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Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

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propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.
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 where did the sun go? (aisleen)

 :: Ibao :: Le port d'Ibao  
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Aisling DeQ'ianto
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AGE : 26 ans. Une vieillesse partagée avec un double et pourtant, chaque année le temps la sépare un peu plus de son enfance. Plusieurs années parties en cendres avant qu'elle commence à se reconstruire avec eux. Renaissance douloureuse mais nécessaire, elle réapprend à vieillir.
STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.

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where did the sun go? (aisleen)  |  Mer 11 Déc - 2:34

where did the sun go?
Parveen & Aisling


La confiance difficile, pourtant, elle lui avait donné sans réellement se poser de questions à cette Xi’Nora. Connaissance de longue date, cliente accoutumée de sa boutique de fleurs, elle se souvient de sa surprise lorsqu’elle l’avait vu rejoindre les silences. Elle n’aurait jamais pensé qu’un membre de cette famille sortirait des sentiers battus ; ne naissaient-ils pas tous avec un chemin tout tracé, dans leurs grands palais glacés – elle l’avait toujours cru. Peut-être que Parveen était une paria, une hérésie familiale dont ils avaient honte, elle ne lui avait jamais posé mais la question mais elle supposait ; parce que rien d’autres n’auraient pu la pousser à quitter sa famille dans des temps aussi dangereux. Son nom de famille en lui-même représentait une menace, elle pouvait être capturée ou tuée par le camp ennemi à n’importe quel moment et pourtant, la jeune mutante se trouvait présente à Ibao avec les autres silences. Là était la preuve de la confiance aveugle qu’elle lui donnait, parce qu’elle savait ce qu’il en coutait de quitter sa famille, elle savait ce qu’il en coutait d’abandonner derrière elle tout un passé ; d’abandonner ce qui nous a construit et ce qui fait ce que nous sommes à l’instant présent. Ce sont tous les repères qui s’effacent, ce sont toutes les fondations qui s’effondrent ; une nouvelle vie qui commence comme une nouvelle naissance, sans rien pour se raccrocher. Certainement, que c’était pour cette raison qu’Aisling avait choisi de lui faire confiance si facilement, de la guider partout où elle allait chez les silences – de faire attention à elle. La femme du nord avait bien pris ses marques et rapidement, facile de conversation ; plus mature qu’elle n’y paraissait derrière ses jolies robes de princesse et ses vêtements taillés à la perfection par les plus grands couturiers. C’est tout un monde qui les séparait et pourtant, elles se retrouvaient sur le port d’Ibao toutes les semaines, un chocolat chaud à la main, face à l’océan qui s’étendait à perte de vue ; effet apaisant derrière toute cette agitation, derrière toute cette folie. Aisling avait appris à aimer l’océan sous la lueur de la lune, le sombre de ciel se reflétant créant un mirage – elle croirait presque qu’elle pouvait marcher dessus. Parfois, elle se prenait à rêver de ces marins qui n’avaient pas terres ; ils étaient un peu comme Parveen et elle, coupés de toutes attaches, libre de voguer où bon leur semblait et peut-être que le monde était plus grand qu’ils ne pensaient. Un soupir s’échappa de ses lippes, prenant une gorgée de chocolat, encore submergée par les émotions de son rêve comme une rengaine sans fin, comme une inquiétude qui la prend au plus profond de ses tripes sans savoir l’explication. Elle se sait Aisling, elle a la terrible sensation que quelque chose se prépare dans l’ombre et les interventions de ce groupe encapuchonné ne font que le confirmer. D’une main elle essuie une larme, se sentant stupide, parce qu’elle n’a même pas l’envie de pleurer ; c’est à cause de ce stupide cauchemar qu’elle fait au moins cinq fois par semaine, qui la rend à pleur de peau. Alors quand elle sent la main sur son épaule, elle sursaute, trop perdue dans ses pensées, trop occupée à essayer de résoudre cette énigme qui effraie la population, elle comprise – parce que c’est inquiétant. « Parveen, tu m’as fait peur. » Aveu amusant, elle en sourirait presque si elle n’était pas submergée par la vague de sentiment inexplicable. « Excuse-moi. Je vais bien. Tu sais, ce sont ces stupides cauchemars, la sensation d’être au bord du gouffre des émotions ne me quitte plus, c’est extrêmement perturbant. » Qu’elle explique, ne voulant pas lire qu’inquiétude sur le visage de son amie, parce qu’il y en avait assez des inquiétudes ; alors, elle affiche un sourire, Aisling.
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AGE : vingt-neuf années qu'elle n'a pas su arrêter, vingt-neuf ans qu'elle laisse filer entre ses doigts comme s'ils n'étaient plus les siens.
STATUT CIVIL : nouvellement fiancée, ils ont décidé pour elle, ils ont décidé pour eux, et toujours elle s'abandonne aux étreintes d'amants de passages en attendant de devoir connaître les siennes, celles de celui qui presque inconnu aujourd'hui scellera son destin au sien demain.

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Re: where did the sun go? (aisleen)  |  Jeu 12 Déc - 22:50
Errant dans une nuit qui se fait éternelle, bercée par le bruit des flots qui viennent se briser contre les digues du port, Parveen regarde la mer.
Le froid mordant se glisse sous ses vêtements, pourtant chauds et elle serre ses bras sur sa poitrine. Il y a quelque chose dans l’air glacial qui lui rappelle les hivers avec lesquels elle a grandi, les hivers d’un endroit qu’elle n’ose plus appeler chez elle et dont pourtant, elle ne peut se défaire. Il y a tous les souvenirs d’enfants, il y a tous les sourires, les rires, les traces d’une vie fleurissante qui ne veulent pas s’effacer. On a arraché la fleur à sa patrie. Elle n’a jamais su vraiment planter ses racines ailleurs, et refleurir. Elle était fleur fragile, presque fanée avant l’âge. Elle a repoussé artificielle.
Le vent marin griffe son visage, s’emmêle dans ses cheveux ; elle ne l’en empêche pas. Inspire un coup. Elle a peu connu l’océan, et pourtant, il y a quelque chose en lui qui l’attire irrémédiablement. Les vagues au large sont devenues impénétrables quand la nuit a tombé son voile sur le pays et c’est une étendue mouvante et d’un bleu presque noir qui s’agite à ses pieds, se fondant dans le ciel à l’horizon, éclaboussant le bas de ses jambes quand une vague plus violente s’écrase sur la digue. La mer s’est rendue inaccessible, plus encore qu’avant. Elle regarde sa surface sans chercher à deviner le fond, imagine qu’il n’y a plus de fond, que si elle tombait, là, dans les eaux glaciales, elle coulerait sans fin, encore et encore, s’enfoncerait dans des abîmes ou nul ne saurait venir la trouver, se laisserait dévorer par les vagues. Son existence effacée. Il lui suffirait de tomber. Un pas, puis deux. Le vide sous ses pieds. Puis plus rien.
Le vide, pour toujours.
Noir, partout autour.
Et le froid qui dévorerait sa peau jusqu’à qu’il ne reste d’elle que des souvenirs.
Elle serre les bras un peu plus fort autour de son corps frêle, laisse son esprit regagner la terre ferme, et l’étoffe sous ses doigts lui rappelle qu’elle est là, tangible. Vivante. Lentement, elle arrache son regard aux flots impénétrables et se remet en marche vers le port.
Ses angoisses se terraient dans la nuit, mais maintenant que celle-ci est partout elle peine à les garder enfermées dans la prison de son esprit. Elle voudrait qu’elles s’endorment et que le froid glace jusqu’à son cœur, mais là, à l’intérieur, ça fait encore mal.
Toujours.
Elle essaye d’oublier.
Une silhouette connue se dessine, de dos, plus loin dans le port presque désert. Parveen esquisse un sourire.
Eux, ils lui ont offert une place. Ils lui ont ouvert les bras sans rien demander, ils n’ont pas cherché à obtenir d’elle ce qu’elle ne pouvait pas donner, ils l’ont prise comme elle était, ont accepté le masque glacial pour laisser les failles se dévoiler seules. Elle ne peut pas encore les montrer pourtant, les failles, n’est pas sûre de le pouvoir un jour. Ils les devinent au détour d’un sourire un peu cassé, d’un regard qui se voile d’un coup de tous les chagrins qui s’agitent en son sein. A ceux-là elle a offert la chaleur qui se cache sous la carapace et des sourires qu’elle essaye de rendre vrais. Aisling en fait partie.
Elle l’a rencontrée avant de venir ici, à l’heure où les mensonges n’en étaient presque pas. Elle l’a trouvée entre toutes les plantes de sa boutique, fleur sauvage parmi les fleurs apprivoisées. Elle a appris sa vie en lui livrant des détails de la sienne, elle s’est laissée porter par la facilité et par les début d’une amitié qui se tisse, avant de devoir revêtir le costume qui est le sien, avant de s’immerger dans la comédie pour faire de celle-ci sa vie. Une vie de mensonge, encore, mais c’est ce qu’elle fait de mieux mentir, Parveen. Elle ment à tout le monde et se ment à elle-même. A eux, aussi, il faut qu’elle mente.
Tout le temps.
Ils lui ont offert une maison, presqu’une famille, sans savoir que déjà elle en avait deux et que c’est l’une d’elle qui leur avait envoyé. Sans savoir qu’un jour elle partirait sans un regard en arrière, qu’un jour eux aussi, elle prétendrait les oublier quand ils seront marqués dans sa chair aussi profondément que les autres.
Elle tend le bras pour poser la main sur l’épaule de celle qui est devenue son amie, tout doucement. Lui arrache un sursaut, malgré tout. Retire sa main, gênée.
- Parveen, tu m’as fait peur.
Elle a l’air fatiguée, Aisling, comme si les embruns avaient creusé dans ses traits. Il y a des traces d’inquiétude qui voilent son visage, la parant d’une fragilité nouvelle.
- Excuse-moi. Je vais bien. Tu sais, ce sont ces stupides cauchemars, la sensation d’être au bord du gouffre des émotions ne me quitte plus, c’est extrêmement perturbant, reprend-elle.
Le sourire qu’elle dessine sur ses lèvres a des plis que Parveen reconnaît parce qu’ils sont faux, parce qu’ils sont de ceux dont qu’on glisse entre les mots pour faire comme si tout allait bien quand en vérité, plus rien ne va. D'autant plus que, elle, se tient en permanence en équilibre dangereux au bord du gouffre de ses propres émotions, bouillonnantes et ne cherchant qu'à déborder. Alors, elle sait. Elle comprend. Et tâche d’habiller son sourire à elle d’autant de sincérité qu’elle peut.
- Je suis désolée, j’aurais dû m’annoncer, commence-t-elle en secouant la tête doucement. Ils continuent ?
Elle fronce les sourcils.
- Toujours les mêmes ?
Elle ancre son regard dans le sien, inquiète.
Aisling lui en a parlé. Elle a entendu d’autres les raconter, sait qu’une partie de la population est en proie à des rêves récurrents, laissant des séquelles parfois jusque dans la peau, les os, l’esprit. Ses nuits à elle ne sont restées que peuplées de ses angoisses habituelles, et en un sens, c’est surement pour le mieux.
- Tu es sûre que ça va ? Tu sais déjà que je ne rêve pas, enfin, pas comme toi. Elle marque une pause. Mais si tu veux en parler, je suis là.
Elle voudrait savoir, pouvoir la soulager, ou au moins une solution. Savoir d'où ils viennent, aussi, pourquoi elle, et les autres les voient mais pas eux, certains autres. Mais elle laisse les choses venir, ne la force pas. Ne force jamais. Laisse la porte ouverte, s'ils veuillent y entrer. Si Ainsling veut en parler. En parler vraiment. Comprendre, peut-être, à deux ce qui seule continue de leur échapper.
La nuit éternelle, en jetant sur le monde son ombre inquiétante a fait tomber en chemin des mystères qu’ils peinent à résoudre. La population s’est lentement laissé gagner par l’inquiétude et les images des jours précédents sont dans tous les esprits. Elle s’efforce de trouver des réponses rationnelles là où certains commencent à évoquer le divin, ne serait-ce que pour elle.



now the waves they drag you down, carry you to broken ground, but i'll find you in the sand, wipe you clean with dirty hands, so god damn this boiling space, the spanish sahara, the place that you'd wanna, leave the horror here. (foals, spanish sahara)

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STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.

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Re: where did the sun go? (aisleen)  |  Mar 17 Déc - 7:36

where did the sun go?
Parveen & Aisling


La présence rassurante de la main de Parveen sur son épaule, la mutant affiche un sourire détendu. Enfin, elle retrouve un moment de paix dans cet océan dévastateur de mauvaises nouvelles. La guerre était de plus en plus violente sur le territoire akkadien, les pauvres en payaient les pires conséquences ; la faim, les dangers des groupes illégaux, trop d’habitations détruites, etc, etc. La liste était tellement longue qu’Aisling en avait parfois le tournis rien que d’y penser ; sauf que ce n’était pas sa place de soigner toutes les blessures du monde, elle en avait déjà assez avec les siennes. D’un geste amical de la main, elle balaye les excuses de Parveen ; parce que la Xi’Nora n’a rien fait de mal que de vouloir lui tenir compagnie. Alors d’un geste de la tête, la jeune femme acquiesce à la question, puisque ses rêves continuent et qu’ils ont empiré même ; elle qu’inquiète parce que ce n’est pas le cas de tout le monde et qu’ils sont une petite portion de la population seulement à être touchée par ces nouveaux rêves. Dans son malheur, Aisling est heureuse que Parveen soit épargnée par ces cauchemars et par la douleur qui vient avec parfois ; elle a déjà assez souffert dans sa vie et si c’est le cas de tous, elle ne peut que se réjouir de toute manière. Elle l’invite à venir s’asseoir à ses côtés face à l’océan, proposant une gorgée de sa boisson chaude ; si elle avait su elle en aurait acheté deux pour que la tisseuse puisse se réchauffer dans le noir glacial qui persistait sur Akkadia. « Pas les mêmes, non. Ce qui est étrange, c’est que je ne comprends pourquoi je fais partis de ceux qui ont un rêve avec évolution. C’est certainement la faute à pas de chance, tout simplement, parce que je ne fais rien de différent. » Qu’elle s’insurge, en poussant un soupir fatigué de toutes les émotions qu’elle devait endurer. « Tu te souviens, je me réveillais avec des brûlures sur le corps mais les brûlures sont maintenant des égratignures – elle montre son bras, avec pleins de petites cicatrices – et j’ai l’impression que je pourrais fondre en larmes pendant des heures après. » Alors, elle lui raconte son nouveau rêve en détails, en toute confidence et en toute confiance aussi – parce qu’elle lui a ouvert son cœur, à la Xi’Nora. Autre chose est dans l’esprit d’Aisling et elle a besoin d’en parler, de connaître la vie des autres personnes ; peut-être parce que partager réduit la solitude, peut-être parce que partager rend la situation un peu moins grave qu’elle ne l’est – comme si c’était presque normal, une simple discussion entre copine. La DeQ’ianto fixe celle qui devrait être une princesse, se demandant comment elle se sent si loin de sa famille ; parce qu’elles n’en ont jamais vraiment parlé non plus que même s’ils l’ont rejeté – ces gens restent quand même ceux qui partagent son sang. Aisling ne veut pas la brusquer, elle ne veut la forcer non plus à parler d’un sujet qui la rendrait mal à l’aise ou triste pour la soirée ; alors elle cherche ses mots avec une grande attention, pesant les mauvais et les bons côtés de chacun, prenant le soin de lui laisser le choix de la discussion. Prenant une gorgée de son chocolat chaud, la mutante gratte légèrement la coupe le récipient avant de trouver finalement le courage de se lancer. « Le manque soleil commence à se faire dangereusement ressentir sur la population. Une éclipse ne dure pas aussi longtemps ; je pense qu’il y a quelque chose derrière mais je n’arrive pas à trouver ce que ça pourrait être. » Qu’elle commence, restant dans le thème de la discussion sur son rêve, parce que tout était lié, ça ne pouvait pas être une coïncidence. « Ce doit être pire dans le nord, non ? Le froid glacial est déjà difficile pour la population alors sans soleil… As-tu quelques nouvelles ? » Et si Parveen ne voulait pas parler de sa famille elle n’aurait pas à le faire, elle aurait juste à répondre sur l’inquiétude grandissante dans Akkadia : la disparition du soleil.
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Re: where did the sun go? (aisleen)  |  Lun 6 Jan - 1:49
Elle lui offre l’un des regards empreints de cette chaleur sincère qu’elle n’offre qu’à ceux qui ont su voir derrière les barricades qu’elle a érigées autour d’elle – à ceux pour qui elle a bien voulu, l’espace d’une minute, ouvrir cette porte qu’on ne peut pas refermer. La porte qui laisse deviner toutes les blessures sous la peau glacée.
Dans un froissement silencieux elle s’installe à ses côtés, les yeux accrochés à son visage à la recherche de toutes les failles qu’elle aussi dissimule, dans l’espoir vain de pouvoir – qui sait – les apaiser. Aisling a dans ses bagages des souffrances qu’elle seule connait, comme elle, et qu’on ne peut que deviner. Et depuis quelques temps, depuis que la lune a avalé le soleil et toute sa lumière avec lui, les souffrances débordent du bagage. Ne reste que la nuit.
Elle décline d’un mouvement de tête l’invitation à partager son chocolat, l’écoute en silence, les sourcils froncés d’inquiétude.
- Pas les mêmes, non. Ce qui est étrange, c’est que je ne comprends pourquoi je fais partis de ceux qui ont un rêve avec évolution. C’est certainement la faute à pas de chance, tout simplement, parce que je ne fais rien de différent. Aisling soupire. Tu te souviens, je me réveillais avec des brûlures sur le corps mais les brûlures sont maintenant des égratignures et j’ai l’impression que je pourrais fondre en larmes pendant des heures après. 
Parveen observe les cicatrices qui parsèment la peau des bras tendus sous ses yeux, comme une constellation de blessures. Mais à qui appartiennent les blessures ? si encore il n’y avait que les rêves, puisqu’ils rêvent tous (eux, humains) – bien que pas pareil, pas comme ça. Les blessures, ou toutes les autres manifestations physiques, elles, ne devraient pas apparaître. S’il arrive que les tourments qui habitent chacun se glissent dans les mondes imaginaires de leurs nuits, jamais ces mondes ne devraient débordent dans leurs vies puisque jusqu’à lors cloisonnés par le sommeil. Alors, elle écoute son amie lui raconter son rêve, où les animaux-monstres deviennent champs de fleurs. Elle écoute sans l’interrompre, cherche entre les mots les réponses qu’elles ne trouveront pas, parce qu’il semble ne pas y avoir de réponse, parce que depuis que le soleil est parti la nuit infinie a rendu les cauchemars et les rêves bien trop réels. Ce n’est pas normal.
Ils le savent tous, sur le continent, qu’il se passe quelque chose. Outre la disparition du soleil, outre les rêves, les choses bougent là où aucun d’entre eux n’a accès et les questions s’amoncèlent sans promesse de solutions. Comme tous, elle a entendu écouté la radio. Comme tous, elle a vu à la télé les silhouettes masquées, comme tous elle a voulu comprendre ce que nul ne sait encore. Mais les jours passent et le froid ayant fini de dévorer les récoltes s’est attaqué aux corps de ceux qui n’ont rien. Et dans son insatiable appétit il a éteint leurs vies comme la nuit a éteint le soleil. Eux ne reviendront plus, mais l’astre absent, lui, aurait dû recommencer à brûler depuis longtemps.
Elle pose une main sur le bras de celle qui est devenue son amie et le presse doucement dans un mouvement qui se veut réconfort là où s’arrêtent les mots.  
- Ça doit être épuisant. Je suis désolée pour toi, j'aimerais pouvoir te soulager ne serait-ce qu'un peu. (hélas, il n'y a plus rien à faire)
Les yeux suspendus à l’imperceptible horizon, noyé dans la mer d’encre, elle réfléchit. Les démons qui hantent Aisling, elle ne les connaît pas, les a aperçus au détour d’un sourire cabossé ou d’un regard qui se voile, mais jamais ne pourrait prétendre tout savoir. Mais pourtant, elle doute qu’ils soient ce qui alimentent son subconscient au point de provoquer chez elle ces rêves qui, comme un cancer, s’invitent au creux de ses nuits pour ne plus les quitter. Et restent accrochés à sa peau, même après. Elle inspire et serre les bras sur sa poitrine.
- Il n’y a pas que cela qui soit étrange. Commente-t-elle finalement. La récurrence même de ces rêves l’était déjà suffisamment, sans compter les traces physiques qu’ils laissent.
Elle laisse traîner les yeux sur les bras désormais couverts de la jeune fille, là où quelques instants plus tôt elle y a vu les blessures courir sur sa peau.
- Sans compter tout le reste… je veux dire, ce qu’il se passe en dehors de la nuit, ce qu’ils ont dit à la radio, les messages qui apparaissent… Elle lève les yeux vers le néant où devrait se trouver leur astre disparu. Et le soleil.
Elle aimerait comprendre, elle aimerait savoir pourquoi tout apparaît en même temps, aimerait saisir le fil qui lie tous les éléments d’un mystère qui ne cesse de s’épaissir, mais toujours il lui échappe, comme il échappe aux autres. Elle entend, dans les rues, les murmures de ceux qui rêvent, elle entend les murmures de ceux qui doutent.
Elle a cherché, au début, elle a couru après le soleil quand il a disparu. Elle a songé, longuement, après les messages, elle a abandonné et chaque fois recommencé. A défaut de remplir ses nuits de rêves elle a tenté, en vain, de trouver des réponses – surement, quelque part, pour se rassurer. Mais encore, comme toujours, elle est vouée à abandonner. Lasse, elle l’est depuis bien trop longtemps pour s’acharner contre les choses qu’elle ne peut contrôler et subir, c’est ce qu’elle a toujours fait.
Lentement, les minutes coulent au fond de l’eau, quelque part devant elles. Elle sent le regard de celle qui fut fille des fleurs glisser sur sa peau, accroche le sien à l’horizon de nouveau.
- Le manque soleil commence à se faire dangereusement ressentir sur la population. Une éclipse ne dure pas aussi longtemps ; je pense qu’il y a quelque chose derrière mais je n’arrive pas à trouver ce que ça pourrait être.
Parveen détache son regard de la mer pour l’accrocher au sien. Retrouve entre les mots ses propres questions. Mais Aisling reprend entre deux gorgées de chocolat.
- Ce doit être pire dans le nord, non ? Le froid glacial est déjà difficile pour la population alors sans soleil… As-tu quelques nouvelles ?
Un sourire triste lui échappe, à la fille du Nord, et elle le retient au bord de ses lèvres en revenant perdre ses yeux dans le néant. Des nouvelles, elle en a peu, elle sait ce que la plupart savent : au Nord, les gens disparaissent dans le ventre d’un hiver plus glacial que jamais. Le froid, elle l’a connue et il l’a façonnée, comme ceux qui partagent son sang, comme ceux qui, comme elles, ont grandi dans des paysages balayés par la neige et le vent. Elle sait qu’ils n’ont rien, ceux de son sang, parce que l’argent achète la mort quand il s’agit d’échapper à la faim et au froid. Les autres, en revanche, ceux qui n’ont rien, elle devine leur martyr, ne peut que le faire car jamais elle ne l’a vécu et ne le vivra jamais.
Les nouvelles, elle ne peut pas en avoir. Elle n’est pas censée en avoir, parce qu’ici elle se déguise de mensonges et tisse une princesse abandonnée par sa famille, quand c’est justement sa famille – l’une des deux, des trois – qui l’a envoyée ici. Elle inspire encore, plus longuement, avant de revenir trouver le visage de son amie et la chaleur qui se cache en ses traits.
- Non. Je ne peux qu’imaginer, comme nous tous, ce qui se passe, avec les informations que l’on a. Je devine combien l’hiver doit être dur, là-bas, en voyant comme il l’est déjà ici. Le manque de soleil est déjà un mal suffisant, hélas, je crains que le temps ne s'adoucisse pas et je redoute les effets sur la population...
L’ombre de la fatigue passe sur ses traits, et elle brille encore par son impuissance. Les siens sont saufs, elle le sait, mais les autres ? Ses bras se serrent plus fort sur sa poitrine. Laisse ses yeux s'attarder sur les éléments du décors qui les entourent, enveloppés par l'obscurité ambiante.
- Certains commencent à parler des Dieux. Reprend-elle finalement.
Parveen secoue la tête. Il y a longtemps que pour elle, les Dieux n'existent plus.  
- Je n’y crois pas. J’aimerais comprendre aussi, tu sais. Les rêves que tu – que vous – avez, je ne les vis pas et je ne peux que me fier à ce qu’on me rapporte, mais ils ne peuvent pas sortir de nulle part. Elle soupire. J’ai beau chercher des solutions, il y a toujours une faille. As tu des idées, toi ?
Aisling a raison : une éclipse ne devrait pas durer si longtemps. Il n’y a rien, dans leur nouveau quotidien, qui aurait dû durer autant de temps.
- Je ne suis même plus sûre qu’on puisse appeler ça une éclipse, à ce stade. Mais je n’ai jamais entendu parler de quelque chose de semblable.



now the waves they drag you down, carry you to broken ground, but i'll find you in the sand, wipe you clean with dirty hands, so god damn this boiling space, the spanish sahara, the place that you'd wanna, leave the horror here. (foals, spanish sahara)


Dernière édition par Parveen Xi'nora le Jeu 9 Jan - 10:43, édité 1 fois

— SILENCES ; those who train to strike —
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AGE : 26 ans. Une vieillesse partagée avec un double et pourtant, chaque année le temps la sépare un peu plus de son enfance. Plusieurs années parties en cendres avant qu'elle commence à se reconstruire avec eux. Renaissance douloureuse mais nécessaire, elle réapprend à vieillir.
STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.

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Re: where did the sun go? (aisleen)  |  Jeu 9 Jan - 5:04

where did the sun go?
Parveen & Aisling


C’était épuisant de toujours se battre ; depuis l’enfance, elle ne faisait que ça l’ancienne veuve et même dans le quotidien de paix qu’elle s’était créée, elle restait professeur de combat – comme si l’idée même de se battre constituait sa vie. Si Ibao ne deviendrait jamais une ville de cœur, elle reconnaissait au moins le pouvoir de l’océan sur son cœur ; l’impression agréable de plénitude face à ce monstre de mystères. Pour la première fois de sa vie, l’instant de quelques secondes seulement lorsque ses yeux se posaient sur l’horizon, elle avait l’impression de ne plus devoir se battre. Le sentiment ne restait pas longtemps portant, le poids des responsabilités pesant bien trop lourd sur ses frêles épaules ; Aisling avait l’impression de sombrer tout au fond de cet océan autant qu’elle avait l’impression de s’y sauver en pensant à ce qu’il y avait au-delà, loin de ces guerres – ça lui manquerait le jour où elle pourrait revenir à Aureus, si tant était qu’elle en serait un jour capable. Après tout, plus encore que ses propres envies, comptait la cause des silences et le désir d’obtenir des terres pour être enfin libre de toutes discrimination ; sauf que depuis quelques temps ça partait carrément en vrille, et ça lui faisait peur cet extrémisme. Plus inquiétant encore, ces rêves, cette éclipse, toutes ces choses qui touchaient durement la population ; ces personnes dont elle ne faisait pas exception et qui chaque jour vivaient de plus en plus difficilement les conséquences de ces nuits agitées. Le visage adoucit par les paroles de son amie, elle observait Parveen avec une gratitude non prononcée ; pourtant heureuse d’avoir trouvé une oreille attentive, une épaule sur laquelle se reposer – mais trop sauvage, ne trouvant pas les mots ou le courage pour exprimer ce qui se tramait au fond de son cœur. C’est une main qu’elle pose délicatement sur la sienne ; sœurs d’une vie qui aurait pu être, elles s’étaient trouvées et Aisling était déjà suffisamment gratifiante pour ce cadeau que le destin avait mis sur sa route. « Ta simple présence et ton soutien me soulagent plus que ce que tu ne peux imaginer. » Qu’elle prononce avec un sourire dénué de toutes paillettes ; pour la première fois il s’agit d’elle-même, quelle que soient les pensées qui peuvent traverser les pensées des autres. Quelques instants encore et ce sont toutes les peines dues aux cauchemars qui s’effacent, même si la réalité rattrape les deux jeunes filles ; après tout, il est impossible de ne pas sentir la brise de froid qui s’installe sur Ibao et ce ne sont pas là les caprices de la météo – mais bien l’inquiétude de cette éclipse qui ne semble pas s’atténuer, plutôt augmenter. Les paroles de Parveen laissent la mutante pensive ; parce qu’elle avait raison, la simple récurrence des rêves était un phénomène bizarre, surtout pour une partie si grande de la population, plus encore, tout ce qui entourait ses rêves : la disparition du soleil, les messages à la radio, ce nouveau groupe encapuchonné. Aisling se tourne vers son amie, avec l’envie soudaine de savoir, d’absolument percer ce mystère qui règne dans Akkadia depuis trop de semaines déjà. « Tu as raison. Ce qui m’inquiète encore plus, c’est ce nouveau groupe de personnes qui ne semblent pas avoir de noms ; comme si tout était relié mais qu’il manquait le maillon pour tout rattacher. » La jeune DeQ’ianto imite un crochet avec son nom, mimant les gestes à la parole comme elle le faisait si souvent en présence familière ; différente que lorsqu’elle rencontrait une personne pour la première fois, moins sauvage, plus sociable. C’est un soupir qui s’échappe de ses lippes, soudainement plus expressive qu’à son habitude et elle n’y peut rien, c’est naturel avec Parveen ; comme si elle sentait qu’elle pouvait lui faire confiance. Chez les silences, peu importait le milieu duquel on venait, le principal étant qu’ils étaient tous pareils, mutants, rejetés ; par moment pourtant, Aisling avait toujours l’habitude de s’étonner de comportement de la Xi’Nora, si ouvert contrairement au reste de sa famille et peut-être, que c’était à cause de son éducation de veuve, beaucoup trop consciente des disparités sociales et du fonctionnement de la haute société pour simplement oublier. Sauf qu’elle pouvait parler avec Parveen sans crainte, alors elle se laissait aussi aller aux démonstrations physiques. « J’ai entendu les rumeurs sur les Dieux ; on ne m’a jamais appris à les vénérer mais plutôt de me débrouiller par moi-même. J’ai douté un instant, après tout, il n’y a aucune explication rationnelle à tous ces événements… ça me rend folle. C’est la première fois de l’histoire qu’une telle chose se produit… » Un instant de pause, une réflexion qui essaie de se former dans son esprit même si les liens sont difficiles à connecter. Doucement, elle prend une gorgée de son chocolat en fixant l’horizon. « Les rêves sont apparus environ en même temps que la disparition du soleil. C’est presque comme si des gens s’insinuaient dans notre esprit pour nous faire imaginer des choses : comme si Akkadia était devenu un véritable théâtre où rien n’est vraiment réel. Je sais que je sonne comme une folle furieuse… je suis désolée Parveen. C’est simplement que la coïncidence est trop importante pour que tous les événements ne soient pas reliés les uns aux autres. » Ça l’énerve, d’ailleurs. Elle repense encore à ce groupe laissant des messages, à ce groupe qui se cachent sous des capuches. « Penses-tu que ces personnes qui cachent leurs visages pourraient être liées à tout cela ? Penses-tu que ce soient simplement un groupe d’extrémiste suite à ces bouleversements ou qu’ils puissent être une explication logique à tout cela ? » Qu’elle demande, une pensée effrayante ; impossible pourtant, puisqu’il n’y avait pas de pouvoir capable de faire imaginer des choses, pas depuis de nombreuses années et alors, il fallait remonter à des temps qu’aucun être vivant en Akkadia n’avait connu – c’est une boule dans sa gorge qui commença à se former sous l'anxiété de ces pensées.
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Re: where did the sun go? (aisleen)  |  Dim 2 Fév - 2:36
Elle a toujours peur d’avoir le mot de trop, Parveen.
Pas seulement parce qu’elle est ici comme ailleurs drapée de mensonges et que surtout, surtout pas il ne faudrait laisser voir ce qu’il y a derrière entre les mailles de son histoire. Pas seulement parce qu’un mot de travers ou un doute éveillé pourrait déchirer la toile de sa mascarade, pas seulement parce qu’un seul mot pourrait tout renverser.
Elle a toujours peur d’avoir le mot de trop, Parveen.
Pour toutes ces raisons et tant d’autres encore. Elle a toujours peur d’aller trop loin, de déranger, de remuer des choses qu’on ne veut pas voir exposées, elle a toujours peur de forcer la main, d’être de trop, de poser la question qu’il ne faut pas. Elle ne veut pas attiser les souffrances des autres, elle ne veut pas les forcer à parler, et pourtant entre ses mains tendues elle voudrait pouvoir recueillir tous leurs maux, pouvoir effacer leurs peines et leur petits et gros chagrins ou soucis du quotidien. Tout faire disparaître en fermant les mains. Elle aura toujours les mains tendues vers eux, Parveen, les habitants de son cœur mais aussi tous les autres, et dans ses silences elle aimerait qu’ils entendent toutes les promesses qu’elle leur fait, les promesses qui disent : je suis là. Elle est de ceux qui parlent peu, de ceux qui ont peur de dire des phrases de travers ; elle est de ceux qui par des regards ou des gestes tendres sont prêts à donner toute leur chaleur. Elle pèse toujours ses mots, Parveen, pour toutes ces raisons et tant d’autres. Elle pèse toujours ces mots pour trouver les meilleurs.
Ceux qui viendront soigner.
Ceux qui viendront cacher (les autres, ceux qu’on ne dit pas, ceux qui tissent le mensonge).
Mais au-delà de tout cela, son attachement à Aisling est sincère et après l’avoir regardé pousser entre les fleurs de sa boutique, elle l’a laissée fleurir dans son cœur. Au milieu du mensonge elle a semé les graines d’une amitié véritable et elle redoute le jour où l’on découvrira la traîtrise et où, inévitablement, on arrachera méticuleusement tous les fils d’or qu’elle a tissé entre leurs deux cœurs.
- Ta simple présence et ton soutien me soulagent plus que ce que tu ne peux imaginer.
Elle sourit en réponse à celui de celle qui est devenue son amie.
- Et je te les donnerais tant que tu en auras besoin.
Elle voudrait être sincère, et quelque part, elle l’est. Elle ne partira pas, pour elle, pour eux. Mais elle sait, aussi, elle sait que derrière toutes les promesses se cache une autre, plus grande encore, et que c’est à celle-là qu’elle obéira la première. Pour eux, pour elle, elle restera aussi longtemps qu’il faudra.
Aussi longtemps qu’elle pourra.
L’espace d’un instant pourtant elle s’arrache à la culpabilité inévitable et à la peur de voir venir le jour où leur amitié sera inévitablement brisée, déchirée au profit d’une cause plus grande à laquelle elle ne peut échapper, à laquelle elle a juré fidélité – par-delà encore les liens du sang. Elle s’arrache à ces pensées pour en trouver d’autres, pas plus réjouissantes. Plus obscures, plus opaques, des pensées emmêlées qui fusent depuis le début de l’éclipse et des rêves, des pensées qui se sont installées comme un nuage permanent au-dessus de leurs têtes, promesses d’un orage à venir, en même temps que la nuit se faisait sans fin.
- Tu as raison. Ce qui m’inquiète encore plus, c’est ce nouveau groupe de personnes qui ne semblent pas avoir de noms ; comme si tout était relié mais qu’il manquait le maillon pour tout rattacher.
Aisling soupire, Parveen hoche la tête et inspire en croisant les bras sur la poitrine. Elle renverse la tête en arrière, à la recherche d’un soleil qu’elle n’espère plus voir. Avalé par la nuit, avalé par la lune. Deux astres qui se chassent depuis l’éternité pour aujourd’hui ne plus pouvoir se trouver. Et si ça durait toujours ? Et si le soleil le revenait jamais ? Tout ce qui passe déjà ne pourra qu’empirer, et toujours, encore, les gens mourront de froid, et la mer gèlera, débordera sur la terre et viendra geler jusqu’à l’intérieur de leurs maisons, viendra geler tous les corps pour qu’enfin il n’y ait plus rien. Plus rien que la nuit.
Parveen soupire à son tour.
Les hommes trouveront toujours le moyen de s’adapter. D’êtres chaleureux et solaires ils deviendront glaciaux et lunaires, longtemps après la souffrance la famine et les morts, quand il aura fallu réapprendre à vivre sous le voile de la nuit éternelle avec la lune pour nouveau soleil.
Elle soupire encore, pour chasser les images d’un futur qui ne viendra pas et revenir dans un présent qui lui échappe, rendu insoluble par tous ses mystères.
Elle arrache ses yeux de l’endroit vide où devrait se trouver le soleil pour les reposer sur le visage d’Aisling où se cachent des accents d’inquiétude.
- J’ai entendu les rumeurs sur les Dieux ; on ne m’a jamais appris à les vénérer mais plutôt de me débrouiller par moi-même. J’ai douté un instant, après tout, il n’y a aucune explication rationnelle à tous ces événements… ça me rend folle. C’est la première fois de l’histoire qu’une telle chose se produit…
Elle marque une pause et Parveen pense à son enfance à elle, bercée d’histoires de Dieux, à leur sang à eux, censé être celui d’un Dieu. Il y a longtemps qu’elle a renoncé aux croyances, longtemps qu’elle hoche la tête sans plus croire en rien – parce qu’il faut faire semblant pour eux, parce qu’il est écrit dans l’histoire qu’ils sont les descendants de Dieux et que s’il n’en existait plus auxquels croire, alors ils seraient issus de rien, ils seraient comme les autres, comme ceux sur qui ils veulent régner.
- Les rêves sont apparus environ en même temps que la disparition du soleil. C’est presque comme si des gens s’insinuaient dans notre esprit pour nous faire imaginer des choses : comme si Akkadia était devenu un véritable théâtre où rien n’est vraiment réel. Je sais que je sonne comme une folle furieuse… je suis désolée Parveen. C’est simplement que la coïncidence est trop importante pour que tous les événements ne soient pas reliés les uns aux autres. reprend Aisling.
Parveen plisse les lèvres, songeuse. Elle ne la pense pas folle, parce qu’elle partage ses doutes, parce qu’elle partage ses questions. Parce qu’il est impossible de ne pas chercher de liens entre tous les évènements qui sont arrivés simultanément, et qu’à elle aussi il semble qu’une réponse est impossible à trouver.
- Penses-tu que ces personnes qui cachent leurs visages pourraient être liées à tout cela ? Penses-tu que ce soient simplement un groupe d’extrémiste suite à ces bouleversements ou qu’ils puissent être une explication logique à tout cela ?
Elle inspire avant de répondre, prend son temps, ressasse les mots de son amie en laissant son regard courir avec les reflets de la lune qui scintillent sur les flots noirs de la mer, devant elles. Dénoue les bras de sa poitrine pour faire disparaître ses mains dans la chaleur de ses poches.
- J’ai été élevée dans la religion, pour ma part, mais j’ai vite cessé d’y croire. Et quand bien même ils existaient, pourquoi agir sur nos vies, pourquoi revenir maintenant, pourquoi tout ça ? elle appuie sur le dernier mot en englobant la mer et le ciel d’ébène d’un geste large, à défaut de pouvoir aussi pointer les rêves et tous les autres évènements du doigt. Mais au-delà de tout ça, je suis d’accord avec toi. Hélas… Hélas ce sont beaucoup de coïncidences, beaucoup de questions, et bien peu de réponses – pour ne pas dire aucune.
Elle soupire, jette un coup d’œil vers le visage d’Aisling comme si elle pouvait y trouver les réponses qu’elles n’ont de cesse de chercher.
- Toi, tu penses qu’ils pourraient avoir un lien avec le reste ? Les rêves, peut-être, quoi que je ne sache pas bien comment. Mais l’éclipse… les derniers mots s’éteignent sur le bord de ses lèvres. Nul ne peut faire disparaître le soleil, à ma connaissance les hommes n’ont pas encore les connaissances qu’il faudrait pour ne serait-ce qu’atteindre un tel astre alors de là à le faire disparaître… Elle lève les yeux un instant vers la lune, seul astre qu’il leur reste. Pour les rêves en revanche… peut-être. J’y ai pensé aussi, à vrai dire. Il est difficile de ne pas faire le lien. Il y avait un pouvoir, jadis, qui aurait pu peut-être causer cela – et encore, à une si grande échelle, je ne sais pas, mais quoi qu’il en soit-ce don a aujourd’hui disparu. Quant aux hypothèses que ça nous laisse… il pourrait s’agir d’une substance qui provoquerait quelque chose semblable à des hallucinations, peut-être, mais qui se passeraient dans nos rêves ? Mais pour les affections physiques… je ne sais pas, Aisling. Et puis le fait que tous les rêves soient différents, de même que leurs conséquences physiques, justement ? Tu penses qu’un groupe de personnes aurait pu trouver quelque chose – mais quoi ? – pour causer cela ? Tu penses qu’ils sont aussi à l’origine des messages apparus dans les différentes villes ? Que le groupe de pirates radios et eux pourraient ne faire qu’un ? Et surtout, pourquoi, à quelles fins ?
Parveen secoue la tête d’un air désolée avant d’attraper le regard d’Ainsling. Chaque question donne lieu à des nouvelles, et plus elle s’interroge moins il lui semble y voir clair.
- Le maillon manquant dont tu parles, celui qui rattache tout... j'aimerais pouvoir le trouver, au moins avoir une piste, une idée, mais chaque nouvelle hypothèse ne fait qu'apporter son lot de questionnements avec elle.
Vouée à l'impuissance, toujours, vouée à ne pas savoir, à laisser la quête des réponses et l'étude des signes à ceux qui eux, le pourraient (si tant est qu'ils existent), vouée à subir et à obéir à des desseins qui ne sont pas les siens, des desseins plus grand qu'elle - plus grand qu'eux.










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