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période sprint rp
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le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 6

la confrérie
Palier 5
le cercle
Palier 7

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 5
les veuves
Palier 5

les perles
noires
Palier 5
les épines rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


 when the truth breaks out (lys)

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Hiram Gavon
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AGE : ( trente six ans ) qu'il s'acharne à vouloir rester un homme droit, si on oublie sa double allégeance de l'époque, mais voila que ces trente-six années de droiture vole en éclat à cause d'une soeur qu'il considérait autrefois comme une erreur.
STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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when the truth breaks out (lys)  |  Ven 9 Aoû - 17:23
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Les attentats avaient beaux être passés, ils resteraient gravés dans les esprits. Jamais, Hiram n’oublierait le chaos que les bombes avaient semé, à Auréus. Il se revoit au sein du peloton, enivré par la musique du défilé, marcher en harmonie parfaite avec le reste des soldats, jusqu’à atteinte la Tour d’Ivoire. Bref moment de joie avant que le chaos n’éteigne la lumière, laissant la peur et les larmes marquer les visages. Il les entend encore, les bruits des bombes, des multiples explosions, dont l’un qui lui a certainement endommagé l’oreille, au fait de sa proximité, en même temps qu’il a marqué son avant-bras à jamais. Il sent encore les flammes consumer sa peau, sa chair, mais surtout la douleur. Mais pouvait-il se plaindre d’une si petite brulure ? Il se souvient des morts, des victimes gravement blessées,  dont Lys. Sa filleul, celle qu’il s’évertuait à protéger, mais qu’il n’a pas trouvé sur le champ de bataille qu’était devenue la place. Tout reste flou, après l’explosion qui lui a fait perdre connaissance, et pourtant, il s’en veut affreusement. Que ça soit pour Lys ou pour les autres. Il veut toujours tout réussir, tout faire, protéger tout le monde, Hiram, mais il ne peut pas. Il ne pourra jamais. Et à défaut d’avoir pu la protéger, voilà qu’il revient à l’hôpital après l’avoir quitté il y a trois jours. À peine quitté, il y remet les pieds sans une once d’hésitation. Il vient d’apprendre pour Lys, pour son genou de nouveau fracturé. La mâchoire serrée, les muscles tendus, il s’avance d’une démarche si propre au militaire jusqu’à l’accueil de l’hôpital. Il a besoin de la voir, de s’assurer qu’elle va bien. « Bonjour, je viens voir Lys Gavon. » Le ton est clair, net et précis, mais l'impatience est notable par son pincement de lippes. La secrétaire daigne lever le nez de sa paperasse pour le regarder, lui lançant un regard blasé. Elle pousse un lourd soupir, avant de chercher dans ses registres papiers pour lui indiquer le numéro de chambre. « Chambre 311. » dit-elle, sur un ton monotone avant de retourner à ses occupations, sans même lui adresser un dernier regard. Un vrai robot, cette femme. Hiram pince ses lippes,  serrant sa mâchoire pour se retenir de faire une remarque déplacée, quand bien même elle serait la bienvenue. « Merci. » dit-il simplement, avant de prendre le chemin de la chambre qu’on vient de lui indiquer. Il a l’estomac trop noué pour faire une quelconque remarque, obsédé par l’état dans lequel il va la trouver. Il avance, les murs blancs immaculés défilent avant qu’il ne finisse par arriver à destination. Il frappe, avec son bras intact -l'autre ayant un bandage- avant d’entrer et d’apercevoir le minois qu’il est si impatient de voir. « Lys... » qu’il laisse échapper entre ses lippes, en s’avançant jusqu’au lit de la demoiselle pour déposer un baiser sur son front. « Comme je suis contente de te voir. » Un sourire, qu’il ne peut réprimer, se dessine ses lippes, laissant ses traits d’ordinaire impartial se détendre. Avec Lys, son attitude change radicalement. Il la regarde de haut en bas, non pas de manière hautaine, mais pour constater ses blessures. Son palpitant s'arrête un instant lorsque ses yeux s’arrêtent sur le fameux genou, avant de planter ses prunelles azures compatissantes dans les siennes.« J’ai appris pour ton genou.. Comment vas-tu ? » La question qui tue, mais qu’il ne peut retenir.


for the first time, her brown sloes have seen the darkness,
and the deception in his blue eyes.


Dernière édition par Hiram Gavon le Sam 10 Aoû - 17:10, édité 1 fois

Lys Gavon
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STATUT CIVIL : FIANCEE, lys s'est pendant très longtemps refusée aux voeux matrimoniaux et pour cause, elle n'en voyait pas l'intérêt, ni le besoin. A présent les choses ont changé, l'anneau ornant son doigt en est la preuve.
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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Ven 9 Aoû - 18:08
WHEN THE TRUTH BREAKS OUT
if you have the soul of a warrior, you are a warrior. all those other things, they are the glass that contains the lamp, but you are the light inside.
if you have the soul of a warrior, you are a warrior. all those other things, they are the glass that contains the lamp, but you are the light inside.

Y avait rien de plus crispant qu’une nuit emplie de cauchemars. C’était récurrent, de se réveiller trempée, le cœur halant, le souffle coupé. C’était devenu routinier de voir sa famille mourir devant ses yeux à cause des jais d’explosions. C’était courant d’entendre les cris miroiter dans son propre esprit, quand soi-même on voulait juste crier dans le néant ; on se contentait de le faire silencieusement, le son de la voix ricochetant contre les parois de son crâne. Lys inspira, expira, tentant de calmer son corps à présent pleinement réveillé, son genou lançait, ses mains étaient serrées dans un poing et ses joues étaient probablement rouges écarlates. Elle avait besoin de sortir de ce lit, de s’enfuir, mais elle ne pouvait pas. Elle pouvait probablement pleurer sa frustration, crier, pointer du doigt, faire vivre un enfer à ses docteurs ou ses proches qui venaient la visiter, mais ce n’était pas le cas ; elle était épuisée de pleurer, elle n’avait plus aucune frustration à chialer. Elle était une coquille vide, une coquille qui semblait pourtant éveillée au point où les cauchemars eux, ne s’arrêtaient jamais. Alors les heures passèrent comme une douce agonie, alors que les infirmiers lui demandaient si tout allait bien : un hochement simple de la tête. On lui demandait si elle avait faim : un second hochement de la tête. Ses journées se résumaient à ça : hocher du crâne, puis se réveiller en sursaut à la suite de la mort terrible de l’un des siens. C’était horrible, vraiment et affreusement ennuyant. Elle n’avait cette fois-ci pas, la rage d’avoir tout perdu, elle n’avait cette fois-ci pas l’amertume, ni la rancune, elle n’avait pas besoin, cette fois-ci de dire adieu à ses rêves. Elle ne pouvait pas danser et ça depuis maintenant longtemps et à l’époque cette rage même l’avait occupé, préoccupé, à présent elle était passive, lasse, embêtée d’être coincée là à ne rien faire. Elle ne savait pas ce qu’il adviendrait de son genou cagneux et en réalité elle commençait sincèrement à s’en foutre, qu’il advienne ce qu’il pouvait, dans chaque cas échéant, elle savait qu’elle survivrait. L’horreur d’il y a un an avait été assez pour la vacciner contre la tragédie. C’était maintenant ironiquement presque une rengaine à laquelle elle s’était farouchement habituée.
Sa mère lui avait gentiment amené de quoi coudre et si Lys méprisait cette activité qu’elle connotait d’archaïque, elle avait accepté que rien d’autre n’arrivait à l’occuper. Alors elle cousait, réparait, et soupirait longuement, avec exaspération dès que son aiguille se coinçait contre son doigt ou le fil s’échappait. Elle entendit quelqu’un se racler la gorge à ses côtés, elle leva les yeux vers un docteur qui lui annonça qu’elle avait de la visite. Se redressant quelque peu maladroitement, elle grimaça à cause de la douleur dans son genoux, mais ne lâcha pas la porte des yeux. Lorsqu’elle vit la silhouette entrer dans la petite chambre, un cri de joie s’échappa de ses lèvres. – Lys... – Elle avait envie de se lever dans un bond et sauter dans les bras de son cousin, et aussi parrain. Elle voulait poser son visage sur son épaule et l’écouter parler jusqu’à ce qu’elle puisse enfin s’endormir avec un semblant de sécurité. Elle voulait remercier les Dieux, auxquels elle ne croyait pas, pour l’avoir tenu en vie, elle voulait tout simplement rire, sourire à nouveau. Il embrassa son front, alors que Lys lui montra ses dents, dans ces sourires si honnêtes, qu’elle ressemblait parfois encore à une enfant. – Comme je suis content de te voir. – Elle hocha la tête et cette fois-ci elle le fît avec un franc enthousiasme. – Je suis très contente de te voir aussi. –  Elle tapota son lit pour lui faire signe de s’asseoir, qu’elle puisse lui raconter l’horreur qu’elle subissait dans cet hôpital. Hiram avait toujours été là, comme un frère, il l’avait protégé, dorloter, et pour ça, elle lui était éternellement reconnaissante. – J’ai appris pour ton genou.. Comment vas-tu ? – Lys soupira et se jeta contre son oreiller sans ménagement. – J’ai envie de dire que les Dieux ont vraiment une dent contre mon genoux droit. – Elle tenta un sourire espiègle, qui se transforma ensuite en grimace lorsqu’elle vît le bandage au bras de son cousin. – Je vais bien, c’est rien que je n’ai pas dû déjà vivre. Et toi ça va ? tu m’as pas l’air d'être en bien meilleur état. – Elle savait qu’il n’avait pas subi de blessures graves, et pourtant, c’était sa famille, son sang, un pilier qu’elle ne pouvait pas imaginer perdre dans sa vie ou même voir blessé, aussi petite soit l’égratignure.

@hiram gavon



Hiram Gavon
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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Sam 10 Aoû - 17:06
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Le petit cri de joie qu’elle laisse échapper transforme les flammes qui consumaient ses entrailles en papillons, laissant l’angoisse se transformer en joie intense.  Sentiment qui ne fait que s’accentuer, lorsque la Gavon sourit à pleines dents. Il n’était pas son père, il n’était que son cousin, son parrain, mais elle comptait énormément pour lui. Petite protégée depuis toujours, la voir sourire éliminait les ténèbres funestes des attentats. Une lumière divine au milieu d’un sombre chaos, voilà ce que c’était. – Je suis très contente de te voir aussi. –  Il  lui rend son sourire, Hiram, lui qui souriait déjà à pleine dent dès qu’il avait aperçu le minois de Lys, et s’avance suite aux tapotements de la jeune femme sur son lit. Il s’assoit sur le rebord, ses prunelles toujours dans celles Lys. Le sourire, qui ne l’avait pas quitté jusqu'à présent, s’atténue, disparaît peu à peu lorsqu’il voit son genou. Sourire terni, il pense directement à la danse. Pourra-t-elle danser à nouveau ? La question lui brule les lèvres, mais il préfère y aller doucement en se contentant de lui demander comment elle va. En guise de réponse, il obtient un soupir, de prime abord. Ses lèvres se pincent, et il prend une lourde inspiration, il sait que ce soupir n’annonce rien de bon. – J’ai envie de dire que les Dieux ont vraiment une dent contre mon genou droit. – Maigre tentative d’humour, ses lippes s’étirent lorsqu’il aperçoit le sourire espiègle ancré sur le visage de la jeune femme. Au moins, elle ne déprime pas. « Il est refracturé ? » Ose-t-il demander. Le peu d’informations qu’il avait eu ne faisait pas mention d’une fracture, simplement d’une blessure au genou droit. Et évidemment, il ne s’était pas donné la peine de poser davantage de question, fonçant tête baissée à l’hôpital. Cette spontanéité n’était guère habituelle, mais lorsque ça concernait Lys, il n’était plus le même. Âmes liées, il ne pouvait réprimer cet amour si particulier qu’il vouait à sa cousine. Plus proche d’elle que de beaucoup d’autres Gavon, il s’estimait chanceux de trouver quelques perles rares, avec qui le courant passait si bien. Il est ramené à la réalité par la grimace de la gamine, lorsque ses prunelles azures se posent sur son avant-bras, complètement entouré d’une bande blanche. – Je vais bien, c’est rien que je n’ai pas dû déjà vivre. Et toi ça va ? tu m’as pas l’air d'être en bien meilleur état. – Il grimace, à son tour. Ne pouvant réprimer un regard réprobateur. « Tu ne devrais pas avoir vivre cela une deuxième fois. » Ses propres yeux se baissent sur son bras, qu’il agite doucement. « Ce n’est pas grand chose, rien qu’une petite brulure. » Il se retient de dire qu’elle est la conséquence d’une explosion beaucoup trop proche. Ca ne sert à rien de l’inquiéter. « Je ne t’ai pas vu, au défilé. J’ai essayé de te trouver, de vous trouver, mais j’ai perdu connaissance. » Vous. Lys, le reste des Gavon, et surtout Arabella. Ses piliers, sa vie. Il déglutit difficilement, laissant ses yeux vagabonder dans la pièce, ici et là. « Je suis désolée, Lys. » Pour ce fichu genou, malédiction qui se répète encore et encore, et aussi d'être totalement impuissant. Il prend sa main, la serrant à son contact pour appuyer ses dires. Ses prunelles s’entrechoquent une nouvelle fois avec les siennes, et un bref sourire se dessine sur ses lippes, redonnant un peu de vie à son visage redevenu impartial dès que le sujet du genou a été abordé. Mais ses traits sont rapidement déformés par une rancœur, une colère sourde qui s’était tue jusqu’à présent. « Ça m’énerve tellement, Lys. Tu ne mérites vraiment pas ça. D’abord ces abrutis dans la rue, puis maintenant les attentats. » Il se souvient de l’attaque en pleine rue, comme si c’était hier. Il n’était pas présent, mais il se souvient de son état, à l’hopital. « Si on était parano, on pourrait presque croire que quelqu’un monte un complot contre toi. » Ses traits s’adoucissent, jouant aux montagnes russes, passant en un éclair d’une émotion contraire à l’autre. Il glisse un sourire taquin, qui se veut réconfortant, ne se doutant pas une seule seconde qu’il est proche de la vérité. Il serre une nouvelle fois sa main, avant de reprendre. « Trêve de plaisanterie, si je peux faire quoique ce soit, n’hésite pas. »


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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Lun 26 Aoû - 18:19
WHEN THE TRUTH BREAKS OUT
if you have the soul of a warrior, you are a warrior. all those other things, they are the glass that contains the lamp, but you are the light inside.
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« Il est refracturé ? » Elle se contenta d’opiner du menton. Refracture, rengaine répétée, yeux à nouveau levés au ciel. Si les Dieux existaient, ils étaient de réels enfoirés. Mais elle ne dit rien, la famille Gavon était pieuse, elle était ce qu’elle était, et il n’y avait rien de bon à provoquer ses idéaux dans un lieu public. Il n’en était pas moins que dès qu’elle le pouvait, Lys crachait sur la religion et ses médires, c’était hypocrite de la part de toutes ces pryessa de faire croire au monde que la vie serait meilleure, si leur foi était loyale ; au fond, fanatique des dieux ou non, face à une bombe, personne n’était exempté. « Tu ne devrais pas avoir vivre cela une deuxième fois. » Elle opina une seconde fois de la tête, après tout il avait raison. Qu’avait-elle fait pour mériter tel châtiment ? Elle n’en savait trop rien. Fricoter avec l’ennemi ? Défier son père et sa famille ? Mais était-ce des crimes égaux à la fracture du genou d’une danseuse ? Probablement pas. Lys était cependant épuisée de s’apitoyer sur son propre sort, elle était fatiguée de pleurer, de crier, de demander à qui voulait bien l’entendre, pourquoi elle, pourquoi ça ? Après tout il y avait pire, elle aurait pu crever, mourir et ne plus être là. And that would have been that. « Ce n’est pas grand-chose, rien qu’une petite brulure. » Lys grimaça, Hiram avait tendance à être modeste et particulièrement bon à cacher sa douleur ; qu’elle soit externe ou interne. C’était un soldat avant toute chose, un bras cassé n’aurait probablement été qu’un petit contretemps, une petite égratignure. « Je ne t’ai pas vu, au défilé. J’ai essayé de te trouver, de vous trouver, mais j’ai perdu connaissance. » Elle grimaça à ces mots, s’il avait perdu connaissance, alors il avait subi des blessures bien plus graves qu’il ne le laissait paraître. Personne n’avait pu éviter ces bombes, personne n’aurait pu prédire l’ampleur du bain de sang que ces attentats provoqueraient. Le festival était censé être quelque chose d’heureux, quelque chose de beau, aujourd’hui ce n’était qu’un souvenir amer empli de désarroi. Elle aurait pu y perdre sa famille, elle aurait pu y perdre Hiram et cette pensée même la fît frissonner. « Je suis désolée, Lys. » Il attrapa sa main alors qu’elle ravala un sanglot. Il n’avait pas à s’excuser, il n’avait pas à être désolé, personne ne savait, personne ne pouvait l’empêcher. C’était malheureux, tragique, mais personne n’y pouvait rien, seulement ceux qui avaient provoqué ce bain de sang. Elle serra sa main à son tour. « Tu n’as pas à t’excuser Hiram, tu n’y peux absolument rien. Vraiment, s’il te plaît ne t’excuse pas. Les seuls qui devraient s'excuser sont ceux qui ont provoqué ces explosions. » Elle se remémorait parfois le brouhaha incessant des cris, les corps empilés sur la chaussée et les flammes qui léchaient les bâtiments environnants. Il n’y avait eu que le chaos, que la mort, l’adrénaline et la peur. L’instinct de survie avait frappé, mais était retombé comme un soufflet, quand les forces avaient quitté chacun de ses membres. C’était terrible ; et elle voulait oublier. « Ça m’énerve tellement, Lys. Tu ne mérites vraiment pas ça. D’abord ces abrutis dans la rue, puis maintenant les attentats. » Elle haussa les épaules. Si sa première fracture n’avait rien eu du hasard, cette fois-ci elle avait juste fait partie d’un dommage collatéral impossible à empêcher. Mais Lys était énervée aussi et elle sentait un grand besoin de prendre son cousin dans ses bras, parce que Hiram était là, Hiram était en colère, parce qu’Hiram avait pensé à elle, alors même que le monde était tombé à feu et à sang. Peut-être que les dieux la punissaient pour ses péchés, mais une chose était sûre, c’est que ses proches, ce cercle intrinsèquement lié qu’elle aimait plus que de raison, égalisait la balance de malchance dans laquelle elle était enfermée. « Si on était parano, on pourrait presque croire que quelqu’un monte un complot contre toi. » Elle détourna les yeux à ces mots. Hiram ne savait pas encore pourquoi la première fracture était arrivée, il ne savait pas qui l’avait organisé, ni qui avait demandé à ces mercenaires de lui faire du mal. Lys ne lui avait jusque-là pas encore raconté la vérité, parce qu’elle avait peur, parce que le dire à haute voix, rendait la chose tellement plus réelle, tellement plus tétanisante. « Trêve de plaisanterie, si je peux faire quoique ce soit, n’hésite pas. » Il lui sourit et Lys sourit en retour, parce qu’il n’y avait rien de plus beau que les sourires sincères d’une personne que l’on aimait. « Merci. D’être là, m’aide déjà beaucoup et si tu as besoin de mon aide, n’hésite pas non plus, même si actuellement j’ai bien peur d’être quelque peu inutile. » elle était honnête, sincère et il était peut-être temps qu’elle joue cartes sur table, qu’elle lui avoue les réelles circonstances de sa première blessure. « Je ne pense pas que cette fois-ci ma blessure ait été prémédité. En revanche la première fois elle l’a été. » Elle inspira, puis expira. « Je ne t’ai rien dit il y a un an parce que j’avais peur de ta réaction, mais l’attaque sur mes genoux n’était ni de la malchance, ni une coïncidence Hiram. » C’était parce qu’elle avait réveillé le courroux de son père et qu’il le lui avait rendu bien plus hargneusement.

@hiram gavon



Hiram Gavon
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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Dim 8 Sep - 17:58
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Il ose poser la question, même si la réponse est évidente. Lorsqu’elle opine, esquissant une grimace, il sent un lourd poids s’abattre sur ses épaules. Il est désolé, Hiram, et il se sent coupable, en plus de ça. Il aime se sentir utile, et il aime se dire qu’il est capable de protéger tout le monde, mais il ne peut pas. Il n’est pas surhumain, Hiram. Et pourtant, si il y a bien une personne qu’il aimerait protéger par dessus tout, en plus d’Arabella, c’est Lys. Savoir que son genou est refacturé, se dire qu’elle ne pourra peut être plus jamais danser, lui brise le cœur. « Tu n’as pas à t’excuser Hiram, tu n’y peux absolument rien. Vraiment, s’il te plaît ne t’excuse pas. Les seuls qui devraient s'excuser sont ceux qui ont provoqué ces explosions. » Un léger sourire vient se dresser sur ses lippes, après les paroles réconfortantes de sa filleul. Sourire qui est bien vite effacé par une colère sans nom qui le ronge depuis qu’il a appris pour sa blessure, lorsqu’il regarde de nouveau son genou. Elle ne le méritait pas ça. Les dieux étaient-ils à ce point en colère contre elle ? Contre les Gavon ? Eux qui avaient toujours été une famille si croyante, si pieuse, voilà que le sort s’acharnait sur eux. Et ça l’énervait au plus au point, Hiram. Il sentait les flammes de la colère consumer ses entrailles, se frayant un chemin plus important au fil des minutes qui défilaient. Lys, elle, semble avoir une certaine distance face à cela. Elle se contente d’hausser les épaules. Son détachement lui permet de faire taire cette colère, la réservant pour plus tard, lorsqu’il apprendrait l’affreuse vérité. Il glisse même ce qu’il croit être une plaisanterie, faisant allusion à un éventuel complot contre elle, avant de lui dire qu’il est là, si elle a besoin de quelque chose. et c’est vrai, car il avait toujours été là, Hiram, et il sera toujours là pour elle. Sa main toujours dans la sienne, il la serre plus fort encore. Il n’ose pas la prendre dans ses bras, de peur de la briser. Elle semblait si fragile, et si forte à la fois. « Merci. D’être là, m’aide déjà beaucoup et si tu as besoin de mon aide, n’hésite pas non plus, même si actuellement j’ai bien peur d’être quelque peu inutile. » Il laisse un léger rire s’échapper de ses lippes, plongeant ses prunelles bleutées dans les siennes. Il hoche la tête, la remerciant de sa bienveillance malgré son état actuel.  «  Je n’hésiterais pas non plus, un canard boiteux est toujours utile. » la taquine-t-il, son sourire ne se déloge pas de ses lippes, parce qu’il est contente d’être avec elle. Elle est sa filleule et indirectement, elle remplace la fille qu’il n’a jamais eu. « Je ne pense pas que cette fois-ci ma blessure ait été prémédité. En revanche la première fois elle l’a été. » Il se redresse sur le lit, jusqu’ici légèrement penché vers elle, et fronce les sourcils. Il scrute ses prunelles, son expression, tentant de déceler quelque chose qui lui permettrait de comprendre ce qu’elle vient de lui dire de manière plus claire. « Je ne t’ai rien dit il y a un an parce que j’avais peur de ta réaction, mais l’attaque sur mes genoux n’était ni de la malchance, ni une coïncidence Hiram. » Les mots qu’elle prononce ne font qu’alourdir le poids qui pesait sur ses épaules. La phrase semble être dite au ralentit, les mots s’ancrent dans sa mémoire et chacune des syllabes frappent ses tympans d’une violence qu’il est incapable de décrire. Il tombe des nues, Hiram. Il en lâche presque sa main, desserrant l’étreinte, ses forces semblant le quitter un court instant. « Quoi ? » Sa propre voix lui paraît lointaine, lui fait écho dans sa tête. Il ne comprend pas, il n’arrive pas comprendre ce qu’elle vient de dire. Ou peut-être qu’il ne veut pas, parce qu’il n’arrive pas à comprendre pourquoi on ferait ça à Lys. « Tu veux dire que.. » prononce-t-il, la regardant d'un air ébahit. Il s'arrête, parce qu'il a du mal à le dire à haute voix ce qu'il croit avoir compris. Il la sent, cette colère qu’il avait fait taire quelques instants plus tôt, qui le ramène à la réalité. Il sent les flammes lécher ses entrailles, de nouveau. « Quelqu’un t’a fait ça. » dit-il, prononçant chaque syllabe lentement et en fronçant les sourcils. Ce n’est pas une question, car la vérité se fraye un chemin, brisant son palpitant morceau par morceau. « Mais enfin, pourquoi tu ne me l'as pas dit? » dit-il, plus en colère contre la soi-disant personne qui lui a fait ça que contre elle. Sa main commence à trembler, et il la retire brusquement pour serrer son poing, rompant le contact physique avec sa filleule. Il descend du lit, pour se mettre debout. Il ancre ses pieds dans le sol, et croise ses bras sur sa poitrine. « Qui a fait ça, Lys? Qui? » Qui a osé la toucher. La voix est plus forte, plus dure, ancrant ses prunelles dans les siennes. Il est en colère, Hiram. Il sent que l’explosion n’est pas loin, mais il attend. Il attend le fin mot de l’histoire, pour pouvoir déferler l’ouragan qui menace de se déclencher en lui.


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STATUT CIVIL : FIANCEE, lys s'est pendant très longtemps refusée aux voeux matrimoniaux et pour cause, elle n'en voyait pas l'intérêt, ni le besoin. A présent les choses ont changé, l'anneau ornant son doigt en est la preuve.
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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Dim 6 Oct - 20:19
WHEN THE TRUTH BREAKS OUT
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« Je n’hésiterais pas non plus, un canard boiteux est toujours utile. » Un petit sourire se forme sur les lèvres de la Gavon, alors qu’elle s’imagine boiteuse. Encore une fois. Pour toujours et à jamais, apparemment. Elle ne lève pas les yeux face à la situation, parce que ses iris sont épuisées, et qu’elle n’a plus envie, plus envie d’avoir l’air exaspérée par la vie, d’avoir l’air épuisée alors même qu’elle est vivante. Oui, vivante. Si vivante. Son cœur n’a plus envie de s’emballer à l’idée même de ne plus pouvoir danser, elle ne veut plus cauchemarder à la suite d’un futur brisé en différents petits morceaux. Non, elle veut vivre, pleinement, honnêtement, en souriant. Alors oui, canard boiteux, mais Hiram a raison, tant qu’il y a de la passion, tant qu’il y a de l’espoir, tant qu’il y a l’envie, le besoin de survivre, alors elle est utile. Lys n’a jamais été inutile, Lys n’a jamais été de trop, non, pendant trop longtemps elle s’est laissée influencer par le poison de son père. Mais plus aujourd’hui. « Quoi ? » Les pensées reviennent, alors que l’instant présent lui retombe dessus et que la réalisation de sa confession s’affaisse sur ses épaules. Lys ne veut alerter personne et même si son père mérite de tomber, de s’écraser pour ses péchés, il n’en est pas moins qu’elle ne veut pas mêler Hiram à tout ça. Gabriel Gavon est un homme dangereux, un homme défait de tout honneur et son cousin lui est bien trop cher pour l’abandonner dans les doigts vicieux de son père. Mais Lys doit se confesser, elle doit en parler, ce n’est plus une question de vouloir ou de pouvoir, mais de devoir. Elle doit lui avouer la vérité parce que Hiram mérite de savoir que même au sein de leur propre famille, personne n’est libre ou encore en sécurité. « Tu veux dire que.. » elle pince les lèvres, parce que y a le choc de la confession dans ses yeux, l’incompréhension probablement de ne l’apprendre que maintenant. Éventuellement de la colère, la colère de ne pas avoir été mis au courant immédiatement ; elle espère juste qu’elle interprète des émotions dans son regard et qu’il ne sera jamais en colère contre elle. Elle inspire, expire. Même si ce n’est pas la première fois qu’elle avoue les actes de son père ou encore de son frère, la confession ne devient jamais plus facile, au contraire. Elle pèse dans le cœur comme une pierre, une pierre qu’on a niché là pour l’empêcher de respirer pleinement. Ces mots qui content la trahison de son père servent de réalisation, de rappel, que son père est une ordure et qu’il est capable de faire ça à sa propre progéniture ; qu’est-il capable de faire à ceux qui ne portent pas le même nom de famille que lui ? Un frisson parcourt son échine à cette idée, alors que ses yeux se relèvent en direction de ceux de son cousin. « Quelqu’un t’a fait ça. » Elle hoche la tête sans jamais quitter l’abysse de ses yeux, il lui vaut mieux de le regarder pendant qu’elle piaille les mots que les éviter. C’est plus simple d’énoncer la tragédie de sa vie à un regard honnête, un regard protecteur, un regard dépité. Et si Lys sait, savait d’avance qu’Hiram n’était au courant de rien, son incrédulité ne renforce que davantage sa conviction et sa confiance envers son cousin. « Mais enfin, pourquoi tu ne me l'as pas dit? » Elle avale difficilement sa salive, alors que la main d’Hiram tremble et se retire de la sienne. Lys implore presque avec ses yeux qu’il ne soit pas en colère contre elle, contre tout mais pas contre elle. Mais elle ne dit rien, s’ankylosant dans un silence aggravant probablement la situation. Il se lève et croise ses bras sur son torse. Un homme en attente de réponses, réponses qui n’entravent pourtant pas la frontière de ses lèvres à elle. « Qui a fait ça, Lys? Qui? » Elle inspire, puis expire à nouveau, et se redresse quelque peu. Il est temps d’expliquer, de ne pas s’emballer ou pleurer en ressassant les horreurs du passé. « C’est parce que je ne voulais pas t’affoler que je ne t’ai rien dit et parce que les personnes qui m’ont fait ça, tu les connais très bien et que je ne voulais pas te mêler à ce bordel. » Elle avale cette fois-ci difficilement la bile qui s’est amassée dans sa bouche et soupire, de ces soupires qui durent des secondes. Dégoulinante de peur, de regrets et d’amertume, Lys arrive pourtant à se reprendre. « Mon père a engagé des mercenaires, ces mercenaires ont ensuite brisé mes genoux. Et Marcus était au courant de tout. » Pendant que ces mots s’entrechoquent contre l’électricité dans l’air, ses yeux se baladent, se vrillent d’un côté, puis de l’autre, sans jamais croiseur ceux de son parrain. Et puis, après quelques secondes, elle s’arrête enfin, et les pose dans les iris d’Hiram. « Mon père l’a fait pour m’apprendre une leçon je suppose. Il ne sait pas que je sais, même si je me doute que Marcus a dû lui dire, puisque Marcus lui est loyal, loyal au point de ne pas l’arrêter dans son plan de détruire ma carrière. » O, finalement peut-être que la rancune est toujours là, elle vient brûler les entrailles, elle fait serrer les poings, et grincer les dents.

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STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.
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Re: when the truth breaks out (lys)  |  Sam 12 Oct - 16:27
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A partir du moment où le hochement de tête vient confirmer l’affreuse vérité, l’issue de la conversation est déjà scellée. Quelqu’un lui a fait ça. Un poids incommensurable tombe sur son estomac, poids qui ne se retirera que lorsqu’il connaitra le fin mot de l’histoire. La colère s’empare de lui, elle vient lécher ses entrailles et s’emparer de son être. Elle peut se lire dans son regard, dans son attitude, car ses poings se serrent, tremblent presque, mais son regard reste toujours ancré dans celui de sa nièce. Une floppée de sentiments s’en dégage, mais la colère prime. Si il ose lui reprocher indirectement de ne pas lui avoir dit, il passe rapidement à la question qui lui brule les lèvres. Qui est le fautif, qui a osé faire ça. Les noms s’enchainent, les hypothèses sont plus folles les unes que les autres, mais rien ne peut le préparer à ce qui suit. « C’est parce que je ne voulais pas t’affoler que je ne t’ai rien dit et parce que les personnes qui m’ont fait ça, tu les connais très bien et que je ne voulais pas te mêler à ce bordel. » Ses sourcils se froncent, il est dubitatif. Son palpitant bat plus fort dans sa poitrine, comme si il voulait briser sa cage thoracique, et il y irait presque jusqu’à se briser à cause des prunelles bleutées implorantes de Lys. Il ne lui en veut pas, et quand bien même il le voudrait, il ne pourrait pas. Elle n’est qu’une enfant embarquée dans une sale histoire, elle n’est que la victime d’un monstre qui se réjouie du malheur des autres. Il laisse échapper un lourd soupire, comme si cela pouvait l’aider à évacuer l’énervement, mais la colère ne fait que croitre lorsqu’il constate à quel point le sujet la touche. Il la voit avaler difficilement sa salive, il entend les soupires s’enchainer, et il est forcé de constater son regard teinté de peur et d’amertume. Il voudrait s’avancer pour lui prendre la main, ou la serrer dans ses bras, si tant est que ces simples gestes puissent la réconforter, mais il n’y arrive pas. Le militaire reste planté là, les jambes comme ancrées dans le sol, les bras croisés sur sa poitrine. « Mon père a engagé des mercenaires, ces mercenaires ont ensuite brisé mes genoux. Et Marcus était au courant de tout. » Si il ne pouvait pas bouger de part le fait qu’il buvait les paroles de Lys, c’est désormais la colère qui le cloue au sol. Le poids pesant sur son estomac n’était rien, par rapport à celui qui prend sa place à l’instant même. Si son expression reste la même, dégageant toujours de la colère, il tombe encore des nues intérieurement Hiram. Gabriel, encore et toujours. Si il n’avait jamais porté cet homme dans son cœur, voilà que ces aveux venaient l’exclure de la famille à ses yeux. Il est plus septique quant à Marcus, jamais il ne l’aurait pensé capable d’une telle chose. Lorsque le regard de Lys quitte le sien, il inspire fortement jusqu’à ne plus pouvoir remplir ses poumons d’air, avant d’expirer bruyamment. Il se contient, Hiram, à tel point qu’il ne peut plus bouger sans risquer d’exploser. Pas devant Lys, elle n’a certainement pas besoin de ça à cet instant. « Mon père l’a fait pour m’apprendre une leçon je suppose. Il ne sait pas que je sais, même si je me doute que Marcus a dû lui dire, puisque Marcus lui est loyal, loyal au point de ne pas l’arrêter dans son plan de détruire ma carrière. » Leurs regards viennent à se croiser de nouveau, et sa mâchoire se crispe. Pour lui apprendre une leçon. Il avait du mal à concevoir qu’un père puisse infliger cela à son enfant, mais simplement pour lui apprendre une leçon.. Typique de Gabriel. Il rumine intérieurement, car il avait beau avoir tout raté avec sa propre fratrie, il s’y connaissait un minimum dans l’éducation des jeunes. Et ce n’était certainement pas une manière d’agir, que ce soit pour éduquer ou pour autre chose. Il bouillonne, il a du mal à soutenir le regard de sa filleule, alors il le quitte à contre coeur avant de se décider à bouger. Il se dirige vers la fenêtre, ses bras toujours croisés sur sa poitrine. Il le regarde pas vraiment le paysage qui s’offre à lui, il a le regard masqué par un voile de pensée. Il ne dit rien, pendant quelques minutes. Il sait que  ces minutes sont sans doute des heures pour Lys, qu’elle guette sa réaction, mais il lui faut un moment avant de digérer la pilule. « Tu aurais du m’en parler dès que tu l’as su. » qu’il dit, d’un ton beaucoup trop calme. Il soupire, encore, avant de reprendre. « Je ne t’en veux pas, c’est même sage de ta part de ne pas avoir voulu me mettre au courant. Si j’avais su sur le moment, j’aurais.. » Il s’arrête, incapable de mettre un mot sur ce qu’il aurait pu lui faire. Il n’était pas d’une nature violente, mais lorsqu’il était en colère, il explosait littéralement. Il déglutit difficilement, il n’ose à peine imaginer ce qu’elle ressent à cet instant. « Gabriel va payer pour ce qu’il t’a fait, je t’en fais la promesse. » Et il payera tôt ou tard. Il ne sait pas vraiment comment, mais il sait qu’un jour il en paiera le prix fort. Il inspire une nouvelle fois, fortement, avant d’expirer et de se retourner vers Lys, s’appuyant sur le rebord de la fenêtre. « Non, mais engager des mercenaires pour s’attaquer à sa propre fille, on nage en plein délire ! » Il rumine à voix haute, il parle peut être même un peu trop fort. L’agressivité prend le pas sur l’étrange calme olympien qu’il dégageait jusqu'à présent. « Et il a impliqué Marcus, en plus. » Ses iris vagabondent dans la pièce d'un blanc éclatant, avant de se poser sur Lys. Lorsque ses iris azures croisent les siennes, il semble s'apaiser. Il calme cette colère sourde, même si elle ne disparait pas, pour essayer de comprendre. « Je ne comprends pas comment il a pu ne rien te dire.. C'est aberrant, pourquoi Marcus a-t-il soutenu ton père en sachant que cela risquait de briser ta carrière? » Quand bien même il n'y avait aucune excuse valable pour Marcus, il cherche le détail qui lui permettrait de comprendre son geste, à défaut de l'excuser. Mais ce détail lui échappe, il le sait. « La loyauté ne justifie pas un tel acte. Il y a forcément autre chose.. » Ou peut-être pas. Il voit peut-être en Marcus un être meilleur qu'il ne l'est réellement. Ce monologue s'adresse plus à lui-même qu'à Lys, même si chaque détail qu'elle pourra lui donner l'aidera à mettre les choses au clair.  Il ne comprends pas, Hiram, et il veut savoir. Il veut tout savoir, mais son esprit est trop embrumé par la colère pour assembler les pièces d'un puzzle aussi complexe. « Comment as-tu su que Gabriel et Marcus étaient impliqués ? » ose-t-il demander, dans l'espoir que cela lui apportera les réponse qu'il attend.


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