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propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
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Saad Nara
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AGE : ( 22 yo ) jeunesse inconsciente de ses faiblesses, aube d'une sagesse se dérobant à ses doigts, le gamin souffre les limitations de sa pensée et l'impuissance liée à ses traits juvéniles.
STATUT CIVIL : ( single ) épris de la pureté des sentiments, de ces passions dévorantes, mais aussi la douceur de ces étreintes pudiques. saad est de ces amants ne croyant pas aux limites de l'amour. fébrile rêveur aimant à aimer, il est en son coeur trop de place pour qu'il se conforme à la monogamie bien pensante de ses ainés.
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and without fear you got to persevere (arin)  |  Ven 25 Oct - 13:21
Like everything was real, but nothing mattered.
De ces transhumances mystiques ne naquirent que les germes de ces violences inéluctables, cendres et ruines de ces mirages croulant sous le poids des désespérances. Navigateur égaré au gré de marées d’or et d’écume, le gamin devint auteur de sa propre Odyssée. Narrateur d’une épopée obscure qu’il rédigeait au détour des aléas d’un quotidien à la linéarité étiolée. Argonaute perdu en mer, évitant la civilisation de peur d’être attrapé, le déserteur semblait n’exister que dans ces interstices séparant la nuit du jour. L’éclat mordoré d’un soleil levant enlaçant l’ombre de cet enfant qu’il avait naguère béni de ses faveurs. Saad semblait soudainement n’avoir jamais rien connu que la route. Connu que ces doutes le forçant à presser ses os à la lisière du bois en contemplant le monde se courber sous le poids de sa propre vanité. Aureus était tombée, peut-être tombait-elle encore. Le Nara ne savait trop bien ce qui s’était produit une fois qu’il eut dépassé les portes de la ville. Sacrifiant à peine un regard en arrière, le mutant ne pouvait désormais plus se permettre que de regarder vers l’avant. Depuis, il ne s’était jamais retourné.
L’ancien soldat souffrait bien malgré lui cet exode volontaire. Dans ses poches à peine plus que vétilles et regrets, il s’interrogeait souvent sur le sort de ces autres qu’il avait abandonné. Qu’en était-il de ses camarades de casernes, ces gens abandonnés à la clameur des ruelles une fois le premier sang venu délaver le pavé? Le visage grimé par ses remords, noirci de ces saletés qu’aucun ruisseau ne viendrait à effacer, il avait perdu tout de sa superbe le légionnaire. Perdu tout de ses actes de noblesses jusqu’au droit d’arborer les couleurs de cette tenue en laquelle il pensait un jour être mis en terre. Au détour d’un village, incapable de résister plus longuement au besoin qu’il avait de réécrire son histoire, il avait arraché quelques vêtements pendus afin de sécher. Le tissu était rêche et usé, la veste trop grande et trouée au niveau des coudes, la chemise trop petite. Une fois la nuit tombée, le gamin tremblait parfois sous les assauts de la brise. Poursuivant sa route, chasseur de chimères espérant un jour retrouver son foyer, Ibao sembla s’ériger sous ses yeux au gré des faveurs de la lune. Affamé, les joues obscurcies par une barbe de plusieurs jours, sale, rongé par ces maigres rations avec lesquelles il survivait, le déserteur ressemblait à peine à plus qu’un mendiant. Avec ses haillons désemparés, ses traits usés par la fatigue, rongé par ces heures d’insomnies l’ayant gardé en vie, il s’apparentait à peine au spectre de ce qu’il avait été.
Au gré des premières lueurs, la ville s’éveillant dans une effervescence palpable, le gamin était toujours à son poste. Condamné à ce silence l’ayant suivi depuis Aureus, il attendait son heure. Cette heure précieuse précédant le marché, quand les rues étaient si pleines qu’un égaré au coeur de la foule n’existait aux yeux de personnes. Les gens trop occupés à déblatérer sur tout et surtout sur n’importe quoi. Il ne lui avait suffi que d’une pensée pour se matérialiser aux portes du port d’Ibao. Observer les bateaux retrouver le rivage en une procession alanguie, les marins abandonnant leurs bicoques afin d’aller vendre leur butin aux marchands. L’estomac douloureusement vide, se remémorant les mets divins de son enfance, il posa ses yeux sur la foule. Ne songea pas un instant à l’inconscience de ses actes tandis qu’il s’évaporait un instant, réapparaissant la seconde d’après la main dans la bourse d’un passant. Réitérant l’expérience à plusieurs reprises, c’était une douceur du pays entre les crocs qu’il vit la jeune femme s’éloigner. Visiblement indifférente au monde l’entourant, aux couleurs, aux fragrances se mariant à même l’éther, il songea à peine une seconde à l’utilité de son larcin. Se matérialisant sur son chemin, il attendit qu’elle apparaisse à sa hauteur avant de la bousculer. “Excuse-me, I’m so clumsy it’s a curse.” Lui offrant son plus beau sourire, ses doigts s’arrêtèrent sur une bourse avant qu’il ne commence à se reculer. “Have a nice day.” Se détournant de sa victime sans une seconde pensée, la surprise délava ses traits quand une main s’enroula autour de son poignet.
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Re: and without fear you got to persevere (arin)  |  Mer 30 Oct - 13:43
and without fear you got to persevere ★ arin & saad
 Le pas souple, les épaules détendues, c'est un ballet gracieux qu'elle effectue dans la foule, valse silencieuse avec des inconnus sans visage ; un pas de deux, pas de mille, alors qu'elle évite élégamment les trajectoires et les sillages, se fond dans les courants humains, une parmi des dizaines. Un torrent d'adrénaline dans les veines, pourtant, c'est le feu de la traque qui embrase ses cellules, prédatrice en chasse. Une inspiration profonde, et c'est l'air chargé d'embruns d'Ibao qui envahit ses poumons, alors que les iris alertes détaillent sans répit la scène, en assimilent chaque détail. Ville méprisée, cité abhorrée ; Ibao n'est que terre d'un exil volontaire, exode loin des rues familières d'Aureus, terrain de jeu si lointain. Un déracinement qu'elle avait choisi, puisqu'elle ne l'avait souhaité — partir pour sa tâche, partir pour sa vie. Tant que Kiel Schreiber respirerait, elle ne pourrait que survivre — un sursis accordé par la Veuve auprès de laquelle elle s'était engagée, le contrat en épée de Damoclès au-dessus de sa propre gorge. C'était pour sceller leurs destins à tous deux qu'elle avait mis un pied sur le chemin vers le Sud ; vivre, au prix de sa vie à lui. Une fuite éperdue, fuite éprouvante, loin de tout ce qui avait été familier, le cœur déchiré de trop de pertes, lorsqu'elle s'était interdit de jamais ressentir — l'âme trop en deuil d'une Rosalind qui n'était plus, rose écarlate cueillie trop tôt ; et mille fois aurait-elle échangé le bambin qu'on lui avait confié contre un peu plus de temps, pour Rosalind. Elle ne le pouvait, cependant ; n'avait pu que traverser le pays, l'enfançon contre son sein, ombre rouge arrachée à Aureus, mirage épars dans les plaines.
Elle n'a ni nom, ni visage, dans les rues d'Ibao ; une exilée, trompeuse dans les vagues de réfugiés — il n'est rien, qu'elle ait fui, en passant les portes de la capitale. Pas de seconde chance, qu'elle soit venue traquer, sur le littoral. Ce n'est que retrait temporaire ; elle feint, pourtant, prétend pleurer pour leur cause dont elle se moque éperdument, se revendique de leur nombre, sous les masques et les mensonges. A Ibao ne se jouerait pas sa bataille ; à Ibao ne s'achèverait pas sa légende. Là n'était pas sa place.
En contemplation muette, c'est sur les passants qu'elle s'attarde un instant, traque l'énergie chaotique d'Aureus dans la frénésie du marché, un brin mélancolique. Dans les foules empressées, elle avait toujours perçu le spectre de l'opportunité ; la richesse à portée des doigts lestes, un Eldorado qu'il suffisait de dérober, une étoffe d'anonymat pour ceux qui n'étaient personne, un chemin croisé, vite oublié. Plus que l'appât du gain, c'est l'attrait du jeu qui délie les doigts, embrase le sang ; et elle danse avec eux tous, laisse courir ses mains alors que s'alourdissent les poches. L’œil avide, l’œil alerte, comment ignorer la perturbation qui vient troubler sa partie de chasse? Rien qu'un gosse, un visage comme il en est des milliers, une ombre qui glisse dans les sillages — comme elle l'avait été, comme elle l'était toujours, ne cesserait jamais véritablement de l'être. De ces oubliés de la société, de ceux qui établissent leurs royaumes dans les marges du monde. Un sourire vaguement amusé, vaguement attendri, elle se détourne, reporte son attention ; un instant de plus, et il apparaît sur son chemin, et elle ne pense à réagir, presque trop ahurie de l'absurdité du choix, de l'inconséquence du gamin. Que de tous, il l'ait choisie elle. L'épaule la heurte, presque par accident, dissimulent la course des doigts, alors qu'il sourit, l'impudent, et que trop amusée, c'est un regard bienveillant qu'elle lui coule. “Excuse-me, I’m so clumsy it’s a curse. Have a nice day.” Un sourcil haussé, elle le détaille, le gamin, suit la ligne des traits tirés, de tout ce qu'elle avait trop connu pour seulement ignorer. Mais déjà, il se détourne ; et c'est les doigts légers qu'elle referme sa poigne autour du poignet, une prison dont elle le fait captif, alors qu'un sourire amusé vient étirer les coins de ses lippes. ’Not so fast, kiddo.' Elle ne desserre sa prise, incline la tête pour observer la proie, un sourcil arqué. ’You pretty good to this. Nothing new in the technique, still proved efficient anyway. You suck at picking your targets, however.' Un sourire bienveillant, et elle le libère, le gosse, ne peut s'empêcher de s'interroger, de chercher ce qu'il avait pu seulement vivre. ’Next time, maybe try to steal from someone who's not a thief.' Le mot est ponctué d'un clin d’œil connivent, dans la nonchalance tranquille de ceux qui se savaient intouchables. Elle hésite un instant bref, incapable d'ignorer l'éclat dans ces yeux-là, une lumière affamée qu'elle avait trop vu dans les reflets des miroirs, dans les iris des gosses qui crevaient de faim dans les orphelinats de la capitale. Sa paume vient s'inviter dans l'une des poches dissimulées du manteau carmin, et c'est souplement qu'elle lance une bourse rebondie à l'inconnu. Un haussement d'épaules, et elle adresse le butin dérobé d'un geste nonchalant de la main. ’Keep the change. Seems like you need it more than i do.' D'un regard, elle observe la foule mouvante, revient détailler celui que le hasard avait placé sur sa route. ’Ya new here, kiddo?'





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Re: and without fear you got to persevere (arin)  |  Mar 12 Nov - 17:36
Like everything was real, but nothing mattered.
Il était des histoires à jamais gravées au détour des landes d’un regard. Le souvenir de ces errances lacérées par l’absence tordant les boyaux fatigués. L’inénarrable saveur de ces quignons de pain partagés sous l’égide des astres, les mains lacérant jusqu’à leur paume pour en consommer la moindre miette. Enfant de la pluie, enfant de ces eaux accueillant les échoués, le Nara était plus familier avec le goût de la marée que la satiété d’un estomac empli. Il était de ces choses que l’armée ne lui avait jamais apprises, qu’elle n’aurait jamais pleinement pu lui enseigner. Arrogantes créatures drapées des symboles de leur droiture, jamais ces chiens galeux ne doutaient de l’arrivée de leur prochain repas. Jamais ils n’avaient consommé les graines de la faim, attendant de voir germer en leurs estomacs à peine plus que le poids d’une absence. Cependant, enfant de la rue voué à y retourner, Saad ne s’étonnait pas de retrouver cette vieille amante. Valser au rythme du néant rongeant ses entrailles au plus le soleil poursuivait sa course dans le ciel sans qu’il ne puisse endiguer le fil de ces heures de tourmentes. Le regard embué par ces souvenirs lui cramant les rétines, à cligner des yeux trop rapidement le déserteur retrouvait le dédale de son enfance à même les étalages du marché d’Ibao. Les effluves réconfortants de la nourriture grillant au sein de son foyer, les herbes et épices ravivant à la mémoire du mutant la chaleur qui pouvait imprégner une bicoque aux murs décatis.
Ibao n’avait rien de son foyer, défaite de ces tendresses en délavant les murs la ville n’était qu’étrangère à l’homme toujours de passage en ses rues. Pourtant, dans l’atour, la douceur des regards, ces visages burinés par les rayons d’un astre les favorisant de ses rayons, Saad ne pouvait ignorer la nostalgie étreignant son muscle cardiaque. Quand bien même, jouant des coudes, feignant la maladresse, il dépouillait les besaces trop allègrement remplies, il lui arrivait d’entrevoir ces visages douloureusement familiers malgré les années. Machant un fruit chapardé sur une étale, les épices dont il était saupoudré rappelant au mutant une jeunesse emportée par les flots, s’il eut été plus innocent peut-être aurait-il suivi ces chimères. Contempler du bout de ses doigts le spectre de ses parents en espérant un instant seulement les retrouver. Au lieu de quoi, prédateur jaugeant la foule, il s’était arrêté sur une de ces âmes anonymes. Le larcin trop aisé, le butin trop doux. Plein d’une arrogance née des désespérances, les années avaient beau avoir fortifiée sa pratique, celles-ci n’avaient pas adouci l’ampleur de son inconscience. La main enroulée autour de son poignet, serpent de chair prêt à lui briser la poigne, refusait de laisser s’évaporer sa proie. Les yeux posés sur le membre captif, il reposa son regard sur la jeune femme, l’écho de ses mots ricochant en son buste avant qu’il ne coule un regard perpendiculaire à la foule. L’organe entre ses côtes appelait à la fuite, s’éclatait l’échine contre la prison de ses os et alors qu’il fermait les yeux songeant à n’importe où ailleurs, elle reprenait de plus belle.
Étonné par son ton, par ses mots, les traits du Nara se défroissèrent tandis que s’apaisait le grondement en son buste, ses yeux se rouvrant sur un sourire étonnant, bienveillant. Les crocs serrés, habitués plus qu’à la lame d’un devoir rutilant de rouille, il avait fini par en oublier la bonté humaine. Fini par en douter ses plus doux instincts, brisés par toutes ces choses qu’on l’eut forcé à contempler lui qui n’aspirait qu’à la quiétude de l’océan. Libéré de la prise de l’inconnue, il ramena son bras à son torse, craignant même qu’elle revienne sur le dernier acte posé. Craignant qu’elle ne l’attrape par l’échine pour le trainer où que l’on pût envoyer les gens qui comme lui n’avaient commis d’autre péché que vouloir vivre. “Why?” Gronda le gamin, sa voix plus rauque que dans son souvenir, plus usée aussi et pourtant encore si jeune. Trop jeune pour tout ce qu’il avait vécu. Le Nara peinait à comprendre pourquoi elle ne faisait rien. Pourquoi elle s’était contentée de lui offrir que mots et bienveillance quand il la vit soudainement enfoncer une main dans les pans de sa tenue. Arquant un mouvement de recul, il fut bousculé par un homme au regard irrité, la mine usée de toujours être pressé. C’est alors que l’inconnue lança en sa direction la petite besace, Saad peinant à l’attraper, jonglant maladroitement avec l’objet avant de le coincer entre son poitrail et ses mains. Moins nonchalant qu’il ne l’aurait souhaité, il contempla le butin et son contenu, découvrant plus de drachmes qu’il n’en avait l’utilité. Lentement, incertain, sa bouche s’enroulait autour des mots qu’il souhaitait prononcer, mais déjà la voix de son opposée s’élevait à nouveau. Figé dans son silence, dans son incompréhension, il était étonné par sa question. Étonné par tout ce qui venait de se produire et par la femme lui faisant face. “Why are you helping me? I just tried to rob you!” Pétulant comme le gamin qu’il était encore parfois, il ne manquait plus que l’ancien soldat tape du pied pour souligner son irritation face à cette situation trop douloureusement insoluble. Les traits lacérés par l’irritation, il porta une main à l’arête de son nez, en massant l’emplacement avant de soupirer. “I’m from Lokar, but I just arrived from Aureus.From hell. Incapable de réprimer l’agitation le faisant se mouvoir d’un pied à l’autre, il rangea la besace dans la poche de sa veste, ignorant soudainement que faire de ses mains. “Who are you?” Etonnament, la question du mutant sonnait comme une implacable condamnation, la méfiance dans les prunelles de ce dernier tachée par la gratitude qu’il éprouvait face à l’inconnue. Entre voleurs, pourtant, il n’était d’honneur que celui de la rue. Celui de la faim et de ces contrées jusqu’auxquelles ils étaient prêts à se rendre pour se sustenter. “You’re a pitiful thief if you give your hard-earned coins away so easily. How do you know you’ve not just been conned” Mais qu’est-ce qui lui disait qu’il n’était pas celui en train de se faire arnaquer. Jetant un regard par-dessus son épaule, le mutant doutait jusqu’à la sincérité de son ombre.
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Re: and without fear you got to persevere (arin)  |  Jeu 14 Nov - 1:05
and without fear you got to persevere ★ arin & saad
    Elle se perd, dans cette foule où elle n'est personne ; l'anonymat a quelque chose d'une sécurité, quelque chose d'un fardeau, aussi — elle ne sera jamais que visage qui aura croisé leur chemin, un souvenir bref et éphémère, si vite dissipé loin de leurs mémoires ; l'écho d'un spectre rouge qui les aura effleurés, le souffle d'un sourire d'excuse adressé et vite repris, un rien à qui ils ne penseront pas lorsqu'ils observeront le spectacle de leurs bourses vides. Elle regrette les rues d'Aureus, pourtant, les foules mouvantes, marées vivantes dont elle connaissait chaque ondulation, chaque courant — qui la connaissaient, aussi, des rumeurs murmurées, des souffles sur leurs lèvres qui ne se lassaient d'espérer qu'ils ne seraient pas cibles. Rien d'un foyer, tout d'un lieu de passage ; Ibao n'est qu'un interlude, exil imposé sans merci, pour remplir sa tâche, gagner sa liberté dans le sang versé. Chaque jour n'est que menace ; le poids d'une vengeance qui la poursuivrait elle, parce qu'elle n'avait su satisfaire celles que, trop maligne, elle ne se serait risquée à décevoir. Un terrain de jeu éphémère, qu'offrait la ville portuaire ; elle se trouve nostalgique, pourtant, regrette les allées dissimulées et les passages secrets, les cachettes et les coupe-gorges — un déracinement devenu douleur physique, pour une cité qui avait vu s'étirer chacun de ses jours. Aureus est loin, pourtant, et elle n'a qu'Ibao ; les iris glissent sur la silhouette des habitations, se perdent dans la contemplation d'une foule qu'elle a déjà tant délestée, s'abandonnent dans le reflet de l'eau qui scintille au loin, plus précieuse que toutes les gemmes qui auraient pu ruisseler entre ses doigts. Combien de déracinés, parmi les anonymes qui se meuvent, combien d'exilés qui avaient dû renoncer à tout pour la sécurité d'une nation qui serait leur? Elle-même n'était qu'intruse, étrangère à leurs valeurs et leurs crédos, sourdes à leurs politiques et leurs préceptes, fondue dans la masse et les mensonges pour tuer ; c'était par choix qu'elle était venue, et non par obligation. Leurs pleurs, leurs peines, elle les revendiquait, s'en constituait masque pour n'être qu'une parmi tant ; ne demeurait que la réalité abjecte: c'était leur sacrifice qu'elle avilissait.
Et le pouls bat contre sa paume, comme une offrande ; une pulsation rapide à laquelle elle n'accorde que peu d'importance, alors qu'elle contemple le gamin qui s'est risqué à la dépouiller, alors qu'elle détaille les traits et la fatigue — un anonyme de plus, un exilé de plus. Orphelin de foyer, comme elle-même avait été orpheline, gamine sans père ni mère, sans nom ni histoire. “Why?” Le grondement lui arrache un bref sourire amusé, et un instant, il lui évoque un félin blessé, le gamin ; l'un de ces survivants des rues, qui ne pouvait qu'essayer de dissimuler l'étendue des peines et des blessures. Et d'expérience, elle savait trop bien que certaines plaies n'avaient rien de physique — des cicatrices à l'âme, des cicatrices au cœur, un infini qui ne s'éteindrait jamais vraiment. Alors elle hausse les épaules simplement, se contente d'une moue désintéressée. ’Why not?' La méfiance ne la trouble en rien ; le mouvement de recul non plus — ils ne sont qu'instinct de survie, des réflexes acquis à la dure, dans l'adversité, dont elle était bien trop pétrie, elle aussi. De ceux qui n'avaient pas tout eu, parce que le monde n'était pas leur, ne le serait jamais. C'est simplement qu'elle offre la bourse rebondie, sans ambages ; un présent, parce qu'il a quelque chose du regard de ces gosses qui pullulaient dans les orphelinats de la ville, quelque chose de ses propres yeux, lorsqu'elle laissait encore le monde la briser. Une faim sourde, faim du corps, faim de l'âme, faim de plus. La surprise lui arrache un sourire ; la satisfaction d'avoir su déstabiliser, faire ce que jamais l'on n'aurait soupçonné — elle ne se revendiquait de nulle règles, de nulles lois ; les seuls préceptes étaient les siens. “Why are you helping me? I just tried to rob you!” L'éclat soudain l'amuse vaguement ; pourtant, c'est d'un regard sévère qu'elle l'assaille sans merci. ’Rule number two: never scream that so loud. Don't think people there would enjoy too much knowing you're a thief, kiddo. Might become suspicious, ya know. Kinda renders the job difficult. Not that I'm against a bit of challenge.' L'irritation d'enfant l'amuse, pourtant, et c'est avec un brin de bienveillance qu'elle se surprend à le contempler — un brin de curiosité, aussi. “I’m from Lokar, but I just arrived from Aureus.” Le nom de la cité est un élan douloureux dans le coeur ; un manque trop prégnant, qu'elle ne parvient à oublier. “Who are you?” Elle n'accorde nulle importance à la méfiance dans les iris ; ils ne sont qu'écho de trop de yeux qu'elle a pu un jour contempler, reflet de trop de souvenirs, simple normalité dans un monde qui ne faisait de cadeaux à personne. Ni à elle, ni à quiconque ; et il semblait que le gamin en soit bien trop conscient. Alors elle hausse simplement les épaules, se fend d'un fin sourire qu'elle ne parvient à retenir. ’No one. I'm from Aureus. Never left the city before y'know... Here.' C'est un élan de vanité, qui s'invite dans ses veines, brusquement. ’Made myself kind of a name back there. Nobody ever caught the red thief. But well... You can call me Arin.' Un nom, qu'elle n'offrait qu'avec parcimonie ; un pan d'histoire, un pan de son rien qui était tout. Elle ne sait trop pourquoi ; se surprend à penser que le gamin lui rappelle un peu elle-même — avant. Qu'elle aurait aimé qu'on lui tende la main, plutôt que de la laisser crever gueule ouverte dans la fange — comme ils crevaient tous. “You’re a pitiful thief if you give your hard-earned coins away so easily. How do you know you’ve not just been conned” La provocation l'amuse, lui arrache un rictus ; et c'est un sourcil moqueur qu'elle lève vers le gamin. “Well, tell me. Am I being conned right now? Cause from where I'm standing, you look like a famished boy who'd need some help.” Un haussement d'épaules, et c'est des mots tranquilles qu'elle lui offre, sous le feu d'un regard acéré. “Plus, I don't exactly need to steal anymore. That's for the game. I can spare a few dimes. But I've known hunger enough to not wish it to anybody.” D'un geste du menton, c'est une invitation qu'elle lui lance, une provocation. “But if you don't want it, I can get it back, no big deal.”
Le mensonge était évident, et ils le savaient tous les deux ; ce n'étaient pas rien. C'était un début.





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AGE : ( 22 yo ) jeunesse inconsciente de ses faiblesses, aube d'une sagesse se dérobant à ses doigts, le gamin souffre les limitations de sa pensée et l'impuissance liée à ses traits juvéniles.
STATUT CIVIL : ( single ) épris de la pureté des sentiments, de ces passions dévorantes, mais aussi la douceur de ces étreintes pudiques. saad est de ces amants ne croyant pas aux limites de l'amour. fébrile rêveur aimant à aimer, il est en son coeur trop de place pour qu'il se conforme à la monogamie bien pensante de ses ainés.
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Re: and without fear you got to persevere (arin)  |  Ven 22 Nov - 14:24
Like everything was real, but nothing mattered.
Les ruelles désertées de son histoire se déroulaient au fil des déboires d’une destinée placée sous le sacre des Euménides. Créature fragile aux poings brisés, le Nara finissait toujours à cet endroit. Un pied sur le départ, le coeur pris par la marée, la main dans la mauvaise besace, éternel prisonnier de ces mêmes erreurs. Kare l’avait prévenu et pourtant, retrouvant la mer, il avait fini par boire la tasse. Fini délavé à tant vouloir du monde pour finir brisé à ses pieds. Les années s’étaient écoulées, fragiles, l’homme s’était écroulé, tranquille. Défait du vêtement des dévots, ces sanguinaires hérétiques qui mordaient sans réfléchir, il avait retrouvé l’étreinte de la liberté, mais aussi l’étau de la faim. De la hargne, de ces mains qui ne servaient à rien et ce besoin qu’il avait d’aller quelque part. Nulle part. Partour. Trouver un endroit, quelqu’un. Trouver quelque chose, quelque part, qui lui permette de redécouvrir la douceur d’une vie défaite de ces cieux écarlates et de ces armes aux poings. Saad ne savait pas vraiment où aller. N’avait su vers où se diriger lorsqu’était venu le temps de fuir. Gamin en manque de son foyer, il n’avait pas même songé aux conséquences de ses actes. Songé à la quiétude d’une famille ayant fait le deuil de leur fils quand vêtu de son atour militaire il était devenu prisonnier.
Ibao était solitaire, Ibao était meurtrière dans ces jeux de pouvoir qu’il ne comprenne que trop peu. De ces frontières gorgées du sang des hères tombés au nom de rois refusant de verser le leur, il avait lacéré le contour, rêveur égaré le long d’un songe voué à s’évaporer. Il y avait la faim, puis viendrait les retrouvailles. Viendrait les iris océans, le tumulte des cieux en dedans ne demandant qu’à dégouliner. Viendrait les paroles se voulant rassurantes, les questions auxquelles il ne saurait que répondre. Étranger en sa propre maison, incapable de se souvenir d’où il venait, le Nara ne connaissait que la lutte. Ne connaissait que la chute de ces rêves inconscients, le suc de leur moelle taché de ces horreurs qu’il ne saurait oublié. Maintenant, il n’y avait que la faim. N’y avait que le néant en ses entrailles et le besoin qu’il avait de trouver un navire. Le besoin de faire d’un rafiot un empire emporté par les flots afin de poser ces yeux sur ces landes qu’il pensait à jamais hors de portée. Comme trop souvent dans son histoire, le mutant se perdait de déboires en actes manqués. Toujours pris la main dans le sac, rejeté à même le rivage par l’écume, il aurait dû réfléchir. Dû penser comme sa jumelle l’aurait si elle avait été là. Mais Kare ne l’était pas. Il n’y avait que lui. Il ne semblait n’y avoir eu que lui pour de trop nombreuses années, durant de trop nombreuses nuits d’insomnies passées à chasser ces chimères qu’on ne peut contempler du bout des doigts. Il s’ébroue le gamin, s’étonne, il gronde et halète à l’idée de s’empaler à même les falaises acérées de ses erreurs quand il ne souhaitait qu’un instant volé. Un instant convoiter le ciel de ses ailes de cire fatiguées. Icare était tombé et lui aussi tombait. Il n’y avait que la mer pour l’accueillir, que ce temple rongé par la marée capable d’accueillir ses vieux os fatigués.
Pourtant, indécemment délicate, l’inconnue n’avait rien de ces chiens errants gouvernés par la faim. Gouvernés par l’indécence de l’appât du gain au point d’en vendre leur chair aux enchères et d’en perdre leurs mains. Châtié par le claquement de sa langue, ses réprimandes lui rappelant la douce fragilité d’une jeunesse l’ayant fait inconscient, il baissa le regard. Baissa les yeux forcés d’avaler la cigüe de ses erreurs jusqu’à la lie, gamin égaré depuis qu’on l’avait arraché à ses tendres moitiés. Épaulant avec diligence la honte sertissant son front, il répondait à ses questions avec pétulance. Peu importait qui il était, peu importait d’où il venait, cela faisait trop longtemps que le Nara ne s’était pas vêtu de cet habit-là. Trop longtemps que, la chair martelée des enseignements martiales, il avait abandonné la tendre douceur d’une existence n’étant que sienne. Déserteur, arnaqueur au chemin sinueux, il contemplait la voleuse sans savoir si d’une fin à un nouveau départ il pourrait trouver la voie. L’écoutant avec réticence, conscient de ces vétilles si aisément exhibé pour tromper le regard, ses sourcils se froncèrent alors qu’elle lui offrait plus que son pseudonyme, son nom. Saad peinait à comprendre les motivations d’Arin. Peinait à savoir ce qu’elle pouvait obtenir d’un ancien soldat ravagé par l’étoffe de la nuit, ces nuits noires où sans espoir il n’avait fait que fuir pour trouver un endroit dont il se souvenait à peine de l’échine. Cette bâtisse, tous les murs penchants de côté, probablement emporté par les assauts du temps depuis trop longtemps.
Incapable de réprimer l’exclamation outrée lacérant ses lippes, le gamin feula sauvagement: “I’m not a boy!” Pourtant, au détour des tranchées encerclant son coeur, le déserteur n’était que triste jeunesse. L’aigreur et la violence installée en ses os les effets secondaires d’une vie de misère à laquelle il n’était pas destiné. “And I can take care of myself, I don’t need anyone’s help! I made it this far.I’ve survived worse. Peu impressionnée par les propos de Saad, encore moins par l’état de sa tenue ou cette fatigue gravée jusqu’au plus profond de ses yeux, elle haussa les épaules. Sereine, indifférente à l’agitation ravageant les landes de son buste, il n’imaginait pas ce qui se passait à l’envers de sa carne. Ne pouvait deviner à quel point il était perdu à cet instant. Incapable de savoir où aller, que faire, le gamin portait les germes de ces révolutions meurtrières à même la face cachée de son coeur. Et il ne demandait qu’à saigner pour les nourrir. “You gave it already, I’m not giving it back to you.” Serrant les pans de sa veste plus proche de lui, ses bras croisés sur son poitrail, il contemplait désormais la jeune femme plein d’une méfiance assombrie. Pour qui se prenait-elle? À quels jeux indécents s’adonnaient-elle? Ils savaient, souffrant les mêmes faveurs d’une existence passée du mauvais côté de cette frontière séparant les affres du lucre ou de la misère. Ils savaient la valeur de quelques pièces, l’importance d’un repas et la sueur ou le sang versé pour l’obtenir. “You’re not getting it back. If you want to try, suit yourself, but you won’t be able to catch me.” Haussant un sourcil un air de défi lui délaçant les traits, il ne savait pas pourquoi il savait au plus profond de ses entrailles que s’il s’évaporait, elle le suivrait. À croire qu’ils n’en étaient qu’à leurs premières lignes, la suite encore à écrire. Lui offrant un sourire en coin, habitué à ne jamais se trouver d’égal dans ces chasses dont il était la proie, il lui glissa un clin d’oeil avant de se téléporter en son dos. Posant sa main sur son épaule, il attendit qu’elle se retourne pour disparaître à nouveau à côté d’une étale.
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Arin Westmore
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AGE : les [ VINGT-SIX ] années ont trop peu de sens ; vingt-six révolutions autour de l'étoile, toujours pas de destination.
STATUT CIVIL : le coeur est [ VESTIGIAL ], organe qui pulse, incapable d'éprouver.
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Re: and without fear you got to persevere (arin)  |  Sam 7 Déc - 23:12
and without fear you got to persevere ★ arin & saad
    Elle se fond dans la matière, se fond dans le néant ; et pourtant, dans la foule d'anonymes, elle ne s'est jamais sentie plus fantôme, un spectre de rien, une étrangère — sans nom, sans identité, sans chemin. C'était dans l'individualisme qu'elle s'était forgée — besoin de rien, besoin de personne ; pourtant, presque trop isolée, entourée de menaces, d'ennemis sans visages, c'est la chaleur humaine qu'elle en vient à regretter. De la compagnie, un port d'attache, une silhouette vers laquelle se tourner ; combien, parmi ces étrangers, viendraient apposer le sceau de la mort sur l'or de son front lorsqu'elle répandrait l'ichor de l'un des leurs? Combien de ces anonymes viendraient venger le crime impie, condamner sa vie parce qu'elle en avait pris une, avant que sonne son glas véritable? Dans les rues d'Ibao, elle n'avait nul ami ; trop seule, toujours, cavalière égarée pour une tâche qui commençait à se faire trop lourde. La compagnie humaine n'était que fardeau : pourtant, c'était là châtiment qu'elle en venait à quelque peu désirer — pourvu que quelqu'un, n'importe qui, se souvienne d'elle. Laisser une empreinte. Et brusquement lui vint l'amertume de la réalisation presque sardonique qu'elle marquerait les lieux de son nom — un héritage signé dans le sang, méprisable, indigne de son œuvre.
Ils ne sauraient voir au-delà, ne l'avait jamais su.
Et qu'importait qu'elle prétende — c'était dans leurs yeux qu'elle trouvait sa gloire, un rare trésor qu'elle ne savait s'offrir elle-même. Des anonymes, seuls prodigateurs de son renom, d'un besoin qu'elle ne saurait jamais combler seule ; car c'étaient eux, des riens qu'elle méprisait tant, qui définissaient la légende. Ce qu'on raconterait, dans la valse des murmures et des rumeurs ; ce qu'on laisserait s'éteindre dans les eaux sombres du Léthé, aussi, damnatio memoriae d'un nom qui n'avait jamais réellement existé. Nul ne viendrait se souvenir de la gosse aux yeux trop grands qui avait rêvé de dévorer le monde, alors qu'elle crevait de faim dans les bas-fonds ; nul ne viendrait se souvenir de la gosse au cœur trop doux, et des pluies de gemmes qui venaient ruisseler sur les nuits d'orphelinats miteux. Alors elle pose les iris sur les traits fins, les rides de fatigue qui venaient plisser les yeux, songe que peut-être, il en serait un pour se souvenir — et ce n'était rien, c'était déjà tout. Rien qu'un gamin piétiné par un monde qui n'avait aucune pitié — un oublié de plus. Ils ne seraient jamais que des poussières sur l'étoffe du temps. Des riens, qui crèveraient dans l'ombre.
Alors elle songe, l'espace d'un instant, qu'elle devrait partir ; c'est déjà trop d'attention qu'elle a dévoué au gamin geignard, déjà trop de considération — et elle devrait détourner les talons, s'effacer dans la foule, ne peut s'y résoudre. Il a quelque chose d'une distraction, le gosse, l'amuse ; et il a quelque chose d'elle, aussi, un reflet d'une part primitive qui ne demande qu'à survivre, une défiance contre un monde qui avait déjà trop prouvé sa cruauté. Quelque chose qui lui ressemble, qu'elle ne veut admettre. Alors elle reste, et le contemple, un sourcil haussé dans une expression de jugement amusé, l'ironie au coin des lèvres. 'I don’t need anyone’s help!' C'est un rictus dubitatif qui vient couler sur ses lèvres, quelque chose d'une insulte dans ses iris pâles alors qu'elle le contemple, le gosse. Yeah, sure, kid. Elle avait bâti son empire dans l'indépendance ; mais il était idiot que d'écarter la main tendue, pour le seul culte d'un orgueil qui n'avait aucun sens. Dans un monde qui ne leur avait rien offert, tout était à prendre, tout à dérober. Alors elle contemple le regain de rébellion, quelque peu égayée, observe le gosse protéger le butin dont elle lui a fait cadeau, épaules haussées avec désintérêt. S'amuse de la méfiance qui empreint les iris, s'amuse du défi qu'il ose lui lancer. “Don't ya worry, kid. I'm not taking it away from y--” Les mots lui manquent, soudainement ; il n'est plus là, le gosse, évaporé dans le néant. Une main sur son épaule, et elle se fige — l'instinct, qui hurle que c'est lui ; et un souffle dans le dos, un sourire qui reparaît au loin, dans l'ombre d'un étal. Et elle serre les dents, l'écarlate, trop partagée entre l'agacement et l'amusement. Oh you brat kid, you wanna play? Let's play. Quelques pas en arrière, et les doigts viennent effleurer l'âpreté d'un mur, et le dos se fond dans la roche, ainsi que tout le reste ; et elle s'efface, ne fait plus qu'un avec la fabrique, s'y meut, loin des regards. De demeure en demeure, de mur en mur ; et elle s'approche de la proie, la guette, laisse un doigt s'échapper du ciment qui le surplombe et effleurer sa joue, presque tendrement. “Missed me, kiddo?” Un pas souple, et elle s'extirpe gracieusement de la roche, rejette ses cheveux vers l'arrière dans un sourire amusé. Now, you could keep on jumping around like a rabbit and we could do this all day, or we could go down the marina and I'd buy you something to eat. Put some food in this cute body of yours, you know. You look like you haven't eaten all you'd like in the past days.” Un haussement d'épaules, et c'est un regard quelque peu durci qu'elle pose sur le gamin. “It's a one-time offer, however. I won't spend my days running after a brat kid like you. You could be the prime minister's son, or the king's boy toy, or that crooner guy we hear all day long on the radio, I don't care, alright? You're no one here. I'm no one. I'm offering you some help. Not offering twice.”





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