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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

période sprint rp
La nouvelle période de sprint rp a débuté. Vous agnez le double de points pour tous les rp postés !

nouveaux dés
De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
les petites news

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le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 7

la confrérie
Palier 6
le cercle
Palier 8

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 6
les veuves
Palier 6

les perles
noires
Palier 5
les épines
rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


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AGE : les [ VINGT-SIX ] années ont trop peu de sens ; vingt-six révolutions autour de l'étoile, toujours pas de destination.
STATUT CIVIL : le coeur est [ VESTIGIAL ], organe qui pulse, incapable d'éprouver. le [ COUPLE ] assumé, pourtant, présence affichée à l'ombre de kiel, sans jamais savoir qui des deux est menace à l'autre.

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FOR EVERMORE — aisrin.  |  Ven 17 Jan - 12:43
for evermore ★ aisling & arin
Hantée de spectres, hantée de fantômes ; c'est d'une sourde paranoïa qu'elle se nimbe, une ombre dans la nuit, la tension accrochée aux muscles et à l'âme, mâchoires serrées d'angoisse, toute raison délitée dans l'épuisement. Et les nocturnes de cauchemar étaient devenus heures sans sommeil, nulle paix trouvée dans leur effacement, lorsque la réalité avait quelque chose d'une menace plus réelle encore, péril inscrit dans tous les instants. Prédatrice, devenue proie ; Ibao, piège immense dans lequel elle s'était enfermée presque volontairement, victime consentante à une sentence qui viendrait inéluctablement — parce qu'elle ne contrôle plus rien, l'écarlate, la situation effritée entre ses doigts vains. Les paumes qui lui semblaient encore maculées de l'ichor d'une régente dont les semaines n'avaient su effacer le spectre, déjà entachées de celui de l'implacable qui s'était couronné du pouvoir à sa suite, Kiel qu'elle n'avait su tuer, encore, Kiel qui signerait sa fin. Nulle échappatoire, à l'imbroglio d'une situation où elle s'était laissée capturer ; courroux des arachnides contre celui de la nation mutante, c'étaient ses jours qui touchaient à leur crépuscule, qu'importe le choix. Comme si elle ne pouvait plus que disparaître — s'effacer, dans la nuit, fantôme écarlate dont on avait signé l'extinction dans un simple contrat. Indépendante qui n'avaient jamais compté au nombre de ceux qui se souciaient, spectre qui faisait ce qu'elle voulait quand elle le désirait ; confrontée aux conséquences de ses choix, pourtant, presque terrifiée de ne pouvoir planifier, de ne pouvoir anticiper. Et pour la première fois, la solitude comme désavantage, coupée de tous les alliés, isolée de tout appui — seule, dans la tourmente, la tribu d'oiselles hors de portée, louve dans le troupeau de lions voraces. Un instant fugace, pour tout faire basculer, la décision d'un souffle, d'une parenthèse éphémère dans l'éternité, un rien sur la ligne du temps — et toute l'existence, emportée dans la tourmente, préservation d'un instant devenue condamnation le suivant. Georgia Marrow était tombée pour couvrir l'allégeance ; mais elle avait révélé la traîtrise dans le giron du régime, la menace dissimulée dans les ombres, tromperie qui avait frappé en plein cœur. Traquée, sans qu'ils ne soupçonnent le visage ; et le crime était condamnation à mort, le cache-cache n'était que sursis. Et l'avidité persistante, pourtant, l'ambition vaniteuse de croire qu'elle pourrait peut-être s'en sortir ; de ceux qui n'en avaient jamais assez, la poitrine toujours gonflée, les crocs voraces plantés dans la gorge des victimes sacrifiées à sa propre gloire.
Mais ne demeure que l'angoisse, permanente, le mutisme accroché à la trachée ; et l'idée, tragique, d'avoir déjà creusé sa tombe, déjà étendue sur la civière de sa mort prochaine. I'll get away with it. I always get away with it. It's fine. They don't know, never will. Seulement bonne à être mauvaise ; et pourtant, c'est le poids de leurs regards qui lui semble peser sur sa nuque fine, comme une traque amorcée, comme s'ils avaient déjà compris. Mais elle était spectre, intangible ; elle n'était pas de ceux que l'on attrapait. Elle était une mauvaise personne, dénuée de morales si elles n'étaient en sa faveur, une fidélité qui ne lui revenait qu'à elle seule. Mais seule, elle ne l'était plus — une, moitié de deux, la sœur trouvée dans l'adversité, comme une lumière pour repousser la nuit, lien hésitant, empreint de naturel, pourtant ; elles étaient dyade écrites dans les atomes d'une étoile mourante, Aisling jumelle retrouvée par-delà le fatum qui les avait séparées. Quelque chose d'une loyauté innée, signée dans le sang ; et un lien qui avait quelque chose d'une chaîne effrayante, pour celle qui n'avait jamais su compter que jusqu'à un — un appui, pourtant, une ancre ; et une destination, vers laquelle elle s'oriente, presque instinctivement, la sourde panique accrochée à l'échine. Parce qu'elle pouvait se prétendre détentrice de tout contrôle, même si elle savait qu'elle ne l'avait pas réellement — mais il n'y en avait qu'une vers laquelle elle pouvait se reposer, une seule à bénéficier de quelques fragments de confiance, lorsque le monde était menace. Alors elle les traverse, les rues obscures, s'y fond comme une ombre dans les ténèbres, glisse sur les dalles effritées du sel des embruns, toujours plus souplement, toujours plus vite, comme capturée dans la gravité irrésistible de celle qui était sa moitié. Et elle ne s'interrompt, lorsqu'apparaissent les murs, s'y fond en un battement de cœur, la poitrine essoufflée, comme une figure écarlate arrachée à la nuit, contemple sa sœur, les iris hantés de l'angoisse qui ne l'avait pas quittée. ’Ais, I need your help, I -- ' Une grimace amère, qui coule sur les lèvres fines, comme un aveu d'impuissance. ’I fucked up badly.'





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AGE : 26 ans. Une vieillesse partagée avec un double et pourtant, chaque année le temps la sépare un peu plus de son enfance. Plusieurs années parties en cendres avant qu'elle commence à se reconstruire avec eux. Renaissance douloureuse mais nécessaire, elle réapprend à vieillir.
STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.

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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Dim 19 Jan - 3:35

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Les pleurs ne cessaient pas de couler des yeux d’Aisling ; la maison où elle demeurait, était soudainement devenue l’antre d’un fantôme dont elle ne supportait pas la présence – parce qu’il était mort trop tôt. Le sentiment de culpabilité retournait ses entrailles ; c’était sa faute, jamais elle n’aurait dû le pousser à aller rencontrer cette personne qui disait savoir qui était sa famille biologique, alors il n’y serait peut-être pas allé, alors qu’il ne serait peut-être pas mort, alors… alors… Des sanglots sortirent de sa gorge, étouffés par la sensation de ne plus rien avoir à pleurer, de ne plus avoir de liquide qui puissent sortir de ses yeux rougis ; Oscar n’était plus là, son frère, n’était plus là – mais toutes ses affaires l’étaient encore dans cette maison et Aisling ne se sentait pas la force de tout vider sans Cynéad, s’il était vivant. L’inquiétude, à présent, qui ne disparaissait jamais dans son esprit. Son autre frère se trouvait à Valdierva et tout ce qu’elle pouvait espérer, c’est qu’il n’avait pas eu lui aussi l’idée saugrenue de se déplacer là où s’étaient échoués les tsunamis, qu’il était resté au château de Rezbia ; le plus en sécurité possible. Ses pensées vagabondèrent un instant vers Faelyr mais elle n’avait plus la force de s’inquiéter pour tous ceux qui étaient chers à son cœur ; elle n’avait plus la force que de pleurer la disparition de celui qu’elle savait mort, serrant l’un de ses pulls contre ses bras – de sentir encore son parfum, sa présence rassurante. Aisling savait qu’elle devrait être forte, qu’elle devrait se trouver auprès de Kiel dont les pertes des silences pendant la bataille de Ploiry avait fait flancher le moral, le sien aussi d’ailleurs, mais depuis les tsunamis, elle n’était pas sortie de chez elle. Pas assez courageuse, peut-être. La jeune DeQ’ianto se lève pour préparer son repas du soir, se forçant à rester un minimum active ; tout ce qu’elle avait fait ces derniers temps c’était de donner des cours de combat aux nouveaux arrivants et encore, depuis la bataille, les effectifs étaient grandement diminués. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était espérer que Cynéad les rejoigne bientôt et si ce n’était pas le cas, dès que Kiel n’aurait plus besoin de son support, dès qu’il serait aussi stable que possible dans son nouveau rôle, elle tenterait de traverser la frontière pour avoir des nouvelles – sauf que ça pourrait durer des mois avant que son ami et dirigeant à présent, n’ait plus besoin d’elle. L’assassinat de Georgia Marrow avait été un véritable coup dur et encore aujourd’hui, une envie de vengeance lui torturait les entrailles – Georgia avait ses défauts, mais elle l’avait accueilli quand elle en avait eu le plus besoin, elle avait eu confiance en elle quand personne ne l’avait. Alors que sa soupe réchauffait sur le feu, Aisling découpait quelques tranches de pain ; elle fut vite coupée par quelques coups à la porte et c’est une jumelle au regard inquiet, dévasté presque, qu’elle observa pénétrer dans la maison. Le simple fait de la voir, le simple fait de sentir sa présence, suffisait à la faire reprendre constance, à oublier sa peine quelques instants ; parce que le lien qui les unissait, le lien qui aurait dû les unir depuis l’enfance, se tissait de plus en plus fort au fil des jours – irrémédiablement, incontournable. Aisling écouta sans réellement comprendre ce que lui disait l’autre, parce que ça ne faisait pas sens ; elle se disait qu’elle ne pouvait avoir rien fait de si mal pour se mettre dans des états pareils, après tout ils étaient à Ibao et si ce n’était pas l’endroit le plus sécuritaire d’Akkadia, ce n’était pas non le plus corrompus. Un instant, elle lui propose un siège, de la soupe même lorsqu’elle serait chaude, essayant de la rassurer par quelques gestes doux avant de se placer devant elle. « What happened Arin? What could possibly be that bad? » Qu’elle demanda, pour la presser à la mettre au courant, impuissante à lui apporter son aide si elle ne connaissait pas l’histoire. Après tout, avec tous les événements qui s’étaient produits dernièrement, le silence relativisait les petits problèmes du quotidien ; ce qui l’inquiétait c’est que sa jumelle n’était pas du genre à s’inquiéter, elle n’était pas du genre à paniquer – elle était forte, Arin. Alors, elle posa une main sur celle de double, l’invitant à la confiance ; prête à entendre même la pire des bêtises, pourtant, elle n’était pas réellement préparée à ce qui allait suivre – innocente, presque, elle afficha un sourire sur son visage. « You can trust me with everything. » Le sourire rassurant s’affiche alors, les yeux bienveillants, face à celle qui lui ressemblait tant.  

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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Mar 21 Jan - 13:08
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Toujours isolée, toujours seule ; une ligne du cœur dont elle avait embrassé la sécheresse, dès les premiers instants, fatum solitaire qui s'était inlassablement accroché au sillage de ses pas — jamais de compagnie, si ce n'était la sienne, parce que l'existence ne serait jamais que sienne, de sa responsabilité, propriété de nul, si ce n'était d'elle. Quelque chose d'une illusion brisée, pourtant ; parce que sa vie ne lui appartenait plus, placée entre les mains d'une reine arachnide nimbée de flammes, en sursis parce qu'elle avait dérapé, emportée dans le torrent d'évènements qui l'avaient balayée sans merci. Une vie, qui n'était plus sienne, ne l'avait peut-être jamais seulement été. Et ne demeurait que l'amertume, l'angoisse sourde en venin sur la langue — la sensation écœurante de se trouver à une croisée des chemins, la fin inéluctable en issue des de voies qui s'offraient à ses pas. There's no good solution. No way out. La défaite, déjà enracinée à sa venaison ; une fin qui n'était pas de sa responsabilité, parce qu'au fond, elle n'avait pas choisi — ils avaient choisi pour elle, lorsqu'elle l'avait désignée, la reine écarlate, lorsqu'elle avait craché le nom à abattre. Sacrifiée, comme un pion sur l'échiquier de leurs ambitions ; quelqu'un de négligeable, un dommage collatéral, et qu'importe qu'elle tombe, pourvu que le sang vienne maculer ses doigts. Qu'elle faillisse à sa parole, et la Veuve la verrait exécutée ; qu'elle réussisse, et c'était Ibao qui viendrait en faire payer le prix — pas de survie, pas d'issue, elle était condamnée. Le contrat n'avait été qu'une mise à mort en sursis — la sienne, coup de semonce de sa fin annoncée. I'm done. They made sure of it. Un inéluctable qu'elle ne pouvait accepter, pourtant ; sa vie, ses règles — it's not over till I say it is. Quelque chose d'une lutte vaine, pourtant, de s'illusionner encore qu'elle pouvait seulement s'en sortir ; mais elle était déjà trop engagée pour seulement faire demi tour — plus de retour possible, plus de possibilité de défaire ce qui s'était scellé dans le sang de Marrow. La dirigeante était tombée, et elle était toujours là — une ennemie publique aux traits flous, témoignage d'une traîtrise dissimulée dans le sein de la nation qu'ils avaient construite pour le règne de leur genre. Elle était une erreur dans la matrice, une menace ; et parce qu'elle respirait toujours, c'était pour elle qu'ils étaient danger. Ibao, immense piège, souricière taillée à sa mesure ; ne lui demeurait que l'idée lancinante qu'elle n'en réchapperait pas.
Pas de refuge, pas d'abri ; mais il y avait Aisling, pourtant, la moitié d'âme trouvée par hasard, une coïncidence signée dans les volontés mystérieuses de l'univers, quelque chose d'effrayant accroché à leurs sangs en reflet — parce qu'elle était devenu attache, Aisling, une faiblesse accrochée à sa chair, une cible positionnée dans son dos et son cœur. Quelqu'un pour la retenir, alors qu'elle n'avait jamais eu personne, quelqu'un de plus précieux que ne le serait jamais les gemmes qui dégoulinaient inlassablement entre ses doigts — parce qu'il y avait mille émeraudes, mille rubis, mais qu'il n'y avait qu'une Aisling, et que le lien ténu qui se tissaient entre elles était joyau plus noble que tous ceux auxquels les entrailles de la terre viendraient donner naissance. Pas surprenant, alors, qu'elle tombe dans sa gravité ; pas surprenant, alors, que ses pas l'entraînent vers elle, irrémédiablement, ainsi qu'elle le ferait toujours — et qu'elle fuie, qu'elle s'échappe, sa course la ramènerait toujours à elle. Parce qu'il en était ainsi, qu'il en avait toujours été ainsi — écrites dans le sang, écrites dans les atomes d'une même étoile agonisante. Elles n'étaient que dyade, incomplète si la seconde était absente, un néant accroché à la poitrine sans l'entité qui en faisait l'unité ; une force, une faiblesse, dans leurs veines jumelles. Assez, pour la terrifier, assez, pour l'attirer à elle, alors même que l'angoisse était devenue seule compagne, qu'elle lisait sa condamnation prochaine dans les iris de tous les anonymes qui laissaient courir un regard indifférent sur ses traits. Un rire sardonique, presque empreint de folie, à l'interrogation naïve de sa sœur ; et elle ne peut s'asseoir, sur le siège qu'elle lui tire, captive d'une agitation sourde qui lui déchiquetait lentement l'âme de ses griffes effarées. Mais le regard s'adoucit, imperceptiblement, alors qu'elle pose les problèmes sur elle. I know I can trust you -- and you can trust me too. My life is yours only, since the first instant. Elle secoue la tête, balaie l'attaque cruelle de ses pensées, s'avance vers la cuisine, conquérante, ouvre aléatoirement des placards comme si elle était chez elle — de ces habitudes de voleuse qui revendiquait tous les foyers comme siens, des territoires de jeu démultipliés à sa volonté. 'First, Imma need a drink. Something strong. Because you have just no idea how bad it is.' Les doigts, refermés sur le goulot d'une bouteille, dont elle fait sauter sans ménagement le bouchon avant de verser le breuvage non identifié dans un verre attrapé au hasard. 'Like, take-the-worst-thing-that-you-could-ever-imagine-and-triple-it bad.' Le verre, porté à ses lèvres, pour se brûler les lèvres et la trachée sur l'alcool sirupeux. Enfin, elle se tourne ; contemple la sœur, quelque chose d'un rictus désolé accroché aux lèvres — parce que les mots seraient irrémédiables, une condamnation sans merci de ce qu'elles avaient bâti avec le temps. 'I'm not here because I had to flee Aureus. I'm here because that's where I'm supposed to be.' Les lèvres plissées dans une grimace acide, brusquement, parce que ce n'était qu'une raison partielle ; parce qu'elle n'était là que pour assassiner Kiel, un crime qu'elle n'avouerait jamais tant que l'ichor ne serait pas venu entacher ses paumes. 'I've always been a solo rider, yknow. But hell, these ones -- I've associated myself with a group that wants more for the women around here. Hell, Aisling, I'm here because I'm a spy.' L'aveu, craché comme s'il pouvait être moins douloureux, moins entailler le cœur, s'il était jeté sans ménagement. La honte, presque, lorsqu'elle n'avait jamais éprouvé le sentiment tortionnaire. 'I've been sent to the governmental buildings here to dig up for some intel. And I fucked up.' Et elle clôt les paupières, juste un instant, les jointure blanchies sur le verre serré si fort qu'elle aurait pu s'y briser les os, avant de laisser s'échapper le séisme de ses lèvres. 'Ais, Georgia Marrow -- that was me.'





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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Jeu 23 Jan - 22:08

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Arin & Aisling


Sa jumelle s’agitait en ouvrant tous les placards de la cuisine pour chercher une bouteille d’alcool ; Aisling ne put s’empêcher de sourire à ce spectacle, pensant au passé qu’elle lui avait raconté – la voleuse des rues. Même si elle détestait l’avouer, c’était dans leurs gênes ; après tout, les deux enfants étaient nées d’une mère veuve et dans leurs veines, dans leurs muscles, la mémoire sauvage des combats, l’âme des guerrières – la débrouillardise de la rue. Pourtant, dans les yeux de la sœur, elle discerne une lueur inquiète plus vivement que tout le reste ; de celle qui s’ancre profondément dans le cœur pour en bouffer la personnalité – aussi, ça la perturbe Aisling, parce que ce n’était dans l’habitude d’Arin de se laisser déborder ainsi par ses sentiments. Avec une lenteur calculée, elle ouvre l’aide à ouvrir le dernier placard, là où se trouve l’alcool tant recherché puis elle l’observe se servir, puis le boire les jointures des doigts devenant de plus en plus blanches à force de serrer le verre qu’elle tient dans sa main. La jeune DeQ’ianto devient anxieuse des paroles de sa sœur, n’ayant aucune idée de ce dont elle parlait ; tout ce qu’elle entendait, c’était un flot de mots s’enchaînant plus vite les uns que les autres, ne faisant au final qu’un seul sens : Arin était profondément dans la merde, et elle ne savait pas encore à quel point. Sauf qu’elle avait du mal à imaginer ce qui pouvait être si terrible, surtout avec tout ce qui se passait en Akkadia à ce moment. La silence plissa les yeux d’incompréhension aux mots de sa sœur, se demandant ce qu’elle voulait dire en expliquant qu’elle n’était pas présente à Ibao par hasard ; pourtant, des mots prononcés ainsi étaient déjà suffisamment clair, on l’avait envoyé ici. Quelques secondes plus tard, elle ne fit que se tendre un peu plus, sentant tous les muscles de son corps s’échauffer ; une espionne. Sa jumelle évitait soigneusement son regard et Aisling détourna le sien à son tour, ne souhaitant pas qu’elle entrevoit les éclairs qui traversaient ses yeux, ne souhaitant pas lui donner à elle, la haine dont il était composé. Sauf que ce ne fut rien, rien, en comparaison en la nouvelle qui venait de sortir des lippes ; Georgia Marrow – l’assassine, que tout le monde recherche. Ses poings se sont tellement enfoncés dans sa peau qu’elle lâche un gémissement de douleur face au pincement qu’elle ressent soudainement, puis c’est une fine ligne de sang qui s’échappe de sa paume alors qu’elle vient de s’y enfoncer un autre. La silence se lève sans un moment pour essuyer la blessure à l’aide d’un torchon, n’accordant pas un seul regard à sa sœur ; Aisling vient de devenir froide comme le marbre, elle vient de s’éteindre pour mieux se trouver dans ses pensées, pour mieux supporter le choc. Une meurtrière, une traitre. Tous les mots qui passent dans sa tête font si mal, qu’ils lui donnent le tournis ; elle ne comprend pas bien la situation, elle ne comprend pas tout de suite les répercussions. Heureusement, qu’elle se dit alors presque sans réfléchir, que Kiel est proche d’elle, ce sera plus facile pour couvrir les évidences ; déjà, elle se déteste, rien que pour la pensée de trahir aussi, elle a envie de frapper sa sœur, rien que pour l’avoir embarquée dans ses conneries. Ses tripes remuent et l’envie de s’énerver s’emparent d’elle ; elle frappe violemment un coin du plan de travail faute de ne pas pouvoir la frapper elle, puis elle se retourne – la haine dans ses yeux déferlant dans ceux de sa sœur. « Fuck you, Arin. » Les insultes dans réfléchir, l’impact de la nouvelle, peut-être. Ses doigts se portent sur un verre, pendant qu’elle se serre un verre d’alcool elle aussi, se tenant le loin possible de sa sœur comme si elle était porteuse de la peste. Cul sec, qu’elle termine son verre, puis son regard se tourne de nouveau vers sa jumelle, alors que le verre fait un bruit sourd sur le comptoir. « How could you do that? Why would you do that? » Sans attendre, elle continue alors. « Who are they? Are you gonna give me names? » La froide est froide, tout ce qu’elle veut, ce sont des réponses, pour l’instant. Aisling se sert un deuxième verre, qu’elle voit cul sec encore une fois avant de se rasseoir sur une chaise les yeux plantés sur le corps immobile de celle qui partage son sang ; c’est un long soupir qui s’échappe de ses lippes. « That intel… is it still in the governmental building? I’m gonna have to take it out and there is no way you’re coming; you’re going to stay here and wait. » Un autre soupir, la colère et l’aigreur encore présente dans la voix. « I’m Kiel new right-hand woman or something like that. I have to take it out, I hope you understand that. I’m enough of a traitor myself now that you told you’re the murderer. » Elle marque une pause la DeQ’ianto, alors qu’elle scrute sa sœur, perdue dans ses pensées, son poing serrant l’accoudoir de la chaise ; elle sait au fond, que malgré la douleur, malgré le sentiment de trahison, elle ne pourra pas la trahir. « It looks like two traitors are in Ibao now; as I not gonna let you be discovered. » La phrase se veut amère, ironique, presque mais définitive. « Does someone else know? Anyone’s suspicious? » Qu’elle demande, la voix moins coléreuse mais sèche; il allait lui falloir de longues heures pour digérer. 

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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Sam 1 Fév - 21:05
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    L'esprit trop agile pour seulement s'offrir le luxe du déni, des statistiques étirées à l'infini à son âme comme témoignage d'un échec déjà signé à l'encre de ses veines ; et nul plan à imaginer pour seulement croire à l'illusion d'un échappatoire, nul espoir à l'aube de ses nuits. Condamnée, dans les conséquences de ses choix ; forcée d'assumer, lorsqu'elle n'avait jamais été que fuyarde, l'échappée en réflexe inné au cœur mort. De ceux qui ne restaient jamais ; nulle attache, pour retenir l'âme individualiste — et pourtant, il y avait Aisling, désormais ; un lien, noué dans le sang, nié dans leurs essences mêmes, quelque chose pour l'attacher. Et nulle part, où seulement encore fuir ; il ne serait plus de refuge, plus d'échappatoire, dès lors que le couperet de sa fin serait tombé — la toile létale des arachnides, trop étendue dans les moindres veines d'une Akkadia qui était leur, et elle, une cible à son dos dans un jeu qui serait sa mort. Nulle réussite, à son avenir, l'échec en seule issue ; l'ennemi serait ombre dans le noir, spectre pour traquer le fantôme. Elle ne pourrait fuir éternellement, alors ; combien de temps, avant qu'ils ne la démasquent, combien de temps, avant qu'ils ne la rattrapent? Ce n'était là que course d'une condamnée, errance éperdue pour tenter de défaire l'inéluctable qui l'attendait à l'issue du chemin ; sa fin, écrite en lettres de sang — le sien, celui de Marrow, celui de Kiel, parce qu'il respirait toujours, et que chaque souffle dans sa poitrine était une condamnation à mort à ses propres jours. Une blessure à l'égo, dans ce qui n'était qu'échec, incapacité trop entière à avoir maîtrisé le cours d'une existence qui n'avait jamais été qu'outil à sa volonté, devenu menace ; plus de contrôle, sur des évènements qui lui échappaient en torrents violents, plus d'horizon à la nuit qui se déployait en nappes d'encre létale. Trop consciente qu'il n'était de mystère capable de s'étirer à l'éternité ; nul secret, susceptible de se préserver. Ils sauraient, inévitablement ; décèleraient l'assassin, dans les traits de celle qui était la compagne affichée de leur dirigeant — des mains couvertes d'ichor moucheté de la femme asphyxiée dans son bureau, en caresses sur la peau de l'homme qu'elle avait indirectement couronné. Qu'elle effacerait tout autant du tissu même d'une réalité qu'elle avait déjà massacrée de ses doigts.
Et rien, pour seulement lui permettre d'oublier combien elle s'était condamnée ; l'échec, ancré dans sa carne, une angoisse sourde qui faisait vibrer ses muscles, les doigts hésitants sur les serrures et la bouteille sur laquelle elle s'attelait sans merci. Et l'alcool brûle sa gorge et son œsophage, flammes liquoreuses dans sa peau, rien d'un oubli dans le Phlégéthon éthanol qui ruisselle en langues de feu, ne parvient à consumer son angoisse. Parce qu'il n'y aurait jamais rien, pour seulement lui permettre d'oublier ; l'anxiété serait compagne à l'éternité, un regard éternellement jeté derrière son épaule dans la quête de ceux qui viendraient la traquer. Plus de point de chute, plus de refuge ; et la fuite, toujours, pour s'éloigner d'une fin qui l'étreindrait malgré tout de ses voiles. Parce qu'elle était égoïste ; ne se préoccupait de nulle conséquence, si ce n'étaient celles qui venaient s'accrocher à son sillage, ancrées à sa propre peau. Alors elle la contemple froidement, sa sœur, une flopée de juron débordant de ses lèvres condamnatrices. Like it was about you, sister. This is bigger than you, bigger than me, even. It's just a fucking job. Pourtant elle se tait, l'écarlate, les muscles bandés en un masque glacial ; trop consciente que l'aveu est un saut dans le vide, témoignage de foi lorsqu'elle n'a jamais su faire confiance — trop consciente que la silence a le fil de ses jours entre ses doigts, qu'il suffirait d'un mot pour que s'engage la fuite, pour que s'engage la traque. Un soulagement sourd, pourtant, lorsque la loyauté du sang dépasse celle du groupe ; quelque chose d'une noblesse chez Aisling qu'elle-même ne peut revendiquer. Alors elle baisse les yeux, contemple les vagues d'alcool qu'elle fait tourner distraitement dans le verre, comme s'il pouvait l'engloutir de son Léthé. ’I did it because I had to. It was either her or me. What do you think would have happened if she had lived?' Les iris, relevés vers elle, de l'acier trempé en reflet des siens. ’There was no other way. That was scealed the second she fucking stepped in.' Les mots, presque crachés, sans plus de considération ; la seule conviction qu'elle avait encore, assurance qu'il n'y avait pas eu d'autre solution. Que tout s'était engagé dès qu'elle avait rencontré Aneros, des mois auparavant ; son destin, scellé à la mort. Tout ce qu'elle ne pouvait confier. Alors elle s'adosse sur un mur, le verre trop serré entre ses doigts, alors qu'elle contemple sa sœur, une tension sourde dans la ligne de sa mâchoire. ’I'm not giving you names. You have mine, and that's a threat enough. For you. Some of us -- ' Les lèvres, plissées en une moue amère, alors qu'elle songe à la reine rousse. ’Some of us are dangerous.' Deux univers, à garder éloignés l'un de l'autre ; Aisling, toujours plus sauve si tant qu'elle restait loin de la Veuve, leur lien tenu secret dans les paillettes d'argent de leurs sangs jumeaux. ’And now, I never told you I was there to put anything. I went to get some intel. Dug into papers, worked my way around her desk to get names and everything. That's my job. I'm a thief, Aisling, I take things.' Le mensonge, embrassé sans même une hésitation, sans un seul trouble, un sourcil haussé en expression caustique comme pour souligner le ridicule de sa suspicion ; aucune plaie à sa morale, dans sa tromperie, une simple conviction de ce qui devait être fait. Protéger ce qui avait été installé, au prix de la vie d'une femme. Un haussement d'épaules, presque indifférent, alors qu'elle la contemple. ’What I got there, they already know about. There's nothing more you can do about it. I don't think we'll get anything else from Ibao. I'm not trying that again.' Alors elle se fait lasse, se masse les tempes alors qu'elle la contemple, les iris clairs de sincérité, les lèvres dégoulinantes de mensonges. ’No, go around that desk if you'd like. But there's nothing to retrieve there. She caught me digging in her papers, phone call reports and everything. But if you still want to go anyway -- be careful, they might have questions. Especially since you're Kiel's right hand, and that he got chosen for the job.' Un sourcil, haussé en avertissement ; rien de plus que la prudence et la vérité, dans ses mots, une conscience trop vive des conséquences qui viendraient pourchasser sa sœur si jamais on la prenait à enquêter. Et un soupir las, échappé à ses lèvres, premier témoignage de sincérité depuis trop longtemps, déjà. ’Listen, I'm sorry you got entangled in this mess. I'm sorry it came to this. But I can't undo what I've done.' Une grimace légère, enfin, lorsqu'elle révèle la tragédie la plus amère d'entre tous, assurance de sa condamnation prochaine. ’I think he has his doubts -- not about Marrow, but that I'm not exactly who I pretend to be.' Qu'elle n'était pas là par hasard ; elle n'avait jamais été là que pour lui, le plus tragique de ses crimes à signer dans son sang.





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STATUT CIVIL : Solitude. Hermétique aux sentiments, élevée pour apprendre la froideur d'un visage aux traits tirés à la perfection. Les années l'ont pourtant laissé percer sa carapace, vestige du passé. Essoufflée d'amour. C'est son coeur qui s'arrête, trop lâche pour lui avouer, à chaque fois qu'elle croise son regard. Secrets inavoués, trahison camouflées par quelques sourires, relation d'enfance essoufflée ; elle sait, qu'elle ne mérite pas de réclamer ses bras aimants.

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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Ven 14 Fév - 22:38

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Les âmes jumelles s’entrechoquaient face à l’annonce ; les mots suspendus dans les airs, preuves d’une vérité de plus dans l’ascension de leur rencontre – la paire qui apprend à se connaître, encore. Une gorgée d’alcool se répand dans sa gorge, la scène rappelant vaguement une impression de déjà vu ; sa vie au sein des veuves loin derrière déjà alors qu’elle avait été à deux doigts d’en devenir une – elles étaient sa famille, elles le seraient toujours mais pas de celle qui apportait le bonheur. Aisling s’en était créée une nouvelle, puis elle avait trouvé celle du sang ; un mot trop présent dans sa famille et aux significations si multiples qu’elle ne savait plus quelle définition lui donner. Ne restait que la vérité ; celle qui s’écoulait dans les veines des jumelles, celle des sentiments qui se déversait dans ses veines pour ses frères – Cynéad, encore vivant. Se mouvant légèrement dans la petite cuisine, c’est en face de sa sœur qu’elle vient s’assoir, pour mieux observer les traits de son visage peut-être, sur lesquels elle peut lire l’anxiété qui s’était emparé de la brune. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors que doucement, la surprise de l’annonce s’estompe ; que la colère s’efface remplacée par l’inquiétude de la situation d’Arin. Ce ne serait pas une simple condamnation en prison ; il n’existait presque plus foi ni loi dans Akkadia et si sa jumelle était découverte, la sentence serait rapidement capitale – elle ne pouvait pas encore perdre une personne de sa famille. Ses pensées se bousculaient toujours ; Aisling pensait à ce que sa sœur avait été forcée d’accomplir – elle ne comprenait que trop bien ce sentiment d’obligation, cette envie de survie qui poussait à faire quelques gestes qui seraient regrettés tout une vie. La Silence ne pouvait pas d’empêcher de penser à l’infortune de sa jumelle ; elle se demandait, dans une incompréhension certaine, par quel jeu du sort Georgia Marrow avait décidé de retourner à son bureau au même moment que sa sœur. La jeune femme se sert un verre de liqueur, qu’elle sirote doucement cette fois-ci, perdue dans ses pensées au fur et à mesure des paroles d’Arin – comme droguée à l’adrénaline qui ne quitte plus son corps depuis quelques semaines, et la sensation d’une vie en montagne russe qui ne fait que s’accentuer. C’est presque un soupire qui sort de ses lippes, qu’elle transforme rapidement en simple respiration puisque ça devenait la norme ; le cœur lasse déjà de tous ces chamboulements et quelque part, la lumière de l’espoir qui a toujours guidée sa vie – une force inconnue qu’elle ne comprend, qu’elle ne pense même pas méritée et qui pourtant, reste sa plus grande réussite puisqu’elle lui a permis de toujours restée debout, de toujours penser qu’il y aura des temps meilleurs. Dernièrement, s’était ajoutée une nouvelle force ; un tiraillement du cœur qui venait lui donner pression dès qu’elle traversait le palier de sa porte – une jumelle, à son sang, à son image. Doucement, alors, elle hoche la tête ; elle comprend qu’Arin ne peut pas lui donner de nom, elle comprend le danger duquel elle essaie de la protéger parce qu’elle ferait la même chose. Dans un sursaut son cœur se soulève ; ça fait mal à avouer, sauf qu’elle est heureuse que ça ait été Marrow plutôt qu’Arin – malgré tout. Parce que Marrow avait été une véritable marraine pour elle, lui ayant tout donné, lui accordant une confiance sans limite malgré son passé de veuve ; dès le départ, elle avait compris Aisling et son envie de se défaire des chaînes qui la retenaient, de femme à femme – elle l’avait supporté, elle l’avait accompagné. « Forgive me, please. » I shouldn’t have talk to you the way I did, qu’elle a envie de dire. « Marrow gave me everything. She trusted me in a way that no one did before, every choice I made; she was supporting me. I never really understood why; but she was there. I was not the best, I often used to disagree with her decisions; I respected her thought. But you’re my twin sister. » And that is above everything, qu’elle ne dit pas, parce que c’était évident. Sa main s’envole pour aller attraper celle de sa sœur sur la table ; comme pour rassurer. « I won’t ask you anything more than what you’re willing to say. » Qu’elle dit un sourire en coin. « You should know I’m not afraid of whoever is that dangerous. I’ve known quite a few of them back in Aureus when I almost became a widow. » Un soupire en pensant à cette époque ; elle serait présente et forte si Arin avait besoin d’une aide supplémentaire lorsqu’elle devrait rendre des comptes – parce que ces personnes viendraient certainement quémander, encore. Ça la frustrait à la jeune DeQ’ianto, pourtant elle ne pouvait que s’avouer vaincu ; sa sœur avait raison, ce serait bien trop dangereux d’aller dans ce bureau, particulièrement avec son nouveau statut – que dirait-elle si elle était prise la main dans le sac ? Ce serait un désastre pas seulement pour elle, mais aussi pour les Silences ; elle entrainerait tout le monde dans sa chute et certainement, sa sœur jumelle dans le lot. Son dos s’appuya contre le dossier de la chaise avec nonchalance ; les mots se faisaient sourds alors que le regard qu’elle échangea avec sa sœur était porteur de toutes les significations – elle n’irait pas tout risquer pour quelques stupidités. Pourtant, ce fut la dernière phrase qui attira son attention, porteuse d’un message qu’elle ne comprenait pas complètement ; le regard se plissa, si Kiel avait des doutes sur Arin, elle se doutait qu’il ne se confierait pas forcément à elle étant donné leur lien – c’était Cynéad qu’elle allait devoir envoyer d’une manière ou d’une autre. « What do you mean? » Qu’elle demande simplement et comme si la question manquait de garniture, elle continue. « Was it some behaviors from him that make you think he has doubts? And you never pretended to be officially part of the movement either, so what do you mean? » Qu’elle demande encore comme pour essayer de percer ce serait qu’elle sent et qu’elle ne saisit pas.

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STATUT CIVIL : le coeur est [ VESTIGIAL ], organe qui pulse, incapable d'éprouver. le [ COUPLE ] assumé, pourtant, présence affichée à l'ombre de kiel, sans jamais savoir qui des deux est menace à l'autre.

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Re: FOR EVERMORE — aisrin.  |  Dim 16 Fév - 17:46
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    Perdue, sans attaches ; elle n'est que trop à la dérive, pour la première fois égarée de n'avoir nul port où s'ancrer, et non de se voir empeser par l'étreinte d'une connexion humaine qui n'avait jusqu'alors été que frein. Pour la première fois, elle regrette d'être seule ; nul, à qui confier l'angoisse, nul, sur qui seulement décharger le fardeau qui la ronge lentement. Trop avertie pour seulement s'illusionner à croire que tout irait bien ; trop calculée pour encore parvenir à s'en convaincre. L'acte avait été réflexe ; du sang, venu maculer ses mains, troc impie dans l'équilibre de l'univers, une vie pour une vie — et elle avait choisi, l'individualiste, s'était choisie. Quelque chose d'un naturel dont elle n'avait jamais su se départir, ne se départirait jamais ; le soi, toujours privilégié à l'autrui, instinct de survie forgé dans la solitude des rues crasseuses de la capitale tombée, conscience trop aigüe à l'enfance qu'il n'y aurait jamais personne si ce n'était elle. Une conviction qui n'avait plus réellement de sens, dans l'ironie d'un univers qui ne se lassait de la noyer de son cynisme acerbe ; Aisling, défiance à l'univers, gémellité retrouvée dans le tourbillon d'un aléa qui ne faisait même pas sens, de ces coïncidences trop irréelles en lesquelles elle ne parvenait à se laisser croire. Et quelque chose d'une tragédie, dans le joug de son acte, épée de Damoclès apposée à leurs deux nuques, comme si elles ne pouvaient vivre sans l'autre, comme si elles ne pouvaient mourir sans l'autre — un équilibre dégueulasse qu'elle ne peut noyer dans l'alcool brûlant, témoignage insupportable d'à quel point sa vie ne lui appartenait plus, trop liée à d'autres. La seule chose qui ait jamais été sienne, revendiquée à ceux qui s'étaient trop invités dans son cours. L'existence, balayée dans le souffle d'un instant perdu ; le choix d'une seconde en suspens à l'éternité, comme une condamnation à mort à celle qui avait elle-même scellé sa fin de ses propres mots. Et quelque chose de vaguement réconfortant, de le fait de savoir ce qui l'attendait au bout du chemin ; il ne serait pas une issue, pas un échappatoire pour seulement la préserver — qu'elle se cache, qu'elle grappille seulement un sursis, elle ne pourrait fuir la sentence inévitable qui se peignait dans le sang qu'elle avait versé ; quelque chose de logique, qui faisait sens, lorsque plus rien n'était réellement cohérent. Quelque chose qu'elle ne se lasserait d'esquiver, pourtant, voleuse de quelques instants de vie à un univers qui ne lui avait jamais laissé ne serait-ce qu'une chance. Parce qu'il n'y aurait jamais rien pour les gens comme eux ; nés dans la fange, crevés dans la fange — ce qu'ils voulaient, ils devaient se résigner à le prendre. Comme elle avait pris la vie de Marrow, comme elle prendrait celle de Kiel ; le tribut mortifère d'une vie où jamais rien n'était seulement .
Les excuses ont quelque chose d'un poignard dans le myocarde qui ne bat pas, une plaie ouverte à l'organe trop mort ; alors elle resserre un peu plus les doigts sur le verre, l'écarlate, jointures blanchies de tension. Why the fuck are you apologizing, Ais? For being right in suspecting me of ulterior motives? Cause I'm lying to you, Ais, and not even thinking about apologizing for it. Quelques mots, qu'elle ne peut prononcer ; et des excuses qu'elle ne peut accepter ; alors elle les balaie simplement, d'un revers de la main, comme si ce n'était rien, quelque chose à laisser perdre au néant. Et une grimace, qu'elle ne peut retenir, au portrait de Marrow dressé de la verve convaincue de sa sœur ; et lui vient brusquement une envie de lui offrir une étreinte réconfortante, incapable de se résigner à lui imposer le contact, pourtant — alors elle ne se meut, noie de nouveau le verre dans le spiritueux luisant. ’I'm sorry it had to come to that. I'm sorry that it was her, who got into the room -- that it was me, too.' Un souffle de sincérité, le premier, qui lui échappe ; et à sa surprise, c'est quelque peu d'un réconfort qu'elle puise dans l'étreinte de la paume de sa sœur, comme si c'était elle, qu'on devait réconforter, et non l'inverse. Rien de plus qu'une abjecte trompeuse, menteuse dégueulasse qui n'avait mérité la famille dont on lui faisait cadeau ; alors elle se tait, serre un peu plus la main dans la sienne, comme si le contact pouvait effacer la Judaïe qu'elle tissait de ses mots, des secrets qui sacrifiaient le sang à la loyauté des siennes, Rossignols dont elle avait embrassé la cause sans plus de retenue. ’Thank you.' Un bref sourire, à demi amusé, qui vient se pendre sur les lèvres, alors, comme en reflet de celui qui était venu s'inviter sur les traits de sa sœur. ’One should know to never mess with the Widows, I guess.' Aneros, à qui elle n'offrirait jamais en pâture Aisling ; et si elle ne pouvait la protéger que dans la distance, le secret de ce qui se liait à leur veines, alors qu'il en soit ainsi — parce qu'elle était Veuve, elle aussi, un héritage abject coulé dans le sang, une mère qui n'était rien. Quelque peu rassurée, pourtant, de comprendre que sa jumelle ne s'essaierait à pénétrer le bureau de feu Marrow — sans être capable de savoir elle-même si c'était pour protéger Aisling ou pour se protéger elle-même qu'elle était rassérénée. Mais elle balaie la question, balaie les sentiments, se contente de se brûler à l'oubli d'un alcool qui n'était que béquille ; les iris pâles finalement relevés vers sa soeur, pourtant, comme une sourde connivence à l'étreinte de leurs regards. ’I don't know exactly. It's just -- a feeling.' Une grimace au mot honni, alors qu'elle hausse les épaules. ’I mean, I kinda know him now. I don't know what he suspects but -- things are slightly different.' Le souffle d'une tension, d'une méfiance. ’And I mean -- I might not be part of the movement, but still, I'm a refugee here, and I'm spying on the governement on behalf of someone else. Not exactly the purest motives there are, hmm.' Cause si ce n'était que ça ; comme si elle n'attendait pas de le tuer, lui aussi, lui arracher un dernier souffle de vie pour pouvoir s'offrir le luxe d'un avenir. Tout ce qu'elle ne pouvait révéler à Aisling ; tout ce qu'elle ne lui révèlerait jamais.





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