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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

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La nouvelle période de sprint rp a débuté. Vous agnez le double de points pour tous les rp postés !

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De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
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Palier 6

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Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


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AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

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GHOST OF YOU — keirus.  |  Jeu 3 Oct - 0:12
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   Dans les échos de la cité furieuse derrière les fenêtres, elle ne cesse d'entendre les rugissements des hommes faits fauves, bêtes sauvages consumées par une violence qui n'aurait jamais dû être ; sur l'écran de sa rétine, le défilement des images cruelles n'est qu'incessant, un rappel cruel d'à quel point ils avaient failli. Gavon mis en échec, Gavon incapables ; de la mission céleste, ils s'étaient révélés indignes, n'avaient su honorer les démiurges dont ils étaient la voix mortelle, n'avaient su conduire l'humanité vers l'absolue clarté qui était la destination de tous leurs chemins. Pour eux, il n'avait jamais été question d'absolution, n'étaient que les guides qui l'offraient aux hommes au détour du chemin, condamnées à donner, jamais user ; dans l'échec, c'était vers leur déchéance et leur enfer personnel qu'ils avaient conduit les hommes, leur avaient offert le poids du fardeau qui les tuait tous à petit feu. Parce qu'ils avaient échoué, parce qu'ils avaient failli, c'était aux innocents d'en payer le prix du sang, essuyer les coups de la furie d'hommes à jamais privés de rédemption céleste, dévorés de leur humanité déjà trop pervertie. La violence d'Aureus n'avait jamais été que leur faute.
Alors elle se prostre un peu plus, affaissée sous le poids des échecs, sous le poids du monde, trop gelée d'horreur malgré le châle sous lequel elle s'était enfouie ; le front toujours douloureux des coups essuyés, résolue à s'accrocher aux moindres sons de la ville, plutôt qu'au silence assourdissant de l'absence d'Achil. L'époux s'était absenté, quelques instants ; trop seule dans la demeure trop froide, trop peu familière, toujours. Un foyer auquel elle n'avait pas réellement su s'acclimater — pas encore. C'était à Aldion que revenait le cœur, qu'il revendrait toujours ; un bastion érigé sur les bases anciennes, comme pour oublier à quel point le sang qui ruisselait dans les pierres de leur demeure était fil d'argent délité, des liens trop distendus, déjà, comme un présage funeste de ce qui ne saurait qu'arriver, lorsque tout s'écroulerait. Alors que tout avait déjà commencé à s'écrouler.
Des coups à la porte l'arrachent à la transe, et déjà, elle tremble ; réflexe traumatique qui suit le cauchemar, dans les cendres des illusions perdues. Une foi en l'humanité qui se meurt un peu, un brin d'innocence perdue ; ne demeurait que la peur, prégnante, qui déchirait les palpitants et les entrailles, gelait les âmes dans ses griffes morbides. A l'humanité, elle avait déjà trop sacrifié ; à l'humanité, elle sacrifierait plus encore — ne cesserait jamais de sacrifier. Alors elle s'avance, agneau sacrificiel, les doigts refermés sur la poignée dans une fraction d'hésitation ; des conseils, des avertissements, des mots qu'elle attribue à d'autres, si contraires à l'instinct, pourtant. Une inspiration, et c'est au monde et sa violence qu'elle s'ouvre, lorsque s'ouvre la porte ; c'est Marcus que le fatum lui offre, figure meurtrie placée sur son seuil, allégorie de douleur. Face à l'homme, elle se fige un instant ; perdue dans l'horreur de la déchéance, de la souffrance qu'elle ne peut que lire, égarée dans les spectres du bambin qu'il avait été, à l'homme digne et aimant qui lui avait été arraché, lorsque n'était demeuré que celui qui l'avait écartée sans pitié, celui qu'elle avait tant déçu. Une seconde douloureuse, elle songe qu'elle briserait mille fois son cœur, plutôt que de le voir ainsi fracassé, fantôme d'un homme qui n'était plus. Déjà, elle se précipite, déjà, elle emprisonne le visage familier entre ses mains, troublée des stigmates qu'elle y lit pourtant ; déjà, elle cherche à capturer le regard dans le sien, bannit le manque et la souffrance de son absence, des ponts vers les cieux qu'elle n'avait plus su construire entre eux. ‘Marcus. Marcus, reste avec moi. Marcus.’ La paume se dépose sur le torse, survole ce cœur qui n'est plus sien depuis longtemps, infligent une pression à l'organe palpitant pour que, par Qaan, enfin, elle lui offre un pan de vie qui était sien. Un bras glissé sous le sien comme pour le soutenir, titubant de son poids, ce n'est qu'à peine qu'elle l'entraîne à l'intérieur, s'affaisse au sol dans la vague d'épuisement. ‘Marcus. Regarde-moi. Je suis là, Marcus. Je suis là.’





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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Dim 20 Oct - 11:40
L’ichor poisseux sur ses mains. Métaphore obscène du pire des actes jamais commis par le Gavon. Il le sent, le ressent, à la place de son pouvoir étouffé par les relents sacrificiels de la blanche poudreuse. Les battements de myocarde lui parviennent de loin, comme dans un cauchemar. Il ne sent que l’horreur de son geste, les yeux dans le vague, les cernes sont des témoins de son mal-être et la blancheur de sa carne, une accusatrice de plus.

Marcus n’est plus que l’ombre de ce qu’il était.

En un geste qu’il souhaitait assuré, c’est lui qui s’est perdu, son être qu’il a assassiné. Avec tant de lâcheté. Et les images le hantent sans relâche, malédiction de Qaan ; les Dieux sont sévères, les Dieux sont intransigeants, son ancêtre l’est tout autant, même bien plus encore que tous les autres. Si les rêves sont les passerelles entre les Divins et les simples mortels, il se sait puni chaque nuit. Puni de son hybris, de ce besoin viscéral de plaire à son père, au prix de tout ce qu’il est, au prix de sa vie, et pire encore, au prix de celle d’un autre. Jenkins, Jenkins, Jenkins. Le nom se répand en son sang, lui coupe la respiration, lui brûle la peau, le tue à petit feu.

Il devient fou. Le prix était trop haut à payer, mais comme tout le reste, Marcus ne le comprend que trop tard.

Il erre dans cet Aureus massacré, vestige de la ville étoilée où l’on sent encore la folie des manifestants emportés par le goût de fer des liquide carmins, argentés et hybride. Les hommes ont au moins cette fureur en commun. Tous. Et dans le noir obsédant autour de lui, ses pas le guident vers une lumière éclatant si longtemps maintenue à distance pour la protéger de l’horreur de son âme. Aujourd’hui, le Gavon a besoin de l’éclat de sa cousine, se perdre dans ses sublimes iris, s’enfoncer dans ses bras réconfortants, pour oublier l’abomination qu’il est devenu, par sa faute. Son poing tape sur le bois de la porte comme un ahuri, et il tremble de tout son corps, ses yeux figés sur ses mains. Il hallucine ce sang argenté qu’il n’a pas touché. Il le voit comme une seconde peau qui coule autour de ses longs doigts, remontent le long de son bras. Il est en proie à un cauchemar éveillé, une hallucination, mélange de sa folie associé à l’opium.

La porte s’ouvre sans qu’il ne la voit, des douces mains se posent sur son visage maudit, des yeux cherchent à capter son regard qui papillonne du visage de la belle à ses mains de meurtrier. Il ne la voit pas complètement, mais déjà ressent les bienfaits de sa présence. Son souffle se calme, à peine, sa terreur maintenue à distance par son prénom prononcé. Une voix qui le rappelle à la réalité et qui maintient à distance les visions de mort, les visions d’horreur.

Enfin, Marcus trouve la force de lever ses yeux céruléens et de les planter dans les étoiles de Keira. Un sanglot entrecoupé s’arrache à sa gorge rouée par les vomissements récents, par les cris de désespoir. Ses poings se ferment, ne s’accroche pas à sa bouée, ne veut pas flétrir la fleur impeccable de ses mains tremblantes et assassines. « Je suis un monstre. » Pour un peu, il s’effondrerait dans ses bras. Pour un peu, il s’écroulerait pour ne jamais se relever. « Je suis une abomination. » Coupable des pires maux, Marcus se détruit par ses paroles.
Sauve-moi, veut-il lui hurler. Tue-moi, a-t-il envie de crier tout autant.


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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Mar 22 Oct - 18:30
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   Le sang ne cessait de se déliter, un lien d'argent qui était si ténu, si fragile ; un lien qui jamais ne saurait se briser, pourtant, forgé dans la plus immortelle des engeances — dans le nom et l'ichor, dans le passé et les avenirs. Combien de fois avait-elle cru le perdre, pourtant ; combien de fois avait-elle cru la distance trop infinie pour être seulement effacée, entérinée dans le silence et les non-dits? C'était le deuil, qui la dévorait, chaque fois que venaient danser les traits de Marcus sur l'écran de sa mémoire — deuil de ce qui avait été, de ce qui ne serait plus jamais. Une confiance ébréchée, un lien fracassé ; parce qu'elle n'avait jamais su aimer correctement, s'acharnait à détruire tout ce qu'elle effleurait du bout des doigts. Condamnée à perdre encore, perdre toujours, pour qu'un peu, elle éprouve les fardeaux de l'humanité, sache guider vers la rédemption les brebis égarées. En la tâche céleste, elle avait failli — ils avaient tous failli ; et la danse des évènements qui avaient précédé ne cessait de l'étouffer plus encore, de la dévorer sans merci, noyée dans l'arôme métallique qui s'était déversé si près.
Rien ne compte, pourtant, dans le spectacle de la souffrance de Marcus ; et de l'aimer, il n'est pas question de douter, de distance, il n'est nulle trace. Parce qu'il était le sang, parce qu'il était un reflet d'âme que les démiurges lui avaient offert, placé sur son chemin, lié dans l'ichor. Parce qu'il était Marcus — et qu'il n'était pas une réalité dans lequel elle ne saurait l'aimer. Alors ils la tuent, les yeux hantés, un spectacle d'agonie de l'âme qui la dévore toute entière, et il lui semble mourir un peu avec lui, alors qu'elle le soutient dans ses bras, cherche à accrocher le regard égaré, dans la litanie de prières qui coulent de ses lèvres en rivière sainte. Elle ne sait qui elle prie, ne sait vers qui se tournent les murmures — Qaan père des siens, Hana salvatrice, ou Marcus lui-même, en le suppliant de mots sourds, pourvu qu'il reste. Peut-être est-ce tout le panthéon qu'elle prie, peut-être sont-ce tous les hommes ; le destinataire lui est si égal, et rien n'a de sens, si ce n'était lui.
Alors les doigts courent sur les angles du visage, tentent d'y apporter un brin d'apaisement qu'elle ne sait où trouver, un témoignage de ce qui ne saurait jamais être effacé. Les yeux viennent la trouver, pourtant ; et elle frissonne de ce qu'elle y lit, ombre de mort, éclat brisé, comme si dans toute l'horreur de l'univers, le monde avait enfin réussi à détruire ce qui n'aurait jamais dû l'être. « Je suis un monstre. Je suis une abomination. » Les mots sont un poignard, et c'est une litanie de négations qui lui échappe en murmures qui refusent de croire ; alors c'est avec plus de force qu'elle l'agrippe, l'emprisonne dans une étreinte protectrice, vient poser avec douceur son front sur celui du cousin tant aimé. Et sans cesser de le regarder, c'est délicatement qu'elle rompt la prison du poing de Marcus, entremêle ses doigts aux siens pour communiquer un brin de chaleur à sa paume glacée. 'Tu n'es pas un monstre, Marcus. Tu ne l'as jamais été.’ Une respiration lente, et elle s'attelle à se calmer, à le calmer, communiquer l'étendue d'une affection qu'elle n'avait jamais su perdre, dès lors qu'il s'était agi de lui. 'Je sais qui tu es, Marcus. Tu n'es pas un monstre.’ Elle contemple le visage brisé, allégorie d'une douleur qui la déchire, et ne voit que l'enfant ; bambin blond, bambin pâle qui avait partagé tous ses jours, avait partagé tous ses jeux, n'aurait jamais dû être torturé ainsi que la vie semblait en avoir décidé. Alors avec douceur, le cœur brisé de ce qu'elle ne pouvait effacer, de ce qu'elle ne pouvait apaiser, elle vient poser les lèvres sur le front du cousin, vient capturer son visage entre ses paumes pour capturer ses yeux dans les siens, être seule pour emplir son champ de vision. 'Je suis là, Marcus. Je suis là, et je serai toujours là. C'est moi. Qu'est-ce qu'il s'est passé, Marcus? Qui t'a fait ça?’ La voix est tendre, d'une douceur dont elle voudrait le noyer ; et pourtant, c'est l'écho de tambours de guerre qui résonnait dans sa poitrine — pour la première fois, l'envie de venger. Car s'il n'était nul tort qu'elle ne pouvait essuyer, qu'elle ne pouvait pardonner, jamais ne saurait-elle tolérer que quiconque s'en prenne aux aimés.
Trop lasse d'être spectatrice silencieuse de leur souffrance.
Trop lasse de contempler et de se taire.





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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Jeu 31 Oct - 10:35
Après des mois passés à consommer l'exquise maîtresse blanche, Marcus n'est pas ignorant des lendemains difficiles et des conséquences d'une telle sinistre habitude. Mais, aujourd'hui n'a rien à envier aux autre fois en terme de délire, d'absence de son don, de douleurs morales qui cognent inlassablement contre ses tempes trempées de sueurs. Les yeux sont vitreux, le cors ramollis d'une lassitude à l'opposé de l'excitation procurée par ces quelques reniflements et la force vitale l'a quitté. Il n'est que l'ombre de lui-même, une ombre malade et mauvaise d'où suinte les crimes du jeune adulte. Les Dieux n'hésitent pas à punir ceux qui pêchent par orgueil, par hubris, cet état est le revers de la médaille pour tout akkadien désireux de connaître un pouvoir éblouissant et dépassant l'entendement, l'on ne s'approche pas aussi facilement du domaine divin sans se brûler les ailes et la chair avec. S'il pensait n'agir que selon un Destin et un Devoir plus important que sa petite personne, il en doute maintenant. Dans cette folie fiévreuse, dans cette humidité d'un corps qui tente d'expier les crimes et les effets indésirables.

Il n'y a que l'Amour de Keira qui le tienne éveillé en cet instant, il n'y a que ses bras pour le soutenir, et ses mots idéalisés pour le contenir. Sans elle, le Gavon s'effondrerait, sans son étoile, il sombrerait à jamais dans les eaux troubles du désespoir. Pourtant, aussi ivraisemblable cela puisse lui paraître, aussi dément soit-il, malgré ses nombreuses déceptions et cachoteries, la jeune épouse ne défaille pas, ne rejette pas. Elle est là, un pilier au milieu d'une sale immense et vide, crasseuse et abandonnée. Les mots sortent avec peine et douleurs de ses lippes gercées, derrière lesquelles apparaissent les nervures argentées de sa condition d'humain. Il doit les arracher de sa gorge, confession après confession, c'est comme enfoncer du sel dans une plaie béante et sans anesthésie, mais il lui doit bien ça. Et peut-être qu'il se doit bien ça un peu à lui aussi, pour ne pas devenir fou ...
"Tu ne sais pas ce que tu dis." Ses muscles sont lourds, son souffle haché. "C'est moi qui me suis fais ça Keira. Tu ne sais pas tout ce que je t'ai caché pour ye protéger." C'est un mélange de tout ce qu'elle fait qui lui donne la force de parler. Sa main qui a entrelacé la sienne maintenant à distance les effluves argentées, qui vient ensuite toucjer la joue rapeuse de ne plus être touchée par les lames, c'est son regard empli de tant d'amour, de dévotion, d'un millier de paillettes dorées. Dans son délire, il imagine des ailes encadrant son long et svelte corps, il la voit auréolée d'une lumière majestueuse, dans une robe blanche. Dans ses tourments, elle sort du lot et sa main fermement l'extirpe de l'horreur, l'entoure de sa châleur. Sa gorge racle à chaque mot, mais il continue malgré tout. "J'ai tué Keira, les mains que tu prends dans les tiennes sont impies et salies. Je ne suis plus digne de porter mon nom, j'ai tué et je ne crois pas l'avoir fait pour Qaan." Pour le pieux, là demeure le véritable crime, la plus tragique trahison, il a tué pour son père croyant assassiner pour la Cause. Idiot. Naif. Assassin. Tant de mots pour décrire cet être faillible, tant de consommes et de voyelles pour se punir. Mais la véritable punition serait d'avouer cet acte au monde entier, la lâcheté aidant, Marcus sait qu'il n'en fera rien.

Il se détache de ses mains qui le brûlent presque, il ne mérite pas cette solicitude ou cette compassion, la cendre et les larmes sont son due. La solitude son expiation. "Et tout le reste Keira." Soupire-t-il en s'appuyant contre le mur, à bout de force à bout de tout. Les yeux se ferments, aveuglés par tant de lumière imaginée. "Si tu savais, quand tu sauras tu me fermeras la porte au nez. J'aurais tout perdu de ton amour, mais ce n'est qu'un prix à payer pour ce que je fais subir à ceux que j'aime." Les mots sortent hachés, entrecoupés de leurs battements de coeur qu'il entend un peu plus distinctement bien qu'il reste sourd à leurs musicalité. Le mélomane privé de ses oreilles, Le sorcier de ses pouvoirs. "Je ... je suis responsable du sort de Lys. J'ai pris de l'opium pendant une année. Et je viens de recommencer. Sous les coups d'un maître chanteur j'ai divulgué des informations que j'aurais dû garder pour miennes." Il parle d'une traite et à chaque phrase c'est son corps qui glisse contre la pierre, il est fatigué Marcus, de mentir, de se cacher. Il est épuisé même. "J'ai épousé une femme pour la manipuler, et j'ai tué le père de mon ami, je suis un monstre. Je suis une abomination, et tu ne peux me dire le contraire." Sa tête se coince contre ce mur, et étrangement, le voilà plus léger qu'à son arrivé, comme si le fait de parler à sa merveille soulageait la chappe de plomb autour de son frénétique palpitant. En partageant ses pêchés, il partage son malheur. Et n'attend qu'une chose : colère, coups, pardon, quoi il ne sait pas. Mais il l'attend comme les Dieux attendaient le jour du Grand Combat contre Racana, comme un marin assoiffé recherchent la Terre ferme, comme un prisonnier la liberté, comme un malade, la mort.


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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Mer 6 Nov - 13:47
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   La violence déchire les chairs, déchire les cœurs ; épargnée par la furie des hommes dans la foule rugissante, préservée par l'apparition salvatrice d'un époux qu'elle avait cru mirage tant sa vue était miraculeuse. Balayée par ceux qui n'étaient plus que bêtes sauvages, tempes ombrées du spectre de coups reçus, elle était vivante, pourtant, sauve, plus qu'elle n'avait su l'être dans une autre apocalypse — et c'était son âme qui se déchirait, cependant, morcelée par ce qu'elle avait vu, ce qu'ils n'avaient su empêcher. Ce qu'elle n'avait su empêcher. Parce que, Marcus échoué entre ses bras, navire à la dérive, fracassé contre des brisants qu'elle n'avait su écarter, c'était à l'étendue de son échec qu'elle était confrontée — parce qu'elle n'avait su le protéger. Parce qu'elle l'avait laissé l'écarter, l'avait laissé creuser un fossé entre eux, parce qu'elle n'avait pas lutté pour lui, qu'elle n'avait pas vu ; parce que désormais, elle ne pouvait que contempler la tragédie, contempler la perte. Trop au-delà des actes, déjà ; il n'y avait là plus que des regrets.
Alors elle ne dit mot, parce qu'il n'y a rien à dire ; se contente de l'étreindre avec force, de l'envelopper de sa présence, se constituer bouclier de chair contre un monde qui leur avait déjà trop pris. Et l'épiderme de Marcus la brûle, fiévreux contre la fraîcheur de son ivoire, et un instant, elle songe qu'elle serait prête à s'abandonner à la morsure de mille flammes infernales, pourvu qu'elle l'accompagne — traverser les Enfers à ses côtés, pourvu qu'il ne soit seul. Alors elle le serre un peu plus fort contre son cœur, un témoignage charnel de sa présence, pour lui prouver qu'elle est là, pour se le prouver, aussi — et il importait si peu qu'il la brûle et l'emporte dans sa chute. Ce n'était là que sa tâche, éternelle, Gavon privée de nom ; ce n'était que leur rôle, trouver l'absolution dans le sacrifice, porter Marcus au prix de sa propre santé. "Tu ne sais pas ce que tu dis. C'est moi qui me suis fais ça Keira. Tu ne sais pas tout ce que je t'ai caché pour te protéger." C'est un chut doux qu'elle laisse exhaler pour noyer ses mots et son désespoir, alors que ses doigts courent, légers, sur les joues de l'homme qu'elle n'avait jamais su qu'aimer ; des paroles de réconfort qu'elle répète comme une litanie, un murmure presque inaudible dont elle l'enveloppe. 'Shhh, Marcus. Tout va bien. Tout va bien.’ Elle ne peut réfréner le pressentiment, pourtant ; un frisson qui lui suggère que ce n'était là que mensonge, et que tout n'allait pas bien. Que, malgré tout, Marcus lui restait inaccessible, perdu, déjà, là dont elle ne pourrait l'arracher, ne pourrait jamais que suivre. Les mots tombent, pourtant, une confession tragique qui lui morcelle l'âme, abat la distance, abat toutes les distances — des mois de silence, balayés par la plus originelle des tragédies. "J'ai tué Keira, les mains que tu prends dans les tiennes sont impies et salies. Je ne suis plus digne de porter mon nom, j'ai tué et je ne crois pas l'avoir fait pour Qaan." Elle ne peut que se taire, ne peut qu'écouter, laisser s'échapper un soupir vaincu. 'Oh, mes dieux, Marcus...’ Ils étaient tous deux trop Gavon pour seulement prétendre ; trop Gavon pour seulement nier ce qui n'était qu'évidence. La vérité, elle ne parvient pas à la mettre en mots, ne parvient à lui donner vie, à la rendre tangible ; impossible de se voiler la face, pourtant. Marcus était perdu ; son âme, condamnée, marquée du sceau d'un crime qu'il ne laverait jamais, une nécrose lente de tout ce qu'il était. Il n'était plus d'espoir, pour lui ; c'étaient les portes de l'Au-Delà qu'il avait fermées en faisant couler le sang, c'était à toute chance de rédemption qu'il avait renoncé. Il était perdu, Marcus, et il n'était rien qu'elle ne puisse faire pour réparer ce qui ne saurait l'être — et peut-être était-ce là l'épreuve la plus cruelle que les démiurges lui aient un jour envoyée, la punition la plus terrible qu'il soit pour condamner sa propre perdition. Son destin tragique, elle n'avait su le lui épargner ; et peut-être n'avait-il jamais été question de le suivre sur les neuf cercles d'un enfer qui coulait dans leur sang — peut-être que c'était lui, qui l'avait suivie.
Il se détache, et elle le laisse fuir — comprend avec trop de clarté le besoin de distance. "Et tout le reste Keira. Si tu savais, quand tu sauras tu me fermeras la porte au nez. J'aurais tout perdu de ton amour, mais ce n'est qu'un prix à payer pour ce que je fais subir à ceux que j'aime. Je ... je suis responsable du sort de Lys. J'ai pris de l'opium pendant une année. Et je viens de recommencer. Sous les coups d'un maître chanteur j'ai divulgué des informations que j'aurais dû garder pour miennes. J'ai épousé une femme pour la manipuler, et j'ai tué le père de mon ami, je suis un monstre. Je suis une abomination, et tu ne peux me dire le contraire." Tragédie après tragédie, chaque mot est un coup de poignard dans son coeur, chaque mot la tue un peu plus ; et, ironie cruelle, ironie terrible, c'est dans l'horreur de ses mots qu'elle comprend tout — la distance et les silences, la fuite et les fossés. Le sort abominable qu'il avait imposé à sa propre chair, à son propre sang ; c'était la vie de Lys qu'il avait brisée — la sienne, qu'il avait refusé d'entacher. Ils se voulaient tous rédempteurs, Gavon meurtris, ne savaient finalement que détruire ; quand avaient-ils failli? quand s'étaient-ils tous égarés? Alors elle le contemple, celui qui n'est finalement qu'enfant perdu, des yeux noyés de gravité posés sur celui qu'elle aimait au-delà des mots ;  alors elle le capture dans son étreinte, appuie la tête de l'aimé sur son coeur, là où il n'avait jamais cessé de régner, pose son menton sur le sommet de son crâne, yeux clos, alors que la tragédie d'une vérité trop cruelle venait imprégner sa chair. Parce que même dans l'horreur, elle ne pouvait que l'aimer ; il n'obtiendrait jamais l'absolution des cieux, au-moins aurait-il son pardon. Ses doigts s'entremêlent à ceux du cousin, capturent la paume, la guident vers l'ivoire de sa propre épaule, où elle repousse l'étoffe qui dissimule les balafres, laisse glisser ce qui masque l'étendue de sa propre perdition au monde. A Marcus, elle dévoile les stries d'une pénitence qu'elle n'avait cessé de s'imposer, fait courir les doigts de l'être chéri sur les lignes de sa honte. 'Si tu es monstre, alors je le suis tout autant, Marcus.’ Un murmure, une simple vérité ; et elle ne dit plus, sait qu'il comprendrait, lui, plus que quiconque. Ils étaient Gavon ; les erreurs leurs étaient interdites, les fautes se marquaient dans leur chair, dans l'encre indélébile de leur sang répandu. Perdus ensemble, dans des crimes qu'ils ne sauraient jamais laver, laisseraient à jamais leur empreinte funeste sur leurs doigts — la litanie de noms d'innocents, morts par sa faute. Celui de Marcus, qu'elle n'avait su protéger.
'Pardonne-moi, Marcus, de t'avoir abandonné, je n'ai pas été là, et je --.’ C'est une larme, qui lui échappe, vient rouler sur la joue de l'aimé ; et c'est pour lui, qu'elle pleure, pour son âme perdue. 'Je ne cesserai jamais de t'aimer, Marcus, quoique tu fasses. Jamais. Mais oh mes dieux, Marcus, pourquoi --’ Le mot se meure dans sa gorge ; comme si les causes comptaient encore, comme si tout cela faisait seulement sens, encore. 'Ce n'est pas toi, Marcus, je sais que jamais tu ne -- Il n'y a qu'une personne pour qui tu -- Oh mes dieux.’ Une compréhension brusque, une compréhension violente — parce qu'ils étaient si semblables, tous les deux, forgés dans les atomes d'une même étoile, reflets d'une existence partagée ; et que, parce qu'ils se ressemblaient tant, elle savait qu'il n'était qu'un seul être pour l'estime duquel elle-même se serait condamnée. Parce qu'il n'était rien qui ne vaille jamais la considération d'un père. Alors elle comprend, une réalité tragique qui déchire son palpitant, déchire son essence-même, dans une vague de haine soudaine, dévastatrice — parce que Gabriel avait sacrifié son fils à des conséquences dont il connaissait trop la mesure, tout Gavon qu'il était.
Parce que ce qu'il avait fait, elle ne saurait jamais le réparer.
Parce qu'elle ne pourrait jamais arracher Marcus aux enfers où ils appartenaient ensemble.
Parce qu'ils étaient trop coupables d'aimer, tous les deux, Gavon au cœur trop grand pour une humanité qui n'avaient jamais su le leur rendre ; alors elle le serre un peu plus fort, Marcus, pose ses lèvres sur le front brûlant, comme si elle pouvait l'absoudre de ses péchés, lorsqu'elle-même était condamnée, et elle le berce, comme s'il était enfant blessé, comme si elle pouvait seulement le consoler. 'Je t'aime, Marcus. Tu ne me perdras jamais. Je suis là, maintenant.’





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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Dim 22 Déc - 15:42
Trop de sang a coulé pour une reconnaissance espérée. Les mensonges, les souffrances, la violence, est-ce que cela en valait la peine. Marcus n’en est plus certain alors qu’il tremble dans les bras de sa cousine, alors qu’il pleure toutes les larmes comme l’enfant qu’il est encore. Quoi qu’il en soit, les fautes sont avouées, le visage de l’ange se déforme et les prières envoyées vers les Dieux se multiplient. Il a envie de lui dire que les Dieux l’ont abandonné à son sort, qu’il y a longtemps qu’ils se sont détournés de lui, il le sent. Cependant, il n’en fera rien, trop fier malgré tout, trop fatigué de se défendre, de s’expliquer, de parler. Marcus ne peut qu’accepter sa condition, ne peut que la supporter et souffrir en silence, les mains frottant le visage hagard et translucide de l’Argent. Il ne mérite que la colère ou pire l’indifférence. Ses yeux se ferment et il attend résolument les reproches pour accompagner ses remords. C’est sans compter la pureté de Keira, sa bonté qui suinte derrière chaque phrase, elle essaie de comprendre l’impensable, d’expliquer l’inexplicable. Comme à chaque fois, elle lui trouve toutes les excuses du monde. Et c’est trop dur, il ne mérite rien, il ne la mérite pas. Il se souvient pourquoi jusque là il avait tu ses pêchés, parce qu’au fond il savait qu’elle le suivrait au plus profond des abysses noires qui ont pris possession de son âme tourmentée. S’il le lui demandait, la brune colombe le suivrait jusqu’au bout d’un monde en perdition, jusque dans les ruines de sa personnalité. Il s’est tu alors jusqu’à ce que le poids de ses remords ne devienne trop lourds à porter, jusqu’à ce qu’il ne puisse faire autrement. Et aussi parce que le Gavon a conscience que là est peut-être la dernière fois qu’il la reverra, dans quelques jours, il sera à Aldion, et elle ailleurs, loin de lui et du monstre qu’il est. A l’abris de sa monstruosité, de ses erreurs qui semblent plonger tout ceux qu’il aime dans un gouffre de douleurs. Keira trouve le moyen de se punir de ses erreurs à lui et ça brise le cœur asséché de l’enquêteur. « Ce n’est pas ta faute Keira. » Trouve-t-il le moyen de souffler entre deux sanglots, il a mal partout, à la tête et dans son myocarde palpitant à tout rompre. Dans ses jambes qui n’en peuvent plus d’avancer, à ses bras qui ne veulent plus jamais tirer. « Ce n’est la faute de personne d’autre que la mienne. » Il n’est pas prêt encore pour reconnaître la part manipulatrice du paternel, si c’est lui qui lui a chuchoté chaque méfait, il n’a jamais appuyé sur une détente, il n’a pas prononcé les paroles qui ont emmené Marcus à l’échec cuisant d’un mariage qu’il commençait tout juste à apprécier. « C’est mon fardeau, mes erreurs, mes pêchés. » Ses yeux restent fermés, les sourcils froncés, la lumière est trop aveuglante pour celui qui vit dans les ombres depuis trop d’années.

Les lèvres de l’ange se pose sur le front brûlant du démon, absolution tardive qu’il ne peut accepter, sa tête se tourne à peine et s’abaisse trop. Honte, encore et toujours, ce sentiment de dégoût pour sa personne. Il avait cru pouvoir changer, il en avait fait le serment à sa jumelle, avait espéré trouver de l’espoir dans les bras de sa Sandre, mais tout s’est écroulé si vite par un simple ordre prononcé d’une voix autoritaire et ferme. Des mois passés à se combattre lui-même pour échouer si lamentablement. La femme est partie, la sœur sera déçue, et seul il restera comme il a toujours été. Seul et honteux. Ses mains se posent sur les épaules frêles de la belle des abeilles, et il secoue la tête. « Non, tu dois me laisser partir Keira. Tu ne dois plus m’approcher, je ne te causerai que du mal alors que tant de belles choses t’attendent. Tu es trop bonne pour ce monde, trop bonne pour moi. » Les siennes d’épaules s’affaissent tandis qu’il appuie un peu plus fermement sur celle de la Valeska. « Il est trop tard pour moi. » Il voudrait se relever et partir, alors il la sauverait, Marcus accomplirait une bonne chose dans sa vie. Mais ses jambes ne lui obéissent pas et ses mains se referment dans le dos de la cousine, la serre si fort qu’il pourrait l’étouffer alors que sa tête s’enfonce dans le cou gracieux. « Merci. Merci. Je t’aime. » qu’il chuchote perdu entre le délire et le rêve, perdu dans les effluves doux des cheveux de Keira. Il retrouve un peu de force dans cette embrassade, un peu de force pour tenir quelques jours de plus. C’est tout ce qu’il a le droit de demander et d’espérer. Les coupables ne méritent rien que la punition.


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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Mar 14 Jan - 15:20
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   Le chaos, omniprésent ; ils n'étaient tous que pantins d'une violence imprimée dans leurs chairs, témoignage de la dérive d'une humanité écartée des chemins célestes, incarnation de tout ce en quoi ils avaient failli, Gavon, insuffisants à préserver l'homme du loup qui se nichait en son cœur. Ils n'avaient pas été assez ; un pont entre les cieux et la terre, voix de démiurges et gardiens de fois, incapables de guider les hommes vers le salut qui aurait dû être le leur. Et l'ichor qui avait balayé les dalles sales, la sauvagerie qui avait révélé les bêtes dans les traits humains, n'avaient été que tragique révélation de leur échec — tout ce qu'ils n'avaient su préserver, tout ce qu'ils n'avaient su faire. Quelques plaies s'accrochaient à sa chair, l'ombre de coups portés dans la bestialité, nuages d'ecchymoses sur la peau — mais rien, en comparaison de l'anéantissement du cœur, rien face à la douleur qui déchirait l'âme sans merci. Le sentiment, persistant, que c'était là sa faute ; leur crime, comme une pénitence plus cruelle encore que celle qu'elle s'infligeait sans relâche, dessinée dans les balafres de son dos, un fardeau venu meurtrir les fines épaules de celles qui n'avait jamais été Atlas, condamnée à un châtiment trop semblable. Et la souffrance, toujours, de n'avoir su être assez, alors que le spectacle funeste de la mort qui avait étiré ses limbes si près s'étirait encore sur ses rétines, le fumet écœurant d'un métallique pour étouffer ses narines de ses rivières carmines. Et peut-être serait-elle elle-même morte, s'il n'y avait été Achil — une victime de plus, sur la trop longue liste de ceux que la vie avait effacés sans pitié. Morte, peut-être l'était-elle même déjà ; quelques fragments d'âme et d'innocence laissés dans la mêlée, dans le sacrifice d'innocents qu'elle avait signé de ses doigts en opérant la fuite. Ils s'étaient tous quelque peu perdus, avaient trop sacrifié, dans ce qui était leur mission céleste ; comme s'ils ne pourraient jamais s'exprimer que dans le sacrifice, que dans la perte. Ainsi qu'elle avait perdu Marcus, ainsi qu'il s'était perdu lui-même ; un choix dont l'on ne revenait jamais, l'âme condamnée à des enfers qui ne le quitteraient jamais plus, nichés dans son essence même, dans tout ce qu'il était. Une damnation, pour celui qui aurait dû être bouclier contre le mal ; une chute, dans laquelle elle ne pouvait le suivre, aussi impie qu'elle fût, l'âme déjà ternie de trop de crimes, le sang venu maculer ses mains fines plus de fois qu'elle n'aurait seulement su l'exprimer. Ne demeurait que le silence, un mutisme lorsque les mots ne suffisaient plus ; désormais, les jours saignaient dans la nuit, et il ne serait plus là, un simple spectre de l'être qu'ils avaient sacrifié à la violence de l'homme. Elle ne pourrait jamais plus qu'accompagner, la gosse impuissante, tenter d'apaiser des plaies invisibles à l'oeil ; un bouclier, contre le marasme, qui serait pourtant fin inéluctable. Parce qu'elle n'était qu'humaine, parce qu'elle n'était rien de céleste ; Gavon égarée, dépourvue du pouvoir des démiurges souverains qui pouvaient se complaire à redessiner le monde à leur volonté, réécrire les fatum tragiques qu'étaient leur humanité. Alors elle se tait, l'enfant, parce qu'il n'y a plus rien à dire ; et elle le berce, Marcus, le frère, une moitié d'âme imprégnée dans l'ichor qui coulait dans leurs veines jumelles, le serre contre son cœur comme pour lui dessiner un refuge — comme si elle pouvait seulement faire taire le difforme d'une horreur qui n'avait fait que chambouler ce qu'ils étaient, ce qu'ils auraient dû être. Comme si le simple fait d'aimer puisse être miracle pour effacer les civières sur lesquels s'étendraient trop de morts, martyres d'une guerre d'humanité qu'ils n'auraient jamais dû signer. 'J'aurais dû être là pour toi, Marcus. J'aurais dû -- ’ C'était facile à dire, mais ce n'était jamais pareil ; jamais simple, jamais de dichotomie entre bien et mal ; et pourtant, demeurait le sentiment permanent que tout était là sa faute. Alors elle se perd, dans le diaphane d'iris qui se dérobent à elle, dans le symphonique d'un pouls dont elle connaissait chaque vibration ; comme si elle pouvait encore le retenir, celui qui lui glissait déjà entre les doigts. I can't save you from this, Marcus -- but at least you'll have someone. Somebody to heal, somebody to know, somebody to have, somebody to hold. I'll be there.
Il se dérobe, pourtant ; le front arraché à ses lèvres, comme si le simple témoignage d'affection lui était intolérable — une pénitence, qu'il s'inflige, qui lui déchire quelque peu le myocarde. Mais elle s'accroche, dans le contact qui s'ancre dans ses épaules, s'accroche dans la chaleur qui fuit lentement ses doigts, comme s'ils se mouraient quelque peu, tous les deux, sur le sol de sa demeure ; déjà morts, éteints, lorsque le monde leur avait pris plus que ce qu'ils étaient seulement capables d'offrir. Un sacrifice qu'ils ne se lasseraient jamais de perpétrer — un tout ou rien qui avait bien trop la capacité de l'amener à la folie. Et les mots sont lente agonie, pourtant, un poignard enfoncé dans le cœur, trop de fois, mille fois ; le désespoir de ne pouvoir rien faire, de ne savoir renoncer, pourtant, de ne savoir abandonner l'aimé à la tristesse de son sort. 'Tu sais que je ne peux pas.’ Le souffle s'échappe, dans un hoquet, dans un sanglot — un témoignage d'impuissance, de celle qui ne pouvait rien. Et pourtant, elle s'abandonne à l'étreinte, tombe dans ses bras, saine et sauve jusqu'à ce qu'elle revienne sur ses pas ; et elle se laisse étouffer, le visage enfoncé dans l'épaule de l'aimé, la poitrine agitée de sanglots muets, parce que les mots ne suffisaient plus, lorsque ne demeurait que le deuil de celui qui vivait, perdu à jamais, pourtant. 'Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.’ Une larme s'échappe, vient rouler sur l'épiderme de son cousin, les mots, répétés inlassablement, comme une litanie, comme une prière, comme si elle pouvait seulement les graver dans leur peaux meurtries, les empreindre d'éternité pour que jamais il ne les oublie. Et elle sanglote, accrochée à lui, comme si c'était la dernière fois, inconsciente de la séparation qui se profilait à l'horizon ; et les minutes s'égrènent, du temps précieux qu'ils n'auraient plus jamais, condamnés, parce qu'ils étaient Gavon, parce qu'ils avaient failli, parce qu'aimer n'avait jamais suffi. Alors elle finit par essuyer les larmes sur ses joues, essuyer celles qui maculaient les traits de celui qu'elle avait trop aimé ; et, comme forte d'une sourde détermination, c'est un bras qu'elle glisse dans le dos de son cousin, pour le soutenir, le relever. I won't let you down, this time, Marcus. Et pour la première fois, le poids qui vient alourdir ses épaules est fardeau désiré, presque salvateur ; alors c'est un pas qu'elle esquisse, puis un second, le soutient de sa silhouette fragile. 'Viens avec moi. Je ne vais pas te laisser comme ça. Je vais te faire un thé et quand ça ira mieux -- ’ Only then, I'll let you leave. I'm not leaving anyone behind. Not today, not ever. Une hésitation, soudaine, alors qu'elle relève le regard vers lui, le contemple, la lèvre mordue dans des mots qu'elle peine à prononcer. 'Marcus, ce que tu as fait -- Je t'aime malgré tout. Je t'aimerais toujours.’ De ces liens qui dépassaient le seul sang ; un choix de l'âme, une gémellité née des atomes d'une même étoile mourante, quelque chose d'écrit dans les cieux. Une éternité, pour surpasser celle des dieux mêmes.





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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Mar 11 Fév - 14:16
Il se laisse porter par le flot rassurant de son affection, lui l'épave mortifère abandonnée sur un récif, oublié il se croyait, rejeté par sa femme, mal aimé par son père. De son état actuel, il était le seul à blâmer. Maudits Gavon, prisonniers d'un sang culpabilisateur, d'une agonie, incapable de goûter au bonheur. Il s'était promis à lui autant qu'à sa sœur de ne pas replonger dans les méandres de son obsession. Une nouvelle promesse bafouée, violentée pour une reconnaissance qu'il n'avait pas pu obtenir au final. Tout ça pour rien. La mort pour une vie gâchée. Les mots d'amour et de réconfort lui apportent une soupape d'oxygène dans les limbes de son désespoir. Toutefois, ces mots revêtent une impression d'irréalité et de mensonge aux oreilles de celui qui est bien incapable de s'aimer. Comment peut-on aimer un drogué, un meurtrier ? Keira, pure Keira, douce cousine aux yeux d'ange et à la main divine. Touchée par la grâce quand lui n'est qu'une ombre des Enfers. Il part et revient, se rattache à son corps comme un naufragé à un morceau de bois salutaire. Elle est son île aujourd'hui plus que tous les autres jours de la Terre. Ce moment est éphémère, déjà terminé car son myocarde se trouve déjà sur les terres des trinitaires qu'il rejoindra bien assez tôt quand elle voguera vers d'autres horizons. Marcus reste malgré tout, prolonge cet instant de liberté car il ne sait quand il replongera à nouveau son regard dans les iris calmes et limpides de sa cousine. Les Gavon sont au bord de la rupture, lui au bord d'un gouffre et d'une fracture qu'il ignore comment réparer. Peut-on consolider des liens à l'agonie, peut-on soigner un cœur qui se meurt ? Mérite-t-il le pardon ? L'absolution ? Le Gavon ne le pense guère, mais il se laisse porter un peu plus loin dans la demeure de la cousine, la suit tel un robot, gestes automatiques et lents, yeux hagards qui se perdent dans le vide, qui papillonnent vitreusement de droite à gauche. Il se pose sur une chaise lourdement et enfonce son visage entre ses mains, il est redevenu gamin, il est à nouveau perdu, et toute la lumière qui émane de l'ange ne peuvent la sortir de ses ombres personnelles. D'une voix étouffée, il s'extirpe enfin d'un égoïsme sans fin pour se pencher sur celle qui l'aide et dit l'aimer en dépit de sa nature profonde. "Et toi ma Keira. Je suis soulagé de te savoir saine et sauve. As-tu été en danger ? Puis-je t'aider oh ma Keira, ma cousine ? Quand je pense à tout ce qui a pu t'arriver, à tout ce qui aurait pu se passer. Et je n'étais pas là pour toi alors que je m'étais promis l'inverse.. " son menton se pose sur l'avant de ses bras, il sent tout son corps qui tremble, le manque de l'opium se mélange à la culpabilité cinglante de son acte. Keira est là, Keira va bien, un petit peu d'air pour ses poumons, mais tant d'amertume dans le cœur.


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Re: GHOST OF YOU — keirus.  |  Lun 17 Fév - 19:47
ghost of you ★ keira & marcus
   Rien à offrir, si ce n’est l’étreinte de ses bras ; rien, si ce n’est l’éphémère d’un refuge, l’illusion d’une sécurité qui n’est que néant — parce qu’il n’est rien qu’elle puisse seulement faire pour le sauver, la gosse impuissante, trop humaine pour seulement espérer à une rédemption. La tragédie d’admettre qu’elle ne pouvait sauver tout le monde ; et que parmi tous les condamnés, celui qu’elle devrait se résigner à laisser derrière soit Marcus était réalité la plus difforme que l’univers puisse seulement laisser naître de son horreur. I can’t leave you behind. Not you. Never you. Et pourtant, comment seulement espérer l’arracher à la sentence de neuf cercles infernaux auxquels il s’était lui-même condamné de ses crimes ? Comment espérer à une salvation, dans le tourment d’un monde qui n’était jamais que violence ? La réalisation, abattue en chape de plomb à ses épaules déjà trop frêles, trop meurtries, lacérées de fautes qui s’y étaient empreintes dans l’agonie de la chair ; l’évidence amère qu’elle ne pourrait rien, ne l’avait probablement jamais pu. Rien, si ce n’était de lui prodiguer l’éphémère parenthèse d’un réconfort, quelques mots d’amour, comme s’ils pouvaient seulement repousser les ombres qui se nichaient à son âme. Take my hand, my dear, and place them both in mine. I can’t erase what’s haunting you -- but I can pretend, for a second, that it was just a bad dream, and that it’ll wash out at sunrise. Un trop doux mensonge, tromperie de miel, qu’elle daignait trop volontiers lui prodiguer ; trop consciente, pourtant, que le meurtre n’était rien d’un vague spectre soluble à l’atmosphère — une marque indélébile accrochée à ses mains, accrochée à son âme, condamnation d’un fils de Qaan qui paierait de tourments à l’éternité le fugace d’une erreur mortelle. Gavon, qui avait cédé aux vices d’une chair pétrie de la violence des hommes ; ange déchu d’un piédestal où il aurait dû se tenir en guide, aspérité à la noblesse d’une mission qu’il ne saurait plus honorer. Marcus, qu’elle n’avait su protéger ; Marcus, qu’elle avait failli, empoisonné des torts de son âme abjecte. Une faute de plus, à imprimer à sa chair dans l’encre de son ichor terne ; et rien, si ce n’était les abysses d’un désespoir qui noyait tout le reste, envahissait la gorge et la poitrine dans son étreinte mortifère. Oh, you make me wanna cry. Les larmes se retiennent, pourtant ; un masque, revêtu avec trop de peine, illusion d’une force dont elle se veut allégorie, réconfort payé au sacrifice d’une douleur qu’elle ne se laisse formuler. Marcus, déjà trop perdu ; et pourtant, irrésolue à l’abandonner à sa chute, à le laisser s'égarer en spectre dénué de substance. Un bref instant, c'est à la flamme vive d'une sourde colère qu'elle s'égare ; blâme sans merci son épouse, Cassandra qui avait été élue d'un devoir parjuré de veiller sur lui, n'avait su honorer le serment qu'elle avait scellé de ses mots. You were supposed to take care of him. You were supposed to, because he didn't let me do it myself. You're the one that was close to him, and you let that happen. You swore. La pensée amère à peine émise, elle ne peut que la regretter, pourtant ; trop consciente que ce n'était jamais aussi simple — trop habitée de l'erreur qu'elle avait elle-même failli signer, dans la bestialité des émeutes, les veines de l'époux vibrantes sous ses doigts d'une prise de contrôle à laquelle elle avait cru céder. Une tromperie à l'union conjugale en laquelle elle s'était elle-même enferrée, qu'elle ne pouvait reprocher à sa propre cousine ; alors c'est un simple soupir qu'elle exhale, le cœur noyé d'une peine trop immense, un deuil au gamin joyeux qui avait crevé dans les émeutes, s'effaçait dans l'étreinte de ses bras. Now I beg to see you dance just one more time. I beg that all of this will disappear and that it'll be like it was before. But it's never going to happen, is it? Alors elle se tait, parce qu'il n'y a plus rien à dire, plus rien qui fasse seulement sens ; le mutisme en échappée à un monde qui n'en offrait plus, fuite loin d'une trop intolérable réalité. Comme si le simple fait de le formuler puisse rendre la tragédie tangible, ouvrir la porte à des démons qu'elle refusait d'accepter. Alors elle se tait, et le serre un peu plus fort, fidélité à une enfance partagée, à un deux qu'ils avaient dessiné ensemble. What happened to us, Marcus? What happened to all of us? Where did we fail? Une tragédie, en laquelle elle ne trouvait pas de sens, en laquelle elle ne trouvait rien. Oh my god, I see the way you shine -- I've always seen it. And now all I can see is how it flickers. This should have never happened to you. Not you. Une inspiration douloureuse, et elle referme les doigts sur ceux de son cousin, l'entraîne à sa suite, le soutient, comme si elle pouvait se constituer Atlas, porter le monde sur ses épaules, porter son monde. Comme si épuisée, les traits tirés d'insomnie et de lassitude, elle pouvait encore ; et pourtant, c'est là faculté qu'elle arrache à ses tripes, un énième témoignage d'endurance à l'univers pour lui. 'Je vais bien.’ Quelque chose d'un pieux mensonge, prononcé dans un doux murmure, dans un doux sourire ; et dans un geste presque trop naturel, ses doigts viennent courir dans l'encre sombre de ses cheveux, laissent glisser une mèche rebelle pour dissimuler les ecchymoses d'argent sur le diaphane de son front. Tout, pourvu qu'elle puisse seulement dissimuler l'horreur de ce qui aurait pu se produire — ce qui avait failli se produire. Achil, venu fendre la foule pour l'arracher à sa marée meurtrière, Achil, qui s'était constitué bouclier pour la protéger de la morsure des balles qui avaient déchiré l'air. Alors elle tapote affectueusement la main de son cousin, alors qu'elle se veut rassurante, forte parce que lui ne pouvait plus l'être. 'Tu es toujours avec moi, Marcus. Toujours. Et me sauver la vie une fois, c'est amplement suffisant.’ Elle se fend d'un demi-sourire amusé, un peu feint ; les attentats, toujours trop vifs à son âme. Et pourtant, elle prétend ; comme si elle n'avait pas été quelque peu morte sur les dalles de la cité, revêt le masque d'une légèreté pour traverser le monde, forcer Marcus à un pas de plus vers un espoir qui lui était trop interdit. And when you’re done I'll make you do it all again. Whatever it takes, Marcus, for you to live. I'm not letting you down. Not today, not ever. Juste un instant, elle se détourne, s'affaire au-dessus d'une tasse bouillante ; et juste un instant, elle se complaît à croire en l'harmonie de la scène, une illusion qui n'avait plus de droit de cité, n'en aurait plus jamais — parce qu'ils étaient morts ensemble, dans la bestialité des émeutes, un pan d'âme sacrifié dans l'ichor ruisselant sur les dalles de la cité. Alors elle inspire, glisse la tasse fumante entre les paumes de son cousin, accroche son regard du sien, comme pour lui communiquer tout ce qu'elle ne lui dira pas. 'Tout ce que tu peux faire pour moi, Marcus, c'est continuer à vivre. Un pas après l'autre. Ce n'est pas -- Ce n'est pas fini.’ But is is. It's your soul you've lost today -- sacrificed to someone who didn't deserve it. 'Si tu ne veux pas continuer pour toi, alors fais le pour moi. Je suis là, et je ne t'abandonne pas. Je ne t'abandonnerai jamais. On survivra à ça -- ensemble. Continue à vivre, Marcus. Je suis là.’ Always and forever.





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you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

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