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période sprint rp
Les points automatiques pour chaque rp posté et sujet ouvert ont été décuplés pour la période de sprint. Aussi chaque sujet ouvert vous rapport 75 points et chaque réponse vous rapporte 30 points.



 


le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 6

la confrérie
Palier 5
le cercle
Palier 7

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 5
les veuves
Palier 5

les perles
noires
Palier 5
les épines rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


 MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.

 :: AKKADIA :: Othinara :: Ibao  
Arin Westmore
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AGE : les [ VINGT-SIX ] années ont trop peu de sens ; vingt-six révolutions autour de l'étoile, toujours pas de destination.
STATUT CIVIL : le coeur est [ VESTIGIAL ], organe qui pulse, incapable d'éprouver.
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MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Lun 14 Oct - 16:41
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  Une vague tension dans les épaules, une vigilance latente qui exsude dans la raideur de ses pas — les rues sont trop peu familières, loin des habitudes d'Aureus ; Ibao n'est son royaume, n'est que dédale d'allées dont elle ne connaît chaque recoin, terrain de jeu tortueux dans lequel elle ne parvient à se sentir à l'aise. La ville est variable qu'elle ne maîtrise pas, un champ de bataille qui lui échappe un peu — et chaque fibre de son être hait l'exil qu'elle s'est imposé, un exode loin de ses rues natales pour suivre la proie. Les lèvres se déforment en moue amère, au souvenir de l'homme — l'homme qu'elle a suivi, cible qu'elle a suivie, une épée de Damoclès qu'elle s'acharne à tendre au-dessus de sa gorge, à l'affut d'un moment idéal qui ne semblait vouloir se présenter. Le contrat s'éternisait, trop, déjà — et c'était sur elle que pesait la menace latente, elle qui était exposée, tant qu'il vivait. Un contrat qui pesait sur son nom à lui, viendrait à peser sur le sien, si elle venait à échouer. Elle ne pouvait se le permettre, pourtant ; c'était sa vie contre la sienne, et elle ne comptait pas s'exposer à la mort pour quiconque, l'individualiste.
Elle avait transporté le gamin braillard jusqu'à Ibao, pourtant, bambin nouveau-né qu'une proche lui avait confié. Les intérêts d'une autre, passés avant les siens. Nul n'avait jamais mérité de passer avant elle — parce qu'elle n'avait jamais eu personne, ni famille, ni amis, ni alliés. Des inconnus de passages, des géniteurs qui l'avaient abandonnée — comme elle les abandonnait tous, désormais. Comme elle avait abandonné Aureus, à laquelle elle brûlait de revenir. Rien qu'un contretemps, rien qu'un éloignement temporaire. Et un seul obstacle qui se tenait entre elle et sa cité — la vie d'un homme.
Elle renfonce le menton dans les pans du manteau écarlate, tâche de sang frais sur le gris de la ville, dissimule un temps la constellation sur sa carotide dans l'etoffe ; du spectre carmin qui dérobe les riches demeures d'aureus, il ne restait rien, si ce n'était le vêtement signature dont elle n'avait su se départir. A Ibao, elle était légitime — mutante, dans un royaume d'hybrides qui l'étaient autant qu'elle, une présence de valeur au milieu d'eux. Pour leur cause, elle n'avait que désintérêt, pourtant, feignait un soutien qu'elle n'éprouvait qu'à peine. Moyen, plutôt que fin.
Distraite, elle ne voit la femme surgir au détour d'une rue, la rattrape d'un geste prompt et réflexe avant qu'elle ne bascule. Et la lâche presque immédiatement, comme si elle s'était brûlée. A la femme, elle n'accorde qu'un rapide coup d'oeil, des excuses promptes — un acte de plus, des mensonges de plus. ’Navrée.' Déjà, un élan l'éloigne de la femme — trop vite, elle se souvient de pourquoi elle est là, feint un intérêt qu'elle éprouve qu'à peine, une sollicitude qui n'est que tromperie. Et c'est des doigts légers qu'elle pose sur le bras de la femme, tête inclinée pour la détailler. ’Vous n'avez rien?'





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AGE : 26 ans. Une vieillesse partagée avec un double et pourtant, chaque année le temps la sépare un peu plus de son enfance. Plusieurs années parties en cendres avant qu'elle commence à se reconstruire avec eux. Renaissance douloureuse mais nécessaire, elle réapprend à vieillir.
STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Mar 22 Oct - 5:50

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Les odeurs dans les dédales des rues d’Ibao lui laissaient une sensation amère dans la bouche. L’impression de boire la tasse dans l’océan ne la quittait presque jamais, étrangère à cette odeur de sel, trop différente de la puanteur d’Aureus. D’un geste de la main, la silence s’étire les muscles du cou, passant la main sur l’héritage maternel tatoué sur sa peau. La démarche se veut rapide, alors qu’elle tente de rejoindre le QG des silences pour donner son cours de combat en compagnie du Schreiber. C’est le coup violent d’une épaule contre la sienne, alors qu’elle bascule en arrière, sa chevelure se mêlant à celle de l’inconnue. Identique. Troublant. Sous le contact électrique de la main nouvelle sur son bras, elle reprend constance. « Navrée. » Qu’elle entend une voix s’adressait à elle d’un ton plat. Ses sourcils se relève, ancien instinct d’une veuve qui ne s’en prend jamais à ses paires au contraire, s’en fait toujours un allié. Le mouvement des femmes est loin derrière elle maintenant, pourtant il y a de ces habitudes qui seront toujours ancrées en elle. Son premier réflexe est d’afficher un sourire, méfiante mais douce. « Vous n’avez rien ? » Qu’elle demande, l’inconnue aux yeux de la même couleur que les siens. C’est un court instant suspendu dans l’air dont aucunes d’elles ne parleront, comme un lien invisible qui se reconstruit, s’entremêle puis finalement se déchire de nouveau dans un juron déchirant. Silencieux. La jeune DeQ’ianto repositionne rapidement ses vêtements avant de détailler la femme devant ses yeux, son esprit redevenu vif. « Je vais bien, merci. » Les traits de son visage ne lui disent rien, pourtant, elle connait quasiment tous les membres des silences. Après sept années en compagnie de Georgia, elle pouvait se vanter d’être une ancienne et de connaître la plupart des membres du mouvements ; mieux encore, ils passaient presque tous entre ses mains. « Je crois que nous allons dans la même direction. Puis-je vous tenir compagnie ? » Qu’elle dit avec son plus beau sourire. « Je suis professeur de combat chez les silences, pourtant, je crois que nous ne nous sommes jamais rencontrées. » Les mots suspendus dans l’air, les quelques poussières de leurs âmes déchirées en deux essayant de se trouver sans se reconnaître. La tête se penche légèrement vers le côté, ses doigts se portent à son médaillon, vestige d’une vie qui aurait pu être et qui n’a pas été, réflexe devenu épeurant. D’un geste chaleureux, elle lui ouvre le chemin. Sauf qu’il ne faut pas se fier aux apparences, derrière les beaux sourires, se cache une méfiance qui ne la quitte jamais ; derrière la fausse modestie, se cache une combattante éduquée pour tuer dès son plus jeune âge ; derrière les politesses longuement étudiées, se cache l’enfant presque orpheline, au caractère sauvage, à la bouche silencieuse. Un pouvoir mutant reflet de sa personnalité. Aisling, paranoïaque, est en train de se persuader que cette femme n’est pas tombée sur elle par hasard, pourtant, si le hasard est véritablement apparu dans sa vie ce jour-là, la suite se transformera en une danse magnifiquement orchestrée. « Aisling. » Qu’elle dit, une voix douce et un sourire discret sur le visage.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Jeu 24 Oct - 12:53
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  Ibao lui pèse, ville maudite, ville haïe ; ne demeure qu'un regret latent de sa cité, de son royaume, un terrain de jeux qu'elle avait appréhendé depuis tant d'années. Ibao n'était jamais qu'un exil qu'elle s'était imposé, un déracinement nécessaire — parce que Schreiber vivant était une épée de Damoclès au-dessus de sa nuque, parce que tant qu'il vivait, elle était menacée. Un contrat qu'elle commençait à regretter, tant les obstacles s'additionnaient ; un contrat qu'elle n'avait pu refuser, qu'elle n'aurait jamais pu refuser — les Veuves n'étaient pas de celles à qui on disait non. Et de la situation, elle ne pouvait que regretter d'avoir un jour laissé son chemin croiser celui de la souveraine arachnide — d'avoir laissé le fil de son existence entre les mains impitoyables de Triss Aneros. Trop de chemins, qu'elle avait laissés croiser le sien : trop de vies, qu'elle avait laissées se mêler à la sienne.
L'inconnue n'en serait qu'une de plus ; une étoile filante, qui s'était invitée sur le spectre de ses constellations, une étrangère, que l'habitude la pousse à fuir, que l'instinct et le calcul enchaînent à ses côtés, pourtant. Un sourire doux de la femme, et elle voudrait s'évader — réflexe de survie de la rue, où nul n'est jamais bienveillant ; alors elle se fige, muscles rigides de tension sourde, ne peut que détailler l'intruse, laisser s'esquisser un sourire brillant de fausseté en reflet. Parce qu'elle est seule, la pie voleuse, sans alliés ; parce qu'elle est si loin des rues et visages familiers, parce que dans l'entreprise dangereuse, elle n'avait nul filet de sécurité — et que dans ce tissu social où elle n'était rien, la femme pourrait être utile. Et c'est sous des prétextes, qu'elle se cache, plutôt que d'admettre le frisson qui la parcourt, un bruissement d'instinct, une électricité dans l'air — plutôt que d'admettre l'établissement de l'imperceptible lien, une connectivité qui n'aurait jamais dû cesser d'exister.
« Je vais bien, merci. » Un hochement de tête, et déjà, d'un pas vers l'arrière, elle voudrait fuir, son devoir social accompli, les apparences préservées ; s'éloigner de la femme et du frisson sourd, s'éloigner d'une compagnie qu'elle ne désire pas, qui l'effraie. Les mots la retiennent, pourtant, et c'est une vague de tension qui éclabousse tous ses muscles. « Je crois que nous allons dans la même direction. Puis-je vous tenir compagnie ? » Les traits sont imperturbables, un sourire de Joconde dessiné sur les lèvres ; pourtant, l'élan court dans ses veines, un désir de s'échapper. C'est d'un hochement de tête léger qu'elle assent, cependant, allégorie d'un mensonge qui avait au fil des années forgé l'étoffe même de sa réalité. « Je suis professeur de combat chez les silences, pourtant, je crois que nous ne nous sommes jamais rencontrées. » Un rire léger, calculé, qu'elle laisse s'envoler dans les airs ; rien d'un trille sincère, tout d'un acte — et elle balaie la question d'un mouvement de négation du menton. ’Non, c'est vrai. Je suis nouvelle, à Ibao. J'ai rencontré Kiel à Aureus, et avec le chaos de ces derniers temps -- ' La grimace qui se niche sur ses lèvres est sincère, pourtant ; une expression spontanée du manque qui dévorait sa poitrine — manque d'Aureus, manque de Rosalind. ’ -- j'ai préféré partir. Et une amie m'a confié son fils. Je devais l'amener ici. D'une pierre deux coups.' Elle hausse les épaules, feint le désintéressement, pour oublier le froid qui gèle sa poitrine à la pensée de la Faring, du bambin qui avait été son fardeau pendant le si long voyage.
Les iris se reposent sur la femme, cependant, détaillent le moindre des gestes, la moindre des impulsions ; et le regard se laisse attirer vers la gorge, vers un médaillon dont elle ne voit pas les détails, juge distraitement la facture, l'expérience acquise dans les années de vol — et les yeux glissent vers l'esquisse d'une marque sur la peau, partiellement dissimulée par l'étoffe, et elle hausse un sourcil, sans associer le dessin à celui qui se nichait sur sa carotide. ’Joli bijou. Héritage de famille?' Un intérêt feint, histoire d'inspirer une confiance qu'elle-même n'offre à personne. Et elle n'est que calcul et méfiance, une retenue de tous les jours ; pourtant, c'est le fatum qui a placé l'intruse sur sa route, l'instinct qui la retient à ses côtés. La manifestation sourde d'un lien dessiné dans les étoiles, la résurgence d'atomes qu'elles partageaient depuis toujours. « Aisling. » Le nom la frappe, étonnamment ; et elle hésite, juste un instant, n'ose offrir son patronyme à la femme — finit par se résoudre, dans un hochement de tête léger, un sourire qui n'a de franc que l'aspect. ’Enchantée. Arin.' Et elle incline la tête pour mieux la détailler, tend une main arrachée aux manches écarlates — une invitation. Trop inconsciente que la collision stellaire avait déjà eu lieu — et que nul ne viendrait plus interrompre la course de cette roue de fortune.





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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Lun 11 Nov - 3:14

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« Non, c’est vrai. Je suis nouvelle, à Ibao. J’ai rencontré Kiel à Aureus, et avec le chaos de ces derniers temps… » Sa tête se penche légèrement, curieuse lorsqu’elle entend le nom de son collègue de travail, de celui avec qui elle partage une amitié proche. Discrètement elle écoute, essayant de comprendre les sentiments qui se cachent derrière le visage parfait de l’inconnue. Son histoire semblait si simple et à la fois, elle ressemblait à un puzzle aux pièces manquantes. « … J’ai préféré partir. Et une amie m’a confié son fils. Je devais l’amener ici. D’une pierre deux coups. » Justement, elle se demandait bien ce qu’elle était venue faire à Ibao, elle se demandait bien pourquoi elle avait dû fuir Aureus. Aisling commença à marcher dans la rue, ne laissant pas réellement le choix à la jeune femme que de la suivre. La jeune DeQ’ianto remit innocemment quelques mèches de cheveux derrière son oreille, alors que la courte promenade lui donne l’impression d’une compagnie familière qu’elle n’a jamais connu. « Mutante ? » Qu’elle demande, curieuse. « Sinon, pourquoi quitter Aureus ? » Parce que tu ne ressembles pas à une argent, ne dit-elle pas. « Kiel sera présent à l’école, on enseigne ensemble. Tu auras l’occasion de le croiser si tu m’accompagnes. » Qu’elle ajoute, comme un piège, pour vérifier qu’elle ne mentait pas. Aisling ne faisait pas confiance, à personne, on lui avait trop souvent répété que c’était une erreur et les mots lui manquaient souvent pour la chance d’avoir ses deux frères adoptifs. La ruelle débouchait sur une rue beaucoup plus passante où la foule était plus nombreuse. Aisling sent le regard posé sur elle, reconnaissant l’intensité des pupilles qui scrutent, qui essaient de la comprendre. Elle reconnait là le geste habile d’une personne qui a l’habitude de fréquenter les rues, d’une personne qui a l’habitude de tremper dans des milieux peu religieux. Aussi, elle ne dit rien, ne laissant pas paraitre ses doutes concernant les intentions de la jeune femme. « Joli bijou. Héritage de famille ? » Question pas si personnelle, moins qu’on ne pourrait le croire. Le bijou antique n’était que le fruit d’un passé révolu, envolé à jamais. Si sa mère encore vivante cherchait certainement sa trace, sa jumelle s’était envolée pour toujours. Aussi, la jeune femme ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire triste, sincère. « Un héritage de famille, c’est exactement ça. Dernier souvenir d’une sœur jumelle que je ne connaitrais jamais. » Explique-t-elle rapidement alors que l’inconnue se présente. Arin. Étrange, elle n’aurait pas imaginé rencontré une personne avec le même prénom que sa défunte sœur, encore moins quelqu’un aux mimiques similaires. Pourtant, malgré la tension, elle ne fait pas attention, elle ignore ce détail important. Alors elle continue de marcher en silence, les pensées préoccupées par ce mystère qui semble résolu mais qui ne sonne pas juste à ses oreilles malgré le fait que ses frères lui répètent d’oublier cette histoire. Après tout, elle s’était retrouvé face à une pierre tombale. Aisling continue de sourire, restant aussi concentrée qu’elle le peut sur Arin.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Jeu 14 Nov - 0:13
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  Mains enfoncées dans les poches, elle se perd dans les regrets d'une vie qu'elle avait abandonnée pour en prendre une autre, pâle reflet du spectre écarlate qu'elle avait été, présence redoutée errant dans les demeures d'Aureus et fondue dans ses murs crasseux ; à Ibao, elle n'avait ni nom, ni réputation — elle n'est rien, égarée dans la cité qui n'est pas sienne, une simple compagnie pour réchauffer les draps de Kiel, puisqu'elle ne savait le tuer. Qu'il vive était épée de Damoclès autour de sa nuque ; une épine plantée dans son pied fin, qu'elle se devait de retirer — qu'il meure, et elle vivrait. C'était si simple, équation de vie, équation de mort ; pourtant, elle ne parvenait à ôter la variable qui menaçait ses jours, ne parvenait à tout résoudre — un rien, un coup de couteau bien placé, et elle serait libre, sur les chemins d'une Aureus qui lui avait tant manqué. Une douleur presque trop physique ; elle ne s'attache aux gens, s'est attachée à la ville, sa cité, son royaume.
La femme qui s'accroche à ses pas, elle la contemple, pensivement ; elle n'est rien, une étrangère, une inconnue, quelqu'un qu'elle oubliera si vite — rien qu'une parenthèse d'attention qu'elle a brièvement accordée, par simple calcul. Pourtant, c'est un frisson qui la parcourt lorsqu'elle croise les yeux clairs ; l'écho d'un plus qui se dissimule dans le sang, d'un secret oublié depuis trop d'années — à l'instinct, elle n'offre nulle valeur, pourtant, balaie les hurlements de l'âme comme elle a balayé tout le reste. La femme n'est rien, un électron qui croise sa route. « Mutante ? » La question la dérange, un instant ; parce qu'elle n'aime pas se confier, n'apprécie pas qu'on s'intéresse. Elle n'est là que pour tuer, et l'attention est poison qui l'entrave ; elle hausse simplement les épaules, pourtant, feint de rien. Tend les doigts vers un mur sur la bordure de leur chemin, les laisse s'y fondre dans une alchimie céleste. Ghost. ’Comme beaucoup.' Elle ne daigne formuler l'évidence ; que la femme est du nombre, elle aussi, aberration d'un monde aux trop nombreux mystères, hybride de sangs qui n'auraient jamais dû se mêler. « Sinon, pourquoi quitter Aureus ? » Alors elle incline la tête, observe la femme, un instant, pensive ; finit par secouer le menton, comme résignée dans le mensonge qu'elle offre. ’La ville est trop instable, tout ce chaos -- J'ai préféré venir ici. Prendre un nouveau départ.' Les mots l’écœurent, dégoulinants de bons sentiments qui ne sont pas les siens ; dans le chaos, elle prospère, et il ne serait nul avenir pour elle tant que planerait sur sa vie l'ombre de la veuve Aneros. « Kiel sera présent à l’école, on enseigne ensemble. Tu auras l’occasion de le croiser si tu m’accompagnes. » Ses traits se fondent en expression vaguement surprise, et une moue reconnaissante qui ne font nul écho au cœur. ’C'est vraiment aimable, merci. Kiel et moi sommes... proches.' Le terme lui semble un brin ironique ; si insuffisant à décrire la relation tissée de mensonges qu'ils avaient bâtie, un leurre, un piège.
Mais lorsqu'elle s'arrache à l'étude des lieux, en éternelle quête d'une porte de sortie, c'est sincèrement qu'elle se laisse troubler par le sourire triste qui vient faner l'expression de la femme ; et c'est avec une attention redoublée qu'elle l'observe, les iris dansants entre le visage doux et le collier qui avait inspiré l'émotion. « Un héritage de famille, c’est exactement ça. Dernier souvenir d’une sœur jumelle que je ne connaitrais jamais. » Elle se fige, juste un instant, l'écarlate, troublée des intonations. Ne laisse tomber qu'un mot, chargé d'une émotion trop rare. ’Oh.' C'est une main hésitante qu'elle tend, alors qu'elle vient maladroitement tapoter l'épaule de celle qu'elle ignore être sa soeur. ’Je suis désolée.' Elle hésite, un instant, se maudit de la vague compassion qu'elle ne peut s'empêcher d'éprouver. ’Tu veux en parler?' Un haussement d'épaules, comme pour rendre l'offre banale. ’Si jamais.'





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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Dim 17 Nov - 3:42

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« Comme beaucoup. » Les mots sont vrais. Les mutants se retrouvaient pourchassés d’un coin à l’autre du royaume, race incomprise, sang trop différent, trop nouveau dans l’histoire. Elle-même, forcée de suivre le mouvement, parce que c’est sa famille mais plus encore, c’est un espace de paix. Esprit sauvage, elle pense à ceux qui ne le sont pas, ceux qui ont dû abandonner un lieu de tout une vie ; maisons désertées et amis abandonnés. Elle se rappelle, les lits de camp du premier jour, abris de fortune pour ceux recherchant protection, loin des centres de batailles. La guerre avait éclaté, non sans donner des signes avant-coureurs mais frappant de pleins fouet les habitants d’Akkadia. D’un hochement de tête elle ne fait qu’approuver les dires de l’inconnue, n’en demandant pas plus son histoire – chacun possédait un passé amer chez les silences. « La ville est trop instable, tout ce chaos -- J'ai préféré venir ici. Prendre un nouveau départ. » Vérité à peine effleurée, Aisling ne questionnera pas plus l’inconnue, qui n’en est pas réellement une. Un regard pourtant fuyant et une impression qu’elle ne dit pas tout, qu’elle garde pour elle des détails importants. Pourtant, la DeQ’ianto se fait silencieuse face aux aveux qui n’en sont pas vraiment, comme si tout avait été dit mais rien réellement révélé. Elle s’efforce d’être sociable face à la personne tout juste rencontrée, c’est facile étrangement mais ce n’est pas dans ses habitudes ; alors que l’étrangère à l’air tout aussi sauvage qu’elle. Il n’y a aucune réponse à donner face à la misère de la guerre, face à la tristesse d’un départ, alors elle se tait par respect pour la vie qui a été au centre d’Aureus. « C'est vraiment aimable, merci. Kiel et moi sommes... proches. » Un sourire à peine subtil, le regard qui en dit beaucoup plus. « Je vois. » Qu’elle dit, comme si elle parlait à une vieille amie – étrangement connectée. La jeune DeQ’ianto comprend la relation qui peut lier ces deux-là, curieuse de savoir la raison pour laquelle son coéquipier cache une si belle jeune femme ; jamais il n’avait mentionné fréquenter quelqu’un. Aussi, elle se garde bien d’un commentaire, alors que la pupille de ses yeux en dit déjà long ; comme une vieille blague entre copines. Ce n’est que lorsqu’elle parle de sa famille que la conversation prend un déroulement singulier. Aisling se dit qu’elle ne devrait pas en parler avec n’importe qui, c’est un sujet sensible et peu joyeux ; pas le genre de truc à raconter lors d’un premier rendez-vous dirait Cynéad. Sauf que son frère adoptif était doué en communication, pas elle ; tout ce qu’elle savait, c’était séduire comme les veuves lui avaient appris. D’un geste de main rapide, elle balaye les paroles d’Arin, parce qu’elle n’avait pas à s’excuser, ce n’était pas de sa faute. C’est alors qu’elle demande, par curiosité ou par politesse, la jeune DeQ’ianto ne saurait le dire. C’est une certaine gêne qui prend place lorsqu’elle lui tapote doucement l’épaule – signe qu’elle ne sait pas réellement s’y prendre, aussi sauvage qu’Aisling. « Tu veux en parler ? » Qu’Arin questionne, avec un brin d’innocence, alors que la DeQ’ianto sait que personne ne l’est vraiment. Une seconde d’hésitation, une fixation sur l’attitude de l’étrangère et Aisling, qui pour la première fois, essaie de suivre les conseils de ses frères en ouvrant son cœur. « Je n’ai pas l’habitude de parler de moi, à vrai dire. Ce n’est pas quelque chose que je fais. Mon frère me dit d’apprendre à m’ouvrir aux autres, alors pourquoi pas essayer… » Qu’elle avoue, secrète. « Tu n’as pas à t’excuser pour ta question, tu ne savais pas. J’ai été séparée de ma jumelle à la naissance et lorsque j’ai découvert la vérité, je me suis retrouvée face à une tombe. Tout ce que je ne saurai jamais d’elle, c’est ce collier avec nos initiales A&A et une tâche de naissance identique, d’après ma mère. C’est marrant, elle portait le même prénom que toi. » Qu’elle termine en montrant son cou, avant de rabattre rapidement ses cheveux dessus, encore une fois. « Tu n’as pas de famille ? » Demande-t-elle, comme un donnant-donnant.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Jeu 28 Nov - 17:37
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    Les iris pâles glissent sur le gris des bâtiments ternis par les embruns, vers la ligne fragmentée d'une civilisation qu'ils avaient bâtie sur la façade d'une mer qui s'ouvrait vers l'infini ; et la respiration roulante de l'océan lui inspirait quelque peu d'une nostalgie, écœurée, pourtant, de ce que sa seule vue lui inspirait — le rivage n'était que rappel constant de la distance qui l'arrachait à sa cité ; mais les vagues étaient liberté, ouverture vers les promesses d'un monde qui s'étendait à l'infini. Et, juste un instant, elle songe qu'elle pourrait partir — laisser la terre derrière elle, sans espoir de retour, pour un autre univers à conquérir, contre le sacrifice d'une existence qui n'avait jamais eu nulle valeur, si ce n'était la sienne. Plus de menaces, plus de responsabilités ; ce serait si simple. Mais à peine le rêve dessiné qu'il s'évapore ; parce qu'elle ne veut partir, ne saura jamais si résoudre — et si elle ne s'attache aux gens, le manque de la capitale a quelque chose d'une peine cruelle, comme si la cité était amie plus chère que les hommes ne sauraient jamais l'être. Elle s'était détournée du souvenir d'une Rosalind mourante, avait piétiné la peine pour éviter de se laisser atteindre ; embrigadée dans la mission, dans l'objectif pour oublier — elle n'avait jamais oublié Aureus. Une vie pour une vie — la sienne était devenue bien trop indissociable de celle de Kiel.
L'allusion brille dans les yeux de celle qui s'accroche à ses pas à l'évocation de l'homme, et elle ne peut retenir un rictus quelque peu moqueur, l'écarlate — un amusement venu empreindre les lippes, dans l'ironie de la situation. Comme s'ils étaient ensemble — comme si quoique ce soit de cette histoire était seulement sincère. Un moyen plutôt qu'une fin. Il était presque trop facile de s'en convaincre. Quiconque, dans cette ville maudite, pouvait-il seulement imaginer qu'elle viendrait leur prendre l'un des leurs — la fille pouvait-elle seulement croire qu'elle répandrait un jour le sang de son collègue pour le seul plaisir d'assurer sa propre sécurité? Et parce que la pensée a quelque chose de tragique, elle ne peut empêcher le sourire de se faner un peu, terni de la perspective. De la mort à venir, elle ne tirait nulle satisfaction personnelle, nulle réjouissance ; le simple accomplissement de ce pour quoi elle avait été embauchée, la simple assurance de vivre un jour de plus. C'était si peu, et c'était déjà tout. Un job à accomplir, sa vie en jeu. Suffisamment pour qu'elle se force à une sociabilité qui n'était rien d'elle, une sollicitude si fausse pour une étrangère qu'elle oublierait si vite.
C'est un brin de confession, qu'elle lui offre, pourtant, l'autre, presque aussi sauvage qu'elle l'est elle-même ; et elle songe qu'elles se ressemblent presque un peu, un reflet de bestialité dans l'une comme dans l'autre, quelque peu d'une indépendance pour couronner leurs fronts. C'est une curiosité vaguement dissimulée qu'elle lui offre, alors qu'elle déroule son histoire, un peu d'une tragédie dans les mots ; le fantôme d'une sœur perdue, tout ce qu'elle-même n'avait jamais eu. Plus qu'elle-même n'avait jamais eu. Elle n'avait eu que la misère, n'avait eu que l'anonymat, l'immense rien d'une identité vide, à crever dans un orphelinat où elle n'était que bouche de plus à nourrir.
Mais c'est la constellation d'une peau qui la fige, comme terrassée, frappée par l'écho des mots qui les accompagnent. Une tâche de naissance identique. Une ligne de tâches de mélanine sur l'or de l'épiderme, dévoilée dans les épaisseurs d'étoffe, une ligne floue sous ses yeux, si connue pourtant. Elle se fige, dans ses pas, et dans un élan presque furieux, c'est toute délicatesse qu'elle rejette, dans l'envie désespérée de savoir, de se prouver que ce n'était rien — et ses doigts se saisissent de la chair douce, écartent sans ménagement les replis qui dissimulent la marque sur la peau d'Aisling, repoussent dans le même temps le col écarlate qui s'était abattu sur la sienne. Frappée d'horreur devant l'évidence. Incapable d'y croire, pourtant. 'Ce n'est pas possible.'
Elle sait, cependant. La vérité retorse, dissimulée dans les tréfonds de leurs veines, dans les constellations jumelles de leurs peaux, dans les arabesques des prénoms. Et trop horrifiée, elle relâche la sœur, s'écarte d'un pas vers l'arrière, comme pour mettre de la distance, comme pour fuir. 'Ce n'est pas possible.'





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AGE : 26 ans. Une vieillesse partagée avec un double et pourtant, chaque année le temps la sépare un peu plus de son enfance. Plusieurs années parties en cendres avant qu'elle commence à se reconstruire avec eux. Renaissance douloureuse mais nécessaire, elle réapprend à vieillir.
STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Hier à 8:10

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Un bourdonnement incessant s’installait dans les oreilles d’Aisling. Ce fut d’abord les yeux profonds de l’inconnue qu’elle aperçut, emplis d’une incompréhension déroutante. Ce fut ensuite le contact froid sur sa peau, acte d’intrusion dans son intimité alors qu’elle lui touchait sa marque de naissance près du cou. Si un instant elle avait songé à s’insurger, ce fut définitivement sa propre vision de la même marque, identique à la sienne, qu’elle observa un bref instant dans le cou d’Arin. « Ce n’est pas possible. » Qu’elle entendit à peine, trop occupée à mettre ensemble les pièces d’un puzzle qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Se trouvait en face d’elle une jeune femme du même âge, elle en jurerait, les cheveux de la même couleur de jais, que s’en était troublant et ces yeux, l’empreinte similaire, mystérieuse et sauvage. Sa présence, décuplait à présent, qu’elle arrivait presque à sentir sous sa peau, comme un lien invisible déjà tissé depuis longtemps sans qu’elle ne puisse l’appréhender et le dompter ; un pas de recul pour elle aussi, alors que l’autre répétait « Ce n’est pas possible. » d’une voix sourde. C’est la ressemblance qui frappe alors Aisling de plein fouet face à cette Arin qu’on pourrait confondre avec elle ; quelques artéfacts et le tour serait joué. Soudainement, elle ne sait plus quoi dire, ni quoi faire ; elle ne sait pas comment réagir, s’enfuir serait simple, éviter la confrontation à venir. Perdue, c’est l’image de cette tombe qu’elle reconnait, comme une évidence de l’impossible qui pourtant se trouve sous ses yeux comme un mirage. Une main se porta à ses cheveux, mal à l’aise, ne sachant si elle devait prendre l’inconnue dans ses bras, ne sachant si elle devait s’en méfier parce que la coïncidence, si grosse – Aisling ne faisait pas confiance. Le cœur qui semblait vouloir sortir de sa poitrine, le cœur qui battait bien trop fort ; accélération perturbante pour cet esprit sauvage qui ne s’excitait de rien. Une main vers l’avant, seul véritable geste qu’elle se sent capable de donner sans s’effondrer pour repousser les cheveux de sa sœur – terme qui sonne faux, encore – derrière son épaule ; geste tendre, preuve d’un amour qu’elle n’assume pas véritablement. La gorge nouée, elle ne sait pas, hésite, sur les mots à dire, sur les questionnements à avoir alors elle observe, elle scrute dans les pupilles identiques aux siennes et pourtant, si différente. « Ce n’est pas possible, non. » Qu’elle répète, comme pour s’en convaincre ou pour rassurer l’autre ; elle hésite. Un regard encore vers cette marque trop évidente, une pensée encore pour ce prénom qui est le même. « La tombe, j’y ai passé tant de temps. Je le sais, de mes propres yeux, je l’ai vu. » Qu’elle ajoute, une voix brisée ; et pourtant, une tombe ne signifie rien car même elle se cache, même elle en connait des tas de gens qui ont changé d’identité. L’envie de reculer se fait pressante pourtant elle résiste, attirée comme un aimant par cette sœur qu’elle a perdu depuis trop longtemps. L’envie de pleurer se fait sentir, une boule dans sa gorge qui apparait alors qu’elle aimerait être certaine ; face à cette inconnue qu’elle ne connait pas vraiment. Le bonheur d’avoir trouvée, elle est certaine ; la peur de se tromper, de ramener chez elle une ennemie. Pourtant, elle se refuse de croire à cette deuxième hypothèse, préférant se persuader qu’une sœur ne voudrait jamais de mal à une autre. Aisling s’interroge soudainement, elle veut connaitre son histoire, elle veut savoir, égoïstement, laquelle est la plus chanceuse des deux. C’est un tourbillon de sentiment qui se bouscule dans son corps, alors qu’elle perd doucement toute logique. Parce qu’Aisling n’avait jamais manqué d’une famille, pas vraiment, puisqu’elle avait toujours connu sa mère – leur mère, encore vivante – chez les veuves, parce qu’elle avait manqué d’un père et toujours sentie ce manque de sa jumelle mais, ça n’enlevait rien à ce sentiment de rencontrer la moitié qu’il manquait à son âme. Courageuse, un brin impétueuse, elle ose demander : « Tu as été déposée à l’orphelinat lorsque tu n’étais qu’un bébé, j’ai raison ? Tu n’as jamais cherché à savoir si tu avais une famille ? ». Le silence qui s’étend, l’envie de savoir, l’urgence de la connaître autant qu’elle le peut.
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Re: MISSED YOU MORE THAN I THOUGHT I WOULD — aisrin.  |  Aujourd'hui à 0:39
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    Ibao n'est qu'étrangère, le spectre de tout ce qu'elle n'était pas, de tout ce qui ne lui était familier ; et pourtant, c'est alors que le monde s'écroule sous ses pas qu'elle réalise combien la ville avait eu quelque chose de certain, jusqu'alors — et c'est lorsqu'elle pose les yeux sur les rues qu'il lui semble à peine découvrir, dans le prisme d'une autre réalité, qu'elle réalise combien rien ne fait de sens. C'est son existence toute entière qui s'effrite entre ses doigts, des convictions massacrées sans vergogne ; et elle voudrait fuir, loin de la réalité qui se dessine, sait qu'il n'est pas d'échappatoire à la fracture de son univers. Il n'était pas un point du monde assez éloigné pour effacer ce qui venait d'apparaître ; pas un remède pour oublier, et prétendre que ce n'était là que mensonges. Alors elle lâche un rire incrédule en posant les yeux sur l'étrangère, rire quelque peu sardonique, rire quelque peu cruel — parce qu'elle préfère nier, que la réalité l’écœure dans ce qu'elle entend, dans ce qu'elle implique. Qu'elle avait crevé de faim pendant qu'une famille grandissait dans l'ombre. Qu'elle avait dû se battre pour survivre parce qu'elle n'avait jamais su compter que sur elle-même. Qu'elle avait toujours été seule — alors qu'ils étaient là. 'Non.' Un simple mot, un simple refus. Et elle voudrait rire encore, de la stupidité d'un monde qui balayait tous ses calculs et ses prévisions, rire tant c'était aberrant ; pourtant, elle se prend à détailler la fille, chercher le reflet de ce qu'elle était elle-même dans les courbes et les traits, trop écœurée de seulement contempler des iris qui évoquaient tant les siens. De ce qu'elle lit dans ces yeux, tout ce qu'elle vomit — et lorsque la main se tend vers elle, c'est un instinct de préservation, réflexe bestial qui vient se glisser dans son ichor gelé ; de la folie qui danse dans les iris et les dents qui se dévoilent dans un rictus carnassier, comme un avertissement. Trop divisée entre le cœur et la raison, les faits et le refus puéril d'admettre la réalité. Parce qu'elle était trop difficile à digérer, cette vérité-là — parce qu'elle l’écœurait au-delà des mots ; et pourtant, lorsque les doigts se glissent dans sa chevelure, elle se fige, trop frappée de ce qu'elle entrevoit, de ce qui se dessine — l'écho d'un lien, mort depuis trop longtemps, immortel et indéniable, pourtant. Une faiblesse. Alors elle s'écarte, comme pour repousser le contact, comme pour fuir ce que le cœur murmure — parce qu'elle n'a pas de sœur. Parce qu'elle est seule, animal blessé. 'Ne me touche pas.' C'est presque un feulement, des mots amers sifflés entre les dents serrées ; et elle a désespérément envie de faire mal, brusquement, de détruire, pour que tout redevienne comme avant.
Rien ne serait jamais plus comme avant, pourtant.
Que la stèle de sa tombe ait été gravée ou non ; qu'ils l'aient enterrée sous la montagne de leurs mensonges — elle était là, elles étaient là, et c'était preuve vivante d'une réalité qui n'aurait jamais dû être. D'une vie qu'on lui avait prise. Elles étaient sœurs, et c'était caprice futile que de seulement nier l'évidence. Un lien du sang qui l’écœurait, parce que ce n'étaient là que des entraves, des chaînes pour la priver d'une liberté qu'elle avait épousée. Et un instant, elle songe, dans un brin de lucidité, qu'il serait aisé de couper court — se faire politique, d'une politesse cordiale, et de fuir ; mille intentions trop nobles effondrées dans la curiosité de la sœur, dans le mot honni qui résonne. Famille. Le mot l’écœure, fait tomber un voile rouge de fureur ardente sur l'écran de sa vision — et si c'est contre le monde qu'elle voudrait hurler sa haine, c'est à la tendresse des yeux d'Aisling qu'elle la crache presque, amère. 'J'ai crevé de faim toute ma vie dans un orphelinat. J'ai dû me battre pour survivre. Et je n'ai jamais cherché à savoir si j'avais une famille parce que je n'ai pas de famille.' Déjà, elle se redresse, le spectre de flammes infernales dans les iris, se targue d'un reniflement moqueur. 'Tu es peut-être de mon sang, mais tu n'es pas ma sœur. Je n'ai pas de sœur. Je n'ai pas de famille. Je n'ai personne. Tu n'es rien pour moi.' Le feu s'éteint, soudain ; trop lasse de lutter, brusquement, trop consciente d'avoir été cruelle envers quelqu'un qui ne l'avait pas mérité — les excuses restent muettes, pourtant, ravalées dans l'orgueil et la fierté. 'J'ai passé toute mon enfance à espérer. Qu'on vienne me chercher. Qu'on m'offre une autre famille, une autre vie. Personne n'est jamais venu. Je n'ai personne.' Les épaules s'affaissent, dans la défaite, un renoncement qui coule dans ses veines alors qu'elle fuit les yeux pâles. 'Ils n'ont même pas daigné sonner. On m'a posée dehors, dans la neige, devant la porte. Ce n'est pas une famille.'





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