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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

période sprint rp
Merci à tous pour votre participation à la période de sprint RP. La prochaine arrivera bientôt !

nouveaux dés
De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
les petites news

les personnages de GWF



 


le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 7

la confrérie
Palier 5
le cercle
Palier 8

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 6
les veuves
Palier 5

les perles
noires
Palier 5
les épines
rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


 le fleuve qui nous emporte (hirabella)

 :: AKKADIA :: Valdierva :: Rezbia :: Château des Sielle  
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le fleuve qui nous emporte (hirabella)  |  Mar 22 Oct - 18:44
Le fleuve qui nous emporte -- @hiram gavon Depuis l'aube, les appartements du château se vident, à mesure que les pièces communes elles se remplissent. A tel point qu'il devient délicat de trouver un endroit silencieux, où simplement se retrouver en tête-à-tête avec ses songes, ailleurs que dans sa chambre. Les dames se regroupent entre elles avec leurs bambins, qui s'agitent dans des bras qui les serrent bien trop fort depuis deux jours. Et le peu d'hommes en ces lieux se tapent dans le dos, restent entre eux et enfument les pièces exactement comme à l'habitude, comme si de rien n'était et pourtant. Si l'on regarde bien tout au fond de leurs yeux, l'on y perçoit exactement les mêmes craintes qui animent les conversations de leurs sœurs, de leurs cousines ou de leurs femmes. Auxquelles la brune ne participe pas, et qu'elle préfère même fuir en se faufilant dehors, mais le coin de l'œil toujours rivé sur Nathanael qui s'amuse avec un autre garçon quelques mètres en arrière, dans le hall. Elle s'aère, le corps et l'esprit parce que l'heure s'en vient. Et si la peur de revoir leurs visages lui tord le ventre, gagner quand même l'extérieur s'avère bien plus supportable que tous les sourires et accolades dont elle est gratifiée, depuis l'annonce qui les a tous faits se lever de leurs draps au matin. Ils reviennent, aujourd'hui. Ils seront tous là dans la journée. La phrase a fait le tour du château dans la matinée, et c'est comme si elle les avait tous délestés d'un amas de pierres qui logeait sur leurs épaules depuis le cinq - voir avant, pour ceux qui connaissaient le plan. Et si tous ne cessent d'en parler, du retour et de tout ça, de tout ce qu'ils ont fait, elle les a gardée pour elle ces simples mots, comme ses pensées et ce qu'elle imagine que sera la scène qui est sur le point de se jouer. Mercenaires et combattants du royaume de Valdierva, qui fouleront bientôt ou le font déjà, les terres de la nouvelle capitale qu'ils ont fait tomber de leurs mains. Et à la tête de ce cortège sera son frère aîné, son Roi - qu'elle ne s'attendait pas à revoir maintenant, là tout de suite, alors que ses iris se posent au loin, sur l'entrée des jardins. Ils sont là. Les mots filent tout bas, mais suffisamment fort pour attirer l'attention de Nathanael dont les rires s'arrêtent, net. Et l'enfant qui les partageait s'enfuit répandre la nouvelle, quand son neveu lui se fige, et la brune en profite pour détailler une seconde ce visage qui peu à peu s'illumine. Ses traits d'abord, et cette lueur dans ses prunelles. Il ressemble tant à son père. Et il est aussi vif que Noah l'était jadis, si plein d'énergie qu'elle ne parvient qu'in extremis à lui attraper l'avant-bras alors qu'il s'apprêtait à lui filer entre les doigts. Laisse les venir jusqu'à nous, qu'elle susurre à son oreille en ayant tout juste besoin de se baisser. Par tous les dieux, qu'il grandit vite, bien trop vite, qu'elle songe avant de se placer derrière lui pour le mettre en première ligne, et agripper fermement ses épaules - par affection, et peut-être un brin pour s'assurer de bien retenir le tigre. je te promets qu'ils seront là dans une toute petite seconde. Puisque les véhicules se rapprochent, rapidement, et qu'il n'a pas semblé s'écouler plus d'un battement de cil avant qu'ils ne se retrouvent stationnés en contrebas. Et la brune ne desserre son étreinte que lorsqu'elle devine la silhouette de Nysa qui s'extrait de la voiture de tête. Puis son frère, de l'ombre duquel finit par s'en détacher une troisième, qui l'empêche d'aller se jeter dans ses bras.

Machinalement, les mains qui se détachent du petit viennent masquer sa bouche, et c'est tout un flot de sentiments qui s'écoule à toute vitesse le long de ses joues. Et qui brouille tout. Sa vision, mais aussi le temps qui s'écoule, car d'un coup, d'un seul en une minute à peine, il n'y a plus rien qui se mouve. Même ses larmes semblent s'arrêter de ruisseler, même son cœur ne semble plus fonctionner et pourtant, la brune descend une marche, puis deux, puis trois et tout ce qu'elle voit, c'est son visage, c'est sa carrure qui se détache. Et elle termine le chemin en courant, avant de se jeter dans ses bras sans même se demander s'ils l'enlacent vraiment ou même s'il est bien là, tout contre elle, si c'est vraiment contre son cou que ses larmes se perdent. Mais par Valdios, la Sielle se fiche de savoir si tout cela est vrai. Elle le serre. Elle a le temps de le serrer si fort avant qu'une petite foule s'amasse tout autour des arrivants, et que son esprit lui, se reconnecte. A lui. A la réalité qui les entoure, mais dont elle n'a que faire. Laisse-moi faire comme si de rien n'était avant que nos regards se croisent, et te dire que je t'aime, que je t'aime tellement parce qu'après, je ne sais pas si j'en serais toujours capable. Et elle resserre de plus belle son étreinte, bel et bien pour ne pas croiser ses prunelles et la honte, et toute la colère que dans tous les cauchemars qui la tiennent éveillée la nuit, les céruléennes reflètent.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.

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STATUT CIVIL : ( marié ) à sa muse, douce arabella qui s’est octroyée l'entièreté de son palpitant. l'un comme l'autre semblent avoir un goût prononcé pour la dramaturgie, laissant un froid dévastateur s'installer entre eux.

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Re: le fleuve qui nous emporte (hirabella)  |  Sam 16 Nov - 17:57
- le fleuve
qui nous emporte -

w: @arabella gavon


Il n’est plus un traitre. Ce dernier mot résonne dans son esprit, avant qu’il ne l’enterre définitivement dans les abysses de son inconscient. La cavale est terminée, et même si il n'est resté que quelques mois dans la planque, les mois avaient semblé être des années. Les iris azurs perdues dans le vague, il n’ose imaginer le moment où ses prunelles croiseront les siennes. Dieu sait qu’elle lui avait manqué, et il n’espérait qu’une seule chose, c’était la serrer dans ses bras et ne plus la lâcher avant un long moment. Mais l’esprit tortueux qu’il était ne pouvait s’empêcher de redouter ce moment, à cause des évènements précédents sa fuite. Les longs moments qu’il avait passé à se ressasser tous les mauvais moments prenaient désormais le pas sur les multiples moments plus que magiques qu’ils avaient passé ensemble, ne cessant de laisser une plus grande place au doute concernant les retrouvailles tant attendues. Oh que oui, il les attendait. Et même si les nombreuses disputes laissaient place au doute, elles lui semblaient lointaines, peut être même futiles, désormais. Les jours passés loin d’elle n’avaient fait que lui rappeler que jamais, ô grand jamais, il ne pourrait la laisser, quand bien même elle ne changerait pas d’avis sur le fait d’enfanter. Dès l’instant où il avait réalisé le fait qu’il ne la reverrait peut être jamais, il avait senti son cœur se serrer, à tel point qu’il avait eu l’impression d’étouffer. Affreuse sensation qui n'a fait que perdurer, mais qui s’est vite évanoui dès qu’il a posé les yeux sur elle. Derrière la vitre noire, elle ne peut pas le voir, et il profite de cet instant pour détailler ses traits qui ne sont pas encore noircis par les souvenirs houleux. Un sourire nait sur ses lippes, face au portrait qui se dresse sous ses yeux, constatant sa femme en compagnie du jeune Nathanaël et il se surprend -enfin pas vraiment, à s’illusionner qu’un jour, elle tiendrait leur enfant de la même façon. Mais il secoue la tête, comme si cela pouvait lui faire sortir l’idée de la tête, pour savourer le moment qui s’offre à lui. Les nœuds de son estomac avaient laissé place à des sensations beaucoup plus plaisantes, mais ils reviennent au galop dès lors que la voiture s’arrête. Il faut sortir, maintenant. Il laisse Noah et Nysa sortir les premiers, et un quart de seconde, il hésite avant de sortir. Il est à la fois impatient, et nerveux. Sentiments contradictoires face à un moment si attendu et si redouté. Mais dès lors qu’il se retrouve hors de la voiture, ses prunelles bleutées cherchent à croiser les prunelles noisettes d’Arabella, qu'il ne tarde à croiser. Son palpitant semble louper un battement, puis c’est comme si il n’était que spectateur de la scène. Il se sent fondre, et bêtement, il reste immobile. C’est comme si ses pieds s’étaient ancrés dans le sol. Il esquisse un maigre sourire, tâtant inconsciemment le terrain avec ce sourire sincère, et ses doutes disparaissent rapidement dès lors qu’elle porte ses mains sur sa bouche. Malgré la distance, il peut voir les larmes qui coulent sur ses joues, il peut presque les sentir ; ou alors ce sont les siennes, qu’il sent. Lui qui n’est pas démonstratif, la flopée de sentiments qui l’envahit est trop intense pour être contenue. Sa vue se brouille, il n’est pas certain de discerner la silhouette frêle qui descend les marches, pourtant, son instinct lui souffle que ça ne peut être qu’elle. Alors il s’avance, ses pieds s’arrachent du sol pour franchir les quelques mètres qui les sépare, et il la sent contre lui. Il la serre, à tel point qu’il a peur de l’étouffer, mais il à besoin de ça pour se prouver qu’il ne rêve pas. Ce moment, il en a rêvé maintes fois, et chaque rêve était en dessous de la réalité. Il sent ses larmes couler sur la peau de son cou, alors qu’il plonge son visage dans ses cheveux. Il humecte le doux parfum qu’ils dégagent de ses cheveux, totalement déconnecté de la réalité. C’est sa voix, douce voix mélodieuse, qui le ramène sur terre. Laisse-moi faire comme si de rien n'était avant que nos regards se croisent, et te dire que je t'aime, que je t'aime tellement parce qu'après, je ne sais pas si j'en serais toujours capable. Il laisse échapper un lourd soupire, de soulagement, avant de resserrer son étreinte, lui aussi, si c’est encore possible. Il ne dit rien, pas tout de suite, car c’est beaucoup trop intense pour lui. Moi aussi, voudrait-il dire, mais les mots restent bloqués dans sa gorge. Les secondes défilent beaucoup trop vite, il n’a qu’une envie, c’est de la garder contre lui. « Tu m’as tellement manqué, je..-  » Il s’arrête, hésitant. « Ne me quitte jamais. » chuchote-t-il, oubliant tout honneur. C’est presque une supplication, car ces derniers mois n’ont fait que confirmer la chose, il a besoin d’elle. Sans elle, il n’est plus que l’ombre de lui même, un fantôme condamné à errer sans de réel but. Le brouah de la foule l’extirpe une nouvelle fois du cocon dans lequel ils étaient, alors il s’en détache à contre cœur. Ses yeux sont humides, et même si il déteste de telles démonstrations d’affections, il s’en fiche royalement à cet instant. Ses prunelles finissent par croiser les siennes, et un instant, il s’y noit. Son air impassible revient, laissant une faille qu’elle seule est capable de déceler, dans son regard. Il passe la main sur sa joue, avant de détailler ce visage qu’il connaît déjà par cœur, avant de la laisser retomber sur son flanc pour reprendre un air plus sérieux.  « Est-ce qu’on peut discuter ? » Ose-t-il demander, alors que les nœuds de son estomac réapparaissent soudainement. Il veut s’éclipser, pour discuter, car Dieu sait qu’ils ont des choses à ce dire.

***

A peine a-t-il entendu le bruit de la porte qui se referme, qu’il se retourne pour poser ses lèvres sur les siennes. Il a besoin de la sentir, de la toucher, toujours dans l’optique de se garantir que ce n’est pas un rêve. Baiser chaste qui devient plus passionné, le goût de ses lèvres reste inchangé, lui rappelant des souvenirs qui semblent venir d’une autre vie. Festivités qui dénouent les noeuds de son estomac, il n’a qu’une envie, c’est de sentir son corps contre le sien. Pourtant, il décide de la lâcher, pour la regarder une nouvelle fois. Ses mains glissent de ses hanches jusqu'à ses joues, et il se contente de la regarder, il pourrait le faire des heures durant, si ça ne tenait qu’à lui. « Tu es vraiment là.. » dit-il en se mordant la lèvre inférieure, ses mains encadrant toujours son visage. C'est réel, ne cesse-t-il de se répéter, alors que les larmes refoulées sur la place public recommencent à couler. Mais ce moment magique qui vient être brisé dès qu’il ouvre la bouche la bouche pour ressasser des choses qu’ils auraient pu se contenter d’oublier. « Pardonne moi pour l’ultimatum. » dit-il, détournant le regard, ses mains quittant les joues de sa douce. Il n’aime pas s’excuser, ça lui fait mal à son égo, mais il a besoin d’en parler. Les longues journées à ressasser tout ça n’ont fait que l’intoxiquer. « Je ne pensais pas tout ce que j’ai dit ce jour là, j’étais aveuglé par mon désir de… » Il ne termine pas sa phrase, il laisse un lourd soupire s’échapper de ses lippes à la place. Elle comprendra, c’est certain. Un maigre sourire vient se nicher sur ses lippes, malgré le sujet fâcheux, avant qu’il ne plonge à nouveau ses prunelles dans les siennes. « Tout cela semble tellement futile, désormais.. »  Après tout ce temps passé loin de toi. Pourtant, viendra un jour où la futilité du sujet réapparaitra, et il reviendra à la première place pour de nouveau semer le chaos entre les deux dramaturges qu’ils sont.




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Re: le fleuve qui nous emporte (hirabella)  |  Mer 4 Déc - 13:38
Le fleuve qui nous emporte -- @hiram gavon Et cette voix qu'elle avait tant redoutée d'entendre de nouveau, la mariée se demande bien pourquoi, maintenant qu'elle lui parvient en chuchots. Ne me quitte jamais, quatre mots qui lui semblent irréels. Et pourtant de ceux-là, elle en a rêvé mille fois sans oser songer qu'elle pourrait véritablement les entendre de nouveau. Pas tout de suite du moins, mais voilà qu'ils s'échappent si rapidement et lui font resserrer son étreinte, plus fort, toujours plus fort si tant est que cela soit possible. Et elle se rend compte de la ferveur avec laquelle il l'enlaçait lui aussi, mais seulement au moment où leurs corps se détachent. Et d'un coup, c'est le vide. C'est des heures à se ronger les sangs et des semaines de sentiments divergents qui s'écrasent sur le sol. Pour mieux revenir sûrement, mais à cet instant précis c'est comme s'il n'y avait plus rien. Ni dans sa tête, ni dans son être. Rien d'autre que ses prunelles qui ne peuvent pas se détacher des siennes et un peu plus tard, quelques mots qui brisent l'instant, comme sortis de nulle part. Elle ne sait trop comment ils sont parvenus à ses oreilles tant le silence règne dans sa tête, mais elle les entend - malheureusement ? Et parce que rien ne semble exister alentour, parce que rien ne semble avoir la moindre importance là, maintenant, elle se contente de hocher la tête en guise de réponse. Elle dit oui sans laisser filer le moindre son, et peut-être sans le penser vraiment. Parce qu'elle se fiche de tout, pas de lui, mais de toutes les discussions du monde et de toutes les vacheries échangées et même des victoires, des vies sauvées et des autres perdues, de tout ce qui a fait que le monde ne sera jamais plus le même à partir de ce jour. Parce que la seule chose qui pourrait faire sombrer le sien, c'est qu'il ne soit pas là, juste devant elle. C'est qu'il ne la regarde pas, qu'il ne la regarde plus, et qu'elle n'entende plus jamais le timbre si spécial de sa voix lorsqu'il s'adresse à elle. Il est là. Et elle reste bête à le regarder, presque comme quand elle n'était encore que cette fillette qui l'admirait de loin quand il s'amusait avec ses copains. Son sourire doit être niais. Et sa posture plus nonchalante qu'elle ne le devrait, mais elle s'en fiche. Elle n'a que faire du temps qui file, ni des prunelles qui doivent la détailler. Et l'admirer, ou la juger. Elle ne voit que les siennes. Et son visage. Et lui tout entier, de qui elle est follement et irrévocablement amoureuse.

***

Elle ne sait pas vraiment comment ils en sont arrivés là - littéralement. Est-ce qu'ils ont échangé le moindre mot le temps de traverser le château jusqu'à ses, non jusqu'à leurs appartements ? Elle n'est toujours que silence et ne s'exprime qu'au travers de ses gestes, de ses lèvres qui frôlent tendrement les siennes avant qu'elle ne redevienne tigresse, avant qu'il s'éloigne de nouveau et que la sensation de ses mains qui glissent de ses hanches jusqu'à ses joues ne soit pas suffisante. Ni cette façon qu'il a de la regarder, ou de se mordre la lèvre inférieure tout en laissant échapper ce qu'elle pense au même instant. Ils sont là. Ils sont vraiment là, l'un si près de l'autre avec rien d'autre dans le regard qu'un désir brûlant, qu'un amour si intense, tellement puissant que toutes les histoires qu'on lui lisait quand elle était petite fille lui semblent si fades depuis treize ans, ou vingt ans ou peu importe le nombre d'années depuis lesquelles elle se noie dans ses yeux, parce qu'elle ne se souvient plus du tout comment c'était avant qu'ils ne deviennent eux. Pardonne moi pour tout le reste. Elle le coupe et ses mains glissent de sa taille jusqu'à ses cuisses, avant de se détacher de lui quand il détourne le regard. Et le soupir qui ponctue sa phrase, il est plus lourd de sens que les quelques mots qu'il laisse échapper. Et pourtant ça ne l'est pas. C'est en sourire triste que ses lèvres s'étirent, et si elle continue de soutenir son regard, c'est parce qu'elle sait qu'elle serait bien incapable de le fixer de nouveau si elle venait à le détourner. Tu ne le penses plus maintenant, mais demain ? Elle attrape sa main, et l'invite à s'asseoir sur la méridienne au bout de leur lit. Quand tout ceci… les batailles et les hommes tombés durant, et sa cavale, les nombreuses semaines passées loin d'elle sans la moindre nouvelle. Elle marque une légère pause avant de reprendre. Quand le temps fera son effet, nous repenserons à tout ça avec un peu moins de tolérance qu'aujourd'hui. Et je ne veux pas éluder tout ceci et passer mon temps à redouter que cela revienne sur le tapis. Je ne peux toujours pas te dire ce que tu voudrais entendre, mais je ne veux surtout plus te mentir. Pas après tout ça. Les nuits à se remémorer les mots durs, à en cauchemarder et les jours à prier pour que les Dieux lui laissent la possibilité de pouvoir se faire pardonner. Le revoir. Ne serait-ce que lui glisser un je t'aime à l'oreille. Pouvoir saisir sa main et la garder entre les siennes comme elle le fait maintenant et le laisser lire dans ses yeux, aussi décrypter les battements de son cœur pour y déceler toute la sincérité dont elle fait preuve. Je ne sais pas de quoi demain sera fait ni si nous pourrons un jour parler de tout ça sans hausser le tons, mais je sais que nous trouverons une solution qui ne nous demandera pas de mettre les désirs de l'autre de côté. Parce que nous sommes nous. Un léger sanglot se devine dans sa voix, alors qu'elle hausse légèrement les épaules comme pour souligner l'évidence. Je t'aime, depuis bien plus longtemps que le jour de nos noces et je ne conçois pas ma vie sans l'amour que je te porte. Et si leurs mains se séparent, ce n'est que pour qu'elle essuie les quelques larmes qu'elle sent rouler sur ses joues. Avant de laisser échapper ce rire nerveux, qui retient les autres. Parce qu'elle ne veut plus pleurer, parce qu'ils sont chanceux. D'être là, en vie et de pouvoir discuter, se sourire et s'enlacer, quand d'autres ne pourrons plus jamais.


ça va mal. mais quand ce sera pire, on regrettera le temps où ça n’allait pas bien.

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Re: le fleuve qui nous emporte (hirabella)  |  Ven 27 Déc - 19:51
- le fleuve
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w: @arabella gavon


Inoubliables. Tel était le mot qui qualifierait ses retrouvailles tant attendues et tant redoutées à la fois. Jamais, il n’oublierait l’instant où leurs lèvres se sont scellées, tant il en avait rêvé lors de sa captivité. Chaque contact physique lui provoque un frisson, remontant de ses hanches jusque ses omoplates, un frisson de plaisir qu’il meurt d’envie de prolonger, pourtant, ses lippes finissent par quitter celles de l’être aimée. Le voici, le moment tant redouté. Les quelques mots qu’il s’apprête à prononcer pourraient bel et bien sceller le destin de cette conversation, réduisant à néant les nombreuses prises de conscience qu’il avait eu lors de sa fuite. Pourtant, les mots s’extirpent de ses lippes. Il parle, Hiram, d’abord pour s’excuser, mais alors qu’il s’apprête à continuer pour parler d’un sujet plus délicat à leurs yeux, elle le coupe. Pardonne moi pour tout le reste. Le glissement de ses mains sur ses vêtements provoque un nouveau frisson, et il pousserait presque un soupir de soulagement tant ses paroles lui font du bien. Il a rêvé de les entendre, et il en a rêvé tellement de fois qu’elles lui paraissent presque irréelles. Au point qu’il ferme les yeux, gravant cette image dans son esprit avant d’enchainer sur des paroles bien différentes. Des excuses, encore, mais elles ne sont qu’à moitié sincères ; et elle le sait parfaitement. Et pourtant ça ne l'est pas. Un sourire nait sur ses lippes, faisant écho au sien. Triste vérité dont ils sont tous les deux conscients. Ses prunelles azures dans ses iris sombres, leurs regards sont comme aimantés. Il attend la suite, incapable de baisser les yeux. Il a tant regretté ce regard qu’il semble incapable de le quitter. Tu ne le penses plus maintenant, mais demain ? Sa mâchoire se crispe, et il expire doucement. Il sait qu’elle a raison, et cette vérité fait mal. Lui qui a tant regretté ses mots, et qui aurait jeté son désir d’enfants aux oubliettes pour passer quelques instants en sa compagnie, il y a quelques temps. Vérité envoyée bien trop vite aux oubliettes, et qui reviendra au galop. Jamais le désir ne s’effacera, et il le sait, au fond. Ses yeux glissent sur sa main qui s’entremêlent à la sienne, et qui l’attire vers la méridienne. Il la suit, s’asseyant à ses côtés. Quand tout ceci… Elle s’arrête, et il la regarde. On pourrait presque dire qu’il l’admire, si le sujet n’était pas aussi délicat. Ses prunelles scrutant le visage de sa douce, il sent ses muscles se contracter. Un instant, il se surprend à regretter ses mots qu’il avait tant besoin de dire, par peur que les choses ne partent de nouveau en vrille. Quand le temps fera son effet, nous repenserons à tout ça avec un peu moins de tolérance qu'aujourd'hui. Et je ne veux pas éluder tout ceci et passer mon temps à redouter que cela revienne sur le tapis. Je ne peux toujours pas te dire ce que tu voudrais entendre, mais je ne veux surtout plus te mentir. Pas après tout ça. Les sourcils froncés, il enregistre chaque mot qui est prononcé. Il garde sa main dans la sienne, de peur de la lâcher, et continue de la regarder. Il respire doucement, mais avec intensité. Les mots qu’elle prononce sont d’une sincérité qui l’atteignent en plein cœur ; et si elle prétend le contraire, elle lui dit ce qu’il a rêvé d’entendre toutes ses nuits passées loin d’elle. Incapable de prononcer le moindre mot, il acquiesce d’un mouvement de tête. Elle a raison, encore une fois. Je ne sais pas de quoi demain sera fait ni si nous pourrons un jour parler de tout ça sans hausser le tons, mais je sais que nous trouverons une solution qui ne nous demandera pas de mettre les désirs de l'autre de côté. Parce que nous sommes nous. Il semble perdre pieds, Hiram. Il semble noyés dans ses prunelles noisettes qu’il affecte tant. Les paroles sont belles, elles sont sincères, et censées. Ce sont les paroles dont il a rêvé, et ce rêve devient réalité. Je t'aime, depuis bien plus longtemps que le jour de nos noces et je ne conçois pas ma vie sans l'amour que je te porte. La main qui quitte la sienne le ramène brusquement à la réalité, et il prend conscience que c’est à lui de parler. Son esprit se brouille, ses pensées s’emmêlent, comme à chaque fois qu’il est question de sentiments. Tout est si simple, et si compliqué à la fois. Il ne sait que dire, sur l’instant, mais une chose est sûre, il ne supporte pas de voir les larmes couler sur ses joues. Sa main vient joindre la sienne, essuyant le rebord d’un de ses yeux avec délicatesse. Ses prunelles quittent les siennes un instant, et il se racle sa gorge nouée par l’émotion. « Je t’aime aussi, et aucun mot ne pourrait décrire l’ampleur de mes sentiments pour toi. » Un maigre sourire vient animer ses traits, masquant la nervosité et le manque d’aisance qu’il a avec ce sujet. « Effectivement, le temps n’empêchera pas ce sujet de revenir sur le tapis. Et il sera certainement, comme beaucoup d’autres sujets, encore la cause de disputes. » Un léger rire s’échappe de ses lippes, avant qu’il ne reprenne. « Et même si nous repenserons à tout ça avec moins de tolérance, je n’oublierais jamais ce que j’ai ressenti ces derniers mois passés loin de toi. » Sa main quitte le rebord de son œil pour s’emparer de sa main, la saisissant pleinement. « J’étais complètement perdu, Ara. » Il déglutit difficilement, et ses yeux viennent sur poser sur leurs mains entrelacées. « Je n’étais rien, loin de toi. Et je ne veux plus jamais revivre ça. Jamais. » qu’il répète, en secouant la tête. Jamais il n’oublierait ce sentiment d’errance, cette impression qu’il lui manquait la moitié de son âme. Qu’il y est un enfant ou non, aimerait-il dire, mais les mots restent coincés dans sa gorge. L’étreinte de sa main se resserre sur la sienne, reflétant l’intensité de ce moment. « Quoiqu'il advienne, nous avons tout intérêt à trouver ce compromis, car vivre l'un sans l'autre est inconcevable. » Il s’arrête, lui aussi pris d’un faible sanglot. Ses prunelles dans les siennes, il s’y perd à nouveau, l'une de ses mains venant instinctivement entourer sa taille, pour la rapprocher de lui et la prendre dans ses bras, calant sa tête de manière à pouvoir plonger son visage dans ses cheveux pour sentir leur parfum. Il la serre, peut-être un peu trop fort, et ferme les yeux quelques secondes, replongeant à bras ouverts dans ce qui semble être un rêve éveillé.




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