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période sprint rp
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le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 6

la confrérie
Palier 5
le cercle
Palier 7

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 5
les veuves
Palier 5

les perles
noires
Palier 5
les épines rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


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Keira Valeska
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STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.
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SILVER LINING — abel & maeria.  |  Lun 2 Sep - 22:58
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    L'angoisse s'accroche au corps, s'accroche au cœur, noue les entrailles ; l'absurdité souveraine d'un poison d'amour, venin d'humanité. Une compassion trop humaine, trop juste. Et les remords, trop violents, un acide qui brûle l’estomac et les poumons, un toxique trop corrosif qui la tuait à petit feu. Trop de responsabilités, trop de culpabilité, déjà. Difficile d'appeler au secours, quand tant de drames nous oppressent. Combien de temps, depuis qu'elle avait su se reposer, l'esprit dégagé de toute angoisse? Depuis quand n'avait-elle laissé son cœur s'empeser du bourdonnement sourd de préoccupations qui ne laissaient de place au sommeil? Et elle erre, comme à l'aveugle, comme sonnée ; se raccroche à la vie, se saoule avec le bruit des corps qui l'entourent. Un visage de plus dans la marée humaine qui s'écoule dans les rues du pied d'Aureus ; la cité se fait sienne, les quartiers pauvres ne sont pas sa place, cependant, et elle le sait — et nul capuchon rabattu pour obscurcir les traits, préserver sa réputation, ne saurait dissimuler le fait qu'elle n'était pas du nombre. Ne le serait jamais.
Elle n'aurait pas dû être là — n'avait su s'empêcher de venir, pourtant. Pour lui. Pour ce qui lui était arrivé. La pensée est douloureuse, un jet d'acide dans la poitrine, et elle se mord la lèvre, violemment, pour refouler les larmes qui perlent au bout de ses cils. Trop de remords nés de l'assurance première que ce qui s'était déroulé n'était que justice ; que les morsures du fouet sur le dos, souffrance familière, n'étaient qu'expiation des crimes mortels —  que les langues pâles qui viendraient balafrer les corps des pénitents, comme elles balafraient sa colonne, ne seraient que stigmates d'une rédemption trouvée dans la douleur. Imposée dans la douleur.  Elle avait cru que ce n'était là que justice, expiation des crimes ; mais Abel était du nombre, et Abel n'était pas criminel. Un être compatissant qui avait payé la cruauté d'un autre, une vie pour une vie, troc cruel.
L'horreur avait frappé, lorsque le nom était parvenu à ses oreilles, un coup de poignard dans l'estomac ; et elle avait prié, ses suppliques murmurées noyées de larmes aveugles, sans comprendre la détresse des mots qu'elle envoyait. Elle ferme les paupières, un instant, tente de reprendre son souffle, d'apaiser les battements désespérés du cœur ; panique de le voir, d'affronter un jugement que, elle le savait, ne lirait jamais dans ses yeux, méritante, pourtant. Un cratère à la place du cœur, trop cruelle pour le mériter. Et elle suffoque, vacille dans la valse des anonymes sans visage ; assaillie par trop de larmes nouées de stress, qui étouffent un peu plus les cris d'amour.
Elle avait un jour confié à Abel ne pas savoir aimer, aimer trop fort ; malédiction des siens, une chape de plomb sur leurs épaules trop écrasées. Ils ne savaient aimer sans détruire ; nulles nuits de miel, nulles douces effervescences pour eux — ils étaient guides, prophètes, prodigues d'éternité, ne feraient jamais qu'effleurer ce qu'ils déposaient aux pieds de l'humanité. Un monde fracassé, sur lequel elle se déchirait l'épiderme ; elle avait ramassé les bouts de verre, avait recollé tous les morceaux — ne pouvait ignorer les fêlures, ainsi que celles qui serpentaient à la surface de son cœur.
Une porte, devant laquelle elle se fige, qu'elle effleure du bout des gants, et elle s'interrompt, une hésitation cruelle dans l'âme ; finit par se décider à frapper, pousser le bois avec délicatesse pour qu'enfin, apparaissent les traits paternels. ‘Abel...’ Le cœur ravagé, l'estomac noué de sa vue, d'une peine sans nom — à l'idée qu'on ait pu lui faire du mal à lui, être trop doux pour un univers trop sauvage. ‘I came as soon as I heard.’ Un murmure, comme une excuse.
Comme une pénitence.
Pardonne-moi, père, car j'ai péché.





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Abel Orseund
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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Lun 2 Sep - 23:47



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Sur les draps blancs, entre les linges, du corps endormi, il y a les marques qu'un peu d'eau de l'évier ne sait faire partir.
Le dos à la grande douleur ne lui laisse pas le repos des meurtris, Abel tourne mille fois et défait les mauvais bandages à tout instant de la nuit.

(Dans son rêve il pleure).
(C'est un visage aux torrents, assurance du tourment).

Un rêve, il est à genou, pour quelques mots qu'il veut parler, rien ne vient, qu'il pensait si fort. L'homme dans le rêve ne comprend pas que ce n'en est pas tout à fait un, peut être que le corps ne souffre que par la puissance du cauchemar, que son cri à cause de qui des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort n'a résonné dans les rues d'une capitale (elle s'est révélée être l'effervescence de l'horreur humaine).
Quel est ce pays d'angoisse et d'horreur, cette patrie où il est un homme dévoué ? Quelle est la faute d'un homme qui oeuvre pour être bon, pour faire s'évanouir la loi du plus fort et de l'escalade de l'horreur ?
La lune glisse sur son malheur.

Abel est dans la cuisine, éveillé, et tire la chaise de la petite table sur laquelle il s'assoit chaque matin. Le bruit de la chaise lui fait fermer les yeux, réveille le cratère de ses plaies. Il se verse du café et tente de ne pas regarder le cadre en face de lui, vestige d'un bonheur ancien. (Il ne veut pas imaginer le visage compatissant de Caïn.).

(Il se sent déjà mort, peut-être).

Rien du confort des habitudes n'apaise Abel, ses mains tremblent presque plus que son corps désolé. L'homme est seul et retient ses sanglots, aucun pour l'entendre mais il se retient. On se console à se dire qu'il est celui à avoir pris les coups hier, et pas un autre, il prend volontiers les blessures des autres.

Incrédule quand on frappe à sa porte, et il espère que ce n'est pas l'armée qu'il aime encore tant qui vient l'arracher à son repos. Et c'est un autre visage qui se dévoile, une apparition de miel, douce de cette manière, mais qui ne fait pas l'extraction de l'horreur et du traumatisme. Il a honte qu'elle le voit, car son torse ne se cache que par les grossiers bandages, et car elle sait déjà l'horreur (mais il ne veut pas lui montrer). Il ne trouve pas ses mots, sa gorge se refuse à un son très haut. Il la laisse entrer. La honte de sa blessure est plus grande que celle d'une enfant au sang des grands dans le petit appartement. Il la conduit à la cuisine.

'There's coffee.' Ses premiers mots.
Il n'ose pas la regarder.
Il ouvre la fenêtre pour s'occuper, pour trouver les paroles.
'It's not as bad as it looks.' Mais le geste le tourmente, et il grimace. Son dos se déchire. 'You didn't have to come here.'
La voix est basse, difficile. Le teint pâle et le sang rouge.





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Maeria Elric
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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Mer 4 Sep - 19:14
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maeria échoue sur l’adret de la pierre, la caresse de l’air dans le dos qui maintient l’équilibre précaire.
l’enfant l’ombre. you only see the shape of it and when it’s gone, you wonder if it was ever real.  

l’oubliée s’est frayée, de son pas de velours, sur le chemin à présent adorablement familier. elle rejoint un être à l’adjectif indéterminé, de celui qu’elle guette sans oser s’approcher. pour lui, elle vacille sur ces terrains malaisés, d’être l’étranger ou des plus grandes intimités sans savoir où se positionner. alors elle reste à distance, l’esseulée. le laissant toujours lui, approcher. mais aujourd’hui, tout a changé.

when she was in the sky, there was red on the streets. she ran away and hide to escape the heat, but if violence cannot found its bride, it will found her heartbeat. now her heartbeat bleeds through his bandages.

les voix lui viennent, l’araignée se cache (elle ne fait pas partie des mortels). she wants to escape. but she wants to know he’s okay. alors elle reste entre-deux, un pied littéralement dans le vide.


( of sorrow and peace )
⌜  i gave iron to my own name, willed it to be the curse uttered by the darker parts of the soul.  ⌟


Keira Valeska
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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Jeu 5 Sep - 19:58
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    Il est là, et elle se hait, la gosse ; n'a jamais su haïr quiconque autant qu'elle se méprise, voudrait arracher les torts de sa chair dans la douleur, dans le sang qui serpente sur le sol. Comme ils l'avaient fait pour lui ; comme ils l'avaient fait pour l'homme droit, donc le cœur n'avait jamais essuyé le moindre crime — lorsqu'elle-même n'aurait été que trop méritante du châtiment essuyé. Une pénitence, une expiation ; mais de quoi se libérer, lorsqu'il n'y avait de crime à expier, si ce n'était un crime d'humanité, un crime du cœur? Il était son soleil, il était sa terre, Abel ; sa lumière et son ancre, et elle ne parvenait à appréhender l'absurdité d'un monde qui, sous ses yeux incrédules, condamnait cet homme-là.
Et la honte évidente dans les océans de ses yeux est un poignard dans son cœur, une lame trop affutée qui déchire le cratère trop exsangue — parce qu'il n'avait pas à éprouver la honte, Abel, parce qu'il ne l'aurait jamais dû, héros comme la patrie n'en aurait jamais plus ; parce qu'elle n'aurait jamais dû venir, si c'était pour que sa présence soit fardeau d'embarras sur ses épaules déjà mutilées. Il n'avait pas à dire ce qu'il avait fait, elle le savait déjà ; tout ce qu'il avait subi, tout ce qu'il avait enduré, des bruissements dans la rues, des bourdonnements de rumeurs — suffisamment pour qu'elle apprenne.
Alors elle fuit ses yeux, comme il fuit les siens ; baisse la tête en une pénitence qui ne parvient à alléger son coeur, ne peut s'empêcher de penser que, peut-être, c'est le souvenir de ses tortionnaires qui vient lire dans ses traits — ne peut s'empêcher de penser qu'elle ne saurait le blâmer de haïr tout ce qu'elle représentait. Alors les excuses meurent sur ses lèvres, des pardons qu'elle voudrait le supplier de lui offrir, qu'elle a trop honte de laisser s'échapper. Comme si désormais, il n'y avait juste plus de chance pour lui et elle, qu'il n'y en aurait jamais.
'There's coffee.' Il fuit, loin, toujours plus loin, et elle ne peut que laisser le cœur exsangue hurler sa peine — parce qu'elle a le visage des prophètes de haine, parce qu'elle est des leurs, que son sang ruisselle, trop argent, trop visqueux. 'It's not as bad as it looks.' Elle se voudrait enfant rebelle, prétendre qu'il a tort, qu'il laisse fleurir les mensonges au coin de ses lèvres, qu'elle est si lasse des masques et des prétextes ; ne laisse s'échapper un mot, pourtant, trop coupable pour seulement se le permettre — parce qu'il vaut mieux qu'elle, Abel, qu'il est tout ce qu'elle ne saura jamais être. 'You didn't have to come here.' Un poignard dans le cœur, de l'acide dans les entrailles. Le mal était fait, et elle songe qu'elle ferait mieux de partir ; ne peut s'y résigner, malgré tout, trop enchaînée par les liens du cœur qu'ils avaient tissés ensemble. Les ponts avaient brûlé, le cadre s'était brisé ; elle ne sait renoncer, pourtant. Alors elle secoue la tête, refuse obstinément —  comme elle s'était tant acharnée à refuser à son propre père des convictions qu'elle n'avait jamais su partager. ‘You know I had to. You know there was no way for me to stay away.’ Elle ne voit que le cramoisi qui balafre son dos, n'entend que l'écho du fouet, assourdissant. ‘But I can still leave, if you'd rather.’ Défaite dans les mots, défaite dans la voix ; parce que chaque mot est un couteau dont elle se déchire elle-même le coeur, une pénitence qu'elle s'inflige sans pitié, plus douloureuse encore que les morsures du cuir sur l'épiderme de son dos.
Elle ne peut se résoudre à partir, pourtant, femme de foi, femme de convictions, l'acharnement tranquille dans les rares causes qui faisaient encore sens. Un murmure compatissant, un murmure de miel — et elle pose délicatement les doigts sur son bras, comme pour lui témoigner qu'elle était là, tout simplement. ‘Is it still bleeding? Maybe I can help.’ Les yeux sont vites baissés, embarrassés, alors que les joues brûlent sauvagement — une gêne de ce qu'elle est, de ce qu'elle représente. ‘Let me see. Let me tend to you.’ Une hésitation, un silence. ‘For what it's worth... I'm sorry. Forgive me.’
Pardonne-moi d'être l'une des leurs.





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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Jeu 5 Sep - 21:35



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Il est un homme qui en est venu à haïr sa propre vulnérabilité (les larmes amères lui viennent trop souvent, et il les aimerait invisibles aux spectateurs). Les zébrures de son dos, la main des mauvais prophètes ne s'ignorent, ne peuvent se cacher au regard de l'enfant. But the former soldier can not send her away, her absence would tear him to greater lengths. He can not find the joy to entertain her with a smile, and his words bear the doom of his wounds. The bridges were burned, he could not see humanity today, but he hoped to see again. Now there's just no chance for Abel to hide himself, the child already knew and saw (he does not wonder how she knew). Somehow he knows it would pain him to seek the answer.
La distance dans les mots du presque père ont l'absurdité de ceux qui veulent protéger l'autre. Les regards ne se rencontrent pas. C'est une fuite partagée, un éloignement contractuel. Et l'enfant pointe le vrai du bout de ses gants, comme il n'a pu ne s'assurer de son état après d'autres tragédies (peut être qu'un jour ce seront les grands bonheurs qui les feront se voir). With you and me there'll never be any innocence, now, is it ?

‘But I can still leave, if you'd rather.’ Les yeux de l'homme se ferment. L'apaisement de ses pensées accusatrices, sa présence, contre la solitude, un troc qu'il ne veut défaire. Pourtant les mots ne sortent pas encore, la voix s'évanouie encore. Des mots qui ne naissent, ils se perdent dans le cratère béant de sa douleur.
Le visage d'Abel ne se lève qu'au contact d'une main douce comme le miel sur sa peau fatiguée. He sees the sadness and torment in her eyes, and thinks to himself now it's your turn, to cry, Abel, she has already seen you weak. (He fails to remember the tears are only a weakness to his army friends, to the man he still admires to this day).

(Quand l'enfant montre son embarras, ses joues ne sont pas cramoisies).
(Abel oublie souvent).

There are some wounds he does not want to see healed (he failed to learn that help is mightier than time). She offers her help, and he smiles. Soflty. 'I always forget your blood doesn't just make your cheeks pale.' Un regard qu'Abel glisse au cadre qui contient une photo de Caïn, un regard qui lui fait oublier tout ce qu'il s'est forcé à apprendre sous l'étau de l'uniforme.
Et l'enfant s'excuse, un crime qui n'est pas le sien. You know that they say that somethings are better left unsaid, Keira. 'Nothing to be sorry for. It's not you.'

(Abel laisse tomber, dans un frisson de dégoût, les bandages.)
(Tout oiseau perché peut le voir à la fenêtre).

Il expose la colère des mauvais dieux qui ont fait scier son dos. 'I can't help asking myself what did I do.' ll aimerait pouvoir hausser les épaules sans que la douleur ne le fasse fléchir. Il aimerait que cet instant n'ait jamais existé (s'il avait porté l'uniforme il n'aurait été qu'un spectateur traumatisé). Non, il se refuse à penser ça. 'No matter how I act, how good I try to be...'

It's your turn, child, to tell me to remain good. It's your turn, tell me the world is worth all of my pain.





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Dernière édition par Abel Orseund le Lun 30 Sep - 13:21, édité 1 fois

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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Mar 10 Sep - 12:20
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elle n’a jamais été aussi proche du vide, l’ange aux ailes brûlées. elle ne s’est jamais autant battu pour remplir les poumons, les vider, recommencer. battu pour garder le flux d’hémoglobine atteindre l’organe qui s’effrite. au bord de la fenêtre, elle est statue, gargouille au derme froid. abel a été pris, abel a été entre les mains des fanatiques, et elle ne peut que se faire pierre. because now she hears. the lady that says she’s sorry. the lady that tends him. the lady that is not her. mae’s not here to get him through it all, somoene’s else is. and what is sinking in her chest, she does not quiet recognise but its bitter taste.

les autres, aux plaies qui coulent, elle les a vu dans les rues. l’enfant ne peut que s’imaginer les pires blessures sur la paternelle figure. se creuser les même sillons avec ses culpabilités. ne pas l’avoir chercher plus tôt. ne pas avoir su. she always felt she had put a curse on him when he had found her again. her life belonged to the shadows and he belonged in the light. she thought his uniform would protect him, the blind girl. she forgot he was a man underneath, she forgot he was untouchable only in her eyes.
alors elle se sent glisser le long des ténèbres, les mains teintées de poisons. elle voudrait l’aider mais chaque toucher est empoisonné. n’appartient que sur le perron de sa vie, le tenir à l’abri, mais incapable de s’éloigner, disparaître complètement comme si leurs nuits n’appartenaient qu’au royaume des rêves. she couldn’t fathom it before. part of her pride herself to be irrempleceable and that, the child among millions others, indistictable in her misery, could simply never let it go. he needed her, right ? almost as much as she did. mais maintenant elle n’est pas là, et il ne remarque pas car il y a un autre enfant à son bras. une voix de sylphide dans la cuisine. celle qui est où elle se voudrait. celle qui parle les mots qu’elle étrangle. elle exsude d’une douceur que maeria ne possédera jamais. la jalousie crame les veines de la jolie. elle ne la hait pas, cette étrangère. elle l’envie. à s’en rendre malade. elle l’aime d’être ce qu’elle n’est pas.  elle l’aime d’offrir l’accent étranglé à cet homme qui mérite les inquiétudes honnêtes.

n’en tenant plus, l’ombre se perche plus en avant pour en attraper ses traits. sur le dos lacéré de son père son regard tombe. le pourpre tailladé. un haut-le-cœur la saisit.

"they don’t know good. they only know fear." elle est sorti de l’ombre sans s’en apercevoir. des frissons lui parcourent la colonne vertébrale alors qu’elle se tient sous la fenêtre, accroupie, une main sur le rebord, une autre sur le volet. sa voix fait écho à la nuit, suave et sereine, mais les prunelles sont enflammées et la mâchoire serrée. "and I’ll give it to them. " atteste-t-elle,  on a matter of fact kind of tone.

la vengeance a poussé des ailes sur la divine. grandi des crocs sous ses lippes. la colère a laissé place à la rage qui gronde. now that she sees he has an angel by his side already, she’ll be the silent monster. everything she hides from him until them, a glimpse passes through the dark irises. ses anthracites se décrochent enfin du dos pour se poser sur la poupée (as pretty as she had pictured). her confidence collaps. ses paupières battent et elle détourne le regard.
"it should have been me. it’s my kind they really wanted. " soupire-t-elle, retrouvant de ses humanités perdues.




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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Mar 10 Sep - 23:28
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    La poitrine est écrasée de mille remords, les épaules broyées sous mille fardeaux ; le poids du ciel, le poids du monde, poids de trop d'espérances qu'elle n'avait fait que décevoir. L'enfant était trop indigne ; avait déçu son père, tant de fois qu'elle ne parvenait plus à les compter, décevait désormais la figure paternelle de ses pensées impies. Chaque marque qui balafrait le dos lui semblait de sa responsabilité, de son acte ; de ce qui lui était arrivé, elle était plus coupable que quiconque. Sa bénédiction avait été donnée à chaque coup de fouet ; son approbation passive, à chaque châtiment, une pénitence qui lui avait semblé si juste, alors. Mais pouvait-il seulement être juste que Abel soit condamné pour des erreurs qui n'étaient pas siennes — que l'homme qui avait essuyé trop de larmes, pansé trop de plaies, brûlé trop d’écœurants biscuits dans lesquels il avait déversé son cœur trop large paie le prix du sang de son humanité? Rien de tout cela n'était juste ; et écœurée, elle ne pouvait que se demander si le monde même faisait encore sens, dans son absurdité et ses jugements trop épars. L'univers était bateau à la dérive, et elle-même ne faisait que se perdre plus encore, sans repère ni boussole ; perdue dans les réflexions où son âme s'égare, dans le deuil de mirages qui s'étaient effondrés, n'avaient jamais existé.
Regard compatissant, regard de miel qui brûle le dos qui s'expose, et elle se mord la lèvre, la teint de cramoisi tant elle retient les larmes qui viennent brûler ses paupières. 'I always forget your blood doesn't just make your cheeks pale.' Elle ne pouvait oublier ; la différence qui tranchait les épidermes, la faute qui était sienne, parce qu'elle était née platine. Parce qu'elle était des leurs, de ceux qui avaient fait fleurir le sang écarlate sur les dalles. L'ichor la signait fille de Qaan ; l'ichor rappelait qu'elle ne serait jamais celle d'Abel, un lien trop éthéré que l'univers s'acharnait à déconnecter. 'Nothing to be sorry for. It's not you.' Mais la faute était sienne, crime de naissance ; rien qu'une gosse qui n'avait su trouver la place qui aurait dû être sienne. Depuis trop longtemps avait-elle compris que, si elle voulait rester ce qu'elle était, ses parents seraient meurtris ; pour la première fois, elle songeait que, peut-être, ce qu'elle était ne pourrait jamais que blesser Abel. Alors elle ne dit mot, par peur de laisser s'échapper les larmes ; se contente de tendre les doigts, faire onduler les rivières organiques qui teignaient les veines bleues du colonel, en freiner les flots qui s'épanchaient aux bords de la plaie, freiner la symphonie du cœur dans une tentative silencieuse de lui offrir un peu d'apaisement. Tenter de combler le cratère qui creusait sa propre poitrine en offrant à l'homme le don que ses tortionnaires prétendaient supérieur.
'I can't help asking myself what did I do. No matter how I act, how good I try to be...' Les mots broient son palpitant déjà trop mort, oiseau brisé entre des mains trop cruelles. Crime d'humanité, crime de bonté, crime du cœur. Parce qu'il aimait trop fort, Abel, lorsque les autres ne savaient l'accepter ; parce qu'il ne savait aimer, Abel, qu'il donnait tout, donnait trop, ne savait être égoïste lorsqu'il aimait. Parce qu'il était le reflet de ce qu'elle aurait aimé être, Abel ; et dans son miroir d'illusions, quelle fille allait-elle voir? Alors être entrouvre les lèvres, se voudrait prophète d'une humanité en laquelle elle ne croyait plus réellement, un bourdonnement de prêches d'amour et d'espoir qui n'étaient que mots dans le vide. Un tonnerre soudain, et elle tressaille, se fige dans la voix intruse qui s'invitent, dans les mots qui sont couperet impitoyable. "they don’t know good. they only know fear. and I’ll give it to them." L'échine gelée, elle fait volte-face, la gosse, dévisage la fille qui se tient là, des traits qui devraient être familiers, déformés par une vindicte qu'elle n'a jamais vu chez lui. Quel était donc ce mirage, cette image sans visage, Némésis vengeresse qui venait condamner les pécheurs, drapée dans son voile d'obscurité?
Des bras pâles, déployés pour protéger le père qui ne serait jamais sien, se constituer bouclier de sa chair, un sacrifice qui ne serait finalement que justice. Les mains tremblent, pourtant, une frayeur qui n'est que trop sienne depuis longtemps, et le cœur palpite trop fort dans la gorge pâle. Une terreur face à celle qu'elle ne peut connaître, celle qu'elle devine plus redoutable qu'elle-même ne le serait jamais ; le spectre de ce qu'elle-même aurait désiré être, dans une autre réalité. Et pourtant, elle le sait, cette vie n'est pas pour elle.
Elle croise le regard, pourtant, trop incrédule d'y voir une défaite qui n'aurait dû s'y trouver ; et elle abaisse les bras, l'enfant, ne se résout pourtant à s'écarter du père qui n'est pas sien. "it should have been me. it’s my kind they really wanted." Dans les mots, elle trouve un écho des prêches agitateurs de son géniteur, de la violence qui s'écoulait de ses lèvres ; et elle s'affaisse un peu plus, sous le poids d'une culpabilité qui ne pouvait qu'être sienne. Alors le murmure s'échappe, des excuses qu'elle ne se lassait de présenter au monde, pour elle, pour son crime d'exister, pour tous les siens et leurs crimes d'orgueil. ‘Not, it's not. They were wrong. We were wrong.’ Les iris se relèvent, détaillent chaque trait du visage, comme elle admire les tableaux et les œuvres de maîtres, esthète, sans réaliser que l'artiste se tenait dans son dos. ‘I don't know who you are. Whatever you may have done. It shouldn't have been you, nor him. It shouldn't have been anyone. Not like that. Not ever.’ Les mots retombent, un souffle vaincu, alors que ses doigts viennent vainement désigner Abel. ‘Not him.’





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Abel Orseund
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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Jeu 12 Sep - 16:18



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Un pouvoir plus grand que lui, qu'Abel ne sait comprendre tout à fait (des sensations qu'il ignore, un monde à apprendre), une intrusion dans ses veines qui ne sait pour autant calmer les inquiétudes qui agitent son corps. Un geste qui ne se sait soigneur de la profondeur de l'horreur, comme il ne sait le faire chez l'enfant qui retient ses larmes. Rien des mots qu'il ne sait dire, rien du miracle des pouvoirs ne semble enlever à Keira cette culpabilité. (Une culpabilité qu'Abel se refuse à vouloir admettre et comprendre, car ce n'est pas elle qui a tenu le fouet). C'est la terreur des hommes qu'on se plaît à faire croître qui a formulé sa sentence sur le dos d'Abel, ce n'est pas la douceur de l'enfant qui ont été la cause. L'homme est blessé, elle partage sa blessure et il lui demande se rassurer son cœur quand le sien est proie à tant d'émois.

Mais on ne leur en laisse pas l'occasion, il y a dans l'ombre une voix qu'il aime, et cette voix est elle aussi spectatrice de ses tristes aventures. Il a espéré qu'aucune des deux n'ait à voir, mais elles sont là, toutes les deux, au même endroit, liées par une même personne. Il a espéré que Keira et Maeria restent loin des malheurs de ses jours, qu'elles ne voient de lui qu'une version qui s'améliore chaque jour, pour elles, pour ses propres attentes. Rien ne sait être comme on le veut. (Il a espéré les voir se rencontrer). La petite Keira déploie ses bras. (Autour d'une tasse de thé et de mauvais gâteaux). Abel a sur le visage un sourire et une peine, le soucis qu'il leur cause est la preuve d'une famille. Les mots de Maeria lui serrent l'estomac, ils sont ceux de la vengeance, mais ça n’entache pas la tendresse qu'il a dans ses yeux.

He wonders often what did he do to deserve them. He is not much. He has not much to offer. She stays between the father and the daughter, between a smile and a frown. Abel does not listen to the words they exchange, mesmerized by the mere fact they are in the same room. (For a second he forgets they are not sisters). 'Sweetheart, the door's open, no need to come through the window. Could break an arm or something.' For a moment he is willing to forget the reason they are together. No ear for the angry words, no ear for his growling pain. 'There's coffee in the pot, it's still warm.' He squeezes Keira's shoulder in a soft manner before going to his room to put on something to cover his soon to be scars. He dares to wish that if his daughters (in a simpler life) can not see them they could forget too.

(As he put on a t-shirt he remembers Maeria's words).
(My kind. Isn't she his kind ?)

Il s'arrête avant d'entrer dans la petite cuisine. Un instant de flottement où il entend enfin les mots prononcés plus tôt. Abel se replonge dans l'inique punition et pense à ceux à ses côtés (il se souvient qu'il n'y a eu pas que de simples rouges) (il frémit au souvenir).

'Mae ?' Il les rejoint dans la cuisine, toujours soulagé d'avoir les deux sous son regard, émerveillé de savoir que ce sont deux réalités qui se rejoignent. 'We're the same blood, still. I didn't know.' He does not really know what to say in such circumstances. It is new. (He always knew she was a gift, but never that she had one). He turns to Keira, offering her the same smiles he gave Maeria. 'I'm sorry you two have to live such dark times. I wish it was simpler.'





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Dernière édition par Abel Orseund le Lun 30 Sep - 13:22, édité 1 fois

Maeria Elric
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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Mar 24 Sep - 20:51
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i'm off the deep end, watch as i dive in, i'll never meet the ground.


Elric, the blade, the shadow, the spectre, the spider. She has many names. None of them are hers. Elric is  n o t  hers. She barely exists. She’s a piece in a world she doesn’t try to understand. Elric has debts and she sold her soul to pay them; because no one told her it wasn’t a curacy, no one told her she had a choice, no one told her it was valuable. Now she belongs to the amethysts. To every contract she signs. Elric does, Elric obeys. Elric doesn’t have a mind of her own, doesn’t know right from wrong. Watch from afar cities go up in flames. Elric is quiet and calm.
But everything’s changed now.
Maeria has a
name now.

Sa mer (mère) colère n’a pas une ride. Elle grouille en-dessous de sa surface lisse. Gronde dans ses intonations. Mae s'avance sous la lueur de l’ampoule et l’ange protecteur fait barrage de sa silhouette armée entre l’apparition d’azrael et l’hercule blessé. La goose arrête son pas. Elle a assez entendu à cette fenêtre pour savoir qu’elle n’aura besoin ni de l’éther ni des lames contre sa cuisse, seulement de quelques secondes pour Abel de la rassurer. And even if she did, could she rise her hand on the one taking care of him in ways she could never dream of ? Elle a les yeux fuyards, la gamine, dépareillée de toute sa grandeur passée, à la croire être de la nuit désemparée dans la lumière de la cuisine, trop exposée, trop vulnérable. Maeria ne sait qu’en faire de cette inconnue qui n’en est pas une. Keira Gavon - from one of those families - getting married soon. The spy gathers her facts, having a hard time adjusting them to the situation. What was she doing in that part of town, caring for a red blooded colonel? How did he knew a Gavon? La reconnaître ne fait qu’ajouter au malaise qui lui bouffe les entrailles, à la domestique.

Not, it's not. They were wrong. We were wrong.’ Ses sourcils se froncent. (if abel could not hear the we, she, on the other hand, could not focus on anything else.) ‘I don't know who you are. Whatever you may have done. It shouldn't have been you, nor him. It shouldn't have been anyone. Not like that. Not ever. […] Not him.’ Ce n’est pas des mots qu’elle avait un jour imaginer sortir de la bouche d’une Gavon. (well she never thought she would actually have a conversation with one either.) “But it was. And it’ll keep happening as long as they get away with it-” Sa voix supplique se brise. But not this time. They had declared war to a nobody. And nobodies have nothing to lose.

'Sweetheart, the door's open, no need to come through the window. Could break an arm or something.' (well, one thing to loose.) Comme à chaque fois qu’abel s’adressait à elle, la mutante redevenait un peu humaine, un peu enfant. Elle courba l’échine, prise en flagrant délit. She could say she’s a professional, she doesn’t break arms, but she’d remember all the crushed bones of her youth. Sorry, et de rajouter plus bas, doors are scary.” (because they are, knocking? not knowing what’s behind them? the social anxiety was killing her by the mere thought of it.) 'There's coffee in the pot, it's still warm.' Qu’il clame avant de laisser les deux ouragans seules dans sa cuisine, la confiance aveugle.

Maeria déglutit maladroitement, attrapant un biscuit (à défaut du café), toujours incapable de bien regarder directement l’argent. But there is something on her mind and she feels it’s better to bring it up when abel’s not around (even though he seemed to master the art to only hear the good from them both)You said we. Is it because you’re an argent? I thought the religious fanatics did it.’ Elle préfère le croire ainsi. Peut-être que Maeria a plus hérité de son père qu’elle ne le pense.

‘Mae?’ Elle tourne la tête. Abel se tenait dans l’ouverture, les plaies couvertes. (far from the eyes ... worst in the mind ) 'We're the same blood, still. I didn't know.' L’hémoglobine lui monte aux joues. Belle enfant n’a pas réalisé les secrets qu’elle livrait. A évité le vide sans s’apercevoir qu’elle le frôlait. “I should have told you sooner, I just. I didn’t know how you’d react.” Dit-elle, avalant en hâte son biscuit (how long since she had tasted those biscuits that were only good for those who loved him dearly, and delicious it was.) 'I'm sorry you two have to live such dark times. I wish it was simpler.' “speaking of simplifying things.. are you going to introduce us?’  



( of sorrow and peace )
⌜  i gave iron to my own name, willed it to be the curse uttered by the darker parts of the soul.  ⌟


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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Jeu 26 Sep - 13:05
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    La culpabilité la ronge sans pitié, mille remords, crime d'une humanité en excès dont elle n'avait jamais su se départir — parce que, péché de sang, elle est de ceux qui ont fait couler le carmin d'Abel, des bourreaux qui se sont un instant crus juges.  De ceux que les cieux devraient blâmer, plutôt que l'intruse au pas léger et aux yeux de flammes. Parce qu'elle est du sang des divins, parce que l'ichor ne lui donne pas le droit de se faire juge des hommes — parce qu'il ne leur donne pas le droit de se faire bourreaux. Une faute qui coule dans ses veines, en ruisseau furieux ; un échec des siens, Gavon qui n'ont su se faire guides d'humanité, gardiens de lumière. Parce qu'il n'était nulle rédemption possible pour un univers qui répandait le sang d'Abel Orseund.
Alors elle contemple la fille, le coeur fracassé de l'expression qui sculpte les traits, des flammes infernales dans les yeux, du gouffre dans le cœur, des mots déchirés. “But it was. And it’ll keep happening as long as they get away with it-” Une vérité trop cruelle, une supplique qui la tue, parce qu'il n'est rien qu'elle ne puisse faire — parce que la faute est lointaine, une conséquence de ses échecs, de leurs échecs. L'inconnue la place face à ses failles, et elle ne peut plus détourner le regard ; ne peut ignorer l'étendue de ses erreurs. Dans chaque angle, dans chaque courbe, elle trouve un écho d'une déception qu'elle n'a pu qu'infliger au monde. Un ange vengeur, dont les yeux sont épée de Damoclès au-dessus de sa gorge, une pénitence envoyée par les cieux.
'Sweetheart, the door's open, no need to come through the window. Could break an arm or something.' Une familiarité, dans les mots d'Abel, et elle se fige ; une affection, qui empreint chaque syllabe, forge chaque lettre — une douce tendresse qui laisse présager de plus, qui imprime toujours les iris de l'homme lorsqu'il les pose sur elle. Ne demeure qu'une incrédulité grandissante, gamine figée dans ce qu'elle croit entrevoir, dans ce qu'elle croit deviner — et le monde se fond dans un bruissement sourd, des échanges qu'elle n'entend qu'à peine. 'There's coffee in the pot, it's still warm.' Il s'éclipse, Abel, elle ne le remarque que vaguement ; toute son attention est offerte à la fille, dans le choc de la révélation, dans ce qu'elle ne parvient à croire — et la gosse qui lui fait face est un trou noir qui attire le moindre de ses atomes, capture son regard et son attention dans la force de sa gravité. Elle se remémore chaque mot d'Abel, au sujet de l'enfant, se remémore la tragédie ; ne peut que brusquement se souvenir du minuscule portrait d'un bambin qui niche dans son corsage, médaillon dont il lui avait fait présent, témoignage d'amour d'un père lorsqu'elle renonçait à son nom pour celui d'Achil. Des traits familiers, des traits qu'elle trouve dans le visage qui lui fait face, un écho des angles d'Abel, aussi. Et elle fuit son regard, la fille prodigue, alors qu'elle-même ne parvient à s'empêcher de la contempler. Se laisse troubler des mots qui glissent entre les lèvres de la gamine d'Abel. 'You said we. Is it because you’re an argent? I thought the religious fanatics did it.’ Et elle ne parvient à s'arracher à l'idée persistante, pourtant, laisse s'échapper les mots de stupéfaction, dans une transe sourde. ‘You're -- You're her. You're you.’ Un silence, alors que sa lèvre tremble, contemple le miracle, la miraculée. ‘You're Maeria, right? You look like him. He was right, saying how beautiful you were.’ Un frisson, et elle s'arrache à la transe, prend enfin conscience des mots, alors que la chape de plomb s'abat sur ses épaules ; et elle fuit les yeux, l'ichor dévoré de honte. ‘I said we because my blood's as silver as theirs. Because that was not right. Because I'm Gavon, and because it was our duty to lead mankind to -- to more. Guiding them towards salvation. Because we failed showing them the right path, because the lost themselves in violence, and because it lead to this. It's on us -- it's on me.’ L'aveu qui glisse en murmure, une culpabilité qu'elle revendique comme étant sienne, ainsi qu'elle l'avait toujours fait. Leur malédiction, leur faute.
La honte l'assaille, et elle détourne les yeux, alors qu'Abel revient, offre les témoignages d'amour à la chair de sa chair, au sang de son sang. Elle referme les doigts sur une tasse emplie de café brûlant, n'y trempe les lèvres, pourtant — comme si la chaleur pouvait venir dégeler son cœur glacé de l'horreur persistante. 'I'm sorry you two have to live such dark times. I wish it was simpler.' Les mots l'interpellent, et c'est un regard tendre qu'elle pose sur le père qui n'avait jamais été sien. Ce n'était jamais simple. Un fardeau de vie — et pour ceux, qui aimaient trop fort, rien ne serait jamais simple. “speaking of simplifying things.. are you going to introduce us?’ Un hochement de tête d'assentiment, et elle repose la tasse intouchée sur le côté, se détourne des volutes de vapeur. Et déjà, elle abat la distance entre elles, saisit la main de la fille dans la sienne, dans un premier contact. ‘I'm Keira. Gavon -- well, Valeska, now. Still not really used to it yet. It was only days ago.’ Un rire léger, vaguement embarrassé, et déjà, elle ne peut s'empêcher de contempler la fille, laisse ses yeux dériver vers Abel, qu'elle couve d'affection. ‘I met your father a few years ago. He's like -- he's like a father to me. He was there for me when I needed someone to show me there's always a right path.’ Un sourire malicieux, les yeux qui se plissent en une expression maligne. ‘And he's tried to poison me many, many times with his handmade biscuits.’ Et elle ne parvient à se remettre du miracle, déjà, ne parvient à s'arracher à l'émerveillement — parce qu'elle est vivante, Maeria, parce qu'elle est témoignage de l'existence de la vie d'Abel, héritage de son cœur. Et sans plus de considération pour les convenances, elle attire la fille à elle, l'emprisonne dans ses bras, dans une étreinte fraternelle. ‘I'm so glad I'm getting a chance of meeting you. I've heard so much about you, I'm -- it's an honor.’





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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Lun 30 Sep - 14:00



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Les bonheurs sont innombrables à la voix de l'enfant. Un cœur en joie à ses petites manières d'enfant. Une enfant qui n'en est plus une, il garde cela dans ses pensées, ne l'oublie pas, mais elle fait croire à nouveau à sa mémoire que rien des malheurs du passé n'est encore arrivé. 'Then I'll always leave a window open.' Le père parle et part cacher ses blessures aux yeux de celles qui n'en ignorent pas la présence. Il voudrait les effacer et faire mourir leur horreur, juste pour qu'elles n'aient pas à savoir que le père n'est rien de plus qu'un être mortel. (Il y a un jour où il ne sera plus, et peut être que celui qui a espéré si longtemps mourir tremble à l'idée de ne plus émerger de ses sommeils mitigés) S'il ne peut rendre le monde meilleur, il doit au moins s'assurer que rien des éclaboussures des terreurs ne les touchent encore. Une responsabilité qu'il s'impose, et pour laquelle il promet de vivre encore, longtemps, de vivre bien et sainement (plus sainement qu'hier), et de soigner son alcoolisme. (Ce qu'on sait si bien qu'il fera si mal, il n'y a de plus doux amant que la liqueur contre ses lèvres meurtries)
Il n'entend du couloir que de minces bribes de la conversation des jeunes filles, l'espère douce et amicale car elles sont deux sœurs que les circonstances ont offertes à se retrouver. Abel s'inquiète de savoir que sa fille sait que mutante ou pas ne change rien. Il y a aux distinctions actuelles toute la bêtise humaine. Il ne sera jamais comme ces personnes-là. Que son cœur tombe à la renverse s'il vient à éprouver la moindre intolérance ! Il aimerait lui dire qu'elle n'a pas à tout lui dire, que si elle ne trouve pas encore en lui le confident que sont parfois les pères, elle a tout le temps de monde pour lui accorder toute sa confiance. Il n'en dit rien, car elle adresse l'évidence des présentations.
Il y a les mots de Keira.

He's like a father to me.
Yesterday was a pain so he could hear such music !
Yesterday was hell, for him to be sent to such heavens !

Le cœur enflé d'une gratitude qu'il se garde de formuler, Abel se sert à nouveau du café. Un sourire qu'une tasse ne peut cacher à la mention de sa terrible cuisine (il se jure d'essayer d'être meilleur) (peut être qu'un jour elles mangeront toutes deux ses petits plats sans grimacer) 'Still, you eat 'em everytime.' Parce que Keira est douce et plaisante, Keira est un enfant des anges. Et tout ange qu'elle est, toute heureuse qu'elle se révèle de connaître enfin la merveille de la chair d'Abel, elle l’étreint. Des mots et un geste qui lui font oublier le temps et les circonstances - son dos se soustrait à la moindre peine de blessures encore nouvelles, la mémoire efface de ses registres les années sombres et froides des hommes qui se perdent dans le jour, comme sous la nuit.
Que peut-il dire si ce n'est les adorer ! Que sont-elles douces et merveilleuses, et que les aime-t-il ! Le tableau magnifique et magique de deux sœurs, et c'est le tableau qui a manqué à son bonheur. Il réprime les plus tendres et chaudes larmes qu'il a eu depuis longtemps, se contente, presque muet, du plus délicieux des paysages.
Un instant.
L'émotion dénoue la gorge.
'I dreamed of giving you a sister when you were little.' Il y a aux larges familles une chaleur qu'il a toujours souhaité, aux rires d'enfants par milliers, aux plus immenses douceurs d'avoir tant de petites têtes à aimer. 'We lived with my best mate at the time, I thought it'd be a sweet image.' (It would have been, indeed, sweet) 'It took longer.' (Thirteen years is a lot) 'I hope you can find in each other enough love and trust to call yourselves sisters someday.' (A smile. A sad one. He does not know why.)





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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Dim 27 Oct - 21:33

redamancy .
(n.) the act of loving the one who loves you;
a love returned in full.

[  S I L V E R  L I N I N G ]  //
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we know how to love each other, we do not need to speak to know the vastness of emotion between us. and this is ours, we tell each other fiercely, ours and not theirs and we will protect it.   




◈ ◈ ◈


Poupée qui bascule de ses colères clairs à ses innocences sombres, sans savoir sur quel pied danser. Car il y a là un père et pour son regard, elle s'es défaite de ses péchés, de ses murs qu'elle a élevé, sans même réaliser de tout ce qui glissait de sa peau doré, de tout ce qu'elle laissait sur le plancher avant de passer la porte de son appartement. Plus douce, plus fragile. et c'était facile. D'être vulnérable avec lui, d'être vraie (et si fausse en d'autres manières). Mais ils ne sont plus seuls, confinés entre quatre murs, protégés du monde, et avec ce bout de femme, plus grande qu'elle ne le sera jamais, l'orpheline hurle à la prudence. Veut élever les murs de nouveau, retrousser les babines, garder à distance. (But he's there, watching, and she can only let her instincts strangle her.) Équilibre bancale, instable.

Maeria accuse et pardonne aussitôt. Quelque part, la gamine, elle aurait voulu la savoir coupable, avoir quelqu'un à punir, un exécutoire où abattre son orage. Mais il suffit de lever les orbes dans les siennes, une seconde, pour rencontre les même nuages noirs. Là où ses éclairs grognent, ceux de l'argent pleurent des culpabilités des martyrs. Alors elle a honte, de ce qu'elle a pu penser et elle se tient là, biscuit à la main, à se balancer d'un pied à l'autre. ‘You're -- You're her. You're you.’ La môme dubitative penche la tête, reculant d'un pas contre le rebord de la fenêtre, jamais loin. (Always ready to escape. Always scared of what it meant.) ‘You're Maeria, right? You look like him. He was right, saying how beautiful you were.’ L'âme est égarée, paumée. Le palpitant s'emballe. 'How do you know - ' Un coup d'oeil dans le couloir encore vide. Abel. He told her. Of course, he told her. Beautiful, she said. Zyña used to tell her that, but it didn't feel the same. Didn't feel like a blame. It felt good, strange too, like a fraud. L'est qu'un visage de plus dans le grand de l'immensité, vogue sans but, s'efface sous le néant. Keira, elle, elle a le soleil dans ses iris et ça aveugle ses lunes. 'You don't have to say that.' Ses phalanges se perdent dans la masse noire de ses cheveux. I said we because my blood's as silver as theirs. Because that was not right. Because I'm Gavon, and because it was our duty to lead mankind to -- to more. Guiding them towards salvation. Because we failed showing them the right path, because they lost themselves in violence, and because it lead to this. It's on us -- it's on me.  
Les doutes dans les prunelles claires, le poids sur ses épaules, elle a l'air plus humaine, l'Argent. ça la désarçonne, la mutante.

Abel est revenu, et dans la petite cuisine, le café brûlant fait de son mieux pour raccorder les chaînons manquants. N'en tenant plus du mystère qu'enrobe l'inconnue au bataillon, Maeria réclame les présentations avec la délicatesse de ceux des rues. Cette dernière concernée s'avance alors, la main tendue qu'elle saisit par automatisme. ‘I'm Keira. Gavon -- well, Valeska, now. Still not really used to it yet. It was only days ago.’ Well, that far she knew, but it was still strange to hear it confirm. Oh right, I saw the papers. Congratulations. comme une question. (mariage sounded like a trap). ‘I met your father a few years ago. He's like -- he's like a father to me. He was there for me when I needed someone to show me there's always a right path. Elle lui murmure presque entre deux rires. Quelque chose qui naît (jalousie) et quelque chose de lourd qui meurt dans sa poitrine (inquiétude). Et enfin, Maeria sourit en poussant un oh soulagé. 'Oh, yeah, he tends to do that, doesn't he?' Qu'elles parlent de leur père - de comment il a sauvé deux vies opposées en débarquant simplement, just by being there - avec du velours dans la voix comme s'il n'était pas dans la pièce, et ça avait goût de jeu taquin sans malice. 'And he's tried to poison me many, many times with his handmade biscuits. ça pique là où elle ne s'attendait pas, mais elle l'étouffe sous son rire. Levant le biscuit qu'elle traînait au bout des doigts maladroitement depuis trop de temps maintenant, elle grimace. 'Guess I should be careful with that.' Avant qu'elle n'ait le temps de l'avaler, la poupée se sent attirée contre le buste de l'aînée en clignant des paupières. Toutes les frontières de la domestique s'écroulent et s'écrasent. ‘I'm so glad I'm getting a chance of meeting you. I've heard so much about you, I'm -- it's an honor. Elle se tient là, trop perdue pour savoir comment réagir. Sa gorge se noue et quand Keira s'éloigne, l'enfant chasse les perles aux coins de ses yeux. 'I'm sorry, I don't know why I'm crying. You're so nice and pretty. Thank you for being there when I couldn't.' Because she always felt guilty for making his life so hard by being there, then not being there and being there again. Sometimes she feared her existence only made his a living hell. But to know he didn't just went through the years in the dark, that he had someone to hold on ... She needed that. Needed her. Even jalousy felt like a relief.
'I dreamed of giving you a sister when you were little. We lived with my best mate at the time, I thought it'd be a sweet image. It took longer. I hope you can find in each other enough love and trust to call yourselves sisters someday.' Cette vie qu'il lui offre, elle la veut. Elle oublie pourquoi elle est là, elle oublie les hématomes et les blessures et les culpabilités. Comme si elle touchait quelque chose du doigt qu'elle avait jamais imaginé. Accès à des portes qu'elle avait toujours cru fermé, qu'elle s'était persuadée de jamais vouloir traverser.  
'I don't really know what having a sister means. But I'm really glad you guys found eachother. And to have someone else to worry with.'La gosse se contorsionne sur une chaise pour s'entourer de ses bras fins. (In another life, she might have put those skinny arms around his neck and try to smother his pain in her hug) (or better yet, breath new hopes). A la place, elle se saisit d'un cadre. 'Your best mate, is he the man on the pictures? '


( of sorrow and peace )
⌜  i gave iron to my own name, willed it to be the curse uttered by the darker parts of the soul.  ⌟


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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Mar 5 Nov - 16:30
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    Le cœur trop tendre, le cœur trop doux ; elle ne cesse de l'offrir, ce cœur, ne cesse de le placer entre les mains d'autres, de le leur confier avec tendresse — et elle songe, un instant, que, finalement, qu'il ne lui appartient pas vraiment, le palpitant qu'on a déposé dans sa poitrine, qu'il est plus à eux tous qu'il ne sera jamais sien. Elle ne savait aimer autrement que dans le sacrifice — un don de soi trop entier, trop absolu. Aimer Maeria, pourtant, est si naturel, si facile ; un battement de cœur d'un instant, qui offre plutôt qu'il ne prend. Une tendresse qui s'embrase, lorsqu'elle pose les iris sur la cadette, dans le miracle des hasards d'une existence trop belle, dans toute son horreur — comme si elle ne pouvait éprouver le Très-Haut qu'en essuyant les affres du Très-Bas, comme si elle ne pouvait se laisser bercer dans ce qu'il y avait de plus beau, sans affronter ce qu'il y avait de pire. En ce miracle-là, elle a encore tant de mal à croire, trop émerveillée de ce qui lui apparaît, de ce qui se révèle ; l'être qu'elle avait crue perdue, qu'elle avait pleurée, sans même l'avoir seulement connue — et elle est si belle, Maeria, un peu d'Abel dans les veines, un charme sauvage pour couronner son front. 'Oh right, I saw the papers. Congratulations.' Les félicitations sont acceptées d'un sourire de Joconde, le front incliné gracieusement en témoignage de gratitude silencieuse — comme elle l'a trop fait, en quelques jours d'union, célébration d'un mariage qui n'était que contrat.
Elle ne peut réellement feindre, avec l'enfant sauvage, pourtant, ne peut détacher ses iris des traits délicats, trop émerveillée ; et elle traque Abel dans la ligne du nez, dans l'éclat des yeux, dans la courbe d'une fossette. Il apparaît, le père, son père, dans le dessin d'un sourire qui apparaît lentement, dans l'écho de quelques mots qui lui arrachent un rire tendre. 'Oh, yeah, he tends to do that, doesn't he?' Le regard glisse, en expression de malice, vers l'homme qui leur avait offert la vie, en des dimensions si différentes, en une vérité si absolue, pourtant ; un sourire amusé, qui vient caresser le coin de ses lippes, qu'elle tente de dissimuler, ne parvient à retenir, pourtant. 'Guess I should be careful with that.' Elle rit, encore, elle rit trop, couvre ses lèvres de ses doigts pour en dissimuler l'expression joyeuse, préserver, ne serait-ce qu'un peu, la fierté de celui qu'elle qualifiait de père. 'Still, you eat 'em everytime.' Un haussement de sourcil malicieux, une fausse expression dubitative, qui ne saurait pourtant dissimuler la tendresse ; et dans l'échange, elle trouve trop de chaleur, un doux feu qui vient réchauffer le cœur, comme l'écho d'un foyer véritable, le dessin d'une famille qu'aurait esquissé un demiurge trop généreux.
Alors dans le naturel, elle ne peut qu'étreindre la cadette, comme pour s'assurer de sa tangibilité, comme pour se prouver de son existence, l'empêcher de fuir encore, de fuir toujours ; c'est au-delà du sang qu'elles se placent, dans une tendresse qui s'offre, plutôt qu'elle n'est acquise — un choix d'aimer, spontané. 'I'm sorry, I don't know why I'm crying. You're so nice and pretty. Thank you for being there when I couldn't.' Des mots qui viennent lui serrer le cœur dans une douce étreinte, une douce chaleur ; car c'est une compréhension innée qui s'établit entre elle, des mots qui se communiquent dans le regard — et elle hoche le menton, les yeux graves et ancrés dans ceux de la cadette. ‘Thank you for being here now.’ Thank you for being. Thank you for being the only thing I could never be. Thank you for offering him that. Alors elle se fend d'un sourire tendre, les yeux adoucis d'affection sincère, et son pouce vient essuyer le sillon argenté d'une larme qui s'accrochait à la peau veloutée. 'I dreamed of giving you a sister when you were little. We lived with my best mate at the time, I thought it'd be a sweet image. It took longer. I hope you can find in each other enough love and trust to call yourselves sisters someday.' Les mots trouvent un doux écho dans son âme, et le mot vient tambouriner paisiblement au rythme de son cœur, une danse furieuse, une danse d'espoir sourd. Sister, sister, sister. C'est une vision idyllique qu'il dépeint de sa voix, une existence qu'elle aurait aimé pouvoir lui offrir ; mais l'univers était cruel envers les âmes tendres, et l'univers lui avait pris Maeria. Alors elle ne dit mot, la gorge serrée, trop consciente d'être indigne du qualificatif de sœur, dans la bouche de Maeria — parce qu'elle était Gavon, parce qu'elle était argent, parce qu'elle ne pouvait prendre à la cadette cette affection dont elle voulait tant être réceptacle, pourtant. 'I don't really know what having a sister means. But I'm really glad you guys found eachother. And to have someone else to worry with.' Les mots ôtent une chape de plomb de ses épaules, et enfin, elle respire un espoir muet qui embrase le cœur ; l'espoir d'une famille, de cette tendresse qu'il décrit, de ce naturel qu'elle trouve avec eux. Comme si là était véritablement sa place. ‘Your father has a gift, when it comes to rescuing lost things down the road. I'm so glad I met you. I wish... I wish someday we could be sisters, you and I.’ Un sourire tendre, un brin de lumière dans les yeux ; et elle se laisse attirer vers un cadre que Maeria a saisi, vers le dessin de sourires lumineux sur le papier glacé. 'Your best mate, is he the man on the pictures? ' Les mots l'interpellent, et enfin, elle appréhende complètement les paroles d'Abel. Best mate. C'est un sourcil inquisiteur qu'elle hausse en la direction du père, un frémissement de malice au coin des lèvres. ‘Yes, Abel. Tell us more about the... best mate. You have some explaining to do, young man.’





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and love is not a victory march — it's a cold, and it's a broken hallelujah. (beloved).

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Re: SILVER LINING — abel & maeria.  |  Lun 11 Nov - 22:10







(Une peinture à fendre un coeur)

De plus doux, de plus tendre ne se trouve dans le plus délicat des arts, nos artistes briseront leur virtuose contre l’unique instant d’une petite famille à la retrouvaille forcée par la grande ténèbre de nos temps modernes. Aucune couleur au pinceau ne sait capturer ce qu’il y a de la mère chez l’enfant : il suffit d’un regard à Maeria pour se transporter à cet autre temps, de prendre au souvenir le ventre rond de la mère, sur le pas de la porte, amante fugace (le destin a décidé que deux mois d’amours n’ont pas été assez) On se souvient de Surprise et Peur, Joie dans son cœur et ses mains tremblantes, de l’imminence d’une vie à laquelle aucun des deux n’a été préparé. Abel quitte l’enfant du regard, car s’il y a dans ce souvenir le début d’un grand bonheur, il y a aussi l’enfant et juste lui, le départ d’une mère pour quelque de plus grand qu’une petite famille (mais il semble qu’ils sont voués à toujours être trois, car à eux s’est vite ajouté Caïn) Trois encore aujourd’hui, petite Keira que Maeria a rejoint quand les espoirs se sont taris.

(Trois, c’est juste assez, c’est tout ce qu’il lui faut. Ils peuvent être trois jusqu’à la nuit des temps)

Petite enfant aux larmes, perles sur la peau. Des petits mots qui font à Abel bien du tourment (mais un heureux tourment) et il sent les siennes venir comme on s’en doute si bien, mais il les garde, jalousement. Il n’y a pas de jour plus beau que celui-ci. Qu’il ne finisse jamais - ou qu’il s’en souvienne parfaitement. Mille remerciements à elles qui sont là en ce jour, présentes sans être invitées, présentes car elles s’inquiètent pour ce vieil homme (qu’on devrait le jalouser d’avoir de si bons enfants) Et sœurs, elles le sont déjà, dès l’instant de la rencontre, dès la découverte, dès les mots qui s’échangent. On peut résumer le lien à seulement tant d’aspects, et Abel ne sait peut être rien de la fraternité, et veut tout en savoir - peut être qu’il peut être si spontané d’être sœurs.

Times are hard - and we have us three.

Les sourires qui s’échangent pansent les blessures, elles s’évanouissent, ne sont plus rien que ce qu’elles seront demain. On dit des choses si gentilles de lui qu’il se fend lui-même d’un sourire. Bien bon de croire que c’est vrai, qu’il est réellement bon (ce dont il doutera mille fois dans les mois à venir, pour se prouver qu’il n’est plus cet homme) ” Well, this is a better day than I thought it’d be. “ Ton de grande vérité, les lèvres qui se trempent dans un café tiédi par la fenêtre ouverte et les heureuses interruptions. La douce situation le fait parler trop, parler de quelqu’un qu’il préfère dans le secret des photographies et de ses souvenirs (de son cœur) Des doux soirs, de la musique de l’amant, des repas heureux, des baisers qui s’échangent dans le secret de l’appartement, l’impression d’avoir sous les doigts l’éternité. Bien des peines dans une belle vie. Les questions se posent, et il se fige, se fige et espère pouvoir éviter une situation pourtant née de ses propres mots. Celle de Maeria est simple, il suffit de hocher la tête - il est l’homme sur les photos, il est le meilleur ami, il n’est que cela. Celle de Keira lui laisse l’impression d’être à découvert - il y a dans le ton quelque chose de sa propre mère à chaque fois qu’il revenait d’un après-midi de jeu les vêtements salis par peu importe les jeux des enfants à cet âge. A celle-là, il ne peut réellement répondre. Abel sort une cigarette, la place entre ses lèvres, s’achète du temps, monnaie précieuse qu’il ne maîtrise en rien. Le cœur bat fort, la flamme est rouge. Quelque chose des épaules qu’il réajuste, une tension qu’il ne peut chasser. ” He’s like a brother to me. “ False words, for he is not a brother, he is the sweetest person in his life (besides the kid, but that is stating the obvious) Le coeur à la course, le regard qui se perd sur le carrelage, l’intérieur de la joue qu’il mord.

Il aimerait pouvoir dire, il serait si bon d’être honnête ! Mais il s’y refuse, car il ne veut voir dans leurs yeux le rejet. C’est tout autre de le voir dans celui d’une amante, d’une amie (il se souvient avoir vu un peu d’inconfort dans celui d’une femme aimée, dans cette même cuisine) Le cœur bat si fort. La cigarette l’aide à donner du naturel à ses pauses. ” We grew up together. “ Rien qui explique sa présence sur tant de photos, rien qui explique pourquoi tant de fois il a eu la petite Maeria dans ses bras. Wish I could find the guts to tell you. But I don’t want to know how you’ll look at me. Parce qu’il ne pourrait se relever après une triste réactions de ses enfants - car leur regard a toute la vérité sur le colonel. Il ne risque pas de croiser les yeux d’aucune d’elles. Il faut dissimuler. Il est bien meilleur de faire comme cela, il n’y a rien de mal à cacher ce qu’on ne peut avouer. But you’ll meet him one day, and he’ll tell you, or you’ll guess and understand, both of you’ll see it in the say we’ll look at each other, even if we’re just friends. Une inspiration. ” That’s all - I’m… I’m tired, I think I should rest. “ (Il se refuse à cet instant familial, il sait qu’il pourrait craquer sous leur regard) I’m sorry. I’ll be braver.






Too long I roam in the night
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