Revenir en haut Aller en bas
ANIMATION HRP
Inscrivez-vous à la prochaine animation hors rp pour inventer une partie de la vie des dieux.

période sprint rp
Les points automatiques pour chaque rp posté et sujet ouvert ont été décuplés pour la période de sprint. Aussi chaque sujet ouvert vous rapport 75 points et chaque réponse vous rapporte 30 points.



 


le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 6

la confrérie
Palier 5
le cercle
Palier 7

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 5
les veuves
Palier 5

les perles
noires
Palier 5
les épines rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.
Voir le deal
44.39 €


 got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)

 :: LET'S GO BACK TO THE START :: flashbacks  
Rakan Gavon
NEUTRE— those who don't care —
surface
inside
behind
MESSAGES : 711
AVATAR + © : max irons ; av@lane + sign@iceandfire.
POINTS : 919
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) GlaringForsakenGannet-small
AGE : v i n g t – h u i t a n n é e s / passées à décevoir son patriarche, à être la vilaine canaille de l’immaculée lignée gavon. le temps ne semble pas avoir d’emprise sur son visage angélique d’adolescent modèle. ni sur son esprit d’éternel électron libre. il ne veut pas vieillir, rakan.
STATUT CIVIL : f i a n c é / rakan a appris la nouvelle il y a seulement quelques jours. le couperet est tombé, la sentence est désormais irrévocable. fiancé à une divine créature à laquelle il n’accorde absolument aucune importance. parce que le cœur de l’infâme l’emporte bien loin de cette femme, tout épris de désir pervers qu’il est envers une autre.
NEUTRE
those who don't care

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPETENCES:
RELATIONS:
Voir le profil de l'utilisateur

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  Jeu 10 Oct - 23:56


----------- WHAT ARE YOU WILLING TO LOSE ? -----------
you cover your wounds bur underneath them, a million voices in your head that whisper.

another twist of the knife, turn of the screws.
it's all in your mind and it's fighting you.
arm yourself, a storm is coming, what you gonna do now ?
it's your reflection looking back to pull you down.
you gotta conquer the monster in your head and then you'll fly.
it's time for a new empire, go bury your demons then tear down the ceiling.

Il l’avait vue s’enfuir, après les multiples provocations qu’il lui avait lancées en plein visage. Et comment pouvait-il s’en plaindre ? Il l’avait provoqué. Sciemment. L’avait mise dans une position précaire. Sciemment. Avait mis le doigt sur un sujet plus que sensible. Sciemment. Certainement masochiste, du moins dans une partie de son âme. Mais peut-être aussi était-ce une manière, pour l’infâme, de marquer que quelque chose dans le comportement de la céleste l’avait touché. Brusqué. Offensé. Se réveiller le matin et voir qu’une fille de joie, une fille de passage, simplement bonne à réchauffer ses draps, s’était évanouie, était une chose. Mais qu’elle ait osé lui faire quelque chose de pareil, Rakan avait du mal à l’accepter. Il avait l’impression d’être la dupe, dans cette histoire. Celui que l’on avait trompé. Il n’était pas coutumier de cette position et ne désirait certainement pas le devenir. Peut-être voulait-il lui faire payer, finalement. Et quel meilleur moyen y avait-il, finalement, que de la mettre en fâcheuse position devant toute sa chère famille chérie. Devant ce qui comptait le plus, pour elle : sa réputation. Parce qu’elle était une Sielle, l’enfant chérie, la déesse, l’adorée, l’immaculée. Tandis qu’il était parfaitement contraire à tout cela. Le gamin extravagant, perfide, traître, sordide, débauché. Celui que rien ni personne n’arrêtait, ni ne pouvait contenir. Celui qui n’écoutait que ses propres pulsions, ses propres désirs. S’il était né ailleurs que dans la famille prestigieuse qui était la sienne, il y avait fort à parier que ses jours se seraient soldés par un cloître au fond d’une cellule. Mais il était un Gavon et grâce à ce titre précieux, il pouvait tout se permettre. Sans avoir à en craindre les conséquences. Inconséquent, candide même sur l’avenir qui se dressait devant lui. Prendre des fonctions judiciaires pour faire plaisir à son paternel, en étant le juriste le plus acheté de sa génération. Libérer les vicieux et punir les innocents, pour le seul plaisir d’aller à contre-courant. Ne jamais faire comme les autres, toujours clamer sa différence, à voix haute – quitte à assourdir autrui. Entraîner les autres dans sa chute. Toujours un peu plus profondément. C’était son monde à lui. Son monde obscurcit, mystérieux et brumeux. Celui qu’il chérissait par-dessus tout. Et cet empire avait besoin d’une reine. D’une reine qui, visiblement, ne souhaitait pas être couronnée. Il l’avait poursuivi à travers les couloirs, le perfide, jusqu’à finalement retrouver sa trace, au beau milieu des jardins. Sous la faible lumière des étoiles, éclairée par les pâles rayons de la Lune. La Lune, cet astre chatoyant, protecteur des amants et des secrets. « T’es devenue bien plus susceptible qu’autrefois, ma douce. » Qu’il fit en s’approchant d’elle, les mains dans les poches, comme si de rien n’était. Comme si c’était une simple conversation entre deux amis. Et pourtant, Rakan et Akali étaient bien des choses, mais ils n’étaient certainement pas des amis. A peine des connaissances, à la vérité, qu’électrisaient le feu du désir. Des âmes errantes, amis maudits, qui ne faisaient que se croiser, s’étreignaient furtivement, sans pouvoir consolider cela. Rakan avait été cette ombre rôdant autour de la sublime, hantant chacun de ses pas. Puis, c’était elle qui s’était mise en quête de lui, puisqu’elle avait besoin de ses connaissances en matière de dissimulation de délits. Et ils avaient fini par se trouver. Brièvement. Si rapidement que cela ressemblait plus à un rêve qu’à un moment ancré dans la réalité. Comme une chimère née de l’imagination débordante du ténébreux. Simple moment fantôme qui ne cessait pourtant de trotter dans son esprit. « Tu t’es enfuie trop rapidement pour me laisser le temps de finir. Encore. Comme l’autre fois, comme l’autre nuit. Tu viens m’aguicher, te glisser dans mes draps et tu te sauves sans même dire aurevoir ? » C’était la rancœur, la déception et la colère, qui perçaient dans le ton du brun. Un ton qu’il tentait de garder maîtrisé, stable, neutre. Toujours dans le contrôle, Rakan. Perpétuellement en train de se restreindre, de se mesurer, lorsqu’il était question de parler de telles choses. Lui d’ordinaire toujours prêt à s’embarquer dans des tourbillons émotionnels devenait excessivement restreint, lorsqu’il fallait parler d’autres sentiments que l’amusement ou la joie de se moquer d’autrui ou bien d’exposer ses ébats sexuels. Paradoxe vivant. « Attend, laisse-moi deviner, tu vas me ressortir la carte de ta réputation, de ta famille et de toutes ces conneries, n’est-ce pas ? »


you should
f e a r us

Akali Sielle
LE CERCLE— those who want the crown —
surface
inside
behind
MESSAGES : 279
AVATAR + © : Ana De Armas + ultraviolences (avatar) + inconnu (gif)
POINTS : 1237
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) 1759ebf0915af14ddf7c27bd3ac3e3bb
AGE : 25 ans. Les années passent et les responsabilités s'enchaînent. Loin d'être idiote, la jeune femme sait ce qui l'attend bientôt : le mariage et son devoir de donner des héritiers. Même en étant la préférée de son père, la petite fille chérie, cet amour ne la sauvera pas de sa future prison dorée.
STATUT CIVIL : célibataire. Akali le sait, sa beauté en charme plus d'un. Ils sont tous à ses pieds ; elle n'a jamais eu à se rendre seule à un bal, elle n'a jamais eu de complexe sur sa beauté si ce n'est sur son nez trop long pour elle et ses orteils disproportionnés. Pourtant, aucun de ceux qui la courtise depuis des années n'a réussit à attirer son attention. Ils veulent tous la même chose, son lit et sa richesse, heureux de mettre une Sielle à genoux. La jeune femme veut plus que cela parce qu'elle mérite mieux. éprise. Il y a pourtant un homme qui agite son estomac, qui fait se resserrer sa gorge. Alors qu'elle sait que cette attirance malsaine pour celui qui l'observe la nuit parfois ne devrait pas exister, qu'elle ne sera pas bien acceptée, son coeur ne peut pas s'empêcher d'avoir des soubresauts pour Rakan Gavon.
LE CERCLE
those who want the crown

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPETENCES:
RELATIONS:
Voir le profil de l'utilisateur

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  Lun 14 Oct - 5:30

Got them in the palm of your hand, you're playing good now
Akali et Rakan


La démarche rapide de l’homme derrière elle rendait son souffle court. Échauffée par les remarques acides, elle n’avait pas tenu jusqu’à la fin du mariage pour s’enfuir, prétextant une mauvaise santé. Elle ne fuyait pas seulement l’indécence du Gavon, elle fuyait toutes les frénésies des argents. Loin d’être aussi forte que tous ne semblent le penser, elle était en train de mettre autant de distance qu’elle le pouvait entre elle et la vie que sa famille lui destinait. C’était une course effrénée qu’elle venait de gagner, trouvant quelques minutes de paix dans le jardin. Cachée derrière un buisson, la jeune Sielle se laissa aller sur le sol, respirant bruyamment emprunt à une crise de panique soudaine. Ses tremblements s’intensifièrent, autant que ses pleures pendant qu’elle se répétait sans cesse de se calmer. Doucement, le silence de la nuit remplaça les bruits de ses hoquets, la lune posant sur elle sa couverture rassurante. Ses yeux se posèrent quelques instants sur les étoiles flamboyantes du ciel d’Akkadia, qui entouraient cet astre aux multiples aspects. Le désir qu’elle ressentait pour Rakan était aussi brûlant que les étoiles, alors qu’elle était aussi changeante que la lune ; indécise. Incapable de recevoir ses provocations, elle les avait pourtant encaissées durement. Sa voix était la parfaite métaphore d’un poison, ses lèvres représentaient le fruit interdit et son âme mélangée à celle d’Akali serait sa damnation. Ce n’était pas à cause de son nom de famille, ni de l’interdit de son cousin, ni de sa réputation ; parce que tout cela ils pourraient le surmonter malgré les rumeurs, ça ne serait que le temps de quelques semaines, mois. Non, ce n’était pas tout ça. Céder à la tentation qu’il représentait, signifiait lui vendre son âme. La jeune Sielle sent le pouvoir démoniaque qui semble couler dans ses veines, l’équivalent d’une folie mentale enfuie profondément sans en être véritablement une. Sauf qu’elle n’est pas malade, simplement capable des pires sévices par amour. Akali est intense, théâtrale, possédée, elle est comme lui. Deux miroirs parfaitement ajustés l’un pour l’autre, deux âmes qui se complètent pour n’en former qu’une seule. C’est la peur qui la rend lâche, c’est la frayeur d’oublier ses racines si elle se perd dans les filets du Gavon, c’est l’envie farouche de ne pas décevoir sa famille même si elle doit y laisser pourrir son cœur pour y arriver. « T’es devenue bien plus susceptible qu’autrefois, ma douce. » Dit la voix tentatrice. Elle se retourne à peine, non étonnée qu’il ait réussi à la retrouver, il arrive toujours. Docile pourtant, c’est un Rakan aux sentiments blessés qui se tient à ses côtés. Nonchalant, pour ne pas lui laisser entendre de ce qui se trouve au fond de son cœur. Pourtant, elle a l’impression d’entendre son myocarde s’agiter hors de sa poitrine, elle voit la lueur sombre qui s’épaissit lentement au fond de ses pupilles. Chaque fois qu’il se tient aussi près sans qu’elle puisse poser les mains sur lui, c’est son cœur qui se consume un peu plus. L’ignorant ne sait pas que son entêtement à la poursuivre finira par la détruire d’une manière ou d’une autre. Peut-être aurait-il été préférable qu’il n’existe pas, puisqu’être près de lui est aussi destructeur que si elle lui donnait vendait sa chair et son âme. « Tu t’es enfuie trop rapidement pour me laisser le temps de finir. Encore. Comme l’autre fois, comme l’autre nuit. Tu viens m’aguicher, te glisser dans mes draps et tu te sauves sans même dire au revoir ? » Les mots se font de plus en plus durs. Il crache tout son dégoût le Rakan, désenchantée peut-être d’avoir vu la muse de son univers se comportait comme une banale catin. Les yeux de la magnétron restaient aussi durs que le métal fondu qui semblait traverser ses veines, l’intérieur de son corps brûlant d’une chaleur destructrice qu’elle ne lui laisserait pas le plaisir d’apercevoir. « Attend, laisse-moi deviner, tu vas me ressortir la carte de ta réputation, de ta famille et de toutes ces conneries, n’est-ce pas ? » L’une des mains d’Akali passe sur ses yeux, pendant qu’elle prend une longue respiration douloureuse. Un rire nerveux s’échappe de ses lippes. « Le temps de finir. » Qu’elle répète en riant nerveusement, une deuxième fois. « Est-ce que ça a seulement commencé ? Ou ne crois-tu pas que ce n’est simplement que l’une de tes fantaisies. Encore. » Le ton est tranchant. La jeune Sielle laisse parler ce cœur empreint d’effrayantes pensées. Depuis le départ, ce n’est qu’un désir que celui connu pour enchaîner les frasques à soif d’accomplir. Qu’en sera-t-il lorsqu’il l’aura fait et qu’il en sera trop tard pour elle ? Si Akali n’a pas confiance en sa propre personne pour rester dans le droit chemin aux côtés du Gavon, elle n’a certainement pas confiance en la véracité de ses sentiments pour elle. Après tout, il ne lui en a même jamais vraiment parlé de ses sentiments. « Je ne t’apprends rien en te disant que cette nuit n’était que le fruit d’un service rendu. En me touchant ce soir-là, tes mains se sont salies autant que mon corps. Tu vas me faire croire que tu espérais un charmant réveil, toi ? Est-ce que tu offres le déjeuner à toutes tes catins ? » Sa voix d’étouffe. Elle veut blesser Akali, elle veut que son cœur ait l’impression de se consumer autant que le sien. Elle veut se venger de ce qu’il lui fait sentir, elle lui en veut d’être lui. « Est-ce que tu sous-entends que j’ai cessé d’être un jeu, Rakan ? C’est pourtant tout ce que tu sembles capable de faire dans ta vie, jouer. Seulement capable de porter la honte sur ta famille et ta réputation. Tu comprends rien, hein. Comme s’il s’agissait de moi. Ce que je fais, je le fais par choix, par loyauté et amour. Ma réputation est l’arme que j’ai pour le bien-être de ma famille, à qui j’ai juré loyauté pour le reste de ma vie, par amour. » Qu’elle prononce, terminant d’une voix tremblante. « Le temps de finir. » Qu’elle répète encore, un troisième rire nerveux. « Comme s’il y pouvait y avoir quoique ce soit à finir. » Qu’elle chuchote, sentant son cœur se briser véritablement.
(c) DΛNDELION

Rakan Gavon
NEUTRE— those who don't care —
surface
inside
behind
MESSAGES : 711
AVATAR + © : max irons ; av@lane + sign@iceandfire.
POINTS : 919
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) GlaringForsakenGannet-small
AGE : v i n g t – h u i t a n n é e s / passées à décevoir son patriarche, à être la vilaine canaille de l’immaculée lignée gavon. le temps ne semble pas avoir d’emprise sur son visage angélique d’adolescent modèle. ni sur son esprit d’éternel électron libre. il ne veut pas vieillir, rakan.
STATUT CIVIL : f i a n c é / rakan a appris la nouvelle il y a seulement quelques jours. le couperet est tombé, la sentence est désormais irrévocable. fiancé à une divine créature à laquelle il n’accorde absolument aucune importance. parce que le cœur de l’infâme l’emporte bien loin de cette femme, tout épris de désir pervers qu’il est envers une autre.
NEUTRE
those who don't care

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPETENCES:
RELATIONS:
Voir le profil de l'utilisateur

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  Mar 22 Oct - 16:44


----------- WHAT ARE YOU WILLING TO LOSE ? -----------
you cover your wounds bur underneath them, a million voices in your head that whisper.

another twist of the knife, turn of the screws.
it's all in your mind and it's fighting you.
arm yourself, a storm is coming, what you gonna do now ?
it's your reflection looking back to pull you down.
you gotta conquer the monster in your head and then you'll fly.
it's time for a new empire, go bury your demons then tear down the ceiling.

« Le temps de finir. Est-ce que ça a seulement commencé ? Ou ne crois-tu pas que ce n’est simplement que l’une de tes fantaisies ? Encore. » Si lui exhalait la vengeance, la divine respirait la rancœur. Deux êtres sombres. Terribles. Emportés par leurs désirs intarissables, par leurs chimères cauchemardesques, par leurs égos surdimensionnés. Si différents et pourtant, si semblables. Ils s’attiraient, ces deux-là. Irrémédiablement. Incessamment. Et c’était précisément ce qui risquait de les mener à leur perte. Ils étaient assurément sur une pente descendante, depuis qu’ils avaient relativement liés connaissance. Elle était auparavant l’idole et lui, le fantôme hantant ses pas. Et c’était précisément lorsque la lumière et l’ombre s’étaient rencontrés, qu’ils avaient noués leur destin. Qu’ils ne pouvaient plus vivre l’un sans l’autre, sans pour autant pouvoir vivre l’un avec l’autre. Trop chaotiques, trop compliqués. Avec de nombreux enjeux extérieurs qui venaient se greffer à tout cela. Deux combattants, armés jusqu’aux dents, qui désiraient avidement détruire l’autre. En même temps qu’ils souhaitaient s’éteindre jusqu’à l’infini, jusqu’à l’oubli, jusqu’à l’éternité. La langue affutée de la Sielle est tranchante, froide, acide, terrible. Mais les traits du jeune homme reflétaient exactement la même chose. « Je ne t’apprends rien en te disant que cette nuit n’était que le fruit d’un service rendu. En me touchant ce soir-là, tes mains se sont salies autant que mon corps. Tu vas me faire croire que tu espérais un charmant réveil, toi ? Est-ce que tu offres le déjeuner à toutes tes catins ? » Il ricana méchamment, le terrible. La fureur déformant ses traits charmants. Capable du plus beau visage comme du plus affreux. Ange et démon tout à la fois. Paradoxe vivant qui se perdait dans les méandres de sa propre complexité. Il voulait la détruire, à l’instant précis. Lui faire payer cette audace, ces mots salés qui sortaient d’entre ses lippes. Après tout, n’était-elle pas qu’une créature idéalisée, toute droit sortie de son imagination ? N’était-elle pas que sa propre création, à lui ? N’était-ce pas lui qui l’avait ainsi portée aux nus, qui lui avait accordé tant de valeur ? Parce que, après tout, qu’était-elle, sans lui ? Rien d’autre qu’une petite fille de bonne famille, fade et transparente. C’était grâce à son regard à lui qu’elle valait plus que cela. Et il fallait qu’elle s’en souvienne. Parce qu’il refusait que qui ce soit puisse avoir plus d’importance que sa propre personne. « Est-ce que tu sous-entends que j’ai cessé d’être un jeu, Rakan ? C’est pourtant tout ce que tu sembles capable de faire dans ta vie, jouer. Seulement capable de porter la honte sur ta famille et ta réputation. Tu ne comprends rien, hein. Comme s’il s’agissait de moi. Ce que je fais, je le fais par choix, par loyauté et amour. Ma réputation est l’arme que j’ai pour le bien-être de ma famille, à qui j’ai juré loyauté pour le reste de ma vie, par amour. » Rictus mesquin qui vint s’étirer sur ses lèvres. Le thanatos secoua la tête, véritablement amusé. Pensait-elle réellement pouvoir prêcher auprès de lui d’une telle façon ? Pensait-elle pouvoir le convaincre, avec des sornettes aussi ridicules ? Ce n’était que des histoires enfantines qu’elle lui contait là, rien dont il se souciait réellement. Toute ces histoires d’amour et de loyauté étaient aussi chimériques, à ses oreilles, que celles concernant les dragons, fées, et autres choses du genre. « Le temps de finir. Comme s’il pouvait y avoir quoique ce soit à finir. » Nouveau rire qui vint étreindre les nerfs de la Sielle. Mais lui aussi pouvait se moquer d’elle, lui aussi pouvait jouer à ce petit jeu qu’elle semblait vouloir embrasser. Après tout, n’était-il pas le maître des marionnettes ? N’était-il pas né dans le chaos, la manipulation et la destruction ? N’était-il pas fait pour faire mal à autrui, pour créer des ruines sans jamais en éprouver aucun remord ? Oui, Rakan désirait Akali. Mais pas au prix de son propre honneur, de cette vanité si mal placée qu’il chérissait pourtant de toute son âme. « Que tu le veuilles ou pas, ça a commencé, Akali. Tu peux le nier autant que tu le veux, continues donc de te mentir à toi-même, mais nous savons tous les deux quelle est la vérité. » Parce qu’elle avait peur, probablement. Peur de ce qu’elle ressentait, auprès de lui. Peur du chemin qu’il lui entrouvrait. Peur de ce qu’elle pourrait devenir, être, au-dehors des limites de la bienséance qu’elle s’était toujours imposée à elle-même. « Figure-toi que toutes mes catins, comme tu les appelles, sont bien plus polies de toi. Moi qui croyais que les bonnes manières étaient innées en toi, force est de constater que je me suis trompé et que tu as été moins bien élevé que certaines des femmes de joie que je côtoie. » Il continuait de la contempler, le Gavon. Il voyait parfaitement les traces de larmes qui maculaient ses joues d’albâtre. Mais cela n’allait certainement pas l’arrêter. Pas alors que tous ses sentiments se déversaient hors de lui. « Ma famille et ma honte se portent merveilleusement bien, ne t’inquiètes donc pas pour elle. Et tu sais pourquoi ? Parce que je sais qui je suis, parce que je ne prétends pas être un autre. Soit ils l’ont accepté, soit ils ne l’ont pas fait. Mais dans tous les cas, je suis honnête, au moins, moi. Quant à ma réputation, je l’ai bâtie, pourquoi devrai-je donc en éprouver de la honte ? Tu essaies de te défendre de qui tu es réellement, Akali ; tu m’accuses en essayant de nous différencier, en ramenant la vertu de ton côté et en poussant le vice du mien. C’est toi, la menteuse, dans cette histoire. Tu mens à ta famille, à tes amis, à toi-même. Et c’est moi qui devrait avoir honte ? Tu inverses les rôles, ici, ma douce. Quant à ta sacro-sainte réputation qui est l’arme pour le bien-être de ta famille, comme tu le dis, il est assez ironique de remarquer que c’est précisément à cause de cela, que tu es venue te jeter entre mes bras. Cette réputation de bonne-sœur que tu aimes tant est devenue une arme, certes, mais contre toi. T’es prisonnière de tes propres pièges et c’est exactement ça, qui te rend la vie insupportable. Pas moi. Pas le reste du monde. Seulement toi. Tu seras obligée de faire un choix, un jour ou l’autre. Continuer à porter le masque que tu t’es choisi pour le reste de ta vie, qui deviendra absolument misérable et sans saveur ; ou bien accepter ce que tu es, ce que tu ressens pour moi, ce que tu désires réellement. L’entre-deux n’est pas possible. Tu le sais autant que moi. Alors choisis, Akali. Il est temps. Eux ou toi. Ou moi. »


you should
f e a r us

Akali Sielle
LE CERCLE— those who want the crown —
surface
inside
behind
MESSAGES : 279
AVATAR + © : Ana De Armas + ultraviolences (avatar) + inconnu (gif)
POINTS : 1237
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) 1759ebf0915af14ddf7c27bd3ac3e3bb
AGE : 25 ans. Les années passent et les responsabilités s'enchaînent. Loin d'être idiote, la jeune femme sait ce qui l'attend bientôt : le mariage et son devoir de donner des héritiers. Même en étant la préférée de son père, la petite fille chérie, cet amour ne la sauvera pas de sa future prison dorée.
STATUT CIVIL : célibataire. Akali le sait, sa beauté en charme plus d'un. Ils sont tous à ses pieds ; elle n'a jamais eu à se rendre seule à un bal, elle n'a jamais eu de complexe sur sa beauté si ce n'est sur son nez trop long pour elle et ses orteils disproportionnés. Pourtant, aucun de ceux qui la courtise depuis des années n'a réussit à attirer son attention. Ils veulent tous la même chose, son lit et sa richesse, heureux de mettre une Sielle à genoux. La jeune femme veut plus que cela parce qu'elle mérite mieux. éprise. Il y a pourtant un homme qui agite son estomac, qui fait se resserrer sa gorge. Alors qu'elle sait que cette attirance malsaine pour celui qui l'observe la nuit parfois ne devrait pas exister, qu'elle ne sera pas bien acceptée, son coeur ne peut pas s'empêcher d'avoir des soubresauts pour Rakan Gavon.
LE CERCLE
those who want the crown

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPETENCES:
RELATIONS:
Voir le profil de l'utilisateur

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  Dim 27 Oct - 6:13

Got them in the palm of your hand, you're playing good now
Akali et Rakan


Ses yeux se levèrent pour se fixer sur les traits tendus de son visage. Il disait que ça avait commencé. Ce n’était plus un jeu ; sentiment insouciant qui les avait retenus de se prendre trop au sérieux, sentiment insouciant qui les avait forcés à continuer leur vie d’à côté jusqu’à cette soirée. Un point de non-retour se présentait maintenant à eux, amoureux fous d’un désir futile – prisonnier d’un désir inassouvi. Déferlante du sentiment qu’était l’amour, embrumant même les esprits les plus indomptables, glissant à présent entre leurs doigts, se jouant d’eux ; marionnettes trop malléables. Erreur impardonnable pour l’esprit que de venir dans ce monde seul, cherchant pour toujours son autre moitié, emplissant ce trou béant qu’on nourrit avec des stupidités. Akali venait de la trouver sa moitié, son tout, son étoile. La sensation de sa peau contre la sienne, fusionnant d’étincelles magistrales ; le goût de ses lèvres contre les siennes, parfum délicieux réveillant les tréfonds de son subconscient – pourtant, ses propres limites heurtant de plein fouet sa logique autodestructive. Les yeux se ferment face aux paroles qui résonnent dans tout son être, les pensées s’arrêtent face l’impossibilité de se résoudre à l’évidence. Il a raison. L’image effrayante des yeux déçus de son père qu’elle ne supporte déjà pas, l’étincelle de fierté éteinte au fond de ses pupilles remplacée par la couleur de la tristesse, le rictus souriant au coin de ses lèvres remplacé par celui de la haine. La princesse a peur de se perdre en se trouvant, elle a peur de briser son cœur en l’assemblant – parce qu’elle ne sait pas où l’amènerait son futur, peut-être forcée de quitter les siens pour suivre la folie dans laquelle Rakan aurait mis les pieds, peut-être forcée de faire un acte contraire à la protection jurée de sa famille s’il fallait le sortir lui d’une mauvaise passe, peut-être l’envie impossible d’avoir envie de le mettre avant eux. Presque possible, elle pouvait déjà sentir la sensation supportable de ne devenir seulement que le vilain petit canard de la famille des Sielles elle-aussi mais danger trop conscient de l’imprévisible Gavon qui, par quelques mauvais calculs, en lui cédant son âme, elle soit obligée un jour d’avoir à abandonner les siens pour s’enfuir avec lui. Destinée à ne jamais réellement être entière, princesse maudite soumise à choisir entre le cœur et le sang – peut-être les deux, laissant ainsi son destin aux mains d’une force dont elle ne saisissait pas toutes les nuances mais à laquelle elle croyait fortement. L’objet synonyme de tentation, corps du thanatos, continue de s’agiter alors qu’elle laisse les larmes lui couler sur les yeux. Insultes frustrantes qui sortent de sa bouche, moment de colère en réaction à son irrespect, pourtant ce n’est que monnaie rendu, ce n’est que le retour du bâton. La comparaison est futile, les paroles prononcées pour blessées. Consciente de l’explosion qui opère à l’intérieur de l’homme, elle n’en reste pas moins affectée – certainement, qu’elle devrait être soulagée de ne plus être qu’un fantasme de l’imaginaire tumultueux de Rakan Gavon. Étrangement, à l’intérieur de son estomac un fourmillement insoutenable d’inquiétude de ne plus être la reine de son univers – elle voulait être aussi spéciale pour lui qu’il ne l’était pour elle. Secret imprononçable. « Simple obstacle et déjà, tu sembles trébucher. Ne suis-je donc plus la créature délicieuse de ton imagination ? » Faiblesse d’esprit qu’il lui montre intentionnellement, faiblesse qu’elle retourne en sa propre faveur telle une démone. Ses lippes se serrèrent face à l’irréfutable vérité qui sortaient de leurs bouches comme du poison ; ascenseur émotionnel brûlant leurs âmes, déjà trop abîmées par les abus du temps et des dictames de la société. Dénudé, l’homme s’offrait entièrement à ses pieds sans même s’en rendre compte, laissant déferler le tsunami de sentiments qui circulaient dans son sang bouillonnant. Son myocarde s’accéléra aux prises des mots qui s’enchainaient, tous imprégnant une marque indélébile sous chaque parcelle de sa peau. Tu mens à ta famille, à tes amis, à toi-même. Mensonge subtile lorsqu’elle clamait haut et fort que rien ne pourrait jamais se mettre en travers du chemin qui existait entre elle et les siens. Mensonge subtil lorsqu’elle clamait haut et fort être comblée dans la vie que le seigneur lui avait offerte. Mensonge subtil lorsqu’elle disait ne pas avoir besoin d’un espace plus grand que son palais, parce qu’Akali s’était toute la complexité du monde qui vivait en elle. Mensonge subtil lorsqu’elle disait ne pas vouloir tout l’or du monde, ce qu’elle souhaitait c’était les perles de la pluie, c’était merveilles que le monde avait à offrir, c’était la liberté d’aller dans les contrées lointaines, c’était se vouloir scintiller comme une femme d’ébène. Alors choisis, Akali. Il est temps. Eux ou toi. Ou moi. Le regard vif dans celui de son amant, le regard vif sous le couvert de la lune porteuse de ses pulsions salvatrices. Choix impossible. Sous le mensonge subtil se cachait la vérité absolue d’un amour profond pour les siens – nom de famille choyé, héritage adoré qu’elle transportait. Le devoir d’un mariage arrangé pour donner aux siens plus de pouvoirs, le devoir d’obéir de ne pas donner plus de raisons de commérage sur sa famille, le devoir de rester sans céder à ses pulsions de grandeurs, le devoir de vivre cette vie privilégiée à l’image des traditions familiales. S’impose alors la possibilité d’être complète et d’être acceptée en même, malgré le danger que représentaient les pulsions destructrices du Gavon, de ses plans manipulateurs qui le mèneraient un jour peut-être à la déchéance. L’envie de prendre le risque de le suivre sur ce chemin, l’envie d’entrevoir cette possibilité de concilier tradition et modernité. Les yeux se lèvent une dernière fois, ils se plantent profondément dans ceux de son amant, alors que la peur s’échappe, alors que les tremblements s’arrêtent, alors que ses joues se sèchent – façade parfaite d’une femme princesse, façade parfaite d’une femme indestructible. « Eux. Toujours, eux. » Lâcheté. Mannequin parfait de la grandeur des Sielles, créé pour briller au milieu du métal, créé pour donner son âme à son sang. Mannequin qui ne sait comment exister autrement qu’à travers eux.
(c) DΛNDELION

Rakan Gavon
NEUTRE— those who don't care —
surface
inside
behind
MESSAGES : 711
AVATAR + © : max irons ; av@lane + sign@iceandfire.
POINTS : 919
got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) GlaringForsakenGannet-small
AGE : v i n g t – h u i t a n n é e s / passées à décevoir son patriarche, à être la vilaine canaille de l’immaculée lignée gavon. le temps ne semble pas avoir d’emprise sur son visage angélique d’adolescent modèle. ni sur son esprit d’éternel électron libre. il ne veut pas vieillir, rakan.
STATUT CIVIL : f i a n c é / rakan a appris la nouvelle il y a seulement quelques jours. le couperet est tombé, la sentence est désormais irrévocable. fiancé à une divine créature à laquelle il n’accorde absolument aucune importance. parce que le cœur de l’infâme l’emporte bien loin de cette femme, tout épris de désir pervers qu’il est envers une autre.
NEUTRE
those who don't care

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPETENCES:
RELATIONS:
Voir le profil de l'utilisateur

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  Dim 10 Nov - 22:59


----------- WHAT ARE YOU WILLING TO LOSE ? -----------
you cover your wounds bur underneath them, a million voices in your head that whisper.

another twist of the knife, turn of the screws.
it's all in your mind and it's fighting you.
arm yourself, a storm is coming, what you gonna do now ?
it's your reflection looking back to pull you down.
you gotta conquer the monster in your head and then you'll fly.
it's time for a new empire, go bury your demons then tear down the ceiling.

« Eux. Toujours, eux. » Trois mots. Trois petits mots. Trois simples mots qui, pourtant, combinés ensemble, prenaient une importance indicible. Une arme fatale créée à partir de petits riens. Une arme létale, faite pour détruire, pour exploser tout ce avec quoi elle entrerait en contact. Rakan ne pensait pas pouvoir ressentir un jour les tourments qui étaient actuellement en train de se déchaîner dans son âme. Il ne pensait pas pouvoir éprouver une telle quantité de sentiments en un seul et même instant. Impossible de savoir ce dont l’âme était capable avant d’en faire soi-même l’expérience. Un précepte bien connu que le Gavon ne comprenait que maintenant. Lui qui s’était toujours tenu éloigné de toutes ces sortes de choses, de toutes les émotions les plus vives. Lui qui ne vivait qu’à travers lui-même, en réalité. Lui qui profitait des autres sans jamais rien leur offrir en retour voyait tout à coup son univers complètement chamboulé. Egoïste jusqu’aux tréfonds de son âme, qui ne s’était jamais attaché à rien ni personne, sinon quelques rares membres de sa famille. Mais il avait laissé Akali entrer dans son existence. Il lui avait accordé plus d’attention, plus de temps, qu’il ne l’aurait dû. L’adorable blonde ne devait être qu’un passe-temps, une simple distraction. Un amusement, rien de plus. Mais il s’était laissé prendre à son propre piège, le terrible. Il s’était laissé capturé par ses divines courbes, par son sourire aguicheur et par la flamme brûlante qu’il voyait parfois briller dans ses yeux clairs, lorsqu’elle se laissait aller à être qui elle était réellement. Certes, Rakan avait hanté les pas de la belle, la désirant comme jamais il n’avait désiré une femme auparavant. Certes, c’était lui qui avait tout mis en œuvre afin de la garder un peu plus longtemps à côté de lui. Certes, c’était lui qui l’avait poursuivie alors même qu’elle voulait s’enfuir. Peut-être aurait-il dû la laisser faire, finalement. Peut-être aurait-il dû accepter cette seule et unique nuit qu’ils avaient passée. Mais il n’avait pas voulu lâcher l’affaire, il n’avait pas accepté l’évidence, il s’était accroché à cette femme qui lui faisait ressentir des choses jusqu’alors inconnues de lui. Et il en payait désormais le prix. Et le prix le plus fort possible. Comme le sentiment que son cœur venait de se briser, que quelque chose dans son être venait de se casser, qu’une partie de son âme était détruite. Laisser entrer autrui dans son existence était véritablement la plus grosse erreur qu’il ait jamais faite. Il le réalisait, maintenant. Et il s’en voulait. Tristesse et colère se mélangeaient dans son être. Déception et haine. Chagrin et fureur. Un mélange dangereux. Qui pourrait même se révéler fatal, à court terme. C’était un mélange explosif, qui pouvait aussi bien le faire imploser de l’intérieur que le pousser à expulser ce trop plein de sentiments sur autrui. Peut-être allait-il faire le mal. Une fois de plus. Mais au moins, cette fois-ci, il pourrait en reporter la faute sur autrui. C’étaient des yeux secs, indifférents, hautains, que le Gavon posait sur son interlocutrice. Reprenant le contrôle de sa propre personne, il pouvait de nouveau moduler ses émotions et son visage. Faisant prendre à ses traits exactement l’expression qu’il désirait. Il allait la traiter comme si elle était une parfaite étrangère, si c’était ce qu’elle désirait. Il la mépriserait souverainement, comme il le faisait avec toutes les filles de bonne famille qui se refusaient à être ne serait-ce qu’un peu rebelle. Il se moquerait d’elle et laisserait de mesquins rictus naître sur son visage. Il se rirait d’elle, avec plaisir, l’humilierait peut-être même au passage. Et surtout, il lui ferait comprendre à quel point elle avait perdu, en choisissant sa chère et tendre famille. Il lui ferait sentir toute la perte qui était la sienne. Et il la ferait regretter. Profondément. Même si cela lui demandait toute son énergie, toute sa concentration, toute sa force. Parce qu’il ne pouvait pas la laisser s’en tirer ainsi. L’affront était trop grand. Son ego masculin en était trop profondément touché. « Bien. Le choix de la faiblesse, le plus ennuyeux qui soit. Je vois. » Il glissa ses mains dans ses poches, prenant un air décontracté et lointain, comme si de rien n’était. « Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais, en réalité. » Il haussa les épaules, glissa une cigarette entre ses lèvres avant de tourner les talons, d’une démarche nonchalante. Cela lui demandait tout le contrôle qu’il pouvait avoir sur sa propre personne, d’agir ainsi. Parce que le calme n’était qu’extérieur, l’intérieur ressemblait plutôt à un volcan entré en effusion. « Tu m’excuseras, ce n’est pas que ta conversation n’est pas intéressante mais il est clair que j’avais des vues sur toi pour autre chose que pour t’entendre parler. Je vais m’en retourner à l’intérieur afin de trouver une créature qui allie tes atouts sans avoir ce vilain défaut. Bonne soirée à toi, Sielle. » Ca lui arrachait les tripes. Ca lui brûlait la langue, de s’exprimer ainsi. D’agir de cette manière. Mais avait-il réellement le choix ? En tout cas, Akali ne le lui laissait certainement pas. Elle avait pris sa décision. Il devait s’y tenir. Et c’était peut-être ça, au fond, qui lui faisait si mal. Parce que même si Rakan se dissimulait la vérité à lui-même : il avait mal. Terriblement. Et il ne pouvait rien faire pour remédier à cela.


you should
f e a r us

Contenu sponsorisé
surface
inside
behind

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali) Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  |  

got them in the palm of your hand, you're playing god now (rakali)  Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GODS WILL FALL :: LET'S GO BACK TO THE START :: flashbacks-
Sauter vers: