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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

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La nouvelle période de sprint rp a débuté. Vous agnez le double de points pour tous les rp postés !

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De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
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Palier 6
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Palier 6

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rouges
Palier 6

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Palier 3
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Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


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AGE : [ VINGT-ET-UNE ANNEES ] maladroites, une douce fraîcheur pour capturer les hommes dans le lait du teint, les emprisonner dans la promesse d'une jeunesse auprès de laquelle ils ne se verront jamais vieillir, dans les existences qu'elle leur dérobe sans vergogne.
STATUT CIVIL : le [ CELIBAT ] qui n'est qu'échec cuisant, une incapacité à satisfaire son clan ; interdite de veuvage par l'or qui brille de son absence à son doigt, trop incapable de s'attacher le cœur d'un homme, malgré les tentatives désespérées. le palpitant est faible, pourtant, prisonnier de yeux sombres qui ne sont que moqueries persistantes et distance acharnée.

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LOST ON YOU — seriss.  |  Lun 23 Déc 2019 - 0:44
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  Les rues ont quelque chose d'étrange, aura d'inconnu qui ne s'était lassée de flotter sur la cité depuis trop de mois ; de ces différences qui ne se mettaient en mots, un arôme d'anormal dans l'atmosphère — tout ce qui avait changé, tout ce qui ne serait plus jamais. Pour le meilleur, peut-être — pour le pire, à n'en pas douter. Mais le choix ne lui revient pas, ne lui reviendrait jamais ; elle n'est pas de ceux qui décident, la gosse, se contente d'observer les jeux de pouvoir se partager des royaumes, lorsque les empires se dessinaient dans l'ombres, toiles tentaculaires nichées au sein de toutes les nations. Ils avaient rebattu les cartes, n'avaient pas changé les règles ; l'Ordre avaient chassé le sang argent, en avait éclaboussé les dalles et les foyers, mais la cité restait la même — capitale fantôme, siège des illégaux, temple de tous ses échecs.
Ce n'était qu'un de plus à ajouter à la liste — une faille de plus, dans une vie qui n'était que fissures, séisme constant d'insécurités et de dérapages. Un de plus, dans une liste déjà trop longue ; combien de fois avait-elle déjà déçu l'adulée, combien de regrets avait-elle cru lire dans l'éclat de ses yeux, flamme d'un idéal qu'elle ne se lasserait jamais de poursuivre sans jamais atteindre, trop indigne pour seulement mériter son nom? C'était la réputation de Triss, qu'elle bafouait inconsidérément : trois années d'échecs, venues ternir le règne, boulet incapable accroché aux basques de l'araignée souveraine. Elle ne se lassait de décevoir — faillir, toujours plus, celle qui lui avait tout donné, dans l'apogée d'une ingratitude révoltante.
Un échec de plus, un échec de trop ; et la seule perspective de l'aveu la ronge, acide corrosif, honte mêlée de désespoir latent — trop consciente de devoir s'y résoudre, pourtant, parce que l'homme lui avait glissé entre les mains. Comme tous les autres — une fuite qu'elle attribuait trop aux courbes, qui n'était due qu'à la repoussante maladresse. Trop faillible. Alors elle inspire profondément, la gosse, pâle spectre d'un charmant tableau qu'on avait peint sur ses traits alors que la soirée naissait, pousse la porte du royaume de sa mère. Force de l'habitude, captive de la gravité d'une étoile qui la dévorait, c'est trop rapidement que les iris trouvent la flamme rousse de ses cheveux embrasés par un rayon de lune égaré ; et si elle a un temps cru en un sursis, elle ne s'illusionne plus. C'est un soupir, qui lui échappe, alors qu'elle baisse les yeux vers le sol, en sentence auto-infligée. 'Bonsoir, mère. J'espère que ta soirée a été productive.’ Trop admirative de la souveraine arachnide qui se taillait son empire pour la force du nom, un royaume des ombres à la hauteur de sa gloire ; de ces causes qu'elle avait embrassées sans retenue, qu'elle soutenait à sa faible mesure, trop inefficace pour être du moindre support. Pas tant qu'elle serait novice. Pas tant que le sang de l'époux ne serait venu ruisseler sur les doigts. Pas sans époux. Alors elle s'agite, l'enfant, la nervosité d'une gosse prise en faute. 'J'ai échoué -- encore.’ Le mot a quelque peu d'une amertume sur ses lèvres ; la blessure lancinante de décevoir l'être aimé au-delà des mots, une gratitude qu'elle ne savait rendre, parce qu'elle était trop elle. Alors elle plisse les lippes, relève les yeux vers la mère silencieuse ; et le seul spectacle était punition plus cruelle que toutes celles qu'elle aurait su s'infliger, douleur absconse d'aimer trop fort — et d'en être trop indigne. Trop différente d'une Triss qu'elle aurait aimé égaler ; trop maladroite là où elle n'était que grâce, trop bourrue là où elle n'était que subtilité, trop Serafine là où elle était Triss.
Pas assez Fraser.
Trop indigne.





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AGE : 41 années passées à sortir de la crasse résignée de son père, à mentir et tuer pour sa nouvelle famille
STATUT CIVIL : Veuve par trois fois, les hommes se succèdent mais ne durent jamais, sauf le fantôme du passé. Et une femme qui marque plus que les autres.

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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Lun 6 Jan 2020 - 16:08
Un verre de vin à la main, la reine des abeilles se tient debout face à la grande fenêtre du salon, ses yeux d'émeraude contemplent la rue qui reste noire malgré les heures qui passent. Ce soleil qui ne revient et ses cauchemars qui ne la quittent plus, cela ne peut être une simple coïncidence. Son esprit affûté s'échine en vain à déceler la signification de ces énigmes, de l'hallucination partagée avec Caïn quelques semaines plus tôt. Pourtant, rien de tout cela ne lui semble limpide. Triss prend une gorgée de ce liquide rosé, pour calmer ses nerfs. Habitude vicieuse d'une femme qui en chaque instant doit se montrer forte et digne, maîtresse de ses émotions et de chaque problème qu'une de ses enfants lui apportent. Ce problème pourtant lui paraît insolvable et cela la frustre plus qu'elle ne pourrait l'admettre. Ses dents gardent la couleur argentée, malgré les brossages incessants, s'en devient une obsession maladive.


La porte s'ouvre, son corps se tourne vers l'intrus, s'attend encore à voir Adélaïde alors que celle-ci n'est plus ici depuis des mois, mais c'est sa nièce qui apparaît. L'enfant qu'elle considère comme sienne s'élance vers elle puis s'arrète, le trouble est évident sur son visage et la tante comprend avant même d'entendre. Combien de fois ont-elles eu cette même discussion ? Combien de fois a-t-elle pris dans ses bras la rousse pour lui caresser les cheveux et tenir à distance les inquiétudes ? On ne les compte plus depuis longtemps. Son peu de confiance en elle demeure la véritable raison de ses échecs répétés, Triss de cela en est certaine. La matrone repose le verre sur un meuble puis se dirige jusqu'à Sera, elle ressemble tant à sa mère que parfois cela lui serre son cœur vide et froid. Ses doigts se déposent en une caresse sur la joue de la trop jeune femme avant de lui pincer tendrement la chair. Triss est ainsi, ne sait aimer réellement que dans la douleur et la souffrance. Ne peut montrer son affection que par des gestes paradoxaux et des mots parfois trop durs. C'est pour cela qu'Opaline est partie en se montrant si rebelle. C'est aussi peut-être la raison de l'estime inexistante que l'enfant ici présente a en elle-même. Pourtant, la terrible ne change pas, n'essaie pas même de refaire sa personnalité, résultats de tant d'années de vengeance et d'horreur dont elle a été tour à tour témoin puis instigatrice. Elle s'éloigne ensuite sans un mot, réfléchit posément à la marche à suivre. Trois années c'est long, bien trop, pourtant jamais la veuve ne mettrait en doute les efforts fournis par sa pupille. Il y a trop de Fraser en elle pour douter, le soucis c'est que l'intéressée ne le réalise pas. "Raconte moi tout en détail. C'est en comprenant ce qui a échoué que l'on devient plus forte." d'un mouvement fluide et indolent, Triss s'assoit sur le fauteuil de velour sombre, croise ses jambes qui dépassent de sa robe d'intérieur et pose son menton sur une de ses mains ciselées. Ses lippes de flammes s'ourlent en un sourire avenant qui invite la plus jeune de ses filles à la rejoindre au plus près d'elle. La mère de toutes dispose d'une inclinaison particulière pour la fille de sa sœur, presque une faiblesse. "Après tout, tu ne penses pas que mon premier essai s'est teinté de victoire en un claquement de doigts." alliant le geste à la parole, la leader se livre comme elle ne le fait que rarement. Le mystère qui l'entoure est la moitié de son charme après tout. Mais pour Sera, elle fera une légère entorse à sa stricte règle personnelle. Juste pour cette fois, pour bé plus ressentir de déception à l'égard d'une des siennes. Pour qu'enfin le triomphe remplace l'échec. "J'ai commis une erreur, une seule, et cela a suffi à anéantir mes espoirs. Que crois-tu que j'ai fait alors ? Ai-je passé mes jours à me morfondre et me plaindre ? Ou alors suis-je passée à la suite en ayant conscience de ce que j'avais raté pour ne surtout pas recommencer ? " La rhétorique n'en demeure pas moins véridique. Ce jour où Max l'a laissée seule dans la chambre d'hôtel reste aussi vivide que si cela venait de se produire, et Triss n'a passé que quelques heures à hurler et détruire les meubles de la chambrée avant de se reprendre, un plan parfait se concoctant déjà dans son esprit sadique. Certains ont besoin de quelqu'un pour les pousser à s'élever, l'assassine en a bien conscience, c'est une des raisons qui la poussent à se montrer aussi patiente. Même si celle-ci s'effiloche avec les années. Un jour le fil rompra et sa colère sera terrible, Triss ne souhaite pas en arriver là.

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STATUT CIVIL : le [ CELIBAT ] qui n'est qu'échec cuisant, une incapacité à satisfaire son clan ; interdite de veuvage par l'or qui brille de son absence à son doigt, trop incapable de s'attacher le cœur d'un homme, malgré les tentatives désespérées. le palpitant est faible, pourtant, prisonnier de yeux sombres qui ne sont que moqueries persistantes et distance acharnée.

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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Mer 15 Jan 2020 - 18:31
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  Elle a quelque chose d'une souveraine, la mère en silhouette découpée sur l'écran d'une fenêtre obscure, figure régale d'un idéal vers lequel elle tendait des doigts désespérés, la gosse incapable ; tout ce que Triss était, tout ce qu'elle ne saurait jamais être. Un échec perpétuel, aussi immuable que la nuit sans fin s'accrochait à l'horizon ; tout ce qu'elle était d'inepte, sans jamais pouvoir réussir, une trop longue liste de débâcles accrochées à ses doigts vains — incapable de repousser les ténèbres, d'arracher la mère aux griffes d'un onirisme qui la noyait, nuit après nuit. Incapable de seulement s'accomplir, honorer le nom et l'héritage dans la réussite, signer son mérite par l'encre du sang répandu par ses soins. Novice, parce qu'elle ne savait être veuve ; incapable, parce qu'elle ne savait trouver époux. Quelque chose d'une éternelle déception, pour celle qui lui avait tout donné — une éternelle déception pour elle-même. Et le désespoir, toujours, de l'impuissance dans laquelle l'enfermait la prison de la chair en courbes, un ouragan  d'échecs répétés qui la balayait toujours plus, sans merci, sans horizon. Tout ce qu'elle ne savait plus formuler, défaite après défaite, comme si en prononcer les syllabes pouvait seulement les rendre plus tangibles encore ; et elle était au-delà des mots, même, captive de tout ce qu'elle ne savait être, de tout ce qu'elle ne serait jamais. Et le myocarde sait, immédiatement, lorsque la mère comprend ; quelque chose d'une légère altération dans l'éclat du regard familier, un témoignage muet qui lui fracasse le cœur, à la gosse, dans la lente agonie de devoir annoncer échec après échec, toujours, toujours plus, sans jamais s'offrir le moindre répit. La scène a quelque chose d'une tragédie familière, de ces actes dont elle est aussi spectatrice qu'actrice, comme dépassée par le ballet calculé qu'elle répétaient inlassablement, à chaque fois. Alors comme à chaque fois, elle se laisse aller à l'étreinte sur sa joue, un de ces pincements presque douloureux en lesquels elle ne voyait jamais qu'affection, de ces marques de valeur qu'elle se consumait à chercher, pourtant — comme si elle ne pouvait exister que dans ces bribes d'amour teinté de souffrance, une preuve qu'elle était tangible, qu'elle était . Et que tout n'était pas perdu — que, déception après déception, elle n'avait pas encore perdu Triss. Alors elle ne peut que déglutir, face aux mots de la mère, une compréhension qu'elle lui offre, comme un pardon — une absolution de son incompétence qui ne faisait que sombrer plus encore l'estime, dans le sentiment qu'elle ne la méritait pas. Pourtant, elle s'avance, lorsque la mère l'invite, d'un regard, d'un sourire ; et elle s'approche, papillon fasciné par la grâce mortelle de chacun de ses gestes, reine rouge à qui elle aurait offert tous les trônes. Parce que Triss était tout — son commencement, et sa fin, tout ce par quoi elle se définissait, tout ce à quoi elle ne pouvait qu'aspirer ; se constituer héritière de la couronne de flammes qui s'accrochait à leurs chevelures, veuve arachnide dont la mère aurait pu être fière, dans tout ce qu'elle était de perfection, Vénus incarnée dans les veines carmines qui pulsaient au même rythme que son propre cœur.  
Ahurie, lorsque la mère se confesse, trop incapable de seulement croire en un de ses échecs ; comme fustigée, par le reproche à peine caché, comme un rappel évident qu'elle n'était pas Triss, quelque chose d'une pâle copie ourlée de défauts en reflet de la muse. 'Bien sûr. Excuse-moi.’ Alors elle fronce le nez, dans une expression de l'incrédulité qui s'accroche à sa chair, désigne la silhouette superbe de l'élégante d'un geste léger de la main. 'Mais je n'arrive pas à croire que tu n'aies pas réussi facilement, la première fois. Je veux dire, tu es... toi.’ Façonnée dans les flammes et les rubis, sculptée des doigts amoureux d'un créateur épris de beauté, Pygmalion qui avait forgé la Galatée parfaite dans l'essence souveraine qui couronnait Triss. Alors, enfin, elle se remémore l'interrogation, hausse les épaules comme si ce n'était rien, comme si l'échec ne venait pas gangrener son myocarde d'une nécrose qui s'étendait depuis de trop longues années. 'Je l'ai approché au vernissage, comme prévu. Pas très difficile à reconnaître.’ La vision se trouble, s'égare dans le vide, perdue dans les volutes des flammes des cheveux de la mère, alors qu'elle se remémore la scène, s'accroche à chaque détail. 'Ça avait l'air de bien se passer, au début. Enfin, je suppose que la robe avait dû aider.’ Elle se fend d'une moue dubitative, pourtant ; trop incapable de seulement vouloir croire en l'attrait des courbes généreuses, trop convaincue que l'éclat embrasé dans les iris de l'homme n'avait été que tromperie — la quête d'un passe-temps, de quelques heures égrenées, rien d'une vie. 'Et après, aucune idée -- j'ai essayer d'orienter la conversation vers lui, et tout a dérapé. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé.’ Mensonges. C'était l'écho d'un autre, qui l'avait détournée de sa cible ; Kaz, invité un temps dans ses souvenirs, distraction qui avait poignardé le cœur et troublé les mots, omniprésent, même lorsqu'il n'était pas là. Un aveu qu'elle ne peut formuler ; alors elle se mord la lèvre, violemment, comme si la douleur vive pouvait chasser l'homme de ses pensées, fuit le regard de la mère, dans la honte brûlante qui l'étouffait sans merci. 'Pardonne-moi, mère.’ Des mots qu'elle avait trop prononcés, encore et encore. Comme si c'était assez. Comme si elle saurait un jour être assez.





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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Ven 31 Jan 2020 - 10:52
On les condamne, on les juge, on les méprise même parfois ces femmes qui s'émancipent. Alors qu'elles ne cherchent simplement qu'à s'émanciper du giron patriarcal dans lequel elles ont grandi. Cela n'a rien d'aisé pour une femme de passer d'un père ou d'un oncle à un mari, d'être accompagnée par l'un sur l'autel du sacrifice pour être donnée, vendue à l'autre. Rien non plus de facile dans la lourde tâche de l'épouse, courber l'échine et se faire docile brebis aux yeux de biche. Nombreuses sont celles qui rejoignent leur organisation pour échapper à la brutalité d'un époux, pour se reconstruire après la dégradation de leurs corps, une attaque à leur intégrité physique et psychique, pour se réapproprier leur vie. La plupart ne souhaitent même pas tuer leurs époux, pas véritablement, elles n'ont pas le goût de la vengeance et du meurtre au coin des lippes. Néanmoins, elles obéissent pour un petit bout de paradis, pour un monde débarrassé d'une misogynie attérante. Elle conçoit cette réserve sans la comprendre, elle l'accepte sans l'apprécier. Mais quand il est question de ses propres enfants, la mère se montre plus intransigeante. Pourtant, une douceur subsiste dans son regard quand elle écoute sa nièce, un éclat discret et tendre dans le regard, de l'amour dans le sourire. Celui-ci s'étire face à la surprise de Serafine, Triss aime les compliments qu'ils soient ouverts ou déguisés, la femme se régale de l'admiration et de la dévotion que l'on peut éprouver à son égard. L'ego démesuré s'en retrouve gonflé. "oui, moi aussi j'ai échoué. Cela n'est pas une question de physique, ce n'est pas ton corps qui te fait perdre ou non, les hommes sont plus simples que ça. Ce qui compte c'est le mental ma chérie." Elle écoute ensuite sans interrompre, avec une attention toute particulière, ses sourcils s'abaissent en une forme d'incompréhension et un soupir finit par quitter le confort des lippes carmine pour s'élancer dans le grand salon. Par moment, la Veuve noire se sent bien dépassée, acculée de tout côté par des ennemis fantomatiques mais non moins dangereux. Ils les surveillent, guettent le moindre faux pas, s'abreuvent de leurs erreurs. Elle n'en dira rien cependant à sa progéniture, ce ne sont pas à elles de porter le poids des soucis des adultes sages. "Tu ne sais pas ?" l'interrogation est dure autant que douce, tant est que cela soit possible d'allier deux tons aussi contraires. "Si tu ne sais pas c'est que tu n'es pas assez attentive mon enfant." deux doigts passent sur ses yeux clos, la migraine la guette ces derniers temps, la faute aux mauvais temps, la faute aux mauvaises nuits. "Je ne vais te poser cette question une seule fois ma douce, et j'attends une réponse honnête, selon ce que tu me dis nous aviserons un plan d'action : te sens-tu prêtes ?" Triss n'est pas un lapin de trois semaines, elle en a vu des veuves irréfléchie qui se sont lancées dans la Cour des grands sans la préparation nécessaire, il n'y avait alors que deux finalités possibles : l'absence de réussite ou la mort. La mère des étoiles est furieusement protectrice, froidement destructrice quand on s'en prend aux siens. Elle est aussi lucide sur ce monde et ses vices. Triss n'attend qu'une chose en retour de sa protection indéfectible, l'honnêteté et la confiance sans concession.

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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Lun 3 Fév 2020 - 20:52
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  L'échec, imprimé en lettres de sang à ses veines ; une marque écarlate affichée dans sa chair, témoignage muet de son incompétence — parce qu'elle était trop et qu'elle n'était pas assez, la gosse. L'annulaire, trop dépourvu du cercle d'or qui en ferait la valeur ; et trop de tentatives désespérées, déjà, trop de noms à une liste de cibles qui avaient glissé entre ses doigts maladroits, des secondes chances qu'elle n'obtiendrait plus, alors qu'ils se raréfiaient, les partis à emprisonner dans ses serres. Trop, que le vent de la rébellion avait vus fuir ; et dans l'essaim disséminé de proies demeurées à portée de main, trop sur lesquels s'étaient déjà essuyés les échecs, trois années à l'arôme amer dissipées dans le vent. Du temps perdu, fuyant à l'horizon noir, une course contre la montre pour gagner ses galons, se revendiquer du nombre de l'armée arachnéenne. Une, parmi tant d'autres ; veuve pour planter ses crocs dans la gorge palpitante des époux, les ruiner de beauté et de jeunesse, tisser le règne des sœurs à la toile chrysorine de l'or dérobé dans le baiser d'un poison conjugal. Trop, qu'elle ne savait être ; l'incapable aux cheveux de feu, silhouette trop généreuse pour simplement réussir à prendre, maladroite aux espoirs trop désabusés d'échecs. Les faillites, incessantes au cours de son existence inhabile, déjà trop convaincue du revers avant même d'amorcer le piège autour des proies fuyantes. Le dégoût, empreint à chaque reflet dessiné dans les surfaces miroitantes des salles de ballet ; le profil délié de courbes, haï dans le moindre frémissement de cellules, coupable trop désigné à l'incompétence. Un ultime déni, comme pour se préserver — blâmer le corps, plutôt que d'admettre que la faute n'était jamais que sienne, des échecs signés de son essence même, l'âme peu séduisante à ceux qui en étaient cibles. Fraser, indigne à l'héritage insufflé dans les veines ; faillite du sang d'une gosse qui se serait désirée plus, à jamais à l'ombre de la comète trop étincelante d'une tante devenue mère. Triss, inégalable, inégalée ; figure régale couronnée de feu, l'ivoire précieux d'un épiderme ruisselant de lune dans l'étreinte de la nuit. Allégorie d'un idéal qu'elle ne savait atteindre, la tante n'était que rappel persistant de ce qu'elle n'était pas, plaie ouverte à la confiance morcelée de la vision céleste vers laquelle elle tendait les doigts, sans jamais savoir s'en saisir. Gosse incapable, parjure au nom, tache sur l'immaculé de leur dynastie souveraine ; déception à tous, les mains trop vides, nul serment ni épousailles dont sculpter sa valeur — rien, si ce n'était le poids de trop d'années perdues, épaules éreintées d'un désespoir inconsidéré à l'horizon de tentatives qui n'avaient cessé de s'accumuler. Ce n'était là qu'un de plus — un autre homme, un autre nom, un autre échec ; jusqu'au suivant, qui viendrait inéluctablement, encore un. Et pourtant, elle ne tolère le regard de Triss, l'enfant ; ses mots, quelque chose d'une remontrance empreinte de velours qui fait naître le spectre d'une grimace à ses lippes pleines. Ce n'est pas une question de physique. Tout ce qu'elle refuse seulement de croire, pourtant — it's easy for you to say, mother -- you're gorgeous. Trop aveugle à la vérité des mots de la tante ; trop aveugle à l'attrait des lignes souples d'un corps généreux. Incapable d'ignorer la brimade, pourtant ; parce qu'elle savait trop, ce qui avait failli — parce qu'il y avait un autre, de ces impossibles qu'elle ne pourrait jamais enchaîner de l'or conjugal, Kaz qui ne serait jamais sien. Kaz, accroché à ses pensées lorsqu'elle aurait dû se dévouer à un autre, apogée d'une déchéance qu'elle ne parvient à avouer à la tante. Plutôt se prétendre gamine distraite que d'admettre qu'elle avait elle-même saboté inconsciemment ses efforts, plutôt que de reconnaître les abysses de son échec au visage de la seule mère qui ait jamais compté. I owe you everything, mother, and I failed you. I just keep on failing you. Et la question, venue la déstabiliser, juste un instant ; prête, mot venu effriter l'assurance, juste un instant. Trop de doutes à elle-même, jamais à sa loyauté, jamais à la cause ; la conscience de n'exister que dans le spectre des arachnides, sa seule essence comme destinée à être Veuve. Et pourtant, elle ne trouve de mots, un instant ; se contente de contempler la tante, muette, la stupéfaction accrochée aux lèvres figées. 'Bien sûr que je suis prête. Tout ce que j'ai fait, jusque-là, tous mes choix -- ’ Les yeux, relevés vers les lacs pâles d'une Triss qui la surplombe. 'C'est tout ce que je souhaite, plus que tout. Je suis prête.’ Un haussement d'épaules, comme une défaite. 'Ce n'est pas assez, visiblement.’





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— LES VEUVES ; those who murder —
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Triss Aneros
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AGE : 41 années passées à sortir de la crasse résignée de son père, à mentir et tuer pour sa nouvelle famille
STATUT CIVIL : Veuve par trois fois, les hommes se succèdent mais ne durent jamais, sauf le fantôme du passé. Et une femme qui marque plus que les autres.

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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Sam 8 Fév 2020 - 13:56
Le doute fait partie intégrante de leur art. Douter c’est aussi bien faire preuve de précaution que de méfiance, c’est rester l’œil alerte et l’esprit affuté, c’est réussir en somme. Mais à trop douter on se perd dans les labyrinthes d’une pensée sclérosée. Dans tous les aspects de la vie, la mesure doit se faire déesse, mesure dans ses passions, mesure dans sa raison. Un sermon que répète Triss à qui veut l’entendre alors qu’elle-même aime à en tuer, abhorre à en mourir. L’on est cependant souvent plus permissif avec sa propre personne qu’avec les autres, mais pas Serafine. Non, Sera est sa plus violente détractrice, sa plus vile observatrice. Les doigts de la mère glissent sur les cheveux de sa nièce, ils s’y arrêtent et s’enfoncent dans les boucles chaudes de sa chevelure, s’y perdent accompagnant la pensée de la Veuve qui s’évapore vers un passé lointain. Vers une romance avortée, vers un monstre dissimulé sous le visage de l’amant, un démon sous le visage d’ange. Sa première et seule erreur. Celle qui lui couta presque la vie et la raison mais qui la mena aujourd’hui au sommet d’un empire florissant sur les cadavres de la vengeance. Elle secoue la tête, s’éloigne des souvenirs peu réjouissants, des échecs grinçants, elle s’éloigne du Whalberg pour replonger son regard et sa concentration sur la Bajan. Un sourire doux toujours sur le visage du fer, et la main caressante sur mèches de flamme. Son antre est un repère pour les âmes perdues, un phare pour celles qui croient avoir abandonné la lumière, un refuge pour les poursuivies, une maison pour les orphelines … Et une prison pour les traîtresses. Triss ne comprend ce qu’il se passe dans la tête de sa nièce, et par honnêteté elle peut même ajouter qu’elle ne comprend pas bien pourquoi l’enfant n’a toujours pas trouvé d’époux. Elle est jeune certes, mais les rondeurs de son corps ne la rendent que plus exquises n’en déplaise à l’idiote conviction de la danseuse. Si ce n’est certainement pas le meilleur outil pour une ballerine, c’est néanmoins un atout certain pour la chasse à l’homme. La mère était bien sûre que cette exposition d’art serait la lueur de victoire pour rassénérer la complexée. Mais non. Elle ne revient que plus abattue que jamais, les pensées sombres obstruant sa raison, et l’échec dans les bras toujours tournés vers sa tante. Pourquoi faut-il que la plus fidèle de ses oisillons soit celle qui se retrouve incapable de se marier ? Pourquoi faut-il que ses enfants ne cessent de la décevoir, est-ce une punition de la Vie pour avoir osé s’octroyer le droit d’être mère alors même que ses entrailles ne pouvaient plus donner naissance ? La frustration au bord des lippes – Triss a toujours été d’une patience feinte, obtenue par des heures de retenues – elle maintient sa tête tournée vers Sera alors qu’elle attend une réponse qui tarde à venir. Sa prise se resserre sur la chevelure de sa fille adoptive, réflexe trahissant ses pulsions assassines, et c’est par un léger effort de la pensée qu’elle se force à rester droite et calme, immobile mais inflexible en plein cœur de la tourmente. « Si tu es prête, alors il n’y a aucune raison d’échouer. Tu as suivi ta formation avec brio, tu as tout ce qu’il faut pour réussir, de la grâce et de la répartie. Tu es ma nièce, tu es mon sang après tout. » Si elle aime se voir auréolée de toutes les attentions par sa nièce chérie, Triss n’en reste pas moins fine stratège quand il s’agit de distiller ses compliments. Peut-être se sentira-t-elle plus en droit de réussir si elle se considère enfin comme une Fraser et plus comme une Bajan, si on lui rappelle qu’elle est de Triss tout autant que d’Abaigh. « A moins qu’il n’y ait quelqu’un dans ta vie t’empêchant d’accomplir ta mission ma fille, je ne vois vraiment pas pourquoi tu ne réussirais pas. » Et un rire léger pour appuyer le trait d’esprit. Les veuves savent que mélanger amour et mort et la pire des erreurs. Que l’on doit d’abord tuer avant d’aimer et que rien ne doit primer sur le devoir des araignées.
Tu tisses ta toile,
Tu tends ton piège,
Tu ôtes la vie.
Et puis tu aimes.

Pas l'inverse, néanmoins c'est bien trop souvent une erreur que l'on apprend par l'expérience, Triss Fraser en sait quelque chose.

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AGE : [ VINGT-ET-UNE ANNEES ] maladroites, une douce fraîcheur pour capturer les hommes dans le lait du teint, les emprisonner dans la promesse d'une jeunesse auprès de laquelle ils ne se verront jamais vieillir, dans les existences qu'elle leur dérobe sans vergogne.
STATUT CIVIL : le [ CELIBAT ] qui n'est qu'échec cuisant, une incapacité à satisfaire son clan ; interdite de veuvage par l'or qui brille de son absence à son doigt, trop incapable de s'attacher le cœur d'un homme, malgré les tentatives désespérées. le palpitant est faible, pourtant, prisonnier de yeux sombres qui ne sont que moqueries persistantes et distance acharnée.

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Re: LOST ON YOU — seriss.  |  Dim 16 Fév 2020 - 15:28
lost on you ★ serafine & triss
  Les yeux se tournent vers le sol, iris attirés par un néant qui se dessine flou sur l'écran de ses rétines ; rien de plus qu'une gosse perdue, gamine égarée, orpheline dont le seul sang n'était qu'offrande, pitié à une créature qui n'avait plus rien. Et tout ce qu'elle possédait ne se devait jamais qu'à la tante, rédemptrice qui lui avait tendu la main, mère dédiée à qui elle avait tout pris. Elle ne savait rendre, l'enfant indigne, incapable de se défaire d'une intempérance qui s'accrochait à la chair — et il n'était qu'une chose qu'elle puisse seulement offrir en témoignage de la gratitude qui coulait dans le carmin de ses veines, pulsation en écho au rythme qui vibrait dans la poitrine de la reine arachnide. Une seule chose — et cet anneau aurifère, elle ne savait l'obtenir, conquérir le statut d'un battement de cils et d'un sourire délicat. Nul, à emprisonner dans la cage mortifère de son cœur — personne, pour se laisser capturer à l'étreinte de sentiments qui seraient leur chute, seraient son ascension. Une autre gloire, au nom de Triss, la seule qu'elle signerait jamais de sa propre main ; une gloire, pour se substituer à la honte dont se frappait son patronyme inlassablement accroché à une liste de novices, Fraser qui n'avait su s'élever, ne le saurait peut-être jamais — et c'était là terreur sourde accrochée à sa carne, souffle d'une angoisse inlassable à ses instants. L'idée que, peut-être, elle ne serait jamais assez. Maybe I'm not enough -- maybe I'm too much. Too everything. And I'm not enough like her -- never enough. A jamais insuffisante, indigne de la lignée dont elle se revendiquait, un fruit pourri sur un arbre dont la généalogie s'ancrait profondément dans un sol mortifère. Parce qu'elle ne savait jamais s'arrêter, la gosse, ne connaissait de modération ; le désespoir, revêtu en soie terne sur ses épaules d'ivoire, dévoré d'un sucre qui ne laisserait jamais oublier la tragédie de sa réalité, cercle vicieux qui l'enfermait toujours plus dans la prison de sa chair maladroite. Bonne à rien ; trop piètre ballerine, incessante célibataire lorsqu'elle aurait dû être épouse. Un frein à leur gloire ; et elle était tout ce qui demeurait, un piètre substitut à Opaline alors que la fille biologique s'était évaporée dans la nature, une gosse qui demeurait et n'avait jamais que sa loyauté à offrir à la mère. Rien de plus, parce qu'elle n'avait rien ; trop convaincue qu'elle aurait enduré la morsure des échecs, s'il n'y avait eu la peine intolérable d'infliger, inlassablement, le joug de la déconvenue à celle qui lui avait tout offert. Triss, qu'elle ne saurait jamais égaler ; elle ne serait jamais que faix à sa cheville délicate, naine noire dans l'ombre de la supernova qui aveuglait les mortels de son éclat. Jamais méritante de ses caresses, jamais méritante du réconfort instillé de ses mots et de ses doigts glissant dans ses boucles feu, comme unique témoignage du sang qu'elles avaient en commun ; et pourtant, elle s'y perd, dans l'étreinte, dérobe un peu plus, gosse trop avide d'être aimée. Un brin de violence, dans la main qui court dans sa comète de flammes ; et pourtant, elle ne tressaille, l'enfant, presque habituée à l'aigre-doux des cajoleries de la mère — tout ce qu'elle a jamais connu, la gosse. Elle ne peut se laisser convaincre, pourtant, ne se fend que d'une moue dubitative à ses mots ; trop incapable de croire qu'elle puisse effectivement posséder de la grâce et de la répartie — le corps, empesé en prison, un fardeau de chair pour toujours plus l'assaillir de sa chape mortifère. Sa nièce ; la fille d'un anonyme, d'un incapable, aussi, de l'un de ces mâles dont la vie avait irrigué la terre fertile. A demi Fraser, seulement ; et le nom différent, comme un rappel inlassable qu'elle ne serait jamais complètement la fille de Triss, qu'elle ne serait jamais complètement du nombre. Alors elle ne formule ouvertement son désaccord, la gosse ; ne sait pourtant restreindre l'évidente divergence affichée à ses traits, expression dépeinte d'un refus de seulement le croire. D'autres mots frappent, et elle se fige — les pensées brusquement captives du souvenir de Kaz, rien de plus qu'une gosse prise en flagrant délit. Parce que c'était à cause de lui, qu'elle avait failli ; jamais assez concentrée, lorsque c'était à lui que s'offraient toutes les idées qui venaient effleurer sa conscience. 'Je sais quel est mon rôle. Et je ne compte pas laisser quoique ce soit -- ou quiconque m'empêcher de l'atteindre.’ Les mots frappent, un peu plus amers qu'elle ne l'aurait souhaité ; du feu Fraser sur la langue et dans les veines, un héritage instillé dans le sang, rappel pertinent qu'au-delà de la maladresse, elle n'était rien d'une oie blanche fragile. Alors elle hausse les épaules, simplement, les syllabes presque poison sur ses lèvres. 'Il n'y a personne qui en vaille la peine.’ Kaz l'aurait été ; mais la réciproque n'était rien de vrai, quelque chose qu'il ne se lassait de lui rappeler — alors à quoi bon sacrifier tout ce qui faisait sens pour une simple erreur de gamine? Parce que Triss valait tellement plus que la trahison que serait de s'écarter de son chemin pour un balayeur ; parce qu'il n'y avait jamais que Triss, et que c'était tout ce qui comptait.





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