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INTRIGUE
Ne manquez pas le second chapitre du deuxième tome de l'intrigue. Plusieurs sujets ont été postés, vous pouvez tous les retrouver dans la partie intrigue.

période sprint rp
La nouvelle période de sprint rp a débuté. Vous agnez le double de points pour tous les rp postés !

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De nouveaux dés ont fait leur apparition, pour vous aider à participer dans le grand jeu du pouvoir et de la politique. Toutes les explications se trouvent dans ce sujet.
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le gouvernement
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les silences
Palier 4
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Palier 3

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Palier 6
les veuves
Palier 6

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noires
Palier 5
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rouges
Palier 6

les oubliés
Palier 3
les rossignols
Palier 1

propagée par les Veuves: Alors que de nombreuses personnes ont été empoisonnées à Aureus ces derniers temps, il semblerait que la contamination des eaux ne soit pas une conséquence des manifestations de ce 5 septembre mais provient de la malveillance des Perles, par désir de vengeance suite à la perte d'une part du marché sur la Capitale suite à l'instauration de la république d'Aureus. Des hommes ont été aperçus la nuit, déversant des liquides dans l'eau d'Aureus, à la peau bien trop claire et au regard mauvais.
propagée par les Perles et la population d'Aureus: Il a été raconté par ceux présents sur la scène de crime qu'une rose avec des épines a été trouvée sur le corps d'Alexandre Shelby. Quelques minutes plus tard, à peine, un malheureux homme de main des épines rouges fut trouvé non loin de la maison de l'ancien dirigeant. Il se murmure que les épines rouges seraient à l'origine de cet assassinat, énervé par les contraintes qui leur étaient imposées par le nouveau gouvernement d'Aureus.
propagée par la population de Rezbia: Voilà plusieurs semaines que les apparitions publiques de la reine Nysa Sielle se font rares. Si la famille royale n'a pour l'instant pas offert d'explications à son peuple, cela n'empêche pas certains de spéculer sur la nature de cette absence. On murmure au sein du palais que la reine serait malade, et que c'est pour cette raison qu'on ne la voit quasiment plus sortir de sa chambre et qu'elle ne semble plus s'impliquer dans la vie du royaume. Cette rumeur commence à se répandre comme une traînée de poudre à travers le royaume de Valdierva.
Vous aussi vous voulez propager votre propre rumeur? Alors rendez-vous dans le recensement général pour remplir le champ "rumeurs et informations". Vous pouvez également consulter toutes les rumeurs et informations avérées au sein du registre des informations et rumeurs.


 STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.

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— GOUVERNEMENT ; those who rule —
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AGE : [ TRENTE-TROIS ] futiles années, déception persistante sur l'autel de ses pères, cendres d'une jeunesse envolée et des opportunités échappées.
STATUT CIVIL : le déshonneur ultime pour accabler les siens, trop [ SEULE ], trop indigne ; l'honneur des hommes par la guerre, celui des femmes par l'union, et l'échec cuisant, alors que l'annulaire reste dénué du moindre cercle d'or.

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STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Lun 6 Jan - 13:32
strangers in the night ★ celia & kiran
 Une ombre, dans le blanc terne de la neige qui s'étirait à l'horizon, fondue dans la nuit éternelle qui avait tout avalé, effacé toutes les frontières, toutes les nations ; elle n'était personne, un vague écho dont les passants ne sauraient se souvenir, un spectre sans nom ni visage qui se serait contenté d'effleurer leurs vies, une caresse dans leurs mémoires troubles. De l'encre, dans les yeux et la chevelure, de l'encre, dans le cœur ; la trahison, à fleur de peau, une chute dans les abysses qu'elle n'appréhendait qu'à peine, un choix embrassé sans regrets, pourtant — deux échiquiers, pour démultiplier les chances, offrir la gloire à portée de ses doigts avides, l'égoïsme de sacrifier valeurs et nation pour sa propre ascension. L'honneur — un concept qu'elle avait vidé de son essence, auquel elle avait tout sacrifié. Des vieux rêves, en cendres à ses pieds ; la vapidité d'ambitions aurifères, égorgée pour la survie d'un nom trop tombé dans l'oubli. Quelque chose d'une insouciance égoïste, perdue dans un passé qu'elle n'effleurerait plus jamais — et c'était tout espoir de retour qu'elle avait condamné, lorsque c'était son nom, qu'elle avait pris, en son visage, qu'elle avait mué. Trop d'efforts sacrifiés, déjà ; et la trahison comme seule issue, pourvu que tout fasse seulement sens, pourvu que tout en vaille la peine, un prix déjà payé trop durement, tribut d'un honneur qui ne serait jamais que galvaudé de ses choix. Qu'importait, que leur nom s'entache de sang et de tromperies ; l'avenir des siens, écrite à l'encre de ses veines dans les livres d'histoire, pouvoir desécré dans tout ce qu'elle était d'infamie. Traîtresse, parce qu'il le fallait ; lasse, de s'être acharnée dans les règles d'un jeu où elle était seule à ne pas tricher, trop enfermée dans le carcan d'une droiture qui n'avait jamais été elle, intégrité qui n'était que prison asphyxiante. Better I, than them. Serpent, parmi les serpents ; combien de fois s'était-elle revendiquée juste gardienne d'un gouvernement qui n'avait eu sa loyauté que par héritage? Combien de fois s'était-être prétendue noblesse d'âme, amputée de tout ce qui était sa grandeur retorse, enferrée dans le ciment d'un masque qui n'avait jamais été elle? Lasse, de perdre, lorsqu'ils ne se lassaient d'empocher les gains ; et la lente fermentation d'une rancune qui avait tout dévoré, de l'âme à la raison, trop de fois trahie pour s'interdire de trahir. Ne demeurait qu'un fleuve de flammes, Phlégéthon de colère ardente pour consumer la poitrine, tuer ce qui restait de cœur et de morale dans la rage incendiaire, feu infernal dans les veines pour étouffer le froid d'un Nord noyé de nuit.
La rage humaine, contre le monde qui s'acharnait dans tout ce qu'il était d'opposition ; plus jamais pion, arme passive, c'était son triomphe qu'elle signerait dans la violence — et qu'importait, que les cieux se soient tus dans l'obscur d'un avenir empreint de ténèbres, les couronnes volées venues ceindre les fronts de traîtres qui ne méritait que la mort qui s'étirait à l'horizon. Une couronne de glace qu'il avait dérobée, le faux prince, judas qui avait été quelque chose d'un reflet, au-delà des teintes de l'ichor ondulant dans les veines ; et c'est son ombre qu'elle perçoit dans chaque clair-obscur, quelque chose d'une omniprésence des siens dans le royaume qu'ils s'étaient arrogé. Un rappel glacé sur sa peau de tout ce qu'ils l'avaient trahie, Xi'nora perfides — Nysa, mentor perdue à l'ambition d'une couronne de pyrite, un or des fous qui ne laisserait jamais oublier qu'elle l'avait sacrifiée, des mensonges serinés dans l'intimité des regars ; et Kiran, éternel trompeur, fratricide d'un lien qui avait imprégné les années, souvenir amer qu'ils auraient tous les deux trop sacrifié l'autre au succès de leurs ambitions égoïstes. Quelque chose d'un manque, pour le frère absent ; et la colère sourde, venin insinué dans la poitrine, sécheresse d'émotions catalysée depuis trop de mois. Comme si elle n'avait pas elle-même trahi — articulation muette d'une absolution qu'elle s'offrait toujours, excuse après excuse, d'un pardon qu'elle se refusait à offrir au traître.
Et son nom, qui avait sonné comme un glas, un coup de poignard pour embraser la rage, dans le réseau tentaculaire de renseignements qui était devenu arme pour servir la vengeance personnelle ; un nom, quelques troubles, des actions discrètes, tout ce qu'ils n'avaient pas compris, gouvernement vain, parce qu'il ne leur était pas familier. Et l'information, comme un secret, noyée sous les prétextes pour affronter les frimas du Nord dans sa traque, une arme qu'elle ne savait encore offrir au titan aux pieds d'argile qui s'érigeait en Beniria, ou au Cerbère d'une Trinitae qu'elle avait choisie en nation. Une arme, qui était sienne seule ; sa vengeance, ses comptes, sa dette de cœur signée dans la rage. It's been months -- and now, the lil' dickhead's back home. Et les dents crissent, sous la rage ; le souvenir de tout ce qu'ils avaient été équilibre, connivence, amitié maligne tissée dans tout ce que leurs âmes avaient de retors — l'envie d'abattre la silhouette qu'elle brûle de son regard, une ombre dans la nuit qui n'est plus ami, mais proie, prédatrice en chasse qui ne s'embarrassait plus de sentiments, hermétique à tous les souvenirs, amnésique à tout ce qu'ils avaient été. Et pourtant, vient la réactivation d'une faiblesse, à la vue de son profil au loin, et le feu d'une rage décuplée dans l'âme et la poitrine, l'oubli de toute prudence, la colère en antibiotique à la raison comme un talon d'Achille qui éreintait ses pas depuis trop de mois. Alors elle s'efface, l'ombre encapuchonnée, disparaît dans la nuit ; et elle glisse d'arrière-cour en ruelle obscure, les iris toujours plantés en poignard dans le dos d'un Kiran qu'elle avait un jour qualifié d'ami ; et son souffle danse dans la nuit froide, brume de colère dans sa course souple, les muscles déliés dans la frénésie de la traque de la proie inconsciente de tout ce qu'elle était de menace. Et elle se fige, dans les ténèbres d'une allée sombre, le corps tendu un arc mortel, à l'écoute de pas qui approchaient dans la nuit ; et elle fond sur la proie, s'abat sans merci, l'empoigne par le col avant de le plaquer contre le mur gelé sans la moindre délicatesse, la peau brûlante des mille plaies éparses qui subsistaient de sa nuit hantée. Un avant-bras, planté contre sa gorge, pour lui restreindre les mouvements, et la pointe d'un poignard enfoncée dans son abdomen, comme un avertissement. 'Hi there, old friend. Missed me?' Un sourire carnassier, qui vient étirer les lèvres carmines sous le capuchon qui floute ses traits, dans la satisfaction de le tenir quelque peu à sa merci, le poids rassurant de l'arme de silence contre sa peau. 'You haven't changed for a bit. Always the handsome one. So, were I to be you -- I wouldn't try anything. Would be a shame to impair such a pretty face.' Le bras s'enfonce un peu plus dans sa gorge, alors qu'elle approche ses traits des siens, ses iris quêtant les pensées dans les yeux familiers, la rage embrasée dans les veines. 'It's been a long time, you fucking traitor.'





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tell me father, what to ask forgiveness for: what i am, or what i'm not? tell me mother, what should i regret: what i became, or what i didn't? (beloved).

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AGE : deuxième fils, trop jeune que diraient certains, VINGT-HUIT ANS seulement, légitimité à la couronne perdue à l'aîné.
STATUT CIVIL : l'engagement récent, censé gouverner sa vie, s'il est FIANCÉ kiran, c'n'est pas pour autant qu'il s'attend à tirer quoique ce soit d'autre que du profit de cette union.

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Re: STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Mar 7 Jan - 5:01
Hiokuri, terre natale- le terrain de jeu connu comme la paume de la main. Un plan dans la tête de chaque âme à titiller, chaque rencontre à faire jouer, chaque visage familier à retrouver. Il était fils du Nord qui foulait encore ses terres, propriétaire du domaine glacé, un Xi'Nora qui faisait siffler les lippes et grincer les dents. Pourtant, Akkadia n'avait guère changé, ployant sous le poids de quelque argent proposé, les regards se détournant sur le sillage d'un or qui miroitait sur le brun grisâtre de la peau. Il n'avait pas été assez fou pour officiellement affirmer l'omniprésence de son patronyme au Nord- un serpent lové dans les couloirs d'une décadence qu'il ne connaissait que trop bien. Le venin de son influence, toujours là malgré les inaltérables valeurs qui semblaient diviser le pays aujourd'hui ; le vice à jamais poison dans la moelle de ceux qui en avaient tant besoin. Il y avait toujours oreille pour écouter, doigts pour exécuter- des esprits assez malins pour ignorer plutôt que poser quelque question gênante. Et finalement, alors que les zones de conflit étaient nombreuses à travers le territoire, alors que les ennemis s'étaient multipliés comme des spores pullulant dans le sol, il passait inaperçu, volontiers spectre glissant sur le velours d'une neige pure. L'Ouest n'lui manquait pas quand il l'abandonnait, la misérable famille laissée à son sort : Pavel ayant ployé le genou devant un Monarque auto-couronné, et ses sœurs, rien d'autre que des pitoyables épouses lancées sur la gloire d'autres. Il était l'électron libre, lui, chahuteur d'un équilibre stagnant ; il avait mieux à faire que de pourrir dans un château, invité d'un homme pour qui il n'avait qu'à peine d'égard- pion à cause d'un choix qui n'avait pas été le sien. Et toujours dans son empire des ombres, il y avait à faire ; conviction d'airain qui pulsait dans les veines avec l'énergie de la vengeance. Il était loup remontant la trace de proies désespérées : les trois idiots que Phèdre et lui avaient buté s'étaient débarrassé de l'argent qu'ils avaient dérobé aux Perles. Le tout, maintenant, était de récupérer le-dit butin, où qu'il soit. Les murmures étaient alors le fil rouge qu'il suivait, une voie qui se traçait un peu plus à chaque pas ; un sillon de sang carmin ou argent dont il baignait les terres. Dans sa marche insatiable vers ce qui était sien, ils étaient tous égaux, les adversaires : tous finissaient la gueule dans le fossé, emportés par un Qaan plus impétueux que jamais. Une main qui frappait dans l'ombre et disparaissait sous les vents glacés de blizzards capricieux : ces intempéries si dangereux, devenus couverture aux crimes commis. Les cadavres livrés à l'oubli dans le gel, enterrés de linceuls blancs et faussement purs. Peut-être les retrouverait-on un jour, quand le soleil reviendra et que le printemps se trouvera lentement un passage jusqu'aux montagnes sauvages. Les conséquences, il n'en avait cure- trop de temps était déjà passé depuis que ces imprudents avaient choisi leur voie de trahison ; trop d'heures et de jours durant lesquels ils l'avaient défié, lui. Le Souverain sans Couronne d'un monde qui n'existait que tapis dans les secrets les plus profonds des autres- méandres d'une humanité chargée de défauts. S'il avait appris une chose sur ses congénères imparfaits, c'était que tous finiraient à crever dans les abysses d'un Tartare sans merci, si tous leurs crimes étaient exposés au grand jour.
Un fin chantage, parfois. Une poigne autour de gorges trop bavardes ou sur les yeux ou les oreilles de fouineurs ; des dés pipés en la défaveur de beaucoup- et Kiran, le courroux qui venait toujours réclamer ses dus, sans crier gare. Pour les Perles, il n'y avait ni allégeance, ni limite, ni fidélité en-dehors de leur cosme à eux : c'était Sylar Nylander qui devait trouver sa valeur- et personne d'autre ne comptait. Peut-être même pas le Rouge ; pas autant qu'il le croyait, pas autant qu'il le voudrait, le Grand Sénéchal aux vastes machinations. Un Argent qui coupait insidieusement ses fils, s'en servaient de liens autour de la fine silhouette de l'enfant- Phèdre à sa merci, le cœur tiraillé par ses filaments. Tant de confessions encore fraîches à la mémoire d'un orgueilleux amant. Les mots dans toute leur ampleur, ne trouvant écho que lorsqu'il s'isolait- lui-même et le reflet du vide qu'elle avait laissé, de l'impétuosité dramatique avec laquelle elle voulait tant et trop. Naïve, vraiment, si elle croyait qu'il se perdrait à tout lui donner. Naïf, vraiment, s'il croyait qu'elle n'avait pas emporté une fraction de lui, à Aureus.

Une divagation agaçante- traîtrise de c'qu'il ne maîtrisait pas, l'alchimie qui se jouait d'elle-même dans les entrailles. Kiran, glacé de la tête aux pieds, à part dans ces relents de rage qui l'habitaient dès qu'il y pensait- à Phèdre et la marque indélébile qu'il l'avait laissée abandonner sous sa peau. Elle était spectre entre les murs du manoir qu'elle avait déserté, arôme ténu dans les draps où elle s'était égarée. Pire encore que la colère, l'amertume à la savoir inatteignable, dissoute dans l'oubli imposé par le temps qui était passé, était torture tout autant que salvation. Peut-être finirait-il par l'oublier complètement, oblitérer l'orgueilleuse créature qui demandait trop de droits dans une vie qui n'était pas sienne. Non, il était désespérément seul ; habitué à sa propre compagnie, aux méandres de songes qui n'appartenaient qu'à lui- l'aisance avec laquelle son esprit ressassait et ressassait ces émotions qui explosaient à son attention. Ce qui faisait sens, c'était de poursuivre les traces apeurées de ces traîtres qui rejoindraient bien assez tôt la poussière. Une course à la tête, à l'ennemi qui sortirait des abîmes de sa lâcheté pour être exposé, toutes tripes dehors, laissé là aux vermines et aux charognards qui survivaient dans le froid et les ténèbres. Négligence du calculateur de toujours- il en oubliait beaucoup de choses, la prudence reléguée au second plan ; comme si le but pouvait en valoir le sacrifice, the end justifies the means. Pourtant, la poigne qui le prit fut imprévue- une putain de main de destinée l'arrachant à son unique voie ; Kiran lâchant un grognement quand son dos se retrouva contre un mur crasseux, les brûlures encore gravées sur sa peau tiraillant les chairs. Il allait devoir régler ça- n'importe quel guérisseur ferait l'affaire, qu'il se disait, trop empressé pour s'y arrêter ; traces de crimes qui devraient disparaître, pourtant, avant qu'il ne retourne à Rezbia, mourir à petit feu dans le carcan d'obligations dont il ne voulait pas. Pour le coup quand, haletant, il sentit le bras passer dans sa gorge, la lame d'un couteau piquant la carne, il aurait pu simplement rétorquer ; ç'aurait été facile de s'en sortir avec une estafilade, rien d'autre qu'un mince tribut pour reprendre le contrôle d'une situation périlleuse. Mais la voix familière le fit ricaner- provocateur comme à son habitude, dardant de pupilles noires quelques tracés de traits qu'il reconnaissait vaguement ; « Hey, darling. » la bordure acérée de dents mordillant la lèvre inférieure, Kiran le sourcil arqué- prêt à la rappeler à sa condition, malgré les apparats qu'elle avait constitués existence toute entière depuis un certain temps maintenant. Il savait, évidemment qu'il savait ; comment pourrait-il perdurer sans toujours garder un œil attentif sur ses camarades, hein ? « Nothing to see here, it's not a gun, I'm just really happy to see you. » il préféra s'moquer en sentant l'omniprésence de son arme entre eux deux. Elle avait ses moyens d'exister, il avait les siens ; tous deux avaient su être efficaces s'ils étaient là. « You seem rather tense. Don't tell me you've become so enamored with our past 'democracy'. » s'il roula des yeux avec tant d'évidences, c'était parce qu'elle savait, elle aussi, beaucoup de l'envers du décor ; l'âpre conséquence qui accompagnait toute main du pouvoir. Ici ou ailleurs. A shame. You had so much potential- réplique ténue dans les pupilles alors qu'il ne craignait rien du face à face, ni la lame froide à laquelle elle se raccrochait si fermement, ni le bras sur son pouls- ni même la fureur blanche dans des yeux sondés depuis longtemps déjà. Celia était trop intéressante pour être prévisible. Elle l'avait été, à une époque, en tout cas. « If you don't mind, that's handmade. une attention déviante, désignant sa si belle veste; So if you could spare me the theatrics, that would be nice. » and yes, I like my pretty face- mais elle le savait déjà, ça ; habituée à lui comme le serait une bête agitée de laquelle il se serait familiarisé. Assez pour lui lâcher une petite caresse sur le crâne, le suave d'une attention quelconque quand elle aurait pu appartenir au néant, totalement. Jusque là, ç'avait toujours été intriguant, le spectacle d'une existence dans un vaccum de désespoir et de quête infinie.

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But true power,
the divine right to rule,
is something you're born with.

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Re: STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Mer 8 Jan - 13:25
strangers in the night ★ celia & kiran
   Sur l'échiquier du monde, ils n'étaient que des pions ; des soldats, avancés au gré des ambitions des rois, sacrifiés pour en assurer le règne et la survie. De ceux, qui, emprisonnés dans les chaînes du devoir et des serments, ne se lasseraient de plier sous le joug d'un autre, d'un pouvoir qui ne serait jamais leur, quelque chose d'une éternelle malédiction qui s'accrochait à ses os, s'accrochait à son être et à son essence même ; le règne, à portée de doigts, inaccessible, pourtant, comme le privilège d'un autre. Tout ce à quoi elle n'aurait jamais droit, tout ce à quoi elle n'avait jamais eu droit ; et la rancoeur, inlassable, en griffes enfoncées dans le myocarde, d'une jalousie qui était son seul être — comme si rien n'avait changé ; une autre scène, une même pièce, pourtant, un même dénouement. Elles étaient loin, les lumières de mondanités dans lesquelles elle s'était fondue avec grâce, comme pour faire oublier que ce ne serait jamais droit du sang ; et une même conclusion, toujours — ce serait là toujours possession d'un autre, un pouvoir qu'elle ne pourrait jamais dérober. Et qu'importaient peu l'honneur, qu'importaient peu les serments, finalement ; elle n'avait jamais juré, sur le drapeau d'une nation consumé, n'avait que subtilisé l'uniforme et l'engagement qui s'accrochait à ses galons. La seule promesse, elle avait été pour un spectre qui s'était évanoui dans le néant, une trahison plantée dans son cœur dans tout ce qu'il désacralisait son sacrifice. Comme si le geste n'avait pas eu de sens ; rien, si ce n'était le gâchis d'une vie qu'elle avait abandonnée pour lui, le poids d'erreurs qu'elle n'avait su éviter parce qu'elle n'était lui, avait trop cherché à l'être sans jamais savoir égaler tout ce qu'il était de droiture, lorsqu'elle n'était que trop retorse, vipère avide dénuée de sa mue. I am no traitor. He's the one who broke his oath. Quelque chose d'une injustice, lorsqu'elle était enferrée dans l'étau d'un uniforme qui n'aurait jamais dû être sien ; et l'impuissance, toujours, un bras ligoté dans le dos pour un honneur qui ne serait jamais qu'étoile inaccessible, tribut à déposer aux pieds d'une famille qui l'avait trop perdu. Ne demeurait que la rage, alors que le contrôle glissait entre ses doigts comme du sable fuyant ; trop condamnée à perdre, dans la prison de règles qu'elle était seule à respecter, entraînée vers l'oubli alors que les rois se couronnaient de l'or d'un pouvoir auquel elle n'accèderait jamais. Comme s'il n'y avait plus seulement de sens en ce pays où frappe la nuit, la loi du plus fort ; et des traîtres, seulement, des traîtres, partout, murmures de spectres qui s'accrochaient à sa carne, des êtres perdus dans les allégeances, dont ne demeurait comme seul vestige que la rage. Quantité négligeable, pour un pouvoir qu'ils s'étaient arrogé à ses dépends ; alors, la bile venue maculer la langue, c'est à Nysa, qu'elle songe un instant, qui derrière sa fenêtre, s'endormait peut-être, le front ceint d'or lorsqu'elle-même crevait dans le froid d'un Nord dont elle abhorrait jusqu'à l'essence. Un royaume, qu'ils avaient revendiqué ; et le souvenir de tout ce qu'ils avaient sacrifié pour l'obtenir. Qu'était-elle seulement prête à immoler, pour la gloire qui était sa seule maîtresse? D'honneur, elle n'avait jamais été pourvue ; et tout ce qui avait jamais compté s'était évanoui dans le bûcher d'une femme qu'elle ne serait plus jamais — ne demeurait que le pouvoir, une allégeance qui ne lui revenait qu'à elle-même, la main prête à égorger gouvernement ou trinitaires en un instant pourvu que l'autre la couronne de grandeur. Qu'importait, celui qui glorifierait le nom, tant que ce seraient les lauriers d'un héroïsme désécré qui ceindraient le front. Qu'importait, que l'innocent tombe, derrière des barreaux, pour quelques mots qu'il pensait si fort. Trop lasse, pour seulement sans soucier ; et la fureur d'être laissée en retrait comme seul moteur, désormais. Elle avait déjà trop sacrifié pour seulement accepter la défaite.
Une figure d'ombres, une figure de tromperie ; combien de naïfs avait-elle seulement illusionnés de ses mots, une lame du gouvernement pour faire tomber les traîtres? Elle était un, elle était deux, elle n'était personne ; quelque chose d'une immunité, dans le nom offert par le frère, dans le fait de ne pas exister. Elle était morte, Celia Haven, la mondaine égoïste qui dansait sa vie, qui chantait et qui riait, ivre de champagne et de luxe ; morte lorsqu'ils l'avaient prétendue disparue, évadée vers des terres isolées où des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort, le déshonneur et la honte accrochés à ses pas, immolée, pour le triomphe d'un nom qui ne l'avait jamais mérité, l'âme vipérine étouffée dans tout ce qu'elle avait désiré être Faelyr. Un autre fantôme, pour hanter ses pensées, un rappel constant de ses échecs, un mauvais pari qui la consumait de haine. Et Kiran, comme l'incarnation de tout ce qu'elle avait perdu, d'une autre vie évanouie dans les limbes, un tas de cendres dissipé entre ses doigts ; Kiran, allié, dans un reflet de l'âme, quelque chose d'une connivence tissée dans tout ce qu'ils étaient de retors. Un écho d'un passé hors de portée, dans ses yeux et dans ses traits ; et ne demeuraient que les souvenirs, alors que la peau glaciale brûlait son coude dans la pression qu'elle infligeait sans merci. Ami, devenu proie ; et plus rien des anciennes loyautés, plus rien des anciennes allégeances — elle n'avait été que fou sacrifié sans regrets sur son échiquier, il serait le roi déchu par lequel elle signerait sa victoire. Darling ; le mot a quelque chose d'affectueux, lorsqu'ils n'étaient plus rien, comme une raillerie pour un lien qui n'avait plus d'importance. You may think I still care, you jackass -- but I don't. Not anymore. Un mensonge, pourtant ; parce qu'il demeurait Kiran, qu'il avait compté — un égal, comme un allié à sa mesure, qu'importait le sang et les ambitions. Happy to see you ; comme une insulte, hypocrisie écœurante qui atteignait un peu trop sa cible ; alors le coude s'enfonce un peu plus dans la gorge de miel, comme pour tuer les mots à leur source, tandis qu'elle se fend d'un sourire carnassier, vaguement charmeur, prédatrice souveraine dans son seul esprit. 'Not as much as I am. I've been chasing you for quite a bit now. Truly couldn't wait to get my hands on you.' Mais il reflue, le masque de vénusté, consumé par la rage qui faisait trembler les muscles dans tout ce qu'elle la dévorait de rancoeur au souvenir de ce qui avait été. Un rire sardonique, alors que les mots frappent trop juste. 'You truly think I care about all of it? Come on, old friend, you know me better than that.' Or don't you know me at all? I don't think anyone truly knows anyone. Un geste, et elle repousse le capuchon sombre qui dissimule les traits, révèle le visage scarifié par des cauchemars en carrousel inlassable, le carré sombre de cheveux coupés courts, immolés dans la préservation d'une identité qui n'était pas la sienne. 'I have to admit I was rather surprised to learn you'd vow for someone else's crown. Really did not seem like you to settle for second best. Didn't take you for someone that common.' L'insulte, offerte presque délicatement, dans un battement de cils innocent et un sourire léger ; parce qu'il avait valu mieux que ça, Kiran, un unique parmi les foules d'ovins bêlants, un seul pour comprendre ce qu'était le véritable pouvoir. Un seul, pour l'égaler — et la trahir. Inchangé, pourtant, dans ce qui était son essence-même ; un Kiran qui avait été adversaire à sa mesure, allié plus grand encore. Alors elle roule des yeux, un agacement transpirant par chaque pore de la peau, quelque chose d'une dynamique naturelle retrouvée, pourtant. 'You know I don't do nice, you prick. And that is totally last season, by the way. But as you'd like.' Elle s'attarde un instant de plus, la pointe de la lame appuyée contre son abdomen, comme une menace ; et en un geste souple, le poignard disparaît sous les couches de ses propres vêtements. Alors elle hausse un sourcil d'avertissement, l'ennui imprégné dans les traits, la rage déchaînée dans le cœur. 'Now, be a good boy, and do not try anything. I'd hate to have to kill you. Makes quite a mess so -- spare me the paperwork. I hate paperwork.' Le désir de meurtre s'accroche à ses veines, pourtant, lorsque la paume vient effleurer son crâne, comme une marque d'affection qui appartenait à un passé mort depuis trop longtemps ; et d'un geste vif, elle l'intercepte, la main égarée, tord le poignet en dissuasion, les prunelles embrasées de mille flammes infernales. 'Touch me again, and I'll break every bone in your hand. I'll break every bone in your body, even.' Un regard significatif, adressé dans un haussement de sourcil singulier ; et elle le relâche complètement, enfin, les bras croisés sur sa poitrine, alors qu'elle le dévisage, comme pour traquer celui qui avait un jour été ami dans les traits familiers. 'Now, I guess we need to have a little chat, you and I. You made quite a mess around here. You're lucky I covered your tracks. No one knows you're here... for now. So I think you could spare a little effort and buy me a drink. Better stay on my good sides, y'know.' Enfin, elle se fend d'un sourire plus franc, presque sincère ; un élan de naturel pour le seul qui l'ait jamais égalée, arrachée à la monotonie d'idiots vapides qu'elle ne s'était lassée de mépriser. 'I missed you, you jackass. Quite not as fun, without you around.'





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STATUT CIVIL : l'engagement récent, censé gouverner sa vie, s'il est FIANCÉ kiran, c'n'est pas pour autant qu'il s'attend à tirer quoique ce soit d'autre que du profit de cette union.

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Re: STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Sam 25 Jan - 3:46
Anomalie à l'ordre établi ; la rencontre hasardeuse dans le cosme mondain- Celia, un jeu qui durait depuis trop longtemps. Bras de fer tantôt valse, quelque-chose d'égaux à l'arrogance, un commun-accord qui ne faisait sens. Et Aureus si souvent toile de fond de leurs tête-à-tête, Hiokuri ici un bien étrange décor pour la voir apparaître. Il aurait pu finir par croire qu'elle avait arrêté d'exister dans le néant d'une vie battant son plein, souvenir diaphane de prunelles qu'il n'avait que trop dardé. Demeurait quelque-chose d'elle après tout, l'éclat fugace d'une Haven qui avait brillé, astre qui s'était fondu avec harmonie dans la bourgeoisie qu'elle avait tant enviée. Il aurait pu la trouver risible, à essayer de tirer les filins d'une réalité- crime à son ego, l'offense personnelle qui lui avait donné une rage incendiaire aux entrailles. Et l'envie d'en jouer, de caresser de la pulpe des doigts une appréciation doucereuse sur la créature Rouge, prête à dévorer le monde. Et paradoxalement, la fidélité de secrets entremêlés, la danse symphonique d'esprits qui se ressemblaient. Presque l'ignorance de l'ichor pour chambouler les lois de l'univers. Elle aurait dû le répugner complètement, créature des bas-fonds d'un genre humain ; l'aspérité pure et dure d'une nature qui avait été si parfaite avant. De sa tête haute, elle aurait pu avoir la prestance d'une Argent, splendeur d'une convenance dans chaque geste sirupeux. Celia, illusionniste d'un réel qui aurait tant pu l'accabler, la réduire au rien qui enchaînait d'autres. Il l'avait habituée à mieux que cette gueule d'enragée, l'apparition d'un spectre accroché à la gorge avec la rancœur d'une bête déchaînée. Qu'est-c'qu'elle était devenue ? Reflet difforme de c'qu'elle avait autrefois été – le carcan boudoir doré qui appartenait à une autre Celia, presque un autre Kiran. Il avait encore l'odeur du sang sur les mains, l'empreinte collante du liquide ferreux dans les sillons des paumes, l'usure d'une chair cadenas à l'âme. Des quelques insomnies qui le hantaient avec les vents glacés du nord, le souvenir d'instants, dicté par le rythme du pouls au creux de son cou ; Phèdre, de plus en plus diffuse à la mémoire, et des réminiscences de troubles qui persistaient. Il aurait pu avoir soif de temps plus simples, du canon de jours où les lois du monde avaient semblé immuables : l'époque des alliances qui les avaient créés, la brune et lui. Ils n'étaient qu'entités dans le marasme d'Akkadia, rien d'autre que pions du hasard qui s'étaient retrouvés là- dos collé contre un mur froid, et elle avec une lame justicière qui n'avait plus de sens. Il aurait pu s'en moquer plus ouvertement encore – d'la putain d'ardeur avec laquelle elle s'accrochait à sa jugulaire, derniers relents des droits qu'une démocratie délitée était censée avoir.
Lui qui s'en était toujours moqué, à fomenter des plans voués à la détruire – des fondations bancales qu'il avait été trop facile de mettre à mal. Et le chaos partout autour qu'il les entendait blâmer sur d'autres. Comme si un Rouge pouvait tout gouverner, comme si ç'avait fait sens, ce monde d'apparences trompeuses dans lequel ils avaient été amenés. Une Akkadia vouée à être refaite, une asphalte devenue ruines en quelques coups de canif à peine. Et un gouvernement aujourd'hui, qui n'arrivait plus à compter ses ennemis- qui n'arrivait même pas à stopper l'hémorragie qui débordait des terres, les guerres intestines qui baignaient le sol de rivières de sang. C'en était risible, vraiment ; l'énergie d'une arrogance qui le fit garder son rictus même avec le couteau entre les côtes, un bras sous la gorge. Celia, sortie de son p'tit monde, devenue symbole d'un système délité qui était voué à crever. Des envies à distiller dans le néant- pour c'qu'ils valaient : un passé qui n'reviendrait pas. Un idéal qui s'était étalé au cœur de la cité avec la vie du premier Ministre. « It's fine, love. Lots of people want to get their hands on me. » une autre moquerie roulant sur les lippes ; l'aisance dans la provocation avec elle. L'hautaine d'antan qui ressemblait à une boule de nerfs mise à vif, what pushed you to become that, darling? La question qui aurait pu devenir offense toute offerte, une autre rixe pour tendre l'air. Elle avait toujours été fun Celia, mais là, y'avait un arôme de pathétique qui lui f'rait presque de la peine. « I know hot-you, not that-you. Who knows what you've become in your ego trip, playing soldier. » et déjà les mots francs qui livraient toutes les vérités qu'il savait ; informations égrainées dans le sillage de la Rouge, qu'il avait récoltées au fur et à mesure. Don't worry honey, I never lost sight of you. Si elle était là pour lui aujourd'hui, il avait été là pour elle à d'nombreuses reprises avec les années. Une loyauté de l'ombre, quelque-chose d'un mariage d'âme à âme, envie à envie. Alliée si facile à sonder avant, qui était devenue Nemesis prête à s'faire menace contre le myocarde. La vérité d'un lien qui s'était fait altérer par des lois physiques qui les avaient éloignés, aimants pendant trop longtemps, dichotomie l'instant d'après. Et peut-être la fin d'toute faculté à se comprendre.

« And here I, too, thought you knew me better than that- » soudainement du mordant dans la rétorque à la mention de ses propres engagements. Le Cercle, Xi'Nora et Valdierva venus se rappeler à lui avec plus de brutalité qu'un blizzard glacé. Il en serra la mâchoire, frémissement rageur qui courut dans la trachée en endurcissant les iris. « It's always funnier to see something crumble from the inside. » rictus torve pour masquer la hargne, le gravitas d'un sang Xi'Nora qui l'avait forcé dans un canal d'existence. Une unique voie qui lui faisait courber l'échine face à trop de rois – come on, Celia, you know their world is too small for me. « D'you think I'd be here if I was one of their pawns ? » Hiokuri délaissée – une rage qui grandissait dans l'estomac ; Pavel qui se targuait de l'illusion d'une couronne en guise de victoire. Le Nord qui n'était pas leur – pas sien. Est-c'qu'elle savait que ces terres là étaient celles qu'il mettrait si volontiers à ses pieds, pour gonfler son appétit de pouvoir ? Et quelque-chose d'elle qui était à ses pieds aussi, Celia reflet des âmes qu'il avait prises sous son aile ; il n'put qu'en sourire, offrant un assentiment d'un vague mouvement du menton. « Last season. Says the one looking like that. » un dédain pour la désigner, loin de la superbe qui l'avait faite cygne blanc parmi la masse d'oiseaux communs. Il lui reconnaissait au moins ça, la lueur d'un physique plaisant à regarder, et l'aisance à se fondre dans une haute société qui l'avait ourlée d'émeraudes pour parer sa beauté. Un plus rien aujourd'hui, les restes de cheveux qui avaient été coupés avec peu de considération- is it really you, Celia? « I'd hate to get on your – already limited – nerves. » trust me, de ces vœux qu'il ne faisait jamais à personne : et pourtant eux-deux un équilibre qui persistait malgré la balance qui s'était inversée dans cet univers, la chute irrémédiable de leur pays. Un roulement d'épaules, il tira sur les pans de sa veste pour la réajuster, un juron crissant entre les dents avec un volute d'air froid. « That's nice of you. Covering my tracks. It'd be useful if it's something I wanted. Messes are usually messages and I have people to reach. » rancœur qui revint en houle révélatrice, de ces confessions qu'il pouvait faire à Celia. I know it- un défi dans le sourcil qu'il arqua, les babines qui se retroussèrent avec un consensus qu'il n'demandait pas. Imposait presque déjà ; au pire, elle s'débarrasserait de criminels occupant la zone. « I appreciate the nice gesture tho- allow me to offer you a drink. » la comédie pour rebondir dans une atmosphère d'antan où ils s'étaient vendus des mots si doucereux. Des pupilles baignées d'insolence grandiloquente. I'm always on your good side. « This world has always been rather dull. You know it as much as I do. Isn't it why we chose to make things our way ? » his way ; et parfois, pas assez de partout : le château devenu piège de pierre autour de lui. Valdierva et ses frontières, une prison. Et Hiokuri la grande et insatiable, à son image- le royaume qui était sien, dans l'ombre comme ça. Pas assez, jamais assez.

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STATUT CIVIL : le déshonneur ultime pour accabler les siens, trop [ SEULE ], trop indigne ; l'honneur des hommes par la guerre, celui des femmes par l'union, et l'échec cuisant, alors que l'annulaire reste dénué du moindre cercle d'or.

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Re: STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Sam 25 Jan - 22:06
strangers in the night ★ celia & kiran
   La sauvagerie, infusée à l'âme ; une bestialité imprégnée dans la carne viciée, indifférence d'une égoïste à l'humanité et à ce qui pouvait l'éprouver — ne demeuraient que ses intérêts, un triomphe taillé à sa mesure, lauriers cruels pour venir couronner son front. Qu'importe, que d'autres doivent en payer le prix ; qu'importe, qu'elle doive sacrifier nations et allégeances sur l'autel de sa gloire — elle avait trop perdu, déjà ; et elle ne se perdrait pas à rimer avec une défaite qui n'était que trop antinomique, lorsqu'il s'agissait d'elle. Haven ; jamais aussi noble que la sève qui coulait dans l'arbre de sa généalogie, jamais aussi droite. Ils n'étaient jamais qu'ovins bêlant dans le sillage de leurs maîtres, les exécutants d'une gloire qu'ils ne se lassaient d'offrir à d'autres — des faibles, qu'elle méprisait de toute son essence, incapable de tolérer leur apathie. Jamais des vainqueurs ; de simples ambitions chétives, amibes écœurants qui rampaient parmi les perdants, exécuteurs d'ordres qui ne les glorifieraient jamais. Des misérables, tous ; enchaînés d'une droiture inepte par laquelle elle s'était enchaînée aussi, comme si elle pouvait seulement être digne du nom, gagner l'honneur dans la vertu qu'ils cultivaient. Mais elle n'avait jamais été comme eux ; vipère aux crocs dégoulinants de venin, l'ambition entérinée dans l'âme, et le cœur sauvage, une brutalité bestiale dans chaque battement du myocarde immonde. Et des ténèbres éternelles de la trop longue nuit, elle s'était taillé un uniforme, avait laissé les ombres sinuer dans les veines pour sceller son règne. Elle n'avait jamais été honorable, n'avait jamais été noble ; une âme dégueulasse, pervertie dans tout ce qu'elle était, essence égoïste d'une avide qui n'avait jamais su se satisfaire — et c'était dans les veines du monde qu'elle désirait trop planter ses crocs, se gorger de tout et s'établir souveraine d'un univers qui n'avait jamais été suffisant. Différente, dans tout ce qu'elle était d'abjecte ; et jamais personne pour seulement l'égaler, tous trop méprisables, créatures misérables qu'elle n'avait jamais su ne serait-ce que respecter. Et il y avait eu Kiran ; Kiran, un frère à l'âme, un semblable dans les masses impies — retors, qui ne savait s'embarrasser de mièvre sentimentalisme dans la poursuite de son accomplissement, égal offert par un souffle de hasard qui l'avait placé sur sa route. Rival d'une heure ; et allié de toutes les autres — un unique, pour relever le jeu, dissiper l'ennui de frayer avec les plèbes. Kiran, réminiscence de tout ce qu'elle avait désiré être, un droit du sang qui ne lui avait pas été promu à la naissance ; l'ichor carmin dans les veines, comme un témoignage d'infériorité. Plus de frontière, pourtant, lorsqu'il ne s'agissait que de l'âme, et nullement du cruor — il avait été quelque chose d'un frère, sacrifié à sa vie lorsqu'elle avait égorgé la mondaine pour la survie du nom. Différente, parce qu'il l'avait fallu ; et plus rien de celle qui avait été son égale, harmonique à ses crimes — Celia Haven, assassinée de sa main, le sang rubis en ruisseaux crasseux sur le granite sale. N'en demeurait qu'un pâle fantôme arraché à la nuit qui s'accrochait à ses veines, handicapée d'une vaine noblesse qui se serait jamais son étendard ; et le Xi'nora, loin, hors de portée, un souvenir mort avec la mondaine qui s'était un temps tenu à ses côtés. Kiran, intéressant, de ces uniques que le monde n'aurait su façonner, un vague manque à l'âme lorsqu'il n'y avait eu nul pour le remplacer, nul pour seulement l'égaler ; oublié, par survie, parce qu'il n'était rien de plus qu'un passé mort avec elle. Un rappel brutal, pourtant ; comme s'il avait jamais su être autre que violence dissimulée, de l'acier dans un gant velouté, la morsure doucereuse de la glace sur la peau pour instiller la mort de ses engelures au cœur — un fantôme d'avant, imposé à sa mémoire, tangible sous sa prise, pourtant, trop réel pour seulement prétendre qu'il n'était pas là.
Quelque chose de différent à son âme, pourtant ; comme si trop changée, il ne lui apparaissait plus véritablement le même, un autre regard posé sur les traits familiers. Une constatation qui lui arrache un grondement sourd, le rauque d'une rancoeur à l'univers ; un témoignage trop incarné de ce qui n'était plus, qu'elle avait laissé dans les lumières et le luxe d'une Aureus inaccessible. Et Kiran, rappel d'une vie abandonnée dans la fange, crevée dans la neige sale, alors qu'elle traînait sa carcasse balafrée dans le froid, fille d'une Othinara qui ne serait jamais plus foyer. Le rictus aux lèvres du Xi'nora, comme un fragment du passé, pourtant ; un immuable, vortex vers des souvenirs trop acérés, de quoi effacer le spectre de Hiokuri autour d'eux ; assez, pour arracher un sourire suffisant en reflet du sien, un sourcil haussé en expression railleuse. 'I'm not just lots of people, darling. And you know no one ever wanted that as much as I did.' L'éclat sardonique dans les iris noirs posés sur lui, retombée trop aisée dans une dynamique qu'une année écoulée avait emportée dans son oubli. Et le plissement d'une moue acide, à la blessure de ses mots ; une atteinte à son égo, faiblesse de vanité qui n'avait su mourir avec elle. 'Try chasing a fucking asshole around Hiokuri for a while. You owe me a change of clothes -- maybe even a hot bath.' Les yeux durs, à l'évocation d'un confort auquel elle n'avait pas eu droit depuis trop longtemps ; et pourtant, elle les balaie d'un revers de la main, les mots, ne s'y attarde plus que nécessaire alors qu'elle se penche vers l'ami dans un simulacre de confidence railleuse. 'And just so you know -- I was always the hottest one of us both.' Les sourcils brusquement froncés, dans une expression vaguement songeuse, le spectre d'un sourire amusé dessiné sur les lèvres pâles ; un vague témoignage de respect. 'Hmm. I guess I should have known you'd learn about the whole soldier thing, darling. You should have called earlier.' Et les yeux qui roulent d'agacement à sa verve, sourde irritation à l'homme plus glacial que les neiges de Hiokuri, dans la défense du seul honneur qu'ils savaient jamais trouver, tous les deux — la conviction de leur supériorité aux masses, trop au-delà du simple commun pour seulement accepter d'y être associés. 'Stop whining.' Les prunelles sombres, dardées sans pitié sur les traits familiers, miel d'un passé plus insouciant. 'We wouldn't be here if I was thinking you were one of their fucking pawns. No one here knows you better than I do, honey.' Hell, I wouldn't even be here if I didn't know you that well, Kiran. Le mot, presque craché à sa face ; et en retour, le poison de l'insulte venue frapper dans la plaie ouverte de son ego, morsure d'un présent abject dans la chair transformée d'un fatum dont elle avait jamais voulu, sa vanité exsangue dans la neige crasseuse. Un sourire venimeux, pourtant, l'amusement prétendu trop loin dans la courbe des lèvres trop loin d'atteindre les iris noirs d'un avertissement informulé ; et c'est un rire dangereux qu'elle laisse s'échapper, trille menaçant dans le silence de la nuit. 'You like it? Though cutting it shorter would be flattering my face.' Un regard noir, dardé sur ses traits, alors qu'il rajuste sa veste malmenée, qu'elle range les armes dans les poches dissimulées dans les couches de vêtements ; et une insulte, presque sifflée entre les dents vipérines, souffle glacial dans l'hiver éternel, retenu d'un faible élan, comme elle aurait désiré le frapper, brusquement, essuyer sa haine sur ses traits trop familiers. 'The only ones you've reached so far are the government, love. You're lucky I'm the one who got the message.' Un sourcil, haussé dans un masque inquisiteur, un vague amusement accroché aux coins des lèvres. 'And sorry for the ones you wanted to meet -- You're all mine tonight, and I'm not one to share. So I guess they can all fuck off or -- ' Une menace de mort, prononcée dans le non dit ; le duo, trop équilibré, de ces alliances que même le fatum ne saurait venir briser. Que quelqu'un le menace, et il crèverait sur les dalles crasseuses, l'ennemi ; qu'importait la rancoeur, Kiran était de ces intouchables à l'univers. Le menton, incliné dans une vague révérence, un sourire gracieux sur les lèvres, le sardonique persistant dans les iris, pourtant. 'That's better. And if you act nicely -- Maybe I'll let you buy me another one.' L'éclat significatif dans les prunelles, alors qu'elle hausse un sourcil railleur ; et le naturel, retrouvé dans l'harmonie d'un lien qui n'appartenait qu'à lui, le seul égal dans un monde qui n'avait jamais suffi. Adoucie, brusquement, dans le souvenir d'un avant qu'ils avaient tissé à deux. 'And still, there were peasants to oppose. Like they could even match our vision.' Personne, pour jamais les égaler ; et le monde, jamais assez grand pour contenir leurs ambitions cumulées. Trop, pour l'univers ; des trous noirs à l'humanité, pour dévorer les indigents de leur avidité. Dyade, tissée dans les lumières d'un cosme mondain qui avait été écrin à la mesure de leur astre ; et un bras, offert presque gracieusement à un Xi'nora retrouvé, un sourcil haussé en message significatif. Quelques heures, dérobées aux allégeances, dérobées aux traîtrises ; et le poids des armes dans ses poches, comme le rappel constant que tout avait changé.





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Re: STRANGERS IN THE NIGHT — kiraena.  |  Mar 11 Fév - 17:45
Nuit noire sur Hiokuri, abysse en voile au firmament où se perdaient tant de silhouettes inconnues. Il n'était que spectre parmi toutes celles-ci, voyageur, intrus, ennemi fondu dans la masse – l'observateur patient de la vie qui bougeait encore là, dans les glaces épaisses du royaume qui était sien. Quelque part, protecteur de leur sort ; le seul Xi'Nora qui n'irait pas courir rapporter tout c'qu'il voyait à des oreilles avisées, des esprits qui pourraient débarquer du jour au lendemain, et tout ruiner. Ici, c'était avec fierté que les Rouges continuaient d'exister, quelque-chose d'une liberté au corps- égalité qu'il serait le premier à répugner, Kiran, symptôme du gouvernement minable sous lequel ils n'avaient que trop souffert. Vœux qu'il n'faisait à personne alors, ni à ceux qui demeuraient en ces terres, toundra ancestrale des rivières Argents dans ses veines ; ni à Noah Sielle, Roi d'un Ouest qui ne serait jamais ici. Paré de dédain, oubliant volontiers les traces qu'il avait pu laisser derrière lui en délaissant Valdierva au profit d'une Feraniski conquise depuis si longtemps, il naviguait ici-bas, familier et étranger à la fois. Là était la putain de réalité créée par la brusque division d'Akkadia toute entière – fragmentation de dévotions éparses, le business était devenu plus difficile et agaçant que jamais, chaque frontière, une épine dans le pied. Et les Perles qui n'étaient jamais assez, entravées dans des chaînes d'un métal mordant – prescience sur son échine à lui comme sur celle de tous les autres. Les Sénéchaux qui devaient encore entrer dans les rangs- des ordres qui n'lui allaient pas, promesses qui n'étaient ni les siennes, ni celles qu'il ferait un jour prochain. Et les mots de Phèdre pour répondre à la hargne, une putain de lave coulant douloureusement dans les entrailles ; ce business qu'elle bâtissait pour elle-même, à vendre son âme à tout le pays, dispersée de serment en serment. Sielle, Eberstark, Nylander – patronymes entremêlées dans l'encre des ténèbres, menaces murmurées par les vents capricieux des montagnes nordiques ; il n'y avait presque qu'ici qu'il était sauf. Pleinement en contrôle, parasite dans des terres qu'il connaissait par cœur ; quelques écrans de fumée par-ci par-là pour détourner l'attention de certains gêneurs et ne restait qu'une voie grande ouverte. Empereur d'une Hiokuri à ses pieds, un Nord qui n'avait la souveraineté que d'un Xi'Nora – et le patriarche des leurs, esseulé à Rezbia, une capitale qui n'était pas sienne, coiffé d'une couronne invisible qui ne deviendrait jamais réalité. Promesses d'orgueil qu'il s'était faites depuis longtemps déjà, Kiran ; deux ans et plus, qu'il érigeait son monde, tissait une toile de soie sous le couvert de la neige éternelle sous ses pieds. Maintenant ou demain, ce n'était pas sa chute qu'on prophétisait aux lippes de ceux qui tremblaient d'appréhension, face à la ronde stature d'une lune glacée, accrochée à la voûte céleste devenue éternité.
Et Celia, depuis si longtemps spectatrice d'une Histoire écrite à la pulpe de ses doigts ; dichotomie en équipe, tous les deux – une Rouge et un Argent, quelque part équilibrés sur une balance d'or, prunelles se dardant avec familiarité. Le confort d'iris qui se connaissaient depuis longtemps déjà. La poupée à la peau de porcelaine aux craquelures diaphanes, failles à la superbe qu'il avait captées bien assez tôt. Ô, peut-être qu'il aurait pu la ruiner tout simplement comme tant d'autres avant. Tant d'autres après. Mais dans le velours des salons où ils avaient valsé, luttes intestines muettes, elle avait été plus que ça. Mine ; d'une façon ou d'une autre, titre de propriété apposé en toute connaissance de cause- une marque invisible et indélébile léchée sur les épidermes. Une créature presque indispensable dans les galas assommants d'Aureus, marasme d'humains sans intérêt où elle s'était démarquée ; lumière resplendissante d'arrogance sur un canvas de tant de richesses. I always knew, darling, that you had no place there ; and yet, you fitted just right in ; et l'alliée était devenue plus utile qu'esclave. Quel chagrin ç'avait été, qu'elle disparaisse comme ça ; s'évapore complètement d'une capitale qu'ils avaient prise tous les deux, bras de fer insidieux contre le monde entier. Why did you waste something that was so good, darling ? Dans l'humide de l'air hivernal, elle n'était plus qu'ombre de la splendeur d'autrefois, silphe sans sa superbe- un diamant perdu sous une montagne de charbons fumants. Il aurait presque pu être vexé qu'elle ose pointer une arme dans sa direction, qu'ils tombent si bas tous les deux, victimes comme tous les autres, d'un cosme qui déchirait les liens comme si de rien n'était. It's a ruthless world ; centre de gravité à toute pensée inscrite au fer rouge dans le crâne du Shiver. It's a ruthless world, Phèdre ; don't go around giving your heart to anyone – la Rouge était partie sans un regret, sans un regard en arrière, ses pupilles nimbées de larmes amères. Tant mieux, c'était plus facile comme ça.

L'indolent insolent, babines retroussées dans ces rictus qu'elle connaissait tant – afflictions de sentiments chassées à plus tard, étouffées sous le couvert du froid blizzard du nord. Ne restait que le cruel de ce monde, froid béton d'une ruelle qui encadrait le face à face. Would we ever become enemies, you and I? Pour si longtemps avec morgue il aurait été persuadé d'avoir la réponse ; mais elle était elle, il était lui. « I'll take the compliment, then. » qu'il préféra s'moquer, encore ; impertinence sur la bouche- le talent des mots, son arme favorite. Et Celia le savait, le savait assez pour toujours rebondir, offensive dans les morsures sous la peau ; cet esprit affûté qu'il aimait tant, une putain de verve qu'il aurait volontiers fauché aux cordes vocales d'autres. But you're not like any other, huh ? Elle était à la fois une emmerdeuse et l'apparition bienvenue, présence désinvolte dans tout ce qu'il avait prévu et si soigneusement calculé dans le temps qu'il passerait au Nord. Sadly, I almost forgot about you ; trop d'années qu'il traçait un chemin solitaire, la bête avec ses propres arcanes- l'instinct de survie avait pris le dessus, et dans la capitale ou ailleurs, ç'avait été lui avant tous les autres. « Are you really gonna blame your situation on me, huh ? Come on, I'm easy to find, if you know where to look. I know what you've been up to these past few years. I have to admit, I'm surprised. » surpris qu'elle ait quelque loyauté à offrir à qui que ce soit ; dévotion d'un cœur et d'une âme pour le sang. Un sacrifice qu'il n'était lui-même pas prêt à faire : l'acte des sentiments alors, qu'il n'pouvait comprendre ou même apprécier dans toute sa splendeur. You deserved so much better, qu'il aurait envie de lui dire, critique acerbe dans les yeux ; un compliment, malgré les apparences. « Why would I call Faelyr Haven ? Sorry, I'm rather bored with good soldier dogs. So, how is your real brother anyway ? » l'attaque comme un coup de griffe pour répondre à la morsure d'une lame qui avait été bien trop près de ses chairs à lui ; you get what you deserve, un commun-accord trop ancien pour qu'ils reviennent dessus. Qu'elle s'estime heureuse, il aurait pu la geler sur place – il l'aurait fait, si ç'avait été qui que ce soit d'autre qu'elle. « Out of the two of us, we know who should stop being so dramatic. You're the one pointing knives at the other as a reunion gift. » et pourtant, il n'avait jamais perdu de son caractère altier, magnifique orgueil dans la prestance- présomptueux intrus qui envahissait des territoires qu'il avait trahis. Hell, s'il devait aller chercher refuge auprès de cons qu'il n'détestait pas et n'avait jamais poignardé dans le dos, il n'irait nulle part pour sûr. Malheureuse condition que la leur, otages de convenances qui demeuraient malgré les apparences. « No, I don't like it. » la rétorque plus forte que lui, offerte avec un sourire en coin ; yours seems to be a sad story, Celia, quelque-chose d'aussi pitoyable qu'un pacte d'honneur, sans doute. Quelque-chose pour la sortir de son carcan d'habitudes et de plein pouvoirs : tout ça pour ça, une chute vertigineuse jusqu'ici ; « You know damn well how I prefer you. Sad. Out of them all you were my favorite. » comme si le sort était déjà écrit ; fatum sous forme d'un point final. Are we even still the same ? « Don't worry about that-... I know they got the message. Brace yourselves, tho. I don't entend on leaving this country until I get what I'm owed. » promesse ardente faite en face à face- de ces déclarations ouvertes à l'ennemi. Would you even try and stop me ? Si souvent elle avait regardé ailleurs- un pacte avec le Diable fait depuis longtemps déjà. Who knows, maybe you'll get something out of it. « I like you like this. All possessive and demanding. I know you missed me. » charme dans le jais des yeux, sur le rictus esquissé aux lippes ; Kiran, trop habitué à jouer avec les cœurs et les attentions. It must be lonely, that stupid life you chose for yourself ; presque un reflet d'un songe qu'il aurait pu s'réserver à lui-même, un éclat glacé réveillé dans le palpitant, à revenir, quelques jours plus tôt, la chaleur suffocante de la présence si demandeuse de la Nylander. Le vide de son absence. « Sadly, even people like us need peasants. If only for the fun of it. » une triste dépendance, là l'équilibre sacré d'un monde comme le leur ; comment est-c'qu'ils feraient sans quelqu'un à haïr, sans quelqu'un à détruire et à vouloir ruiner à tout prix ?

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the divine right to rule,
is something you're born with.

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