Revenir en haut Aller en bas
INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

période sprint rp
Merci à tous pour votre participation à la période de sprint RP. La prochaine arrivera bientôt !

nouveaux dés
De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
les petites news

les personnages de GWF

les personnages recherchés



 


le gouvernement
Palier 9
l'ordre écarlate
Palier 7

la confrérie
Palier 6
le cercle
Palier 8

les silences
Palier 4
ad maius bonum
Palier 3

les trinitaires
Palier 6
les veuves
Palier 6

les perles
noires
Palier 5
les épines
rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


 LOVE THE WAY YOU LIE — weira.

 :: AKKADIA :: Valdierva :: Rezbia  
— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Ven 11 Oct - 22:40
love the way you lie ★ keira & will
    Dans la lumière de la demeure, elle ne s'est jamais sentie plus perdue dans les ombres ; la rétine brûlée de l'éclat des lustres et des dorures, lorsqu'elle-même ne voudrait que fuir, incapable de s'y résigner, pourtant. Fuir Rezbia, fuir l'horreur d'une réalité devenue trop prégnante ; des sacrifices qui avaient éclaboussé d'ichor l'or des couronnes, le réseau de secrets qui l'étouffait sans vergogne, et la tromperie, omniprésente, chape de plomb sous le poids de laquelle elle ne cessait jamais de ployer. Ses convictions n'étaient plus que royaume de cendres, un goût d'amertume sur la langue ; des confiances brisées envers ceux qu'elle avait crus si proches, n'avaient jamais été que conspirateurs, cercle qui n'avait jamais fait que la poignarder de leurs mensonges. Capturée dans la lumière de leurs ambitions dévastatrices, elle ne peut fuir ; le cœur trop prisonnier, captif d'une cage chrysorine dont l'interdit détient la clé. Les pas brûlent de s'échapper loin, s'abriter dans la sécurité du foyer conjugal, sourde aux sirènes d'un fruit défendu qui ne cessait de l'empoisonner ; elle ne peut qu'avancer, sous la lumière, sous les lustres, dans le frisson de la soie sur le sol, trop prisonnière de son emprise, captive de son orbite. La poitrine serrée, et elle le cherche ; le souffle court, et elle le fuit. Dans les visages qui défilent, elle ne peut que traquer ses traits, pourtant, anathème au cœur coupable — criminelle, parce que dans les mots de l'invitation, c'est l'écho d'autres mots, d'autres lettres secrètes, qu'elle a trouvé ; parce que dans les mots de l'invitation, ce n'est pas la réception qu'elle a acceptée, c'est la promesse de sa vue, un désir sourd qu'elle n'a su elle-même s'avouer. Et dans l'horrible culpabilité, perdue dans les flots d'inconnus, perdue dans l'éclat des pierres qui écrasent sa gorge, perdue dans les sourires de façade dont elle noie les acteurs de la pantomime qui l'entoure — c'est la présence d'Achil qu'elle regrette, ancre qui l'empêcherait de dériver. Il est absent, pourtant, l'époux, retenu au loin ; et c'est dépourvue de ligne de vie qu'elle s'avance, funambule au-dessus d'un gouffre, sans ailes ni filet. Trop inconsciente d'avoir déjà sombré.
Raison trop convaincue qu'il faudrait fuir ; cœur trop rebelle, trop faible, captif de griffes d'acier qui le poignardent, exsangue de ce qui ne pouvait être — des sentiments criminels, qu'elle avait bannis sans pitié, dès lors que se liaient les vœux conjugaux ; des sentiments qui ne savaient que persister, impies et méprisables, qu'elle ne se lasserait de tuer sans relâche. Volonté qu'elle voudrait d'airain, inébranlable ; volonté qui vacille, pourtant, lorsqu'il apparaît, et c'est au souvenir de ses vœux qu'elle s'accroche, statue figée dans le tambourinement assourdissant de son cœur, alors que tourbillonnent les écrits de l'homme dans sa mémoire. Un instant, le souffle lui manque ; et l'encre des lettres interdites est sang qui ruisselle dans son palpitant déjà trop mort. Et les mètres s'effacent, une distance salvatrice abolie alors que disparaît le faste de la réception ; et c'est son seul nom qui lui échappe, dans un souffle écrasé, son respect marqué dans une révérence légère qui permet de fuir ses yeux. 'Will.’ Une danse au bord du gouffre, une danse au bord des flammes ; sa vue n'était que danger constant, menace qui la faisait s'enfermer dans la rigide posture de politesses qui n'étaient que refuge. La gorge écrasée d'une terreur dont elle était seule source, effrayée de sa propre faiblesse, trop consciente que jamais elle ne cèderait, pourtant, c'est sur les traits familiers qu'elle repose enfin les iris, tentant désespérément de mesurer son souffle, feindre un détachement qui n'est que façade. 'Je vous remercie de l'invitation. Cela fait si longtemps.’ Un aveu de faiblesse, un témoignage de perversion trop ancrée qui délitait déjà trop son âme. Faible, trop faible. Venir n'avait été qu'une erreur.





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

Invité
avatar
Invité
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Dim 13 Oct - 19:01
LOVE THE WAY YOU LIE

Je vous prie de bien vouloir m’honorer de votre présence lors de la réception tenue en ma demeure ce vendredi soir. Il serait plaisant de discuter des nouvelles œuvres que j’ai pu acquérir dernièrement, William Nethervale.

Will, il n’est pas donné à chacun la faculté de prendre un bain de multitude sans sentir une puissante angoisse naître au sein du cœur. Jouir de la foule est un art et celui là seul, aux dépens de l’agrégat idiot, permet d’insuffler une certaine vitalité dans tes veines arides. Une gentille fée venant souffler sur ton visage une douce effluve colorant cette face blême, rendant tes traits plus propice à l’amitié. Tu revêts ton plus beau masque, l’hôte agréable d’une petite mondanité, prétexte à montrer le Beau, prétexte à mordre la Belle. Créature obscure, tu te nourris sur les individus afin de prendre forme humaine. La solitude t’accompagne… En effet, comment pourrais-tu partager quoique cela soit avec des êtres dénués d’intérêt ? Multitude et solitude, paradoxe convertibles dans le creux de ta gorge. Tu ne sais peupler ta solitude, mais il est impossible d’être véritablement seul lorsque l’on navigue entre les corps dansant. Des musiciens donnent le ton de la soirée, blottis dans un coin de la pièce. Tu jouis de cette foule interminable, prenant plaisir à entendre les mots chuchotés à tes oreilles. Des sourires, des compliments aimables... Aucun intérêt. Tu tires une ivresse certaine à ce ballet, étrange danse où ton corps seul rencontre leurs banalités. Tu feins un certain détachement alors que ton regard scrute la foule à sa recherche. Quelle admirable soirée ! Le vaste salon se pâme sous ton œil brûlant comme le soleil. Tu ressembles à une lumière toujours plus croissante, aveuglant les autres, étincelant à la face réfléchissante du moindre objet… Tu les ignores tous, leur refusant ta précieuse attention, cherchant seulement l’objet de tous tes désirs. Les jeunes fleurs excitées par ta présence brûlent d’une ardeur certaine, cherchant par tous les moyens de rivaliser avec l’azur de ses yeux. Tu ne veux qu’elle, la laisser soumise à tes pieds. Recroquevillée sous tes mots. Les estafilades couvrant son corps, hématomes astrales, proche d’un ciel nocturne… Un sourire se dessine à tes lèvres. Keira. Elle s’approche, se débarrassant des maigres sécurités l’entourant. Tes serres s’accrochent déjà à sa chaire. Sangsue aspirant son énergie, sa détermination, ses ambitions... Aspirant sa personne pour ne laisser qu’un jouet. Pantin de tes ordres. « Will. ». Amour et Folie arrivent au même instant dans ton cœur, augmentant ses battements. Tu nies, bien sûr, luttant contre toi-même. Ton cœur fermé, n’acceptant aucuns des deux. Néanmoins, Folie se glissant au plus profond de ton être fait défaillir tes défenses. Cela fait déjà si longtemps que le son de sa voix ne t’est pas parvenu. La porte s’entrouvrant, Amour s’avance lui aussi. Non. Tu lui souris gentiment. Folie se voyant poussé par l’empressement d’Amour entre dans une colère foudroyante. Une dispute éclate dans ton cœur… Rien ne paraît à la surface. « Keira. C’est un plaisir de vous voir parmi nous ce soir. ». Tu t’inclines devant elle, montrant la plus grande déférence à son sujet. Dans ton cœur, habitude sinistre, la dispute éclate. Folie noie de ses mots ton pauvre Amour qui refusant de se laisser vaincre essaie une fois de plus de saisir son arc. Vaine action. Répétition macabre de chacune de vos entrevues. Folie, invisible puissance vient déjà ôter ses yeux à ton Amour. Le faisant taire… Ou non. Un simple bandeau vient couvrir son visage ensanglanté. Impossible de savoir ce qu’il se passe dans ton propre être tant ton intérêt se tourne vers elle. « 'Je vous remercie de l'invitation. Cela fait si longtemps » Même l’individu le plus clairvoyant ne saurait deviné la lutte incessante que Keira fait naître au plus profond de ton être. « En effet, votre dernière visite me semble bien lointaine. Je n’ai pu résister à la tentation de vous faire parvenir cette invitation, il m’était bien trop difficile de demeurer loin de vous plus longtemps. Le temps devient tourment lorsque vous n’êtes pas près de moi ». Tu plonges tes lèvres à ton verre, terminant les précieuses gouttes de nectars. Ambroisie céleste qui coule dans ta gorge, brulure sucrée. Les musiciens entament un nouvel air, plus grave. Mélancolique. Tu n’entends plus que la douce mélodie, bien loin des murmures incessants de la foule Pendant un certain moment, vous allez pouvoir posséder ce silence. La médiocrité humaine s’efface, ne laissant place qu’à te desseins sournois. « Vous souhaitez danser ? » Tu lui laisses à peine le temps de répondre Will, que déjà tes mains se posent sur son corps. Pieusement, proche d’une relique. Tu respires son parfum, laissant tes sens s’éveiller lentement. Cruel jeu, diablerie aliénant ton être. Fort peu heureusement. Il en serait autrement pour son avenir si tu perdais véritablement le contrôle de ces étranges démons. « Jamais je n’aurais pu prévoir que votre visage, ma Dame, orné de tant de grâce et si digne, deviendrait l’instrument de mon supplice. Vous ouvrez dans mon cœur une telle blessure que seules vos mots peuvent guérir… »
(c) AMIANTE

[/b]

— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Lun 14 Oct - 19:07
love the way you lie ★ keira & will
    Une danse au bord du vide, une danse au bord du gouffre ; face à la menace qui se profile, elle voudrait tant fuir, l'enfant, s'échapper, toujours plus loin, entériner une distance du cœur qu'elle n'a jamais su éprouver dans la géographie et les kilomètres. Elle ne le peut, pourtant ; car il n'est nul endroit où fuir, nul refuge, lorsque le monstre qui menace est niché dans le cœur même de celle qui tente désespérément de le semer. Le monstre n'avait jamais été qu'elle — une créature d'impiété, empreinte de vices, l'âme pervertie de trop de ténèbres, délitée sous les fautes qu'elle semblait ne se lasser de répéter, toujours, toujours plus. Un instant, son esprit s'égare vers Rakan, des flammes infernales dans ses veines, la brûlure de l'interdit sur son cœur — une épreuve dont elle avait voulu se croire sortie souveraine et immaculée, qui l'avait ébranlée, pourtant, lui avait fermé les portes d'un au-delà paisible dont elle ne serait jamais plus méritante. Will n'était qu'un incendie de plus — des flammes qui ne s'étaient éteintes, pas encore, quoiqu'elle puisse prétendre, torrent de feu qui menaçait de tout dévorer. Il était l'étincelle pour embraser le bûcher sur lequel elle se tenait — et seules volonté et piété l'empêchaient de sombrer vers ce qui serait sa fin. Une inspiration légère, pour reprendre contenance, alors qu'il approche, la tient déjà prisonnière de toutes ses faiblesses ; alors ses doigts viennent s'accrocher à l'or de l'alliance, comme pour y trouver une sécurité là où il n'y en avait nulle. Là où WIll était incendie dévastateur, Achil était rivière de lave, de celles qui changeaient lentement les fondations mêmes du monde — et c'est à la pensée de l'époux qu'elle s'ancre pour ne pas sombrer, alors même que les battements sourds du cœur l'assourdissent, et que la raison se délite déjà. « Keira. C’est un plaisir de vous voir parmi nous ce soir. » Un pauvre sourire, qui ne dissimule qu'à peine l'étendue du désespoir, alors que les inflexions de la voix l'empoisonnent déjà. Dans ce jeu d'échecs, elle a déjà perdu — et l'échec est sien seul.
Elle voudrait fuir, mais il est trop tard, déjà — elle voudrait fuir, ne parvient à le souhaiter complètement. La présence de Will était un calice de poison dans lequel elle avait trempé les lèvres depuis bien trop longtemps, un pas de deux avec les abysses qui menaçaient de l'avaler, auxquelles elle refusait obstinément de céder, pourtant. Car pour eux, il était trop tard — des étoiles filantes, qui ne seraient jamais que condamnées à se croiser. « En effet, votre dernière visite me semble bien lointaine. Je n’ai pu résister à la tentation de vous faire parvenir cette invitation, il m’était bien trop difficile de demeurer loin de vous plus longtemps. Le temps devient tourment lorsque vous n’êtes pas près de moi » Le souffle se bloque dans sa poitrine, le cœur figé dans un battement qui s'étend à l'infini — et il lui semble qu'elle meurt déjà un peu, étouffée dans les mots qu'elle n'a le droit de prononcer, qu'elle n'a le droit de penser, qui tournent sur sa psyché, pourtant, dans les non-dits qui les enchaînent tous deux. 'Will...’ Le souffle est un avertissement, une supplique — et, de ses iris affolés, elle l'implore de ne pas les faire basculer par-delà un gouffre dont ils ne remontraient jamais, le conjure de cesser de murmurer les prêches interdits pour lesquels son cœur se damnait, pourtant.
Et il lui semble être figée au cœur de la tempête, emprisonnée dans une tornade qui balaie tout sur son passage, incapable de se mouvoir.
Alors lorsqu'il prononce les mots, l'invitation, elle ne sait réagir, ne sait opposer la raison au cœur naïf, au cœur idiot, et elle se laisse entraîner. « Vous souhaitez danser ? » Un vague assentiment d'un hochement de tête, alors que déjà, le contact des doigts sur sa peau la brûlent dans un frisson ardent, une marque au fer rouge apposée des mains d'un Malin trop cruel. Elle voudrait se convaincre que ce n'est là que politesse, que convenances — voudrait s'en persuader, comme ils persuadent les autres convives ; comment se voiler la face, pourtant? C'était avec les enfers qu'elle frayait, trop consciente du Mal dans lequel elle se baptise — mais Lucifer n'avait jamais été qu'avenant visage, n'avait jamais été que le plus étincelant de tous les séraphins. Un piège de lumière pour dissimuler les ténèbres — une prison dont elle s'était constituée captive, agneau naïf. Et dans la dangereuse proximité, il lui semble que c'est dans les flammes de l'enfer qu'elle se plonge, neuf cercles de Dante qu'elle arpente inlassablement. Il efface tout le reste, Will, obnubile le moindre de ses sens, et elle en oublie les convives, dans l'accord de leurs pas en harmonie. « Jamais je n’aurais pu prévoir que votre visage, ma Dame, orné de tant de grâce et si digne, deviendrait l’instrument de mon supplice. Vous ouvrez dans mon cœur une telle blessure que seules vos mots peuvent guérir… » Un regard pâle, désespéré, qu'elle pose sur lui, lacs délavés d'essence dans l'impossible qui les étreint tous deux. 'Will, je vous en conjure. Nous ne pouvons pas -- Je ne peux pas, vous le savez.’ Une sentence qu'elle leur assène à tous les deux dans un vibrato de la voix, un cruel rappel de réalité — car il était des vœux qu'elle ne briserait jamais, car il était un homme qu'elle constituait ligne de survie, pour ne pas sombrer dans la gueule avide d'un Tartare dont elle était fille. 'Je regrette tant -- Je n'ai jamais voulu vous causer cette douleur, Qaan m'en soit témoin. Ce que vous êtes, Will --’ Les mots s'étouffent entre ses lèvres, une phrase qu'elle ne parvient à achever, alors que ses lippes tremblent et que le cœur se fracasse un peu, qu'elle se laisse capturer dans l'ambre des yeux qui la contemplent. 'Vous resterez mon plus grand regret.’ Un point final à ce qui n'avait jamais été qu'un jeu, un piège dans lequel elle s'était laissée capturer, trop sotte — un pari idiot dans lequel elle avait misé le cœur naïf, dans des sentiments qui n'étaient finalement qu'illusion fausse, née d'une tromperie en laquelle elle s'obstinait tant à croire. Une foi placée entre les mains d'un Malin qui l'emporterait dans sa chute.





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).


Dernière édition par Keira Valeska le Dim 20 Oct - 21:42, édité 1 fois

Invité
avatar
Invité
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Mar 15 Oct - 3:40
LOVE THE WAY YOU LIE


Keira. Il est impossible d’unir l’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour. Vous serez à jamais séparé. Chimérique espoir que tu fais naître dans son cœur. Tu ne peux éprouver la moindre sympathie pour cet objet de pouvoir, rien ne pourra jamais réchauffer ton corps paralytique, pas même la flamme de son amour. Tes mots sont poisons, venin perfide qui serpente entre toi et elle, la piégeant dans une toile d’illusion. « En effet, votre dernière visite me semble bien lointaine. Je n’ai pu résister à la tentation de vous faire parvenir cette invitation, il m’était bien trop difficile de demeurer loin de vous plus longtemps. Le temps devient tourment lorsque vous n’êtes pas près de moi » Alcaloïde venant troubler la belle, tu ne sais, William, si la sécheresse des préceptes religieux sont heureux ou malheureux. Tu aimerais tant la voir céder à tes suppliques, mais cette concession ne serait d’aucune utilité dans ta stratégie… Tu dois demeurer de fer derrière cette passion brulante, jouant le jeu sans pour autant finir en cendres.   « Will… » Son souffle est une caresse, cachant maladroitement un avertissement. Pourtant bien vite, amnésique, tu oublies ses paroles pour déjà lui proposer une nouvelle tentation. « Vous souhaitez danser ? » Un simple geste du visage et déjà tu prends possession de son être, l’entraînant dans la foule. Les mains posées sur son corps, tu sens une certaine ivresse te submerger. Certains êtres sont des aimants, ils vous attirent sans peine entre leur griffe… Si bien que tu en oublies qui est la proie dans votre manège William. Son regard, puissante érosion, venant dévorer l’écorce protégeant ton être. Est-ce toi qui t’amuse à jouer le jeu de l’Amour ? Est-ce elle qui t’ôte la liberté ? Est-ce Folie qui mord ta dépouille, marquant de ses dents ta peau ? Peu importe, imperceptiblement tu échoues à ses côtés. Mêlée étrangement gracieuse, chacun d’entre vous porte à l’autre un coup. Synchrone curieuse, danse proche de la lutte. Toi essayant de la dominer tandis que ses beaux yeux te font fléchir sans cesse. Tu n’es pas hermétique à ses charmes William bien que tu nies ressentir quoique cela soit. Alchimie singulière qui t’atteint lorsque vos corps se touchent. La foule en tous les sens remue emmêlant ton ombre sans amour et son regard tourné vers le ciel.   « Jamais je n’aurais pu prévoir que votre visage, ma Dame, orné de tant de grâce et si digne, deviendrait l’instrument de mon supplice. Vous ouvrez dans mon cœur une telle blessure que seules vos mots peuvent guérir… » Simple mensonge fardé ? Ou vérité en demi pointe ? Tu l’ignores… Non tu le sais, simple machiavélisme. Tu es perdu dans tes propres machinations tant cette proximité si rare t’atteint. Tel un siphon, la foule vous pousse l’un contre l’autre, calcul presque savant que tu n’aurais su prendre en compte tant il est efficace. Tu n’as jamais dansé aussi bien que cette nuit, un sourire tendre presque mélancolique déguiser sur ton visage. La musique ne semble jamais vouloir s’arrêter, tourbillon enchanteur vous portant loin. Avec diligence, tu conduis ta cavalière à travers la pièce, te noyant presque dans son regard. « Will, je vous en conjure. Nous ne pouvons pas -- Je ne peux pas, vous le savez. » Omnivore, tu te nourris de la moindre parole afin d’étouffer Keira dans ses sentiments. Certaines limites, beaucoup trop dangereuses pour être franchies, ne doivent en aucun cas être dépasser sans risquer une blessure mortelle se dessinent à l’horizon. Tu sens la frontière à atteindre si proche… Tu approches quelque peu ton visage du sien, sans pour autant dépasser l’étiquette courtoise pour murmurer d’un ton torturé. « Excusez-moi, ma Dame, mon insolence doit vous être pénible… J’aurais simplement voulu qu’avec toutes ces flammes dont vous brûlez mon cœur, une braise seulement vous atteignes. ». Tu perds ton sourire, simulant une certaine douleur. Qu’il est amusant d’imiter les idiotes amoureuses. Sur le firmament amoureux, des étoiles brillent ardemment… L’astrologie, fausse science prête à berner les sans espoirs. Tu n’appartiens pas à cette masse gobant les mensonges afin de fuir l’ennui de leur existence. Ils vivent à la merci de certains silences. Tu ne participes pas à la ronde stupide, non tu préfères demeure dans l’arrière-cour, gardant ton savoir et ton ambition comme seul compagnie. Simple murmure, ses mots meurent dans sa gorge alors que ses lèvres tremblent. Qu’il est difficile de résister à un tableau si charmant. Sa beauté te transperce. Ton regard plongé depuis si longtemps dans le sien cèdes quelque peu face à la vague d’émotions qu’elle délivre. Tourment proche de cataclysme. « Je regrette tant -- Je n'ai jamais voulu vous causer cette douleur, Qaan m'en soit témoin. Ce que vous êtes, Will – Vous resterez mon plus grand regret. ». Dans son dos, ta main posée sur sa peau douce se fait plus pressante, maigre soutien que tu peux lui apporter. Tu ne pourras jamais rien faire de plus. Piteux spectacle. Atonie, distance avec la réalité. Déconnecté. « Avons-nous donc commis quelques fautes pour que les Dieux nous torture ainsi ? Quelques actions étranges nous poussant sans cesse dans des courants plus violents encore ? Ne regrettez rien, ma Dame, il m’est insupportable de vous savoir ainsi tourmentée. » . Frénésie étrange, exaltation violente qui te projette hors de toi. Pendant près d’une éternité, peut-être moins, tu demeuras immobile parmi les corps, les lèvres entrouvertes et les yeux luisant étrangement. Tu es très vaguement conscient des influences nouvelles qui œuvrent en toi, sombres démons torturant les moindres secrets de ton âme. Cependant, ces étranges effets semblent provenir de ta chair putride. Les quelques mots et souffles que Keira a glissé à ton oreille ont réussi a effleuré une corde secrète qui rarement avait été touchée auparavant. Palpitant et vibrant désormais, au rythme d’un pouls étrange. Un cœur qui bat. Curieuse sensation. La Beauté t’avait ému de cette façon déjà, et troublé maintes fois… Mais jamais aussi clairement. Keira avait créé un chaos en toi. Ses mots, seulement ses mots. Redoutables et déstabilisants. Tu ne pouvais que difficilement échapper à son charme, magie subtile. Vierge capable d’offrir une forme plastique à l’informe. La vie soudain se pare pour toi de toutes les couleurs du feu, délaissant la monotonie daltonienne… Un instant seulement. Déjà la tempête vient troubler cet instant hors de tes desseins. Tes sentiments vaincus, jettes leur vaines armes. Ton avidité morbide vient étreindre ton cœur, le laissant plus silencieux encore. Stratégie de défense qui t’emmène loin d’elle, niant la réalité. Tu joues le jeu de l’amoureux sans même comprendre à quel point les Dieux sont d’incroyables metteurs en scène. Risible rôle dans lequel tu te noies, perdant pied entre le mensonge, le fantasme et la réalité. « Je me désole de l'annonce que j'ai à vous faire ma Dame, mon invitation n'était pas un simple prétexte à une entrevue douloureuse... Je préfère vous l'apprendre de mes lèvres plutôt que par celles d'un autre. Je vais me marier. » .

(c) AMIANTE


— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Mer 16 Oct - 0:16
love the way you lie ★ keira & will
    Le souffle est court dans sa poitrine, le souffle la fuit, comme elle-même voudrait tant fuir, comme elle ne le peut pas ; aveuglée par le feu des lustres, consumée par celui de ses doigts sur son épiderme, un interdit qu'elle se refuse à briser, prisonnière de l'ambre de ses yeux et du miel de ses mots, pourtant. Il était le fruit défendu de son jardin d'Eden, l'homme, une épreuve cruelle placée sur le chemin de sa foi — douze travaux du cœur, par lesquels les démiurges ne cessaient de la tenter. Will n'était que le plus cruel de tous, une lame trop aiguisée qui ne cessait de poignarder le palpitant trop exsangue. Une faiblesse à laquelle elle ne saurait se laisser aller à céder — et l'histoire avortée ne serait que l'une de ces tragédies écrites dans l'encre de son sang répandu, l'organe déchiré et l'âme en berne. Dans la distance, c'était un brin de paix qu'elle avait su trouver, loin de ses yeux, loin de son cœur ; mais sa vue était un poison qui ne faisait qu'exhaler plus encore les flammes du bûcher qui la dévorait. Il lui semblait brûler du moindre contact, d'être seule perdue dans la rage de déferlantes auxquelles elle croyait résister, incapable de constater qu'elle avait déjà été emportée, déjà noyée. Alors elle se laisse guider, dans l’étreinte de ses bras, dans le sillage de ses pas, dans la prison de ses yeux ; une harmonie cruelle, harmonie céleste, harmonie infernale. Et le visage s'approche, cobra qui l'hypnotise, captive de sa prise, et c'est le moindre souffle qui lui dérobe pour les faire siens, alors que l'oxygène se bloque dans sa gorge suffocante — et il lui semble mourir un peu, écrasée du poids de ses péchés, d'un crime du cœur qu'elle ne se lassait de commettre. « Excusez-moi, ma Dame, mon insolence doit vous être pénible… J’aurais simplement voulu qu’avec toutes ces flammes dont vous brûlez mon cœur, une braise seulement vous atteignes. » Un hoquet lui échappe, léger entre ses lèvres, alors que ses doigts viennent à trembler dans la paume qui les retient — et c'est sans pitié qu'il la met à mort, parce que de son cœur, elle est bourreau, une douleur qu'elle semblait infliger de toute éternité. Et elle s'abhorre, l'enfant, de n'avoir su le préserver de ce qui n'aurait jamais été qu'impossible mirage. Un fardeau qu'elle aurait souhaité porter seule, martyre d'un cœur offert trop vite. De ce qui ne saurait jamais être, elle avait fait le deuil depuis longtemps ; une acceptation de sa réalité et de ses choix, qui n'étaient nul bouclier contre les vestiges du cœur, pourtant. C'était au nom d'Achil qu'elle s'était offerte ; et à la pensée de l'époux, il lui semble respirer plus librement, un souffle de vie engouffré dans sa trachée.
« Avons-nous donc commis quelques fautes pour que les Dieux nous torture ainsi ? Quelques actions étranges nous poussant sans cesse dans des courants plus violents encore ? Ne regrettez rien, ma Dame, il m’est insupportable de vous savoir ainsi tourmentée. » Les mots lui vrillent le cœur, pourtant, déchirent l'âme trop généreuse, et elle ne peut que poser des yeux emplis de douleur sur l'homme, alors que mille excuses voudraient fleurir sur ses lèvres. Une pénitence cruelle, qu'elle aurait voulu s'imposer — et de tous les châtiments qu'elle avait un jour pu s'infliger, Will était le plus douloureux, cruelle punition qu'avaient placée les démiurges sur sa route infernale. Alors dans la souffrance, dans l'élan douloureux, les doigts légers viennent se poser sur la joue de l'homme, un éphémère instant — arrachée au bouclier des convenances, déjà trop emportée par l'antéchrist qui l'avait fait proie. 'C'est la souffrance que je vous inflige qui me tue, Will. Je suis tellement désolée.’ Déjà, les doigts s'arrachent, le contact trop bref pour être remarqué ; et déjà, c'est à l'étreinte de son poison qu'elle s'offre encore, Iphigénie qui ne cessait de se sacrifier sur l'autel d'ambitieux. Et déjà, c'est le coup final qu'il lui porte, déjà elle se meurt, frappée de mots dont elle aurait tant pu être prophète, la naïve. « Je me désole de l'annonce que j'ai à vous faire ma Dame, mon invitation n'était pas un simple prétexte à une entrevue douloureuse... Je préfère vous l'apprendre de mes lèvres plutôt que par celles d'un autre. Je vais me marier. » Les paupières closes un instant, pour dissimuler l'allégorie de douleur de ses iris ; et elle inspire, un souffle avalé, un souffle relâché. L'issue n'avait jamais été que trop prévisible ; pas plus qu'elle-même, pas plus qu'Achil, n'avait-il eu le choix. Elle avait choisi, pourtant — privilégié ses vœux à la sécurité de l'égide d'un père, cédé à une faiblesse naissante. Dès lors, comment blâmer Will de s'être soumis aux mêmes lois que celles sous lesquelles elle avait plié? Comment le blâmer d'une décision qui n'était sienne, alors même qu'il n'était nul espoir pour eux, pour ce qui n'avait jamais été, ne serait jamais? Alors les iris se dévoilent de nouveau, un maigre sourire affiché sur les lèvres, et c'est une étreinte légère qu'elle applique aux doigts de l'homme — tout ce qu'elle ne saurait dire, tous les mots qu'elle n'avait le droit de prononcer. 'Vous méritez de connaître la douceur de la vie conjugale, Will. Je ne peux prétendre que ce n'est pas -- La nouvelle est -- Toutes mes félicitations.’ Si naïf de seulement vouloir prétendre l'absence de la fissure qui vient fracturer un instant le cœur — et pourtant, c'est trop altruiste qu'elle ne peut que lui souhaiter le bonheur, pourvu qu'une autre lui offre ce qu'elle ne saurait jamais lui donner.





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

Invité
avatar
Invité
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Mar 22 Oct - 0:45
LOVE THE WAY YOU LIE

William. Prédateur. Tes pieds se posent mécaniquement, machine dont les mouvements sont d'une fluidité étonnante. Une certaine bestialité s'échappe, incontrôlable désir de les dominer. Elle, lui, tous. Sa paume au creux de la tienne est prisonnière d'un étau mortel alors que vous avancez. Maintenue fermement à un mètre de toi, elle semble pourtant se fondre en toi tant tu sembles la consommer de ta présence. Ton venin s'infiltre dans ses yeux, laissant des larmes y naître. Bien loin d'une danse sensuelle, la Vierge de Glace, demeure d'une bienséance incroyable. « Excusez-moi, ma Dame, mon insolence doit vous être pénible… J’aurais simplement voulu qu’avec toutes ces flammes dont vous brûlez mon cœur, une braise seulement vous atteignes. » Comment pourra-t-elle seulement un jour te haïr ? Bien que cette peur sois une honte intolérable tu ne peux t'empêcher de te questionner... Que se passera-t-il une fois que tu auras décortiquer la moindre parcelle de son esprit ? Quand tu te seras nourris de la chair visqueuse de son cerveau ? La demoiselle aux sentiments purs ne sera plus qu'une machine prête à anéantir les ennemis du sang ? Les hérétiques putrides... Que fera-t-elle de son tortionnaire ? William, tu te rassures bêtement... On ne peut véritablement haïr celui que l'on a aimé ? Il est certain que sa haine sera intense, mais l'espoir demeure dans les cendres de sa colère. Un bourgeons d'Amour suffira. Tant de beauté, tant de pureté en son amour ne peut être gâcher par quelques viles sentiments... Sinon il faudra admettre que ses sentiments ne sont que des mensonges honteux. Un hoquet échappe de sa prison de frustration et de contrôle et ses doigts tremblent dans ta main. Tu serres plus encore sa main, lui apportant un soutien imaginaire. « Avons-nous donc commis quelques fautes pour que les Dieux nous torture ainsi ? Quelques actions étranges nous poussant sans cesse dans des courants plus violents encore ? Ne regrettez rien, ma Dame, il m’est insupportable de vous savoir ainsi tourmentée. ». Tes mots sont des poignards plus acérés encore. Tu t'abreuves à ce calice se cruor, il serait cruel de gaspillé cette précieuse sève divine. Son regard ne quitte pas le tien alors qu'elle t'assassine de la main. La douceur de sa peau s'accroche à ta rugosité. C'est une salve électrique qui te traverse tant tu ne peux espérer tant de faiblesse de sa part. Le bout de ses doigts parcourent ta joue et tu ne peux résister. « C'est la souffrance que je vous inflige qui me tue, Will. Je suis tellement désolée.» Sa caresse bien vite s'envole, ne laissant place qu'à l'affreuse froideur. Déchirure qui marque ta peau, tu sens encore la sensation de ses doigts sur toi. Elle agite de parfait démon que tu tentes de calmer. Ton coeur est un imposteur, un menteur.. Comédien et hypocrite à ses heures. « Je me désole de l'annonce que j'ai à vous faire ma Dame, mon invitation n'était pas un simple prétexte à une entrevue douloureuse... Je préfère vous l'apprendre de mes lèvres plutôt que par celles d'un autre. Je vais me marier. ». Adieu chère Vierge dont le coeur éclate en silence. En cette belle soirée, elle semble tout perdre, tout. Elle perd le goût et les tournures. Le souffle lui manque tant le choc paraît être violent au fond de sa cage thoracique, enfonçant ses os dans la chaire. Broyant ses organes tant la pression est forte. Son coeur, piètre lambeau de sang est une hémorragie impossible à arrêter. L'hypoxie est proche, déjà la victime ferme ses yeux... Le temps lui manque. Qui aura-t-elle véritablement aimé dans cette vie sans aucun amour ? La figure blême et monstrueuse, le souffle putride de sa douleur. Tu respires l'âcre effluve de sa souffrance, nourrissant tes desseins retords. Plus sa peine est grande, plus ton bonheur hurle une folie dans ton esprit. Une existence solitaire dont le plus proche n'était qu'une souillure... Parjure d'une telle sincérité. Elle est si seule entre tes bras, légère comme une poupée, désarticulée comme ne morte. Bientôt, tu seras maître de son esprit. C'est étrange comme elle te plais à cet instant. Elle est absente, plongée dans une anémie maladive. Malade du cœur, affreuse maladie tentaculaire, venin qui ronge les moindres fibres de son corps. Distante et endolorie, stupeur mortel. Proche de la mort pendant un instant seulement. William, tu te souviendras de son âme enserrée par cette tristesse difforme dont tu es le seul auteur. Fulgurant sentiment qui te caresse le cœur alors qu'une larme pourrait couler sur sa joue. Ses yeux s'ouvrent, et derrière un voile se dessine un monde de chaos. Un désordre excédé où il ne semble pousser aucun espoir ni remède. Un léger sourire s'arrache à ses lèvres, inappétence qui jure avec sa beauté. Il n'y pas l'ombre d'une joie, pas même un souffle de contentement. « Vous méritez de connaître la douceur de la vie conjugale, Will. Je ne peux prétendre que ce n'est pas -- La nouvelle est -- Toutes mes félicitations. » Une caresse de la main sur la peau de son dos semble être une maigre consolation. William, l'amour paraît être un bien pire tyran que tu ne le seras jamais.. Combien de personne dans cette vaste salle, dansant joyeusement, vit sous le joug de cet imposteur cruel qu'est Amour ? Tu l'ignores, bien heureux d'être épargné par cette idiotie. Tu l'emportes dans tourbillon, mouvement rapide et irrésistible, loin bien loin. Bientôt, elle sera mûre, prête à te suivre par sa volonté propre. «Vos félicitations ont un goût de cendre que je ne saurais dissiper tant il m'est impossible de me réjouir. Vous me parlez de la douceur de la vie conjugale quand je ne vois qu'un obstacle de plus à ma tendresse. Je vous remercie ma Dame, je ne peux espérer l'amour alors je ne fais que mon devoir. ». Ton visage n'est plus qu'un cimetière dont les sépultures accueilleront bientôt les dépouilles des hérétiques. Masque de tristesse œuvrant au changement subtil qui s’attellent dans son cœur. Ton visage est un doux imposteur, couvrant de grâce la créature abject que tu es. Tu luttes péniblement pour ne pas éclater d'un rire absurde.. Heureusement tu es le reflet parfait de sa souffrance. « Nos chemins se déchirent plus encore aujourd'hui qu'à nul autre moment.. Je me maudis d'être une telle souffrance sur votre si beau visage Keira et en votre cœur si pur. ».

(c) AMIANTE


— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Jeu 24 Oct - 20:29
love the way you lie ★ keira & will
    Les pas glissent, léger, sur le sol ; et dans l'harmonie céleste de leur danse, elle ne trouve qu'une ironie cruelle — comme si l'univers impitoyable se plaisait à démontrer combien il lui faisait écho, Will, alors même qu'il était si criminel qu'elle le songe seulement. Sur l'idée de l'homme, elle avait tiré un trait depuis trop longtemps, déjà ; et l'accélération du palpitant dans sa poitrine n'était que témoignage de sa faiblesse, un vestige rémanent de ce qui n'avait jamais été, n'aurait jamais être. L'histoire n'était que divine tragédie, rédigée dans les larmes de Muses cruelles ; ses jours n'avaient jamais été siens, n'avaient jamais été qu'un marché pour forger les alliances politiques, servir les intérêts du père — une existence qu'elle avait offerte à l'époux, par deux fois, par devoir, par choix. Dans le tableau de l'existence qu'elle s'était choisie, bousculée par des circonstances qu'elle n'appréhendait encore qu'à peine, sa faiblesse n'avait nul droit de cité — Will n'avait nul droit de cité.
Et pourtant, une pression sur ses doigts captifs, et c'est un brin de réconfort qu'elle puise dans sa présence — une erreur du cœur, une dérive de l'âme qui vient aussitôt la tourmenter. Trop de faux-pas, trop de déviance ; elle sait son âme perdue depuis trop longtemps, morcelée de trop de crimes — et pourtant, c'est avec obstination qu'elle s'acharne à demeurer sur le chemin des justes, un chemin de lumière où elle n'a plus sa place, persistante dans ses morales et préceptes, consumée, pourtant, du souffle d'un démon qui lui dévore le cœur. Perdue depuis trop longtemps — condamnée depuis trop longtemps. L'homme n'était que pénitence de plus, punition céleste envoyée par des démiurges impitoyables qui n'avaient pu que constater l'étendue de sa damnation — une épreuve de foi, encore, une épreuve de foi, toujours.
Alors c'est dans le réconfort familier des convenances qu'elle se réfugie, l'enfant perdue ; un pare-fou, auquel elle s'accroche, pour éviter de s'offrir à ce qui ne serait que folie, éviter de sombrer dans les abysses de sa perte, une chute vers les cercles infernaux dont elle ne se relèverait pas. Trop inconsciente d'avoir déjà été arrachée aux lumières célestes, trop inconsciente d'être déjà tombée ; ce sont les traits d'Achil qui viennent danser un instant sur l'écran de sa rétine, souvenir trop vivace de ce qu'elle s'acharnait à détruire parce qu'elle était trop faible, un goût de bile sur la langue, parce qu'elle en était finalement si indigne — et elle se voudrait imperturbable figure de distance, les entrailles pourtant déchirées par un venin corrosif, les poumons écrasés sous la chape du monde, vides de souffles qui ne s'y offraient plus. Elle se voudrait sainte de glace, ne sait empêcher l'incendie de ruiner son cœur, ne sait s'empêcher de n'être qu'une allégorie de douleur qui efface tout le reste alors que sonne le glas de ce qui n'aurait jamais été. Ce n'était là qu'expression du choc, un séisme qui avait achevé d'engloutir les rares vestiges du néant qu'ils ne s'étaient jamais lassés d'être. Ce n'était jamais que raisonnable — une victoire de la morale sur le cœur. Ce n'était que logique — mais ce n'était jamais à la sagesse de la logique qu'elle avait su se remettre. Rien qu'une écœurante créature, un échec qui déshonorait sans relâche les préceptes de foi, et un nom qui lui avait été offert dans l'or des alliances.  
Alors elle inspire profondément, pour achever de noyer la voix du démon, pour achever les flammes ; incapable, pourtant, de s'arracher au sillon empoisonné de ses doigts sur son dos, déjà trop captive d'un venin qu'il lui avait si longtemps seriné. Vestale malgré tout, figure d'une pureté si entachée, c'est l'illusion de s'extraire de son emprise du cœur qu'elle cultive ; une paix feinte, des barrières érigées autour de son âme — frontières de brume, frontières de papier, frontières de rien. Il n'était nul bouclier, pour l'isoler de lui, nul bouclier, pour la protéger de lui — d'elle-même, aussi ; alors, comme trop de fois depuis le début de la soirée, c'est à Achil qu'elle songe, regrette son absence, s'ancre à son image comme à une ligne de vie. Mais il balaie tout de ses mots, Will, il efface tout ; des griffes, qu'il avait déjà plongées trop profondément dans son cœur trop exsangue, trop mourant de son poison. «Vos félicitations ont un goût de cendre que je ne saurais dissiper tant il m'est impossible de me réjouir. Vous me parlez de la douceur de la vie conjugale quand je ne vois qu'un obstacle de plus à ma tendresse. Je vous remercie ma Dame, je ne peux espérer l'amour alors je ne fais que mon devoir. » Un poignard dans le cœur ; et il lui semble périr un peu plus, alors qu'il éternise la mise à mort, le trompeur, allégorie d'une douleur qui n'était que feinte, embrasait pourtant la sienne, trop réelle au spectacle d'un châtiment qu'elle n'avait jamais souhaité infliger. Si le devoir avait été l'arme fatale, elle se savait bourreau ; une inclination qu'elle aurait voulu voir mourir, pourvu qu'au moins l'un des deux soit préservé — pourvu qu'avec la distance et le temps, tout s'efface. Mais l'univers était cruel, et sa présence ne serait jamais que sa punition céleste. « Nos chemins se déchirent plus encore aujourd'hui qu'à nul autre moment.. Je me maudis d'être une telle souffrance sur votre si beau visage Keira et en votre cœur si pur. » Alors elle sourit, l'enfant, feint un détachement qu'elle est loin d'éprouver, ange de miséricorde qu'elle ne sait véritablement être. 'Ne vous inquiétez pas pour moi, Will, j'ai simplement été surprise.’ Une demi-vérité, pour celle qui s'est tant refusée à mentir — une tentative de le préserver. 'Nous savons tous deux que c'est ainsi pour le mieux. Puisse votre fiancée être aussi charmante que vous le méritez, Will. J'ai eu une chance rare, dans mon mariage, et j'ose espérer qu'il en sera de même pour vous.’ De ces vérités-là, il ne fait nul doute ; vérités absolues, vérités universelles — qui lui broient un peu le cœur, pourtant. Un sacrifice.





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

Invité
avatar
Invité
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Mar 5 Nov - 13:29
LOVE THE WAY YOU LIE

William, tu es mécaniquement vivant. Tes pas vous portent sur la piste, ton souffle vient caresser sa douce peau, ta chaleur brûle son dos, ta poitrine se soulève lentement... Calme. Opérateur savant, outillage brillant. Ta poitrine n'est l'antre putride que de vide et de rouages. Le charbon alimente tes circuits, l'électricité brûle tes vaisseaux. Tu n'es que machine dont l'apparence revête l'âme humaine. Sous ta peau se cache l’armature de fer, nul velours pour secourir ta chair morte. Ton souffle de vie s'est éteint pour laisser place à la froideur mortuaire. Aucun système hydraulique pour aider la tendre Vestale que tu tiens prisonnière entre tes bras. Tu entraînes dans ton étrange engrenage sa pauvre âme, déchirant son cœur entre tes cylindres. Tes turbines s'activent : presser, écraser, brûler, moduler, polir... Piège automatisé, instrument électrique afin d'obtenir une automate, arme idéale et bannière de ta foi. Petit manège, méprisable jeu où tu souilles tes artifices mais ô combien efficace. Bientôt, elle oubliera ses pensées idiotes pour n'être plus qu'une androïde divine, accessoire de ton ambition. Ses sourires, ses soupirs et ses élans impies ne sont qu'une habile mécanique du coeur. Jouet de ta convenance. C'est l'Amour, son amour qui la détruira. Preuve incontestable qu'il n'existe nulle arme plus puissante et plus grande ruine que ce sentiment désolant. Les démurges dans leur omniscience puissante l'on rendu si faible face à ton charme. Sorcier ensorcelant sa pauvre carcasse... Néanmoins, son amulette guette, la retenant au bord du gouffre. Il serait trop aisée de la faire sombrer dans l'abysse sans Achil... Il faut bien que les Dieux testent tes croyances. Sa fidélité et son engagement sont tes pires ennemis et tu creuses lentement son tombeau.. Le mariage la préserve finalement du danger. Drôle de paradoxe de voir que les préceptes divins s'opposent à ta croisade. Tu n'as jamais craint les obstacles , William, et le spectacle de son introspection, flagellation mentale est un délice dont tu ne cesses de t'abreuver. Sans fin, tu continues de plonger tes crocs dans sa gorge afin de déglutir sa souffrance... Chorégraphie amnésique, tu oublies le goût de son sang alors qu'il perle encore sur tes lèvres parmes te poussant toujours plus loin dans ta frénésie. Ton processeur ignore tout des subtilités gustatives, et pareil à la bête omnivore tu te nourris indifféremment des aliments à ta disposition. Tu te saoules avec le bruit des corps qui t'entourent tout en te délectant de la tristesse de la Belle. «Vos félicitations ont un goût de cendre que je ne saurais dissiper tant il m'est impossible de me réjouir. Vous me parlez de la douceur de la vie conjugale quand je ne vois qu'un obstacle de plus à ma tendresse. Je vous remercie ma Dame, je ne peux espérer l'amour alors je ne fais que mon devoir. ». Sans comprendre la détresse des mots que tu envoies, tu saisis pourtant que ton objectif est atteint. Comme un astéroïde s'écrasant, tes mots semblent percuter son pauvre coeur. Plus encore du précieux nectar de ses pleurs au creux de ton estomac. Elle semble contenir tant de tristesse en elle, qu'elle déborde à ses yeux sans vouloir s'en échapper. Elle feint le marbre quand la pluie souhaiterait tomber. La lumière des lustres se reflètent dans l'eau azure de ses pupilles, transformant tes piètres lames en une nuée galactique. Une myriade d'étoiles semblent jaillir de son regard et il est impossible de nier que tu n'es pas hermétique à cette splendide vision. Tes venins partent dans les airs, dans l'eau laissent une trace dont les écumes font la beauté. Eros lui-même ne saurait dans sa toute puissance résister à l'un de ces regards charmants, plaisirs plus obscurs que la nuit de ton cœur. Tu retiens un hoquet, tu n'es plus le chasseur désormais. Proie de la beauté, comment ne pas céder ? Qui donc devant tant de charmes oserait se détourner ? Gorgone déguisée en nonne, tu es figé devant son regard. Maudit soit à jamais tes faiblesses esthétique changeant lentement ton corps en ciment.Pris dans leur vaisseau de verre, tu es captif de ses yeux. « Nos chemins se déchirent plus encore aujourd'hui qu'à nul autre moment.. Je me maudis d'être une telle souffrance sur votre si beau visage Keira et en votre cœur si pur. »   Heureuse érosion qui te délivre, la parole te sauve de son regard pétrifiant te permettant de sauvegarder un peu de ta dignité. Simple égarement. Ta cruauté et ton ambition étouffent un peu plus les cris d'amour qui pourrait raviver ta chair putride... Impossible. Ce n'est qu'un folklore détournant les plus faibles des sphères puissantes de ce monde. « Ne vous inquiétez pas pour moi, Will, j'ai simplement été surprise. » Mensonge. Elle tente d'accuser le coup sans pour autant te délivrer sa précieuse larme... Un sourire intérieur vient déformer tes mécaniques. Le démon n'a que peur d'intérêt pour le métal, ce qu'il souhaite c'est déchirer de ses dents la pauvre âme tournoyant sur la piste de danse. « Vous êtes adorable lorsque vous essayez de me préserver ma Dame.. Sachez que je m’inquiéterais toujours pour vous. » Tout paraît dérisoire à côté de ta mission William. Tu es incapable d'exister et de poursuivre un autre dessein pour quelqu'un d'autre. Il n'y a que toi. Il n'y a plus que toi. Elle tente de donner le change, ne s'occupant que du paraître... A leurs yeux, à tes yeux... Bientôt elle ne saura même plus qui elle est véritablement. Seuls tes maux la guideront. « Nous savons tous deux que c'est ainsi pour le mieux. Puisse votre fiancée être aussi charmante que vous le méritez, Will. J'ai eu une chance rare, dans mon mariage, et j'ose espérer qu'il en sera de même pour vous. » N'importe qui en découvrant l'affreuse face derrière le masque te jugerais insensible William. Tu n'es la victime d'aucun maux, toujours le prédateur dans la chasse.. Il est pourtant déraisonnable de nier le pique violent que tu ressens au fond de tes méandres aux paroles de Keira. Sa bonne chance contrarie tes plans et... Tu ignores pourquoi mais savoir qu'elle est heureuse avec un autre te déplaît.  « C'est ainsi pour le mieux en effet bien qu'il me soit pénible de l'admettre. Aucune fiancée ne saurait être aussi charmante que vous Keira... Mais je dois bien avouer que sa compagnie est agréable. Nous avons discuté il y a quelques jours et je vous assure qu'elle a souhaité vous prévenir tout de suite... J'ai insisté pour être le messager de cette nouvelle. » Tu déglutis difficilement. «Je ne guérirai jamais de cet élan qui me pousse toujours plus vers vous.. Il n'y aura aucune véritable chance pour moi ma Dame puisque jamais je ne pourrais vous exprimer ma tendresse véritable... Il m'a semblé préférable d'offrir ma chance à votre amie. Elle sera ainsi épargné d'un mariage dont l'époux serait trop rude. C'est pourquoi lors de mon dernier entretien avec sa Majesté, j'ai soumis le prénom de la Princesse Reyna et il a accepté. Elle connaît l'affection particulière que je vous porte, je ne souillerais donc pas l'engagement sacré du mariage et elle possède mon entière honnêteté. C'est la décision la plus juste que j'ai pu trouvé. » . Tu baisses légèrement le visage William alors que tu livres là l'assaut final. « J'espère qu'elle sera aussi chanceuse et heureuse que vous semblez l'être avec votre époux. »

(c) AMIANTE


— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Jeu 7 Nov - 12:47
love the way you lie ★ keira & will
    C'est une valse au bord du vide qu'elle esquisse, un pas de deux mortel au-dessus d'un gouffre ; il lui semble maintenir un équilibre fragile, funambule de la vie — trop inconsciente d'avoir déjà amorcé sa chute, d'être déjà perdue. C'était au poison de ses mots qu'elle avait signé sa fin, le mirage de trop de mensonges auxquels elle accordait trop de foi ; parce qu'il était belle illusion, Will, l'un de ces êtres dont les veines semblaient ruisseler de l'encre de ses romans et de ses rêves naïfs. Captive d'une prison du cœur, prison de tromperies et de fausseté ; c'était déjà trop, qu'elle concédait, dans la faiblesse de son humanité — un écart à des vœux maritaux qui ne pouvaient retenir le cœur trop libre, un témoignage de sa déchéance. Elle voudrait fuir, loin de tout ce qu'il signifie, Will, loin de tout ce qu'il représente ; une épreuve de foi, une traversée du désert entre les mains de ce qui n'était que tentation impie — elle ne le peut, pourtant, aussi captive de convenances qui la retiennent que de sa propre faiblesse. Un témoignage de leur déchéance à tous, Gavon égarés ; ils se prétendaient guides d'une humanité en perdition, n'étaient que pétris d'erreurs et de péchés, incarnations vivantes de la dérive des hommes — ils n'avaient jamais été boucliers, n'étaient que symboles ; et elle-même ne savait déroger à la norme.
Elle essaie, pourtant, l'enfant, traque une élévation qu'elle n'a jamais su véritablement trouver ; c'est sa peine, qu'elle cherche à dissimuler, comme si elle pouvait seulement oublier le pieu qui déchirait son palpitant — feindre de rien, feindre que l'annonce des fiançailles qui se profilaient n'étaient pas lente agonie, une mort qui ne faisait que s'éterniser, ronger les chairs et l'âme. Feindre ; n'était-ce pas là don inné, chez les siens, Gavon menteurs, irréprochables Gavon? Des façades, des masques — et pour la première fois, elle se veut digne de l'héritage méprisable, veut prétendre, préserver l'homme du gouffre de peine dans lequel elle se noie ; parce qu'elle n'a nul droit de blâmer ce qui était inévitable. Parce que pour eux, il n'était nul espoir, qu'elle les avait sacrifiés lorsqu'elle avait prononcé les mots qui l'avait engagée à un autre ; elle ne pouvait priver Will de son existence, lorsqu'elle-même ne pourrait jamais lui offrir plus que des regrets, que le spectre de ce qui aurait pu être. Ils n'étaient pas, ne seraient jamais ; c'était là son fatum tragique, une punition céleste qu'elle acceptait sans mot dire, un fardeau dont elle refusait de se décharger sur l'homme. Leurs vies ne leur avaient jamais véritablement appartenu ; des jours qui n'étaient que des pions entre les mains de puissants qui s'en jouaient inlassablement — son existence avait forgé les alliances politiques dans le sang, le cœur sacrifié pour le sang.
« Vous êtes adorable lorsque vous essayez de me préserver ma Dame.. Sachez que je m’inquiéterais toujours pour vous. » Les mots se prétendent réconfort, ne sont que poignard dans le palpitant déjà trop mort ; et c'est un sourire triste qu'elle lui offre, une pression légère sur les doigts, en témoignage de gratitude muette. 'Vous avez bien trop de cœur, Will. Je ne suis pas sûre de le mériter.’ Et elle voudrais fuir les yeux, par embarras ; ne le peut, pourtant, incapable de s'arracher à ses iris, incapable de s'arracher à son emprise. Trop condamnée, déjà, sacrifiée sur l'autel de ses mensonges et des ses ambitions les plus tortueuses. Qu'il la dévore ; il avait déjà tout pris. Prendrait plus encore. Ne cesserait jamais de prendre. Comme elle ne cesserait jamais de donner. « C'est ainsi pour le mieux en effet bien qu'il me soit pénible de l'admettre. Aucune fiancée ne saurait être aussi charmante que vous Keira... Mais je dois bien avouer que sa compagnie est agréable. Nous avons discuté il y a quelques jours et je vous assure qu'elle a souhaité vous prévenir tout de suite... J'ai insisté pour être le messager de cette nouvelle. » Le malaise latent la trouble, embrase le feu d'une sourde angoisse en son sein ; et elle s'accroche à ses yeux, brusquement nerveuse, agrippe ses doigts dans un élan de tension, cherche à lire dans les iris les mots qu'il ne prononce pas. Je ne guérirai jamais de cet élan qui me pousse toujours plus vers vous.. Il n'y aura aucune véritable chance pour moi ma Dame puisque jamais je ne pourrais vous exprimer ma tendresse véritable... Il m'a semblé préférable d'offrir ma chance à votre amie. Elle sera ainsi épargné d'un mariage dont l'époux serait trop rude. C'est pourquoi lors de mon dernier entretien avec sa Majesté, j'ai soumis le prénom de la Princesse Reyna et il a accepté. Elle connaît l'affection particulière que je vous porte, je ne souillerais donc pas l'engagement sacré du mariage et elle possède mon entière honnêteté. C'est la décision la plus juste que j'ai pu trouvé. » Les mots s'étouffent dans un grésillement sourd, une brume qui efface tout, efface même Will ; parce que c'est là une mise à mort tragique, une extinction lente du cœur et de l'âme. Reyna. Il lui semble que c'est là ironie cruelle du monde, l'un de ces alignements stellaires que seuls des demiurges impitoyables pouvaient provoquer. Le souffle mort dans sa poitrine, il lui semble se figer, pâle, comme déjà éteinte. C'est un cadeau, que Will lui offre ; une protection, pour Reyna, l'assurance de sa sécurité et de sa préservation — c'est torture infâme qu'il lui inflige, aussi. « J'espère qu'elle sera aussi chanceuse et heureuse que vous semblez l'être avec votre époux. » Les mots résonnent, et elle ne retient un léger hoquet, comme un témoignage d'agonie ; et elle songe à Achil, aux secrets et aux non-dits, aux bribes de confiance et de lien qu'ils tissaient ensemble, à la chance, qu'elle ne pouvait nier. Elle voudrait feindre, ne le peut plus ; trop gelée, dans la chaleur de ses bras, trop éteinte — ce n'est qu'un souffle douloureux qu'elle offre, comme un dernier présent, comme un dernier sacrifice. 'Je vous le souhaite de tout cœur, Will. Prenez soin d'elle, prenez -- Elle m'est si chère, et je -- merci.’ Les paupières se closent un instant, dans un soupir meurtri, un témoignage de souffrance, et il lui semble étouffer, les poumons écrasés dans une chape de plomb. 'J'ai besoin -- J'ai besoin d'air.’





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

Invité
avatar
Invité
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Jeu 14 Nov - 11:28
LOVE THE WAY YOU LIE

Son sourire est triste et il te semble lui prêter une amie bien connue. Tristesse est un satané enfer dont il est bien difficile de se défaire. En le perdant, tu avais comme perdu les autres émotions, comme si les avait emmenés avec lui tu ne sais où. Mensonge... Tu sais pertinemment où il est parti avec ton lien à la vie. Malgré la proximité de ce chagrin, tu ne sens qu’une atonie, distance étrange t’éloignant de toute chaleur humaine. Le miracle de ton existence aurait pu t’apprendre ô combien l’existence est un cadeau précieux, ô combien il faut profiter de ses moindres éclats... Néanmoins, elle ne semble que grisâtre morne. Ton visage n’est que tristesse, mais tu n’as aucunement besoin de le feindre. Non, tu es simplement triste sans vraiment admettre le pourquoi. ”Vous avez bien trop de cœur, Will. Je ne suis pas sûre de le mériter” . Vous tournoyez un instant dans le silence de la musique. Les doigts du pianiste s’amusent avec les mineurs alors qu’un soupire même t’échappe. Elle, elle n’attend que tes mots. Angoisse qui la pousse à s’accrocher à toi, prête à défaillir sous le poids de tes mots. Ses yeux scrutent les tiens après une réponse alors que ton regard n’est que désolation. Ses doigts n’ont jamais serré aussi fort les tiens. Tu ne peux pas résister à l’envie d’annoncer sa sentence, puisant dans sa douleur pour ressentir un peu de plaisir. Comme elle est belle à voir quand l’abysse déchire ses iris, quand la douleur n’est plus un monstre tapis dans l’ombre mais une cruelle réalité. Elle aimerait sans doute penser à autre choses, se raccrocher à un souvenir moins pénible en fermant les yeux doucement, mais il n’y a que l’abîme pour l’accueillir. Tu ignorais au combien Reyna était hégémon dans son cœur. Le sait-elle elle-même ? La situation friserait presque le blasphème, l’outrance suprême divine, mais tu es bien trop absorbé par le spectacle de sa souffrance pour penser aux démurges. Il est particulièrement jouissif de voir sur d’autres visages se dessiner l’affreuse vérité : ce monde n’est qu’une suite inconstante d’afflictions dont chacun porte son héritage. Tu ne supportes plus être le seul démon honorant cette responsabilité. Petits jouets de bois entre les mains colossales, vous n’êtes que pour divertir et occuper des êtres millénaires lassés par la sottise humaine. Les argents se sont débauchés en tentant d’être amis avec les rouges, même les plus nobles familles se sont vues souillées par ce sang vermeil... Personne n’a compris les signes apparemment, puisque désormais les hérétiques partagent cette Terre avec vous. Cette idée t’insupporte, comment tant d’êtres ont pu renier leur suprématie évidente ? Pourquoi fraterniser avec la fange ? Un gout de terre t’envahit la bouche, William, alors que tu luttes pour ne pas être enterrer parmi les autres. Non, toi, tu respecteras les omniscients, te vouant tout entier à leur dessein, piétinant leurs ennemis et affrontant leurs obstacles. Tu seras l’épée de Damoclès planant au-dessus des nuques impies, prêt à leur apporter leur dernier souffle... Keira retient un hoquet de douleur. Il lui semble bien difficile de respirer dorénavant. Un trou orne son poumon gauche, tout près du cœur. Tu aurais pu l’achever, bien sûr, mais il ne te plait pas d’abattre si simplement tes victimes et le ballet de sa blessure est d’une beauté incroyable, bien loin du ridicule de certains. Elle lutte pour rester digne mais son corps se glace, rigidité cadavérique que tu promènes dans la salle. Ton regard se fait inquiet, inquiet que les autres ne voient sa détresse affligeante. Que penserait-on du charment William si quelques personnes voyaient une Dame s’effondrée entre ses bras ? Quelle mauvaise publicité cela ferait à ton nom. “ Je vous le souhaite de tout cœur, Will. Prenez soin d’elle, prenez – Elle m’est si chère, et je – merci. “ La bête a l’œil qui papillonne dangereusement, heureusement elle se reprend en fermant ses deux paupières. Qu’est-ce qui se trame dans l’esprit ? A quoi pense-t-elle pour chasser cette souffrance ? Cette douleur si grande qu’elle ne doit sembler naître à l’intérieur même de l’antre de chair que forme la poitrine, non, elle semble venir de l’extérieur comme un Déluge vous noyant lentement. L’eau prend place dans vos poumons, chassant lentement l’air qui s’y cache encore... Précieux air, élixire de vie qui s’évapore lentement, emmenant avec lui vos derniers instants de vie. Les poumons se font lourd, terriblement lourd, s’enfonçant toujours plus loin, écrasant tous les autres organes. Elle doit être bien à l’étroit dans ce petit corps. Si loin dans l’eau de ses pleurs, elle ne peut être entendu par une autre personne que par toi. ”J’ai besoin – J'ai besoin d’air.” Heureusement pour elle, ce n’est pas encore son heure et tu es encore prêt à l’aider face à l’agonie. Rapidement, sans même un mot, tu mets un terme à la danse pour l’accompagner sur la terrasse. Le souffle glacé du vent vous accueille sans aucune tendresse, il vent déranger les différentes fleurs déjà assoupies. Elles profitent de l’éclat de la lune pour se reposer, celle-ci est bien plus clémente que le soleil gourmand qui demande toujours plus d’attention. ” Est-ce que vous allez bien ma Dame ? Votre visage est devenu si blanc... Avez-vous besoin de quelque chose en particulier ? Un verre d’eau ?” . Tu restes à une distance courtoise d’elle, mes ton visage exprime la plus profonde inquiétude. Quel ennuie. ” Vous avez surement besoin de repos... Je suis désolé d’être une ruine pour vous ma Dame... Je devrais certainement me tenir éloigné de vous ”.

(c) AMIANTE


— NEUTRE ; those who don’t care —
NEUTRE ; those who don’t care
Keira Valeska
surface
inside
behind
MESSAGES : 12725
AVATAR + © : zhenya.
POINTS : 5421
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. UJLR9goC_o
AGE : [ VINGT-QUATRE ] années éparses, matins sacrifiés sur l'autel des cruels ; et la naïve innocence se meurt lentement, alors que l'enfance se fane.
STATUT CIVIL : inénarrable fleur bleue, trop vite éprise des âmes ; [ MARIEE ] à achil valeska, union politique scellée dans le sang, entérinée dans le cœur, désormais.

Feuille de personnage
TIMELINE:
COMPÉTENCES:
RELATIONS:
https://gods-will-fall.forumactif.com/t213-maybe-i-was-born-to-r https://gods-will-fall.forumactif.com/t317-les-fleurs-du-mal Voir le profil de l'utilisateur En ligne
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  Mar 19 Nov - 12:52
love the way you lie ★ keira & will
    Les lumières brûlent sa rétine, aveuglée par les dorures et le luxe délicat qui venait dissimuler tout ce qu'elle refusait seulement de voir, une perversion de l'hôte qu'elle n'avait jamais imaginée — n'imaginerait jamais ; et elle se perd dans tout ce qui brille, plutôt que de le regarder lui, dévorée de l'éclat chrysorin des lustres, des doigts légers sur son épiderme, dévorée de ce qui n'avait jamais été que sentiment impie. Tombée trop tôt dans l'emprise d'un trou noir qui avait tout consumé, jusqu'à l'âme, jusqu'à la droiture ; il avait tout pris, force de gravité meurtrière, n'avait laissé que des ruines dans le cœur trop exsangue — tout ce qui ne pourrait jamais être. C'étaient les cendres de souvenirs, qui tournoyaient dans sa mémoire, alors qu'ils glissaient sur le marbre, l'écho de mots qui avaient ruisselé d'encre, poison sombre qui l'avait lentement meurtrie ; elle avait brûlé chaque lettre, comme si le geste pouvait seulement effacer le crime — l'autodafé n'était rien d'une salvation, tout d'une lâcheté, chaque mot écrit en lettres de feu sur l'écran de sa mémoire. Martyre du cœur, c'était là sa sentence, épreuve à laquelle des démiurges inflexibles ne cessaient de la soumettre ; parce qu'elle avait trop failli, déjà, et que dans l'insupportable traversée du désert qu'était sa présence, c'était le prix de ses fautes qu'elle payait mille fois. L'éloignement aurait été trop doux, une distance salvatrice qu'elle ne méritait pas, trop impie ; c'était par le rappel constant de ses traits, de tout ce à quoi elle n'avait nul droit qu'elle signerait l'expiation de la faute — un affrontement du cœur et de la raison, une lente agonie. Dans cette guerre dont elle avait déjà trop payé le tribut, elle serait seule dommage collatéral — un renoncement qui tuait à petit feu dans l'incendie qu'il disséminait de ses doigts, alors qu'il arrachait tout air à ses poumons, ne se lassait de poignarder et de déchirer ; et la lame par laquelle il signait sa lente mise à mort n'était que fléau qu'elle avait placé entre ses mains.
Ils ne seraient jamais que souvenirs, le poids d'un et si? venu lacérer son cœur ; des mois teintés d'interdits qui n'avaient fait qu'accroître le sentiment de romanesque — mais ce n'était là que la sombre réalité, une tragédie dont elle était la risible victime, gamine au cœur trop tendre, naïve de trop de fables, qui s'était laissée fléchir par le premier qui lui avait cadeau d'intérêt, aveugle aux travers et aux mensonges qui se dissimulaient sous le masque galant. Tout ce qu'elle n'avait su voir ; tout ce par quoi elle se laissait tuer, encore, toujours, abandonnée à sa prise et à la morsure de sa lame, de ses mots. C'est la défaite qui vient s'insinuer dans ses chairs, une abdication brutale, alors qu'il lui semble s'affaisser un peu dans les bras qui l'emprisonnent ; et dans l'écho de sa folie, de sa vaine naïveté, elle se demande, un instant, si c'était telle souffrance qu'elle lui avait infligée, lorsque ses jours s'étaient liés à ceux d'Achil. Et elle vacille un peu plus, l'enfant, souffle court, à la seule idée de l'avoir tant meurtri ; et la douleur vive qui lui déchire les entrailles ne lui semble que juste fardeau, une condamnation méritée. Dans une inspiration meurtrie, elle songe que Reyna aura l'assurance d'une vie tendre, protégée par le souvenir de ce que Will et elle ne seraient jamais ; et c'est parce qu'elle aime Reyna qu'elle s'essaie à faire refluer le feu glacé qui ruisselle dans les veines, dévore son âme — la gamine demeurait lumière, un éclat pur pour trancher les ténèbres qui l'assaillent. Ce n'était là que sacrifice ; une mort du cœur pour la vie de l'aimée, un troc juste, tragique, pourtant.
La raison ne sait vaincre, cependant, et le souffle lui manque ; et elle s'accroche aux doigts qui l'étreignent, la guident vers la fraîcheur d'une nue piquetée d'étoiles, soie de nuit brodée des doigts divins de démiurges trop épris de beauté. La morsure du froid est salvatrice, l'ancre dans la réalité ; et c'est rappel violent de qui elle est, de qui elle n'est pas — Gavon, malgré la perversion du sang, malgré tout ce qu'elle pouvait nier, Valeska, parce qu'Achil lui avait fait don du nom et de sa foi, parce qu'ils étaient famille ; et, trop Gavon, c'est dans les apparences qu'elle s'enferme, un masque calme et composé, et trop Valeska, c'est dans la droiture et la loyauté qu'elle trouve la force de surmonter la lâcheté du cœur. La vue de l'homme lui est intolérable, pourtant ; un fardeau trop plaisant, une tentation qu'elle s'interdit — alors c'est vers les fleurs éteintes qu'elle tourne les yeux, leurs pétales endormis qu'elle effleure du bout des doigts. A l'offre, elle se contente d'une négation du menton, d'une pression légère de la paume en témoignage de gratitude. 'Ce n'est rien. Un simple vertige, un coup de chaud passager. L'air frais me fait déjà beaucoup de bien. Ne vous inquiétez pas.’ C'est un regard adjacent, qu'elle se risque à lui couler sous ses cils, un sourire hésitant, qui se fane si vite, lorsque ses mots résonnent dans le noir ; et c'est un coup de poignard, qu'il lui assène sans merci, dans la sollicitude qui empreint les syllabes empoisonnées, et elle vacille, s'accroche à l'étreinte de ses doigts pour ne pas flancher. 'Ne vous blâmez pas de ce qui n'a jamais pu être, Will. Ni vous ni moi n'avons jamais eu le choix.’ Une hésitation, un silence, alors qu'elle se perd à l'observer dans la pénombre, à détailler chaque trait trop familier, déjà. 'Peut-être serait-il préférable de ne plus se voir, certes. Mais suis-je si méprisable de ne pas le souhaiter? Vous êtes un --’ il n'est nul mot qui soit approprié ; et celui qu'elle prononce est une condamnation, un parjure qui lui brûle les lèvres et l'âme, euphémisme qui n'était que filet de sécurité, dissimulation. 'Vous êtes un ami cher. Et soyons réalistes, Will -- nos chemins sont trop liés, désormais. Vous allez épouser Reyna.’ Elle clôt les paupières, un instant, l'enfant, refuse de plus contempler le monde, dans un soupir de défaite.  'Les dieux sont cruels.’ Les iris rouverts vers la cité illuminée devant eux, elle songe à l'époux, le cherche dans les fenêtres dorées et les rues qui serpentent, alors que ses doigts viennent s'ancrer à l'or froid à son annulaire — le souvenir de ce que l'époux avait offert, la perspective de tout ce qu'ils pourraient être, de ce qu'ils étaient déjà. Tout ce qu'elle menaçait, pour le poison d'un homme qui n'était qu'un jamais — qui serait le toujours de l'être qu'elle aimait le plus au monde.





‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾ ‾
you are, i think, an evening star, of all the stars, the fairest —  if there is light, it will find you. (beloved).

Contenu sponsorisé
surface
inside
behind
LOVE THE WAY YOU LIE — weira. Empty
Revenir en hautAller en bas
Re: LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  |  

LOVE THE WAY YOU LIE — weira.  Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 123456789... Déclaration !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GODS WILL FALL :: AKKADIA :: Valdierva :: Rezbia-
Sauter vers: