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propagée par la Confrérie du Soleil: Il semblerait que les bavures militaires ne soient pas l'oeuvre d'argents (ou du moins pas uniquement). Sidonie Galathynius, pourtant une rouge, a été vue agressant la foule et usant de son autorité de commandante pour inciter les militaires à faire de même. Parmi les personnes touchées par la Galathynius: plusieurs argents mais également plusieurs rouges. Personne n'est plus à l'abri...
propagée par la Confrérie du Soleil: L'assaillant de Orion et Tonia Zarkari aurait été commandité par la famille Sielle. Des pièces frappées du tigre ont été retrouvées lorsqu'il a fait tomber une bourse durant sa fuite.
propagée par la population d'Aureus: Lyanna Burkhardt, la fille de Nerea Burkhardt (née Iskander) est morte durant les manifestations. Certains affirment avoir vu un homme portant une veste floquée d'un grand soleil dans le dos s'enfuir à l'endroit où le corps à été retrouvé.
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 someone's gonna end up crying (eleazar)

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Styx Griffith
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someone's gonna end up crying (eleazar)   |  Mar 29 Oct - 23:13
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eleazar & styx

Le dernier verre, trois mots aux consonances équivoques, ambivalentes. Expression on ne peut plus licencieuse, annonciatrice de la suite des événements. Le manoir Griffith pratiquement désert en cette soirée d’automne. Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Pourquoi seulement se priver ? Pourquoi se contenter d’un simple rendez-vous d’affaires tandis que le client s’avère aussi charmant, aussi avenant ? Parfait opposé de son époux. Des questions futiles, inutiles, qu’elle balaie d’un revers de main, s’emparant d’une bouteille de vin, grand cru tout droit issu des caves Montgomery. « Portons un toast à notre fructueux dîner. » Le verre est levé, les prunelles espiègles plongeant au coeur des iris azur de son interlocuteur, elle s’y noierait bien volontiers. Duel de regards, silence sybillin, sourires enjôleurs. « Excellent cru, vous détenez un goût prononcé pour les bonnes choses. Figurera-t-il sur la carte des vins ? » Elle hausse les épaules, moue déçue rivée au visage. Loin d’être entreprenant, heureusement pour eux, elle est experte dans l’art de prendre les devants. Parfaitement décidée qu’elle est à profiter entièrement de cette soirée. « Peut-être. Mais, je pense qu’il est désormais un peu tard pour continuer à aborder le sujet. Vous ne croyez pas ? » Elle sourit, la malice illuminant ses traits. Tension palpable. Clairement, loin d’elle l’envie ou l’idée de passer par quatre chemins. La patience n’est pas son fort, c’est certain. Elle s’avance, la démarche féline, rompant cette distance infernale les séparant, les doigts pianotant contre le torse robuste de son invité. Les intentions ainsi dévoilées sans aucune pudeur, elle relève le menton, ancrant son regard déterminé au sien. Les secondes s’éternisent, s’apparentant à une éternité, elle en deviendrait presque une nouvelle fois impatiente. À n’en point douter, il cède, évidemment, s’emparant ardemment de ses lèvres, baiser voluptueux, les mains déjà conquérantes. « Pas ici. » qu’elle souffle, les sens échauffés.

Diligemment, la situation s’accélère, prenant une tournure pour le moins scabreuse. L’empressement et l’exaltation pulsant dans leurs veines, animant leurs gestes, tels des êtres assoiffés de chair et de luxure. Un frisson lui parcourt l’échine tandis que sa robe glisse le long de son corps, rencontrant le sol, les doigts de son nouvel amant découvrant avidement chaque parcelle de son épiderme. Un cliquetis familier l’extirpe cependant beaucoup trop tôt de cette danse sensuelle, la ramenant instantanément sur terre, fracassante réalité. Peut-être n’aurait-elle pas dû abandonner derrière elle, au cœur du salon, certaines preuves à convictions pour le moins incriminantes, tels que leurs verres à vin ou encore ses escarpins. Les lèvres de son client lui parcourant l'épaule, instant pour le moins embarrassant choisi par son bougre de mari pour pénétrer au sein de sa chambre. Merde. L’homme est rapidement repoussé, peut-être un peu brusquement, par l’épouse prise sur le fait. Indignation et exaspération la foudroyant immédiatement. La scène est pour le moins grotesque, digne des pires clichés. L’autre homme à moitié dénudé. Elle, pratiquement nue, sous-vêtements émeraude en guise de simple accoutrement, trônant maladroitement entre l’époux et l’amant. « Je pensais que tu étais en déplacement et que tu ne rentrais que demain. Qu’est-ce qui peut bien te ramener aussi rapidement à moi ? » Paroles lâchées avec dédain et contrariété, mains plantées sur les hanches, abandonnant sa décontenance pour mieux retrouver l’entièreté de sa splendeur. « Oh, je suis affreusement grossière, je manque à tous mes devoirs. Robb, voici Eleazar Griffith, mon époux. Eleazar, je te présente Robb Masterson, un… client. » Pour le moins gonflée, certes. Du Styx tout craché.
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Re: someone's gonna end up crying (eleazar)   |  Mer 30 Oct - 13:42
l'homme sert si fort ses mâchoires qu'il croit presque s'en péter les molaires. s'il reste silencieux, il ne pense pas moins tous les noms d'oiseaux dont il affuble actuellement la fautive. salope. sous son propre toit, la demeure de ses parents. avait-elle réellement osé ramener ici une de ses conquêtes ? n'avait-il pas été assez clair ? ne parlait-elle pas la même foutue langue ? aurait-elle décidément des pulsions suicidaires ? il semblait évident que le ciment maintenant leur union - les relations extraconjugales - auraient du être évoquées dans leur contrat de mariage.

les yeux inquisiteurs refont le tour de la grande pièce, leur salon désormais scène de crime où il avait aisément relevé les quelques indices. une enquête dont il se serait bien passé après l'interminable journée difficilement écoulée. craquant ses articulations sous ses accès de rage mal contrôlés, eleazar n'a pas besoin de réfléchir très longtemps pour percevoir les ronronnements dégueulasses de son épouse, miauler impunément auprès d'un autre.

sans empressement, il ose pénétrer dans l'antre qui lui est depuis longtemps interdit. la vue de la longue chevelure sombre, qu'il reconnaîtrait entre mille autres, agrippée par d'autres mains que les siennes, lui est difficile. il s'efforce de garder son éternel masque hermétique, tentant de faire taire les remous que le don agite, furieux, en lui. les amants pris sur le fait se séparent, la stupéfaction sur les traits coupables. eleazar se fait jaugeur du quidam, un instant, avant de dévisager styx. tremblant de colère au fil de ses mots acides, il ne décolle pas ses pupilles de la silhouette presque dévêtue. « robb, je te laisse regagner la porte seul. à moins que tu ne souhaites une escorte. » le griffith a l'élégance d'applaudir en guise de pression : il n'avait pas son temps, lui, qu'il dégage maintenant.

le rival et ses balbutiements sont ignorés. la suite ne le concerne pas, ne concernera jamais personne d'autre qu'elle et lui. les pas lents mais pleins de tension qui le rapprochent de sa dulcinée sont lourds. « styx. » le grondement menaçant s'élève, le porte jusqu'au plus près du fauve qu'il possède en guise de femme. le regard sombre effleure vaguement les courbes, avant de revenir se plonger dans les yeux de sa belle. « habille-toi. » une couverture déposée sur le lit s'envole, avant de frapper de plein fouet l'élégante princesse pour la faire vaciller.

l'humilier comme elle venait de le faire, voilà ce qu'il allait faire. trop embourbé dans cette rengaine haineuse pour vouloir en sortir. l'homme se détourne, la réplique acerbe et traître. il tourne en rond, propriétaire incontesté des lieux foulant le plancher d'une pièce dont l'accès lui avait été renoncé maintes fois. jouissant de l'avantage de la situation - après tout, qui lui reprocherait de s'abaisser aux pires félonies alors qu'il se découvrait être trompé jusque dans ses appartements. « je pensais qu'on s'était mis d'accord. personne ne devait passer le pas de la porte de notre chez nous. ni à aureus, ni ici. »

un poing serré dans une de ses poches, le regard assassin à l'affût du moindre éclat de douleur passant dans les pupilles de la traîtresse, il assène en la pointant du doigt. « robb devait avoir sacrément faim pour tomber dans un tel panneau. regarde-toi, styx. tu sais ce que tu m'inspires ? » un nombre incalculable de propositions se bousculent contre ses lèvres : rage, possessivité, jalousie, désir. mais eleazar est décidé à frapper fort, juste pour faire mal. « rien. tu ne m'inspires rien. du. tout. tu n'inspires rien à personne. »  


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Re: someone's gonna end up crying (eleazar)   |  Sam 2 Nov - 22:27
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eleazar & styx

Tout est une question d'orgueil, de fierté. Styx n’a certainement pas l’intention d’afficher un soupçon de regret ou même d’embarras, surtout pas maintenant alors que l’effet de surprise est sur le point de s’estomper. Le regard de son époux la transperce de part en part, telles mille et une aiguilles, elle ne faiblit cependant pas, l’air éhonté illuminant ses traits. La dignité prime. Robb, quant à lui, ne tarde pas à baisser les armes, préférant largement battre en retraite malgré un soupçon de résistance bien vite étouffé dans l’œuf. Dégonflé, songe-t-elle immédiatement, à l’instant même où il décampe. Surement n’a-t-il jamais été aussi pressé de quitter une femme à moitié nue. Oh, elle peut éventuellement le comprendre, affronter les foudres d’Eleazar n’est guère chose aisée pour les amateurs dans son genre. La concernant, voici désormais plus d'une décennie qu’elle fait face à son courroux, question d’habitude et d'entraînement, la voilà désormais blindée ou presque.

Le silence s'abat sur la pièce, telle une chape de plomb étouffante. Elle relève le menton, soutenant les prunelles orageuses de son époux. On ne peut guère faire plus effronté qu’elle. Pourtant, une infime partie de son être appréhende la confrontation prochaine. Le déferlement de fureur est imminent. Son prénom s’élève, véritable grondement, la menace est déjà perceptible. Il lui en faut bien plus afin de l’impressionner. L’ordre s’ensuit rapidement et elle manque de vaciller tandis que la couverture brusquement balancée à son encontre la heurte de plein fouet. Elle serre les dents, tirant la moue. « Quoi ? Tu as soudainement développé un problème de pudeur ? » Irritée qu’elle est, forcément, le ton est hargneux, sarcastique. La couverture tombe à ses pieds, terminant sa course au sol, pas franchement encline à exécuter les ordres, préférant encore se pavaner en lingeries légères. Bornée, c'est le mot.

Le discours est barbant, pourtant elle fait mine de l’écouter, à moitié du moins, simple haussement d’épaules en guise de réponse, le culot dans toute sa splendeur. Effectivement, personne n’est supposé pénétrer au sein de leur demeure, que ce soit ici ou ailleurs. Mais, ils ne sont plus à cela près, n’est-ce-pas ?  Qu’est-ce que cela change réellement ? Rien. Et, de toute évidence, ce type de scène ne se produirait plus systématiquement s’il daignait lui accorder ne serait-ce qu’une once de sollicitude. Mais, aucun mot à ce sujet ne franchira la barrière de ses lèvres. Plutôt crever que de quémander de l’attention de sa part, se résoudre à ce type de bassesse lui donne la nausée. Fierté quand tu nous tiens. Trop orgueilleux qu’ils sont pour s’extirper du cercle vicieux duquel ils sont pris au piège. C’est qu’ils y sont attachés à leur routine destructrice.

L’attitude de marbre, les paroles l’atteignent cependant, authentiques coups de poignard. Blessée, bien évidemment, abîmée par ces propos douloureux. Ce n’est cependant pas l’affliction qui se dépeint au fond de ses iris, mais un bref éclair de rage, bien vite remplacé par une impassibilité surjouée. Un masque comme un autre qu’elle arbore à la moindre occasion. Menteur, a-t-elle l’envie poignante de lui cracher au visage, il ne peut en être autrement. Elle cherche la vérité au fond de ses yeux, mais il est passé maître dans l’art de dissimuler ses émotions. L’indifférence tue à petit feu, il a visé juste, le con. « Merci pour ton honnêteté, je crois que nous venons de franchir une énième étape cruciale de notre mariage. » Le cynisme est à son paroxysme. Parfois, elle s’imagine qu’ils touchent le fond, pourtant ils tiennent encore debout, toujours à flot qu’ils sont. La palme d’or du couple le plus bancal bravant cependant les années devrait leur être accordée. « Si tu pouvais éviter les amalgames cependant, je ne pense pas que ton indifférence soit à ce point partagée. » L’esquisse d’un sourire pour le moins offensant s’inscrit sur son faciès, ponctuant sa réplique. L’attention que lui porte la gent masculine est évidente, un fait avéré. Pour ce qui est de l’intérêt de son cher et tendre à son égard, elle le cherche encore, le réclame silencieusement, le provoque ou du moins, essaie-t-elle. Il semble cependant aveugle. « D’ailleurs, puisque nous sommes en plein cœur d’un soudain élan de franchise, sache que me concernant mon dégoût à ton égard est toujours aussi vivace. » Peut-être exagère-t-elle, peut-être ment-elle tout simplement. N’éprouver que pure répugnance à son égard simplifierait largement la situation. Pourrait-elle alors claquer la porte sans se retourner. « Mais, quoiqu’il en soit, qu’est-ce que tu peux bien foutre au beau milieu de ma chambre ? Tu craignais que les murs ne soient guère assez hermétiques ? » Elle se détourne légèrement, lui indiquant la porte d’un geste assuré. Oh, non, l’espoir qu’il vide ainsi les lieux de sa présence aigre n’est guère bêtement attendu, mais qui ne tente rien n'a rien après tout. Un miracle peut toujours se produire.
(c) DΛNDELION



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Eleazar Griffith
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Re: someone's gonna end up crying (eleazar)   |  Mar 12 Nov - 21:03
et elle est belle, styx. forte, malgré la décennie écoulée à subir le mari. elle est magnifique, à l'image d'un chêne tenant toujours debout malgré la foudre et les vents furieux. à l'image d'un roc émergeant au large des côtes, battu par les flots froids et enragés. elle est courageuse, styx. se hissant tout en haut d'une falaise abrupte et assassine, loin d'être épargnée par la bise qui souhaiterait la voir chuter. parce que malgré les remarques cruelles et gratuites de l'époux, elle demeure à ses côtés.

les pas d'eleazar sont lourds, la boucle qu'il foule inlassablement, ignorant la réplique acerbe de la femme qui avait été faite sienne. créature gracile qu'il possède, quoi qu'elle en pense. quoi qu'elle en dise.

il ne l'observe pas, la soupçonne de lever les yeux au ciel comme elle a l'habitude de le faire. le manège cesse, il se rapproche avec son doigt accusateur afin de lui balancer des horreurs. il l'analyse, puisqu'il la connait. évidemment qu'elle se dresse, furie discrète puisque lui opposer une rage voudrait dire que les quelques mots de l'homme font écho.

les deux titans rageurs se font face, l'indifférence qu'ils affichent n'a d'égale que la colère qu'ils respirent. c'est à son tour de répliquer, assurée et confiante, les phrases ponctuées d'un rictus suffisant. le sous-entendu qui le percute, lui fait serrer les dents. la savoir convoitée par d'autres - que lui - ne lui renvoie que de la fierté. c'est la certitude de la savoir touchée, embrassée, possédée par quelques-uns qui le rend malade. « évidemment. ce qui est plus accessible est pris pour acquis. mais toi, ma chère, tu n'es pas assez distinguée pour te faire désirer. »

jalousie qui le transforme en salopard odieux, réponses qui fusent sans qu'il n'en ait réellement le contrôle. « et je vois que ton compagnon de ce soir n'a pas bataillé longtemps pour te garder. » alors que lui, mari odieux, est le seul qui reste au fil des ans. lui-même ne le sait pas, mais eleazar sera le seul qui affrontera vents et marées pour la garder à ses côtés. quitte à l'enfermer.

les langues, ce soir, sont particulièrement acérées. mais eleazar en a assez de l'ignorer. l'impudente presque dénudée devra apprendre à plier l'échine, avant qu'il ne manque de la lui rompre - par mégarde, bien sûr. la répulsion qu'elle lui expose le fait ricaner. il a baissé son bras, rangé sa seconde main dans les replis de son pantalon d'un tissu coûteux quelconque.

galant et fondamentalement gentleman, il la laisse continuer ses inepties. se raidit pourtant à nouveau lorsqu'elle semble lui ordonner de débarrasser les lieux. le démence prend doucement ses droits, la rage qui vient se loger dans le cœur et éteint doucement la raison. si elle pensait pouvoir le jeter comme eleazar venait de le faire avec son amant, styx allait être surprise.

la porte, restée béante suite au départ précipité du fameux robb, claque à s'en démettre de ses gonds. le vacarme réveillera peut-être la moindre âme qui vive dans le manoir griffith, mais il n'en retire aucune culpabilité. homme qui semble mature, pourtant resté gamin possessif. il ne se laissait que rarement aller à des démonstrations de forces puériles, ne pouvait plus se retenir à présent.

la petite distance qui sépare l'époux de sa femme est engloutie rageusement, alors qu'il lui saisit un de ses fins poignets pour le ramener à la hauteur de ses yeux. la prise se resserre, jusqu'à faire grimacer la belle. « dis-moi ce que tu vois, ton annulaire. » les yeux sont noirs, le regard fiché dans celui de styx qui ne tente pas de se défaire de l'étau. inutile, il ne la laisserait pas fuir cette fois.

« je vais le dire à ta place. à ton doigt se trouve la bague de ma grand-mère. une griffith. et, devine à qui appartient ces murs ? » un silence fugace, qu'il vient rompre sans ménagement, trop rapide pour qu'elle puisse le couper. « tu as tout juste, styx. le sol que tu foules, les draps dans lesquels tu allais forniquer, l'air que tu respires ici même. tout cela m'appartient ou m'appartiendra un jour. »

il relâche le frêle poignet, le repousse pour imposer une nouvelle distance, un nouveau gouffre. « et toi aussi, styx, tu m'appartiens. » ils le savent tous deux que le divorce n'a jamais été une option, qu'il ne serait même pas envisageable. obligés de se supporter à vie, à moins que l'un ne crève prématurément.

le griffith fait un pas en arrière, recule en se demandant quand le fameux jet de lumière viendra le propulser contre un mur. il tient presque à le provoquer, à la provoquer elle. puisqu'il ne s'arrête plus, puisqu'il est dévoré par cette rancœur dévastatrice. « on s'était mis d'accord. si tu voulais continuer à jouer la catin, ce n'est pas sous mon toit. » les mots ont changé. avait-il encore la déférence d'accorder à sa femme le partage des biens. désormais faits uniquement siens. plus de chez nous. c'est chez lui.


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Styx Griffith
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Re: someone's gonna end up crying (eleazar)   |  Mer 13 Nov - 16:17
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C’est terrible, cruel même, cette façon qu’ils ont de s'entre-déchirer à outrance. Peut-être sont-ils voués à s'abîmer l’un et l’autre, à s’écorcher vif. Ils excellent particulièrement dans ce domaine, tels deux artistes torturés. Les mots sont vicieusement choisis, aussi acérés que les lames d’un rasoir. L’offense est de taille. Pas assez distinguée est-elle, pas assez désirable, pas assez chérie afin qu’un autre que lui daigne demeurer à ses côtés, batailler pour ses beaux atours. L’orgueil est froissé, Styx l’admet silencieusement, secrètement. Elle déteste cette sensation d'insuffisance et de médiocrité qu’il lui procure, lui fait ressentir. L’estime qu’il détient à son égard n’est qu’infime, si ce n’est inexistante. N’est-elle donc rien à ses yeux ? L’interrogation blessante est rejetée dans les méandres de son esprit. C’est à son tour de frapper, d’avoir recours au poison que sont les mots. Pour rien au monde ne lui cédera-t-elle du terrain.

Désireuse d’en finir, la sentence est sur le point de tomber, l’invitation à quitter les lieux toujours en suspens. Il leur faciliterait sacrément l’existence s’il consentait simplement à franchir le seuil de cette porte sans esclandre. Idée illusoire. Cette dernière se referme dans un grondement sourd, claquant à en faire vibrer la moindre parcelle de son être. La rage l’emporte ainsi, laissant derrière elle la raison. C’était couru d’avance. Styx sursaute bêtement en réponse au vacarme infernal, n’anticipant guère le moins du monde l’imminent rapprochement forcé. Le poignet désormais emprisonné au cœur d’une violente étreinte dont l’emprise se révèle de plus en plus soutenue, elle ne manque pas d’esquisser la grimace sous le coup de la brutalité du geste. Styx est furieuse, empreinte de rancœur et de colère. Elle ne scille pas cependant, consciente qu'il lui est impossible de se soustraire à son joug. Le regard est foudroyant, débordant de courroux. Murée dans un silence d'or et de marbre, subissant les paroles du mari aigre, elle rêve ardemment de lui coller son poing en plein visage.

Les paroles sont répugnantes. Femme trophée, ni plus ni moins. Ainsi, ne représente-t-elle rien d'autre qu'une simple possession à ses yeux, un bien comme un autre. Il semblerait donc que faire partie des meubles se révèle être sa destinée. Un avenir qui manque d’ambition selon elle. Elle serre les dents, excédée à un point inimaginable, tandis qu’il la repousse, dénué de toute délicatesse. Les propos confirment sa pensée. La colère lui noue l’estomac. L'impudence dont il fait preuve lui donne des hauts-le-cœur. Elle n'appartient à personne, niant à merveille la fatalité, peu importe cette foutue bague trônant à son annulaire. Il y a bien longtemps que cette dernière ne signifie plus rien.

Styx pourrait très certainement calmer le jeu, s’obstiner à conserver un silence immuable dont il se lasserait. Elle pourrait, oui. Force est d’admettre qu’elle est tout autant consumée que lui par la rage et l’aigreur. Il l’attaque, la provoque. Est-elle réellement supposée l’ignorer ? Complètement invraisemblable, impossible. « Ne t’inquiètes pas, les choses sont désormais parfaitement claires, ta catin de femme ne se risquera plus à subir une énième scène pitoyable de ce genre. » D’un geste théâtral, elle fait mine de lui dédier une légère révérence, puisque monsieur est roi au sein de son palais. La moquerie est évidente, bien sûr. « Si tu le souhaites, je peux d’ailleurs rentrer définitivement à Gahizer, puisque je ne suis qu’une intruse en ces lieux. Loin de moi l’idée de pomper l'entièreté de ton espace et surtout de ton oxygène. » Styx tient bon, ne se départissant guère de son fameux sourire mutin, pourtant elle fulmine intérieurement, sur le point d’imploser. Ils n’en seraient pas là aujourd’hui s’il daignait seulement lui accorder un regard, s’il n’avait pas dérapé une poignée de semaines après la lune de miel. « Sache cependant que tu te fourvoies complètement. Je suis probablement la dernière chose sur terre à t’appartenir. » Puisqu’il semble sans conteste la considérer tel un objet. « Crois-mois quand je te dis que je me refuse à tous ces putains de supposés droits dont tu disposes à mon égard suite à notre mariage vide de sens. Je ne fais que porter ton nom, ni plus ni moins. Il y a longtemps déjà que je ne suis plus tienne. » Les mots sont crachés avec véhémence. Il cherche, il trouve. Il le sait. C’est ainsi que cela fonctionne entre eux. « D'ailleurs, tu la veux ? » Elle relève la main gauche, agitant ses doigts. « Peut-être souhaites-tu la récupérer puisqu'elle semble si chère à ton cœur ? » La question est purement rhétorique, Styx n’attend aucune réponse de sa part. Soudainement, l’annulaire se retrouve à nouveau vierge, comme il y a de cela bientôt treize années, le bijoux est dédaigné d’un simple regard, voltigeant rageusement à travers la pièce, se heurtant contre le buste de son crétin d’époux. L’alliance ne tarde d’ailleurs pas à suivre le même chemin hasardeux que cette fameuse bague de fiançailles tant exécrée au cours de ces dernières années. Grand-mère Griffith risque de se retourner dans sa tombe.

Elle soutient les prunelles de l'intéressé, duel ardent, le menton relevé fièrement, arrogante qu’elle est. Intérieurement, elle n’en mène cependant pas large, ébranlée par l’éclat de fureur qu’elle ne discerne que trop bien au cœur des iris assassines de sa moitié. Reculer ne lui traverse néanmoins pas l’esprit, tout comme l’idée même de regretter son geste lui est impensable. Elle se sait cependant pertinemment incapable de prononcer le mot fatidique, le mot divorce. Peu encline à rompre les liens sacrés du mariage, à s’éloigner de lui. Trop ancrée à cet homme qu'elle est persuadée d'haïr. Pour autant, il est hors de question de s’incliner, de courber l’échine. C’est de force qu’il sera contraint de lui passer une nouvelle fois la bague au doigt.
(c) DΛNDELION

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