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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

période sprint rp
La nouvelle période de sprint rp a débuté. Vous agnez le double de points pour tous les rp postés !

nouveaux dés
De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
les petites news

les personnages de GWF

les personnages recherchés



 


le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 7

la confrérie
Palier 6
le cercle
Palier 8

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 6
les veuves
Palier 6

les perles
noires
Palier 5
les épines
rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


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⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩   |  Mar 11 Juin - 22:30

The End
Of The World
Animation hors rp
La première animation hors RP de Gods se termine! Les équipes 1, 2, 3 et 4 se sont démenées pour produire du contenu de qualité, et désormais c'est à vous de voter!

comment voter? c'est simple: vous devez envoyer un mp à @The Parcae uniquement (tous les autres mp envoyés au staff ne seront pas pris en compte) avec le numéro du texte pour lequel vous voter.

Pour plus de transparence, nous avons décidé de ne pas attribuer le numéro de l'équipe au texte. Autrement dit, le texte 1 n'est pas nécessairement celui de l'équipe 1...  ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩  2964515584

Chaque joueur a le droit de voter une seule fois (si vous avez 2 comptes, ça reste un seul vote sur l'un de vos comptes uniquement). Vous n'avez pas le droit de voter pour le texte de votre équipe, bien sûr... C'est un peu comme à l'eurovision.  ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩  1995654310

Les votes sont ouverts 2 semaines, soit jusqu'au 26 juin 2019 à 23h59 (heure française).

Les textes vont êtres postés à la suite.

GODS WILL FALL - 2019


Dernière édition par The Parcae le Jeu 27 Juin - 19:17, édité 2 fois

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Re: ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩   |  Mar 11 Juin - 22:31
Texte 1 - votez "texte 1"

Citation :
Le soleil est couché et désormais l'appartement est quasiment plongé dans l'obscurité. Seules quelques bougies viennent éclairer de leur faible lueur les murs blancs du salon. Une jeune femme fait les cent pas dans la pièce, chuchotant dans son portable. "L'électricité est coupée. Je ne sais pas quand elle reviendra ou si elle reviendra en fait. (...) Arrête, comment tu peux savoir. Tu n'es pas là avec nous. (...) Je sais, désolée, mais tu as vu les images comme moi Matt. Tout le monde ne parle que de ça. Les gens sont inquiets. Entre les tremblements de terre et les tsunamis, maintenant l'explosion de la centrale? Je ne suis pas scientifique, mais je sais ce que les radiations font au corps. (...) On a attendu trop longtemps avant de venir te rejoindre... J'ai peur que ça soit déjà trop tard. (...) Oui, oui. Je sais, tu as raison. (...) Non je ne vais pas abandonner maintenant! Comment tu peux penser ça alors que tout ce que j'ai fait ces derniers mois était pour notre fille! C'est toi qui n'est pas là avec nous! Ce n'est pas toi qui doit la rassurer tous les soirs lorsque les murs se mettent à trembler! Ce n'est pas toi qui te demande tous les jours en la voyant si elle aura un jour la chance de grandir! Et maintenant ce n'est pas toi qui doit te soucier de savoir si tu vas mourir à cause des radiations ou pas! (...) Je sais, je suis désolée, mais c'est dur sans toi. Je suis fatiguée, et inquiète. Les choses ont changé depuis l'explosion. Les gens agissent comme si c'était la fin du monde. Les routes de la ville sont bloquées car tout le monde tente de fuir. (...) Oui, c'est ce que j'ai prévu, mais ça va être compliqué de venir te rejoindre. Certaines routes commencent à devenir inaccessibles. J'ai peur de faire le trajet seule avec Maddie. Les gens commencent à devenir bizarres. Tu ne peux pas imaginer ce que l'explosion de la centrale a eu comme effet sur les gens ici. C'est la panique. (...) Oui je sais qu'on a pas le choix. Je te tiens au courant. (...) Oui, moi aussi je t'aime."



Maddie a écrit:
Cher journal, il y a eu un tremblement de terre hier. Je l'ai senti pendant la nuit. Je suis allée dormir avec maman parce que j'avais peur. Il était très fort celui-là, plus que d'habitude. Ce matin, quand je me suis réveillée, maman était déjà debout. Elle regardait la télé dans le salon alors je suis venue la rejoindre. Je n'ai pas trop compris ce qui se passait, mais elle semblait inquiète. C'était une usine qu'ils filmaient je crois, avec les grandes tours qui ressemblent à des puits. Y avait beaucoup de fumée, et des parties qui brûlaient aussi. Il y a eu une grosse vague en plus, ils ont montré ça aussi à la télé. Ça faisait peur, alors maman a fini par éteindre. Je l'ai entendu au téléphone ce soir. Je crois qu'elle parlait avec papa. Il me manque papa, mais il a dû partir pour le travail. Il défend les gens contre les méchants. J'ai entendu maman parce qu'elle a commencé à crier. J'ai pas trop compris ce qu'elle disait, mais elle avait l'air énervée. Puis elle a fini par raccrocher, et après ça elle a pleuré. J'ai voulu aller la voir, mais je me suis dit qu'elle allait m'engueuler de pas être couchée et d'avoir écouté ce qu'elle disait. Alors je suis retournée au lit pour te parler à toi, mon journal. Je comprends pas trop ce qui se passe, mais j'ai peur. J'aime pas voir maman pleurer. Les mamans ça doit pas pleurer normalement. Je crois que j'entends du bruit, c'est probablement maman qui vient voir si je dors. Je dois te laisser mon journal, je reviendrai demain.

Citation :
Bonjour. Vous avez. Dix. Nouveaux messages.
Reçu. Ce matin. À. Sept heures, dix-huit.
[ biiiip ]
« T’as pas oublié qu’c’était aujourd’hui, hein ? Ha-ha. Bon, juste pour t’dire que j’suis arrivé à l’aéroport, là. J’arrive précisément à... quatre heures et douze minutes. J’crève déjà la dalle... bon, bref. À tout à l’heure, n’sois pas en retard, merci, bisouuus ! »

Reçu. Ce matin. À. Neuf heures, quarante-sept.
[ biiiip ]
« Ouais, c’est encore moi. En fait, on risque d’avoir du retard... on devait embarquer y’a trois quarts d’heure, mais l’affichage déconne, et y’a personne pour nous donner d’informations claires, alors. Je te tiens au courant. Bisous. »

Reçu. Ce matin. À. Onze heures, vingt-une.
[ biiiip ]
« Bon, apparemment y’a un soucis météorologique. Ils disent que les avions n’peuvent pas décoller, pour le moment. C’est bizarre, parce que... il pleut un peu, mais. Bref. Du coup, on va nous servir des sandwichs, j’ai pas tout perdu. Je te rappelle quand on nous annonce une heure de départ. »

Reçu. Cet après-midi. À. Douze heures, deux.
[ biiiip ]
« (soupire) Pas de nouvelles. C’est plus la tempête, là. On nous dit que ça viendrait de la tour de contrôle... j’deviens dingue, j’ai envie de fumer, je m’ennuie... Ça m’rappelle, tu sais... c’voyage à Mexico, qu’on avait fait avec les parents ? Et qu’on avait du dormir sur les bancs du terminal. Et y’avait c’gros chinois, là. Qui ronflait comme un ours, ha-ha. Bon, j’arrête de te harceler sœurette. Rappelle-moi pour me tenir compagnie ! »

Reçu. Cet après-midi. À. Trois heures, treize.
[ biiiip ]
« Charlotte ? Écoute, faut vraiment que tu me rappelles. J’sais pas ce qu’il s’passe, et ça commence à me stresser un peu. Plus aucun appareil ne quitte les pistes ou ne reçoit visiblement l’autorisation d’atterrir. Les gens de l’aéroport nous disent qu’on peut pas sortir, parce qu’on a fait l’enregistrement et tout... mais d’après un autre passager, ils laissent pas non plus les gens rentrer à l’intérieur. On a entendu quelqu’un parler d’colis piégé... Rappelle-moi quand tu peux. »

Reçu. Cet après-midi. À. Trois heures, quarante-sept.
[ biiiip ]
« On nous a enfermé. Y’a un problème... plus trop d’batterie... j’peux pas rester. Préviens les parents, s’il te plaît. Bisous. »

Reçu. Cet après-midi. À. Six heures, une.
[ biiiip ]
« Charlotte... putain, pourquoi tu rappelles pas ?! Bon... j’ai trouvé de quoi recharger mon téléphone. (soupire) On nous a placé en quarantaine, mais t’as déjà dû voir’, ça tourne en boucle sur les chaînes d’info... Par contre, contrairement à ce qu’ils disent à la télé, personne... ouais, pas même un toubib est venu nous voir, ou nous expliquer. J’dois te laisser. »

Reçu. Cet après-midi. À. Six heures. Trente.
[ biiiip ]
« Ça-ça devient dingue ici. D’un coup, y’a des types qui sont entrés dans le terminal. Des types avec des combinaisons blanches, genre film de zombies. On nous a demandés de nous asseoir par terre, et là ils sont en train de prendre nos identités, je— PUTAIN QU’— »

Reçu. Cet après-midi. À. Huit heures. Cinquante-quatre.
[ biiiip ]
« Charlotte... écoute-moi. C’est peut-être mon dernier message avant un moment... Bon, c’est un virus. Les gens autour de moi tombent malades... ils ont d’abord commencé à les sortir. Puis, juste les enfants. Et là... ça fait une demie-heure que plus personne n’est entré ou revenu. C’est moche à voir. C’est comme... tu t’souviens de la série, Chernobyl ? Les gens vomissent, et puis leur peau... J’sais pas. Ils se plaignent que ça brûle. On m’a dit qu’un vieux avait perdu la vue à force de... En plus, ils ont coupé les télévisions. Pour pas affoler tout le monde... C’est débile, parce qu’on reçoit toujours tout sur nos téléphones... Mais ce qu’ils disent, c’est n’importe quoi. C’est pas une grippe. C’est pire que ça. (tousse) J’essaye de te recontacter vite. Sinon bah... »

Reçu. Cet après-midi. À. Dix heures. Quinze.
[ biiiip ]
« (renifle, chuchote) J’suis malade, petite sœur. (renifle) On sortira pas d’ici... (soupire) On parle de pandémie, t’as vu ça, aux infos ? Le périmètre d’isolement n’arrête pas de s’étendre. Paraît que c’est un labo. Une fuite, ou... peu importe. (tousse, soupire) Embrasse tout le monde pour moi. Et quittez c’pays. Je vous aime. Bye. »

Quelque part en Amérique, alors que les derniers malades périssent. Date inconnue. Transmission radio. a écrit:
Ils ont laissé les membres de l’armée en place *coupure* tenter de nous faire croire qu’ils tenaient toujours le fort alors qu’ils étaient partis depuis longtemps se cacher *coupure* Au premier signe de pandémie, après avoir bombardé des villes, les membres imminents du gouvernement américain sont allés se planquer dans des bunkers souterrains *coupure* Jusqu’à ce jour, on n’a toujours pas découvert l’emplacement exact de ces bunkers. *coupure* … investis. Armée jusqu’aux dents, ils ont fouillé la maison blanche dans son intégralité sans rien trouvé. Ils ont tout récupéré avant de fuir comme des lâches *coupure* À Washington c’est la catastrophe. Ceux qui ont survécu à la pandémie avaient encore espoir que le gouvernement leur vienne en aide, mais maintenant *coupure* laissez à nous-mêmes. Évidemment, c’était déjà le cas, mais avec l’autorité toujours en place il y avait un maigre espoir que la situation se rétablisse, qu’ils prennent les choses en main *coupure* Les militaires ont déserté, maintenant que la mascarade est tombée. Je ne donne pas cher de ma peau. *coupure* Pour l'instant la structure tient bon, mais si elle cède ne je sais pas comment je vais faire pour me défendre *coupure* en l'absence d'une autorité *coupure*

Citation :
 Décret numéro 27 : aucun foyer ne pourra être composé de plus de deux enfants, un non respect de cette loi se verra sanctionné par la peine de mort. 

Ils disent que dehors c'est la fin du monde. Ils disent que le ciel a pris une teinte orangée et que les champignons de fumée et de cendre se dispersent dans l'espace en répandant leurs effluves toxiques, mortelles. Fin du monde. Après la guerre, les ouragans et les cyclones, la destruction totale du monde et les maladies pestifélées, il ne restait plus grand chose d'autres à faire que fuir. Et c'est ce qu'on a fait, ce que mes parents ont fait. Fuir plutôt que mourir. Se cacher dans des bunker comme les animaux sans défense que nous étions devenus. Plus d'espoir qu'ils disaient : alors d'abord c'est le gouvernement et les scientifiques qui ont disparu, laissant les autres à leur malheur, puis les stars et tous ceux qui pouvaient se payer une place en sureté. Tant pis pour les autres, tant mieux pour nous.

Décret numéro 12 : les repas et l'eau seront rationnés, toute personne tentant de voler les plats d'un autre se verra sanctionnée par la peine de mort.

Ils disent que dehors c'est mort. Moi je ne connais que ces murs blancs immaculés et cet air artificiel. Je ne connais que les pièces qui nous servent de maison, la vitre qui donne sur une fausse forêt, y paraît que c'est bon pour l'esprit de voir de la verdure. Je ne connais que cette prison où l'on a vite fait de tourner en rond. Mais c'est pour le plus grand bien, on pourra ressortir dans des centaines d'années, enfin pas nous, nos descendants, nous on sera tous morts. Et que restera-t-il de la Terre quand nous ne serons plus ? Que restera-t-il des siècles de création, construction, imagination. De la fumée et des cendres. Tout s'oublie déjà, en classe le maître nous apprend la morale et la vie sur un monde qui n'existe déjà plus que dans nos têtes. Je ne connais que l'odeur de l'asceptique, le goût du conditionné, le toucher du métalisé. Hier j'ai demandé à maman pourquoi on n'avait pas pris les animaux comme Noé sur son arche. Elle a souri et m'a ébourrifé les cheveux, "ce n'est pas possible ma chérie. Et où on les mettrait ? On n'avait même pas assez de place pour tous les humains."

Décret 48 : l'éducation des enfants reste primordiale, de 8h à 12h00 puis de 13h30 à 16h30 les mineurs de moins de 17 ans ont pour obligation de se rendre dans les salles de classe, chaque retard ou absence sera sanctionnée.

Ils disent que dehors c'est l'anarchie, Ils disent que les humains se sont retournés les uns contre les autres, la Chine contre les Etats-Unis, l'Europe contre la Russie, les prisonniers contre les forces de police, civils contre civils. D'abord les tensions ont monté, monté, monté, toujours plus haut, et puis boum. Ce n'était plus seulement des personnes avec des banderolles et des visages contrariés mais bel et bien des enragés, l'arme à la main, la mort dans le coeur. Y paraît que tant qu'il y a de l'espoir il y a de la vie ? Ou bien c'est le contraire ? En tout cas il ne devait y avoir ni plus trop d'espoir, ni plus trop de vie quand mes parents se sont enfouis dans les entrailles de la Terre. Y valait mieux se cacher dessous même si je comprends pas très bien pourquoi, après tout est-ce que de la ferraille aussi dernier cri soit-elle peut-elle entièrement nous protéger de la lave et de la mort ? Parce que son baîser funestre viendra pour toutes et tous, sans distinction d'âge, de sexe ou d'origine. C'est ce que dit le prêtre. Ils nous disent tous des choses, ils nous parlent tous de ce monde laissé derrière et du futur qui nous attend. Hypothèses sur hypothèses. 

Décret numéro 36 : afin d'éviter les maladies, chaque personne devra prendre trois douches de désinfection par jour, ces douches ne dureront plus de 3 minutes, il est impératif de fermer les yeux et la bouchr durant la décontamination.
- avenant l-4 : les prises de sang seront quotidiennes avant le coucher.

Moi je dis que je m'ennuie, que j'étouffe, que j'en peux plus de ces écrans plats qui passent en boucle des vestiges d'un univers que je ne connaîtrais jamais. Mon grand-frère est mort avant que mes parents soient partis. Une leprosas, nouvelle maladie chimique qu'ils ont envoyés sur les Indiens et qui s'est proliféré plus rapidement que les lapins ne se reproduisent. C'est ptêtre pour ça d'ailleurs qu'on n'a pas pris de lapins avec nous, pas assez de place. On manque de tout, mais au moins on est On est en vie.... peut-être que si je me le répète assez souvent je pourrais y croire et oublier, oublier que dehors c'est l'anarchie, la mort et la fin du monde. Oublier qu'il y a un ailleurs que cette énorme boîte blanche qui git comme un cercueil six pieds sous terre. Oublier jusqu'aux milliers de cadavres sous lesquels ont repose. Oublier le temps qui passe au ralenti, les minutes qui s'égrainent, oublier ce passé qui n'est pas vraiment le mien. Oublier et repartir de zéro. Oui, peut-être.

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Re: ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩   |  Mar 11 Juin - 22:32
Texte 2 - votez "texte 2"

Il était une fois, un terrible roi, se nommant Norau, dont la colère était connue de tous. Malgré un royaume plus que vaste, il cherchait à conquérir, toujours plus. Rien n'était suffisant pour étancher sa soif de pouvoir. Ses conseillers essayaient de le raisonner, mais rien ne semblait réussir à se mettre en travers de son chemin. Le monde entier redoutait ce monarque aux mains tâchées du sang d'innocents. Alors qu'il avait perdu sa seconde épouse, Norau sombra dans la folie et n'eut cesse, depuis, de s'y enfoncer un peu plus. Souhaitant voir son royaume devenir un empire, il jeta son dévolu sur un autre pays, bien plus grand encore, un pays qui ferait de lui un empereur. Personne ne sut le raisonner. Il constitua alors une armée de sorciers et de mages, les plus puissants du pays. Et Norau fit s'abattre une pluie de feu sur ses voisins.
Ce pays, qu'il souhaitait conquérir, fut détruit en majeure partie. Presque anéanti, il était sur le point de tomber entre les griffes du tyran. Mais le souverain de ce royaume, Estan, demanda de l'aide, à un allié inattendu. Il jeta son dévolu sur un pays à l'ouest, un territoire aussi vaste qu'hostile. Il implora la reine Sudine de s'allier à lui, afin de mettre un terme à la tyrannie du roi fou. Estan était désespéré de voir son peuple réduit au néant. Et son unique chance reposait en la personne de Sudine, une reine connue pour être juste et stricte, mais également neutre. C'est pour cette raison, que la souveraine prit tout le temps nécessaire à la réflexion, ne souhaitant pas s'engager dans une guerre dévastatrice pour sa propre nation. Mais le temps ne jouait pas en leur faveur.
Et la fin des différents royaumes était imminente.

Tout se précipita en effet lorsque l’hiver vint. Norau, que l’alliance entre Estan et Sudine courrouça davantage, rappela ses plus terribles mages à lui et leur ordonna de déchirer à nouveau les cieux pour anéantir ses deux ennemis. Mais les royaumes, l’un terrassé, l’autre moribond, ne furent pas les seuls à souffrir du brûlant déluge. Car sur les terres de Norau se tassèrent bientôt des cendres, soufflées par les vents venus des landes ravagées. Ni les habitants du nord, donc, ni ceux du sud ni, non plus, ceux de l’est, ne furent épargnés. Ce que le feu des sorciers n’avait pas détruit, il l’avait infecté, une magie noire qui contamina les sols, mais aussi les bêtes et enfin les Hommes. Le peuple d’Estan, du moins ce qu’il en restait, n’eut plus que du sang à pleurer, lorsque celui de Sudine, tout aussi accablé, vit ceux du nord débarquer. Pitié, hurlaient les ennemis d’hier. La reine, qui n’avait pas la force de les rejeter mais n’avait pas non plus le pouvoir de les accepter, décida d’emmener les pauvres peuplades par-delà les mers afin d’y trouver refuge. Là-bas prospérait le royaume d’Ouster, là-bas, pensa-t-elle naïvement, ils seraient tous accueillis. C’était sans compter sur l’égoïsme de ce roi qui avait fait bâtir, pour sa propre tranquillité, d’énormes murs isolant sa royauté. Aussi resta-t-il sourd lorsque des navires entiers d’exilés accostèrent sur ses côtes, puis frappèrent à sa porte, sourd et définitivement muet. Confrontés au silence et au rejet, les rescapés s’en retournèrent à leurs landes saccagées, sans plus d’espoir ni de foi.

Les mois passaient, encore et encore, mais personne ne réussissait à stopper les choses. Les gens s'affaiblissaient et maigrissaient à vue d’œil. Leur peau devenait pâle, et ils n'étaient déjà plus que des fantômes quand la Mort venait les chercher. Refusant d'écouter et de voir ce qui se passait, Ouster continuait de faire construire de hauts murs, encore et encore, ordonnant à ses bardes et à ses poètes de chanter ses bonnes actions, et leur interdisant de parler des autres royaumes. L'agonie des trois peuples s'éternisait, n'épargnant personne, pas même les rois. Estan mourut en premier, veillé et protégé, telle une mère, par Sudine. Puis ce fut au tour de Norau, piégé dans une folie furieuse et fiévreuse qui le privait de tous ses sens, le faisant rêver ce qui n'était pas, loin de la réalité, en hurlant, encore et encore, qu'il fallait tuer tout le monde. Sudine l'avait veillé et protégé, lui aussi, et c'est ce qu'elle continua de faire, avec le plus de personnes possible, jusqu'à ce qu'en pleine nuit, comme si on avait soufflé sur une bougie, elle aussi, elle s'éteignit. Un beau matin, des soldats expliquèrent à Ouster, enfermé dans sa haute tour, que de l'autre côté des murs, on n'entendait plus rien. Pas même les oiseaux, pas même les quintes de toux des gens. On n'entendait plus rien. Plus rien du tout.
Et Ouster se pensa sauvé, protégé des dieux, le poussant à organiser un grand repas et paradant dans toutes les villes et tous les villages pour voir son peuple l'applaudir. Et puis un jour, des paysans arrivèrent à la Tour, en disant que le sol s'était ouvert sous leurs pieds, et que tout leur village avait disparu. Et bientôt, le roi reçut de nombreux messages, venus de tout le royaume : il y avait le feu au sud, des tempêtes de glace au nord, des éclairs bruyant et incessant à l'est, et des tremblements de terre à l'ouest. Les dieux ne semblaient pas être contents : les vaches ne faisaient plus de lait, plus rien ne poussait dans les champs, les poissons fuyaient les filets, et des ours et des félins s'attaquaient à la population. Les grands murs protégeant le royaume commencèrent à s'effondrer, et il n'y avait plus assez de monde pour les réparer, car les gens mouraient de faim, de soif et de maladie, un par un. Tout le monde arriva dans la capitale du royaume, pour essayer d'entrer dans la Tour du roi, après avoir fuis leurs villages détruits par la Nature. Mais Ouster refusa de leur ouvrir, s'enfermant dans la salle du trône, en serrant fort sa couronne sur sa tête. Soudain, un orage explosa tellement fort que cela fit trembler le sol et l'éclair tomba à pic sur la Tour, qui se mit à brûler. Les flammes, attisées par un vent très froid, se propagèrent dans toute la ville. Et Ouster disparut pour toujours.
L'orage tonna, le vent souffla, le sol trembla, et le feu dura, des jours et des jours. Les survivants s'enfermèrent là où ils pouvaient, et on dit qu'il se passa presque une vie d'homme avant que tout se calme. Les gens commencèrent alors à sortir, et ils ne reconnurent plus rien. Plus rien du tout. Tous les murs étaient tombés, et, de ci de là, de nouvelles habitations avaient été reconstruites. Par des gens qu'ils ne connaissaient pas, à la peau noire, jaune, blanche, marron. Aux cheveux roux, blonds, bruns, châtains. Aux accents et aux langues étranges. Finalement, les soldats d'Ouster s'étaient trompés : des gens avaient survécu, de l'autre côté des hauts murs. Des gens un peu différents. Des gens qui venaient d'ailleurs. Des gens qui refusèrent de partir, n'ayant nulle part où aller. Alors, on décida qu'ils pouvaient rester, s'ils aidaient à tout reconstruire. Et si tous ne vécurent pas forcément heureux, tous eurent beaucoup, beaucoup, beaucoup d'enfants  ...

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Re: ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩   |  Mar 11 Juin - 22:33
Texte 3 - votez "texte 3"

PROPHETIE ;
Lorsque le ciel sera de sang,
Le glas d'une part d'humanité,
Précédera le sombre néant
D'une terre pleine de dieux révoltés.

Les éclairs rougeoyants précèderont la maladie.
Les vagues de la mort dévoreront les terres.
Les dieux répandront leur dévastatrice colère.
Sur ce monde calciné venant d'être anéanti.

Mais des flammes et de l'obscurité,
Le souffle survivant renaîtra à la vie,
Humusant les ossements sacrifiés,
De métal fondu et de terre cramoisie.

Alors se lèveront les enfants choisis,
Par les Dieux implacables et aigris.



RELIGIEUX ;
En l’an de grâc… (encre effacée à cet endroit de la page).

L’étau se resserre. La colère des dieux n’a jamais été aussi forte sur nous. La rébellion est partout, certaines âmes en proie à la panique se ruent sur leurs pairs pour les achever lorsque cela n’est pas la maladie qui les ronge. Plusieurs d’entre nous, les pourfendeurs des divins, pensons que c’est la folie des dieux qui se propage et prend possession des pauvres êtres que nous sommes devenus. Aujourd’hui l’Homme signe sa fin à grande cause d’avidité. Cela n’est pas faute d’avoir été prévenus. J’écris ces quelques lignes tant que je le peux encore afin de de transmettre un message aux possibles survivants de ce cataclysme : ne contrariez pas les dieux. Acceptez les tourments dans lesquels ils ont noyé les ancêtres que nous serons devenus. N’allez pas à l’encontre de leurs choix car leur courroux finirait tôt ou tard par reprendre de son éclat. A l’heure où vous lirez ces lignes, j’aurai accepté le destin qui est le mien, si tels en ont-ils décidés ainsi. Je profite de ces derniers instants pour essayer de les mener vers le chemin de la rédemption, mais ils ne veulent toujours rien entendre. Les éclairs de sang ont laissé place à la puanteur du trépas, elle sonne le glas sur des millénaires années d’existence humaine. Elle sonne le glas d’un savoir qui ne sera peut-être plus jamais transmis aux générations futures. Les générations de demain n’existeront tout simplement plus. Fuyez que disent les uns, allez tous brûler en Enfer qu’hurlent les autres. […] Je ne devrais plus être ici… Je ne devrais plus être ici…. Je ne devrais pluuus… Êtreee… […] Gloire aux dieux, les plus puissants, avant que les braises humaines ne se consument. Allez toujours dans la parole des divins, où vous mourrez. Vous mourrez tous. Des mains de ceux qui sont en colère. Le sang souille le sol. Il n’y a plus rien. Rien qui puisse nous maintenir debout, si ce n’est la foi. Oui, ayez toujours la foi fils et filles de demain. […] Ils frappent à la porte, je les entends qui crient. Ils hurlent pour leur salut. Ils veulent rentrer en ce lieu sacré, nous ne pouvons pas les laisser faire. Il est temps. Il est temps… […] Lorsque vous lirez ces lignes, enfants de demain, je ne serai plus. Les éclairs rougeoyants, ils sont à nouveau là. Ô dieux, priez pour nos âmes perdues. […] Elle arrive. Elle est toute proche. La M… (Mort ? Le mot est recouvert d’une tâche d’encre. Il n’y a plus rien d’écrit à partir de là, tout est vide.)

CIVIL ;
Jour 1
C'est comme ça que j'ai envie de l'appeler. Maman dit que je ne devrais pas. Maman dit que j'aurais pas du garder le tract de ce type bizarre dans la rue. Ils disent que c'est la fin du monde. Que les dieux sont en colère. Maman dit que ce sont des hétéritiques... un truc comme ça. Mais le ciel est rouge. A la télé, ils disent que c'est à cause des particules, que ça monte et que ça fait un truc bizarre. J'ai pas tout compris. Mais c'est pas grave, c'est comme ce type a dit. C'est rouge. Après ça parle de "glas" mais je sais pas trop ce que ça veut dire, et maman m'a dit d'arrêter avec mes bêtises. Ca a fait rire Justine.

(...)

Jour 226
Justine est malade. On sait pas trop ce qu'elle a. Enfin je crois que papa et maman le savent mais qu'ils ne veulent rien me dire. Ca fait quelques temps. Ca allait mieux. Mais là plus vraiment. J'ai écouté la télé aussi. C'est pire qu'avant. Pis ça crachote. C'est bizarre de les entendre parler, et de les voir qui frisottent. J'ai pas compris. J'ai cru que c'était un film. C'était chouette les effets spéciaux. Enfin je croyais. Jusqu'à ce que maman devienne toute pâle et fasse un signe de croix. Y a la mer qui a noyé la tour Eiffel. Y avait les gens qui hurlaient. Maman m'a dit de filer dans ma chambre, mais j'ai pas écouté. Je suis restée dans le couloir. Papa a dit à maman qu'il fallait qu'on trouve un abris. Mais y a Justine. On peut pas la laisser toute seule à l'hôpital. Non ?

(...)

Jour 448
Plein de gens sont morts. C'est la vérité. Le ciel est toujours rouge. Il y a des orages, des inondations. Je crois que le type dans la rue avait raison. On a du fâcher quelqu'un. Là haut. Maman elle prie tous les jours. Mais ça change rien. Alors peut-être que si ça gronde dans le ciel, c'est bien qu'ils sont en colère. C'est dur de respirer. C'est dur de survivre. Mais paraît que y a des bunkers. C'est cool je suis sûre. Même si Justine me manque.

(...)

Jour 1043
Ca fait 3 jours que maman est morte. On a du la laisser dehors quand les éruptions ont commencé. Elle... (traces de larmes qui brouillent l'encre) Y a plus que papa et moi. Mais papa aussi il est malade. Les gens avec qui on est, je les entends la nuit, quand ils croient que je dors. Ils disent qu'il a été irradié. Je crois que c'est comme maman. Avant que la porte se referme. Ils disent que son corps va pourrir et qu'on va crever si on le garde. Je les entends qui murmurent dans le noir. J'ai peur.

(...)

Jour 1067
Ils ont jeté papa dehors. Ils ont pris le risque. Pour nous sauver qu'ils disaient. Ils ont ouvert la porte et l'ont mis dehors. J'ai pleuré. J'ai hurlé. Je voulais aller avec lui, mais ils ont pas voulu. J'ai peur. Si les enfants doivent se relever. Je veux pas que ce soit eux. Je veux pas. Ce sont des MONSTRES.

(...)

Jour 3327
Je crois que c'est la date. J'ai perdu la notion du temps. Le temps est passé. Et sous terre, difficile de savoir. Je crois qu'on va finir par devenir fou. Les réserves sont presque toutes finies. Demain, j'arrête d'écrire. Je laisse mon journal. Va falloir qu'on sorte. Qu'on découvre ce qu'il reste dehors. Qu'on tente de survivre. Pas que j'ai franchement envie de rester avec eux. Mais j'ai plus personne. L'oracle, une vieille bonne femme bizarre, celle qui voulait pas que je parte avec papa, dit que tout doit avoir brûlé. Comme le disait le tract. Et que si on survit, faudra faire des bébés. Peut-être... que j'espère rejoindre papa, maman et Justine en fait. C'est peut-être pour ça que j'écrirai plus. Parce que ce nouveau monde, je le déteste déjà.

SCIENTIFIQUE ;
note personnelle du dr jacobs, sur un morceau de papier calciné
jour cinq — cent-trente cinq heures sont écoulées depuis le largage de l'arme g36-bio286 ; jamais nous n'aurions pu envisager des effets d'une telle ampleur de la bombe. les composantes radioactives et virales ont interagi au-delà de toute mesure. l'effet sur l'atmosphère est toujours observable, et les particules rouges n'ont pas entamé leur descente vers le sol. je crains le moment où elles le feront.
le gouvernement a planifié une mission pour prélever des échantillons de la matière volatile avant qu'elle ne touche le sol.
puissions-nous en prévenir les effets avant que ce ne soit le cas.
je crains que nous n'ayons commis une terrible erreur.

notes griffonnées sur le coin d'un cahier de laboratoire du dr. cloud
séisme de magnitude huit relevé  suite à l'impact de la bombe au point de coordonnées 46° 12′ nord ; 122° 11′ ouest. forte activité sismique enregistrée dans la zone depuis.
pic d'activité maximal enregistré au niveau du mount st helens.
éruption à prévoir.
risque: élevé.
risque de perturbation climatique majeure due aux cendres projetées dans les couches inférieures de l'atmosphère ; hausse des températures estimées: +5°C.
risque majeur d'acidification des océans suite à la hausse des températures.
risque biologique majeur.

notes officielles du dr jacobs, cahier de laboratoire
jour trois cent soixante depuis g36-bio286 — interaction démontrée entre le composant viral et le composant radioactif: mutations spontanées sur le loci 16b du plasmide pMSGC suite aux rayonnements gamma émis lors de l'explosion.
risque de transmissions horizontales de matériel génétique.
risque biologique: élevé.
évolution de la souche virale g314pi de l'arme g36-bio286 en supervirus résistant à toute forme de contrôle.
risque pour l'hôte: élevé.
hôte: homo sapiens.
classification alpha: danger majeur.

jour six cent douze depuis g36-bio286 — premiers cas de mutations horizontales dues à g314pi, et antidote développé antérieurement à g36-bio286 rendu inefficient.
pas de classification écologique possible des souches de g314pi, à mutation trop rapide.
tentatives de développement d'un antidote: échec.
nb: trop nombreuses victimes des suites de g36-bio286 ; pathologie désormais classifiée de pandémie, effets physiologiques disparates (affect des systèmes cardiaque, vasculaire, neuronal et respiratoire ; lyses cellulaires accélérées ; diminution des capacités immunitaires).
menace: élevée.

jour mille cent cinq depuis g36-bio286 — entrée dans l'étude du patient zéro ; mâle, trente-six ans, sino-américain, porteur d'une nouvelle forme de la pathologie. symbiose étonnante entre la souche de g314pi et l'organisme. transfert évident de matériel génétique de la souche virale à l'hôte humain, par insertion de nucléotides mutés au niveau du locus p14.3 du chromosome cinq.
intégration parfaite de la séquence virale dans l'adn humain, et systèmes transcriptionnels et traductionnels parfaitement fonctionnels.
caractères encodés non identifiés.
hypothèse: altération des facteurs liés à l'hémoglobine et à la synthèse d'hématies.
résistance apparemment accrue aux pathologies liées à g36-bio286.

PROFITEUR ;
Journal de (nom illisible)
Les gens sont tellement naïfs. Ça en est presque ridicule, mais à ce stade, je ne vais pas m’en plaindre. Les religieux et leur stupide prophétie sont ce qui nous est arrivé de mieux pour notre business depuis bien longtemps. Jamais n’y a-t-il eu autant de demandes pour les abris antinucléaires. Les Américains ont toujours été notre plus grand bassin de clientèle, mais désormais, les appels proviennent du Canada, de l’Amérique latine, même d’Europe! Les ventes explosent. Les prix aussi, parce que ça serait idiot de passer à côté de pareille opportunité. En quelques jours, notre chiffre d’affaires à tripler en comparaison d’avec le dernier mois. Je n’imagine même pas nos profits d’ici la fin de l’année. C’est véritablement Noël avant l’heure.

(...)

Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer… de joie. On vient de signer notre meilleur contrat à vie! Quand j’ai vu les chiffres, mon cœur s’est presque arrêté de battre sous le choc. Je ne peux juste pas croire que ces gens soient prêts à mettre autant d’argent pour un truc qui ne servira sans doute jamais. Les riches, ou comment balancer des millions par les fenêtres en une fraction de seconde! Ils nous ont même proposé de nous garder des places à l’intérieur... J’ai manqué de m'étouffer en essayant de ne pas leur rire en plein visage.

(...)

Il n’y a pas une seule semaine sans que les nouvelles ne rapportent un énième désastre : pluies diluviennes, tremblements de terre, éruption volcanique. Parfois, je me demande s’ils ne le font pas exprès. La peur est tellement un bon moyen pour convaincre les gens de se procurer n’importe quoi, du moment que ça leur donne l’impression d’être plus en sécurité. Pathétique. Le seul avantage, c'est que tout ça, c'est très bon pour les affaires.

(...)

Nos équipes ne suffisent plus à la demande. Il y en a tout simplement trop. Y'a même un type qui s'est tirer une balle dans la tête en pleine boutique quand on lui a mentionné ne plus prendre de nouveaux clients. Le monde devient fou, c'est n'importe quoi. Elle s'arrête quand, cette connerie?

(...)

Mon père a du être hospitalisé d'urgence, hier soir. Crise cardiaque. C'est étrange, il y a encore quelques semaines, il se portait à merveille pourtant...

(...)

Les employés ont presque tous désertés. Il n'y a plus personne sur les chantiers. Quelques courageux si rendent encore, mais c'est loin d'être suffisant.  Et les paiements qui n'arrivent pas, les comptes en souffrance qui s'accumulent. Des clients qu'on ne parvient même plus à retracer, comme s'ils avaient tout simplement disparus de la carte. Peut-être qu'ils ont été engloutis par l'eau à Los Angeles ou New York. Qu'ils ont périt sous la pluie de tornades qui s'est abattu dans la Tornado Alley. Ou qu'ils sont tout simplement mort subitement, comme maman...

(...)

Si tout ça n'était qu'une blague, je ne la trouve plus très amusante.

(...)

L'air est devenu pratiquement irrespirable. La ville n'est plus que le fantôme d'elle-même. (Une tâche de sang séché marque le papier.) Je n'arrête pas de tousser, depuis quelques jours. Une toux rauque, creuse. À chaque fois, j'ai l'impression que je vais cracher mes poumons. Mais c'est plutôt du sang qui en sort. J'ai bien essayé de me troquer une place dans un abri, mais tout l'argent du monde ne sait plus convaincre personne. (Une autre tâche de sang masque les premiers mot de la phrase) me regarde comme la peste. Comme de la vermine qu'on ne veut pas avoir chez soi.

(...)

Je ne veu (texte masqué par du sang) ourir.


MILITAIRE ;
lettre du colonel marshall à son fiancé.
j'ai si peur, adam. j'ai toujours su qu'un tel jour viendrait — mais je pense qu'il est une part de moi qui niait les signes, niait l'évidence, a souhaité se persuader que l'horreur ne viendrait jamais, que nous lui échapperions. nous pouvions éviter l'inéluctable, je le crains. nous ne sommes plus au vingtième siècle, adam. les affrontements que nous rencontrons de nos jours ne se passent plus à coups de chars et de tirs isolés. cet affrontement-là n'épargnera personne. personne. pas une nation, pas un individu. comment rester neutre, comment s'extraire du conflit, lorsque c'est à l'essence-même de notre humanité que nous nous attaquons?
j'ai ordonné le lancement d'une arme biologique majeure aujourd'hui, adam. l'état major l'a décidé, mais c'est moi qui ai déclenché l'opération. il me faut me souvenir que tout ce que je fais, je le fais pour ma nation, je le fais pour nous, je le fais pour toi. mais j'ai tant de mal à m'en convaincre, récemment, adam. je ne dors plus, et la décision me hante déjà.
peut-être aurais-je dû m'opposer. peut-être aurais-je dû ignorer les ordres. peut-être que quelqu'un aurait dû le faire.
je ne l'ai pas fait, adam.
je crains que nous ne soyons une nation de témoins. de spectateurs passifs des horreurs que nous faisons nous-même. j'ai si honte, adam.
la bombe a expédiée loin, si loin de toi. mais je t'en prie, tente de rester isolé. elle a été conçue pour détruire, pour affecter, pour éradiquer. je n'ai jamais été croyant, adam, mais ce soir, je prie. peu importe l'entité ; pourvu que quelqu'un nous entende et nous préserve.
le sang macule mes mains et mes rêves sont hantés de cris. et j'ai peur, adam, si peur. je ne sais quels mécanismes tragiques nous avons mis en route. je crains que ce ne soit la fin de tout.
avec tout mon amour,
ryan.


retranscription du communiqué officiel de l'état major (-234 av. akkadia)
la situation est devenue tragique. suite à la recrudescence d'épidémies et au danger que représente désormais l'environnement extérieur et la radioactivité de l'air, la population est invitée à prendre place dans l'un des bunkers instaurés par le gouvernement.
n'emportez que le strict nécessaire afin de préserver l'espace disponible. adressez-vous au bunker le plus proche de votre lieu de résidence pour vous y faire recenser, ainsi que vos proches.
vous pouvez également vous adresser aux bunkers déployés par les compagnies privées.
fermeture officielle des bunkers prévue dans un mois jour pour jour.

— PNJ ; those who fall —
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Re: ⟨ ANIMATION HORS RP - THE END OF THE WORLD - VOTES ⟩   |  Mar 11 Juin - 22:35
Texte 4 - votez "texte 4"

Alors, c’était comme ça que ça allait finir ? Écrasée sous les décombres de ton travail ? Superbement ironique quand tu avais fait de ton métier ta passion, au point d’en négliger parfois ta vie de couple. Tu l’aimais pourtant ton mari, ton époux, ton tout, mais comment pouvais-tu rester à rien faire quand tant de gens avaient besoin de toi et de ton aide ? Surtout ces derniers jours alors que le monde semblait enfin réagir contre toutes les horreurs que ta race et toi-même lui avaient fait subir. Quand la pollution et les menaces d’irradiation passaient au-dessus de votre tête comme toujours, le sol c’était mit à trembler un peu plus tous les jours. Les bâtiments les plus fragiles tombèrent en premiers, mais pourquoi le monde devait-il s’alarmer quand ce n’étaient pour l’instant que les pauvres gens qui étaient touchés ? Et puis le sol trembla de plus en plus, détruisant les habitations, les commerces, les bureaux, remplissant les hôpitaux à une vitesse impossible à suivre et seulement à ce moment le monde sembla se réveiller quand tous les pays se trouvèrent touchés. Tu suivis comme tu le pus, toi qui n’était pratiquement rien dans l'Échelle du monde. Tu aidas à la mesure de ton pouvoir, perdant le sommeil et la santé mais toujours incapable d’arrêter d’aller vers ton prochain. Et finalement ça aura été ta fin. Tu n’aurais pas dû être là aujourd’hui, c’était ton jour de repos. Mais vous aviez tellement besoin de monde que tu t’étais proposée pour filer un coup de main. Et les secousses retentirent de nouveau et le monde s’écroula sur toi.

C’était presque amusant comment de nouvelles perspectives s’ouvraient à toi quand tu étais aux portes de la mort. Revivant des situations déjà passées, questionnant tes choix de vie, regrettant certains, satisfaite d’autres, tu aurais rit de cette ironie si tu n’étais pas déjà entrain de cracher tout le sang dans tes poumons. Tu allais mourir. Tu le savais. Tu n’avais eu qu’à regarder la tige de métal plantée dans ton foi pour savoir que ça en était fini de toi. Tu étais terrifiée, Dieu que tu étais terrifiée. Les larmes se mêlaient au goût du sang dans ta bouche. Tu ne voulais pas mourir, tu ne voulais pas partir, tu avais tellement de choses à faire avant. Tu voulais voir ton mari une fois encore, lui dire que tu étais désolée d’être aussi bornée, lui dire que tu l’aimais, lui dire que le jour où il s’était assit à côté de toi dans ce parc avait été le plus beau jour de ta vie. Tu voulais appeler ta mère, tu voulais serrer tes frères dans tes bras, tu voulais voir le ciel une nouvelle fois. Mais rien de tout cela n’arrivera. Tu allais mourir. D’ici quelques minutes si Dieu le voulait, et non pas dans quelques heures, perdant progressivement ton sang, mourant petit à petit dans inimaginables souffrances. Déjà tu te sentais partir, sentant la terreur glacée étreindre ton cœur alors que ta vision se brouillait de plus en plus. Tu ne voulais pas mourir. Tu ne voulais pas mourir. Tu ne voulais pas mourir. Et dans ta terreur silencieuse, un faisceau de lumière emplit ta vision alors que les débris semblaient être poussés. Tu aurais presque plus sangloté au soulagement de ne pas partir dans les ténèbres. Il te sembla entendre la voix de ton mari, dans le brouillard qui saisissait à présent ta vue. Dieu, tu ne voulais pas qu’il te voit ainsi. Dieu que tu voulais pourtant le voir une dernière fois. Mais tu ne voyais plus à présent, ne sentais ni n’entendais non plus. Tu mourais.

Tu ne pourras jamais lui dire qu’il allait être papa.

La transmission saute, l’image se fige, et le son grésille. Le tout dure quelques secondes à peine.
─ … Tous les citoyens sont priés de se réfugier…. L’armée… De ne pas sortir… Radio.
Le message recommence, en boucle. La même journaliste reprend depuis des heures. Elle s’est cachée depuis longtemps, avec les autres. La chaîne de radio-télévision est complètement vide. Seul un logiciel pré-programmé persiste à transmettre le message.
─ Ceci n’est pas un exercice... Priés de se réfugier dans leurs caves ou abris antiatomiques… Aux citoyens de ne pas sortir. Ne sortez pas...
Toute la ville résonne de ce sempiternel message, des téléviseurs encore allumés le diffusent sans cesse. Les seules voix humaines que l’on entend encore sur la surface de la terre n’en sont qu’une : celle-ci.
─ … un exercice. Tous les citoyens sont priés de se réfugier dans leurs caves … aux citoyens de ne pas sortir. Ne sortez pas avant d’avoir … la radio.
Les bruits sourds des immeubles qui s’affaissent étouffent le messages, font disparaître cette voix, qui pourtant, s’élève encore et toujours.
─ Ceci n’est pas un exercice. Tous les citoyens sont priés de se réfugier dans leurs caves ou abris antiatomiques. L’état et l’armée conseillent aux citoyens de ne pas sortir. Ne sortez pas avant d’avoir reçu un second message. Les prochaines messages seront tous diffusés par la radio.

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