étaient encore que fiancés, même si ça, personne ne le saura jamais. Parce qu'elle était peut-être un brin trop jeune de l'avis des aînés, et qu'ils allaient sûrement à l'encontre de la volonté des Dieux en se laissant ainsi aller. L'a-t-il mal vécu ? Mais après tout, peut-être que tu ne sais pas ce que c'est, d'aimer quelqu'un à ce point. Elle réalise à cet instant, alors qu'il crache cette supposition tout en balançant ça et là ses affaires dans la chambre, qu'elle ne s'est jamais posée la question. Lui si croyant, et elle aveugle face à tout ce qui ne la concerne ou ne l'intéresse pas. Lui si prévenant, et elle qui n'en a jamais fait qu'à sa tête depuis le premier jour où ses prunelles se sont posées sur la carrure de l'adolescent. D'ailleurs la première chose qu'elle a dite à ses anciennes meilleures amies après l'avoir détaillé, du haut de sa dizaine d'années, c'est nous allons nous marier lui et moi. Aujourd'hui, son annulaire gauche est serti de fin diamants et pour l'habiller d'or blanc, elle n'a pas eu grand-chose à faire. Elle n'a eu qu'à lui sauter dans les bras lorsqu'il a eu le courage d'aller demander sa main à papa. Elle n'a pas eu à faire semblant de sourire, ou d'écouter les discours politiques que Jeremy a servi à tous ses autres enfants. Elle n'a même pas eu besoin de préparer les noces puisque maman s'en est superbement bien chargée, et par-dessus tout, elle n'a jamais eu besoin de faire semblant de l'aimer. Mais lui, combien de concessions a-t-il dû faire depuis le jour où la petite-soeur de Noah Sielle est venue traîner dans ses pattes ? Alors oui, il est sans doute temps de mettre un terme à ce dialogue de sourds avant de dire trop de choses que nous risquerions de regretter, si ce n'est pas déjà fait. Mais malgré toutes ces images qui défilent dans sa tête : Je ne regrette rien, qu'elle se paie l'audace de rétorquer. Faussement droite et fière, de cette voix autoritaire façonnée pour les palais de justice, avant de complètement dérailler. Pas la voix, mais elle. Elle qui encaisse l'ultimatum, et oublie d'inspirer jusqu'à ce qu'il claque la porte sans même se retourner. Et le trop plein d'air qui s'infiltre d'un coup lui brûle la gorge, à moins que ce ne soit la boule qui s'y forme, compagne des larmes qu'elle ne parvient plus à maîtriser.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.

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