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le gouvernement
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propagée par l'Ordre Ecarlate et rebelles: Plusieurs témoignages affirment que la SPC, depuis les attentats, serait à l'origine de plusieurs rafles hasardeuses. On retiendra la disparition de Lucius Lear, quarante-deux ans, petit épicier du Pied d'Aureus, célèbre dans le quartier pour avoir participé à la mise en place d'une Soupe Populaire, aujourd'hui plus que jamais salvatrice. Le quadragénaire aurait disparu deux jours après les événements tragiques, laissant derrière lui une épouse et deux fillettes, suite à la visite nocturne de « deux hommes de la SPC », selon les dires de Julia Lear, l'épouse du disparu.
propagée par l'Ordre Ecarlate: Selon la mère et la fiancée de Todd Brown, disparu depuis le 17 mai 2677, le jeune homme et ses proches auraient été arrêtés puis interrogés par la SPC, quelques heures avant les attentats. Il semblerait que celui-ci, jeune soldat du parcours volontaire, ait été l'un des cerveaux à l'origine des explosions du lendemain. On se demande donc si la SPC savait, et pourquoi n'a-t-elle pas prévenu immédiatement le Gouvernement.
propagée par l'Ordre Ecarlate: Du chaos généré par les attentats, de nombreuses anecdotes ont fait surface, accusant la police d'être à l'origine de bavures tragiques. On retiendra notamment le drame qui a secoué la famille Shelby. Paul, le cadet, aurait été abattu par un policier lors des attentats du 17 mai 2677, alors qu’il tentait de relever sa mère, Rose Shelby, bousculée par la cohue. Rien n’explique que le jeune-homme de 22 ans ait été confondu avec un terroriste, et les témoins présents, y compris sa mère, affirment que le policier aurait tiré à moins de trois mètres de la scène. Le Gouvernement ne s’est toujours pas prononcé sur cet accident mais il a été rapporté que l’homme armé a cru qu’il s’agissait d’un rebelle à cause de sa « tenue de prolo » et qu’il se penchait probablement pour « s’en prendre à une noble dame ».
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AGE : vingt-neuf années qu'il foule cette terre maudite. son existence divisée en deux parties distinctes, séparant sa barre d'existence. autrefois, il était un petit garçon misérable et timide. mais les choses ont bien changé, désormais.
STATUT CIVIL : célibataire, depuis toujours. son coeur n'a été conquis qu'une seule et unique fois. par une mesquine créature qui le lui a brisé, l'a réduit en un milliard de petits morceaux. et depuis qu'il est tombé sous la coupe des perles, castiel ne songe absolument plus à tout cela.
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dancing with the devil (damiel)  |  Mar 14 Mai - 16:27

----------- I KNOW I'M DANCING WITH THE DEVIL -----------
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i know i'm dancing with the devil,
darken up my heaven, brighten up my hell.

Depuis combien de temps n’avait-il pas vu la lumière du jour ? Depuis combien de temps n’avait-il pas senti les rayons du soleil sur sa peau devenue d’une pâleur extrême ? Depuis combien de temps n’avait-il pas mis les pieds au-dehors de cette pièce devenue sa prison, sa cage, son Enfer personnel ? Il avait arrêté de compter, le Pernington. Il avait tenté de tenir les comptes, durant les premiers mois. Mais il avait rapidement abandonné. Notamment parce que la question de différencier le jour de la nuit était devenue ridicule. Ses geôliers, non ses amis, lui rendaient visite à des intervalles qui n’étaient jamais réguliers. Lui apportant parfois trois repas dans la journée et le laissant jeûner durant les deux suivantes. Tout pour le perdre, pour le porter à la confusion, pour lui faire perdre pieds. Pour le couper, purement et simplement, de la réalité, afin de faire de Castiel leur nouvelle marionnette, leur docile animal domestique. Le déposséder de sa propre personnalité. Bien entendu, il avait tenté de résister, au début. Le frêle petit gamin qu’il était se rebellait, hurlait contre ces hommes qu’ils ne connaissaient pas et qui lui voulaient tant de mal. La première fois de son existence qu’il avait osé dire non à quoi que ce soit. Qu’il avait essayé de s’affirmer. Mais cela n’avait pas suffi. Son corps malingre et décharné faisait bien rire ceux qu’il avait essayé de frapper. Sa voix de petite créature était d’un ridicule absolument, même lui s’en rendait compte. Il avait pleuré, Castiel. Hurler à s’en arracher les cordes vocales. Frapper dans le mur à s’en faire saigner les jointures. Et puis, il avait fini par lâcher prise. Par arrêter. Par se rendre. Par abandonner. Il s’était cru plus fort qu’il ne l’était. Il avait réalisé qu’il avait toujours été une pauvre petite chose, incapable de faire quoi que ce soit. Le toxique s’était laissé sombrer dans les abymes du désespoir. Il avait renoncé. Docile, comme un agneau. Voilà ce qu’il était devenu. Et il avait vu les sourires satisfaits de ceux qui l’avaient emmené, emprisonné, capturé. Le gibier était enfin parvenu à maturité. Les perles pouvaient commencer leur travail. Lui faire ce pour quoi ils l’avaient capturé. Il avait continué de sangloter, Castiel. Pendant longtemps. Mais pas à cause des coups brutaux qu’il recevait. Ni à cause des paroles blessantes et agressives qui lui étaient adressées. Il pleurait sur sa chienne d’existence, sur la déception intense de sa vie. Il n’avait rien fait, n’était qu’un moins que rien. Rien qu’une ombre qui passait inaperçue, que personne ne remarquait, qui n’avait aucune importance. Ceux qu’il avait pris pour ses amis, durant longtemps n’étaient que des imposteurs, des maléfiques créatures qui s’étaient jouées de lui. Quant à Irelia … Irelia était peut-être la pire d’entre toutes. Elle l’avait fait sciemment souffrir, s’en était même beaucoup amusée. Et lorsque Castiel avait enfin eu le courage de lui avouer ses sentiments … La divine lui avait ri au visage. Elle s’était esclaffée comme si c’était la chose la plus drôle qu’elle ait jamais entendu. Aussi belle qu’elle était fourbe. Le Diable réincarné. C’était ce souvenir, qui lui perçait le cœur. Qui le hantait. Qui lui faisait faire des cauchemars. Qui lui retournait les entrailles. C’était probablement pour cela qu’il avait fini par céder. Par laisser ces inconnus entrer dans son esprit, pervertir ses souvenirs et modifier sa vision de la réalité. Depuis, les choses allaient mieux. Du moins, c’était ce qu’on n’avait cessé de se lui dire. De lui répéter. Encore et encore. Les choses s’étaient améliorées, une fois qu’il avait entièrement renoncé. Ne plus être une personne à part entière facilitait grandement les choses. Il n’avait plus aucune responsabilité. Ne pensait plus à rien, puisqu’on lui indiquait perpétuellement quoi faire, comment le faire, mais également quoi penser. Petit à petit, les Autres étaient devenus plus gentils, avec lui. Petit à petit, ils étaient devenus sa nouvelle famille. Ces gens qui le battaient et l’humiliaient avaient fini par devenir ses mentors, ses modèles. Petit disciple sage et parfaitement domestiqué, qu’il était devenu. Méconnaissable, voilà ce qu’il était devenu. Plus fort, assuré, mesquin, autoritaire. Il n’avait plus rien de commun avec l’homme qu’il était auparavant. De proie, il était passé à prédateur. Sans véritable transition. Ces inconnus devenus des frères l’avaient forgé dans le sang et la souffrance. Castiel était né une deuxième fois, sous leur égide. Il ne savait pas qui étaient réellement ces hommes et femmes qui gravitaient autour de lui. Jamais ils ne lui avaient dit leurs prénoms. Rien ne trahissait leur identité. Castiel ne savait pas qu’une fois encore, il n’était qu’un pion. Celui des perles, désormais. Mais il s’en fichait pas mal, désormais, le Pernington. Après tout, une marionnette ne se plaignait jamais de celui qui en tirait les ficelles. Patiemment assis sur ce qui lui servait de lit, les yeux dans le vague. Comme toujours. Une carcasse vide, sans âme. N’agissant plus que sous les impulsions de ceux qui lui servaient de maîtres. Et puis, finalement, un homme pénétra dans l’antre du prisonnier. Damios. Son meilleur ami, celui sur qui il avait toujours pu compter, depuis sa plus tendre enfance. Ce n’était peut-être pas vrai, mais c’était ce qu’on lui avait fait rentrer dans le crâne, à grands coups de tortures en tout genre. Castiel y croyait, c’était le plus important, après tout. C’était ce que l’on attendait de lui. « Est-ce l’heure de partir ? » Le Pernington ne savait pas où, ni quand, ni pourquoi. Mais cela n’avait pas d’importance. Il irait là où on lui indiquerait. Même si c’était la mort qui l’attendait. Plus rien n’avait d’importance, désormais. Sauf la vengeance. Mais ses nouveaux amis lui avaient promis qu’il y aurait le temps voulu, pour cela. Qu’il finirait par obtenir réparation pour les tords qui lui avaient été faits.


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Re: dancing with the devil (damiel)  |  Lun 27 Mai - 16:19
Assis dans le bureau de son mentor, le dos bien droit et les mains délicatement posées sur ses genoux, le jeune Perle attend les ordres de son chef. « C'est aujourd'hui que tu dois déplacer la marchandise. Je ne peux pas te rappeler assez à quel point cette mission que nous te confions est primordiale. » Derrière la voix dure et froide de son modèle perce une note de satisfaction, de fierté peut-être qui résonne au plus profond de son être. Le grand jour est enfin arrivé, la Perle a suffisamment fait ses preuves durant ces deux années de manipulation et de mascarade pour prétendre à cette évolution en interne. Quitter ce lieu sordide pour la Capitale. Là d'où il vient, d'où est censé venir le personnage qu'il joue en présence de sa proie. De la poupée des Perles. « Non seulement tu devras garder un œil sur cette marchandise, mais tu devras t'assurer qu'elle reste intacte tout du long et prendre les mesures nécessaires si jamais celle-ci venait à se « casser ». » Un sourire s'étire finalement sur le visage du blond dont les gestes sont précis et les paroles dissimulées. « Mais surtout, tu dois tout faire pour que cela n'arrive pas. » Nouvel hochement de tête de la part du jeune homme si impatient de faire ses preuves. « Je ne vous décevrai pas. » Et il n'en pense pas moins le bâtard mutant qui a trouvé en cet homme bien plus qu'un mentor mais cette figure paternelle lui ayant depuis toujours fait défaut. « J'espère bien Damios. » Les mains se serrent alors que les dés sont lancés. Un mois que l'animosis est au courant pour l'avancée de sa mission, un mois qu'il se prépare à revêtir de nouveaux traits pour toujours, ceux du meilleur ami, du confident. Des heures et des heures de préparation pour que jamais le masque ne s'effrite, pour que jamais la marionnette ne s'aperçoive des fils invisibles qui la guident et des mains qui en sont à l'origine. Il s'est fait ami plutôt que bourreau, mais tout n'est que mensonge. Un voile de fumée en plus pour le jeune homme. Une hypocrisie à rajouter à son tableau de chasse. Il ajuste son costume gris, le parfait mélange d'élégance et de distinction, avec une touche d'orgueil dans le carré en velours rouge qui dépasse de sa poche dans une négligence toute affectée. Sa main passe dans ses cheveux, frotte un instant le visage rasé de près et pour chaque frottement s'effacent l'ancien Damios, le rabatteur d'enfant, le petit Silence combatif, le bâtard détesté par sa mère et non reconnu par son père. Sous ses doigts habiles les traces de ce passé disparaissent pour ne laisser place qu'au mensonge. Si le pouvoir des metamorphos avait coulé dans son sang tacheté peut-être aurait-il fini par ne plus jamais reconnaître son visage à force d'user et d'abuser de ce don, mais non. Alors ce sont les expressions qui changent, les inflexions de la voix pour que la dureté du langage d'un rat des villes laissent la place au velouté digne des plus grands. Et une fois toutes les préparations effectuées, le mutant s'élance jusqu'à la porte qui détient son ami. Le prisonnier. Le Pernington.

La richesse est à portée de main, juste derrière ce rectangle boisé, dans cet homme que Damios a appris à connaître sous toutes les coutures, à en découvrir les failles et les faiblesses, son plus beau sujet d'étude. Pour un but seulement, le seul qui compte réellement aux yeux du Sénéchal et aux siens également : l'argent, par centaine, par millier, à n'en plus savoir que faire, à ne plus savoir où le mettre. Un simple habitant ne leur aurait été d'aucune utilité, mais le sort leur a mis entre les mains une carte de choix, un prince héritier d'une grande compagnie pharmaceutique qui croyait ne pas valoir mieux qu'un simple valet. C'est presque comme si il leur avait supplié de le remodeler, de faire disparaître sa souffrance, ses doutes, ses futiles jérémiades. Tout ce qui faisait de lui eh bien, lui. Et les Perles magnanimes, les perles sublimes l'ont accepté dans leur rangs, l 'ont avalé pour le recracher poli, brillant, et surtout leur appartenant. Castiel Pernington leur appartient. Voilà le mantra que se répète Damios tandis qu'il ouvre la porte et qu'il fait son entrée avec beaucoup de fracas et d'entrain. Son sourire est éclatant, et dans tout son être l'on peut lire la réussite. L'espoir de partir pensera l'esclave des Perles, alors que c'est en réalité la certitude de s'élever plus haut que jamais qui éclaire le visage du brun. « Oui c'est l'heure. » Avare de mots, il fait l'accolade à son ami d'une pâleur extrême, il faudra y remédier, et l'attrape par les épaules « Tout est préparé pour notre départ. On va pouvoir rentrer à la maison. » Cette maison qu'il n'a jamais vu que dans les images de la télévision, qu'il s'est imaginé que pour mieux interpréter le rôle de sa vie. « J'ai soudoyé les bonnes personnes pour qu'il ne t'arrive rien, tu n'as pas à t'en faire mon ami. T'ai-je un jour menti ? » Il le conduit en dehors de la sombre et funeste prison vers une autre plus discrète, plus lumineuse mais néanmoins présente ; et il n'a jamais eu autant conscience de l'emprise qu'il pouvait avoir sur les autres, de la portée de son autre pouvoir celui qui n'impliquait pas les animaux mais son esprit affûté. Damios a toujours rêvé grand, et il sait bien que cette partie de poker qui a commencé il y a longtemps est loin d'être terminée. Tant de pions à placer encore pour s'assurer la victoire la plus complète et sans équivoque. « Nous allons faire route pour Aureus Castiel enfin. Et en chemin nous parlerons de ce qui t'attend là-bas. Car tu trouveras bien des changements chez ces gens que tu croyais connaître, je te l'assure. Ils seront tous prêts à mettre leurs griffes sur ton héritage. » La première goutte de poison lancée dans le long chemin qui les conduira jusqu'à chez eux. Jusqu'à cet avenir brillant dont Damios a toujours rêvé. Entraînant vers la lumière éclatante le prisonnier manipulé, les deux s'avancent vers la voiture qui les attend en bas de la demeure. Tout a été fait pour que sur le chemin rien ne puisse aiguiller le prisonnier quant à la localisation de ce lieu, et les voitures seront teintées bien entendu. On ne laisse rien au hasard quand on est une Perle.

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Re: dancing with the devil (damiel)  |  Sam 8 Juin - 22:14

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« Oui, c’est l’heure. Tout est préparé pour notre départ. On va pouvoir rentrer à la maison. » La maison, un mot qui fit froncer les sourcils du jeune Pernington. Un terme qui ne revêtait plus qu’un sens très évasif, pour lui. Un brouillard qui s’installait autour du sens de ce mot. Parce qu’il n’avait plus la sensation de posséder quoi que ce soit, Castiel, désormais. Pas même sa propre personne, en réalité, qui appartenait entièrement aux esprits rusés et ambitieux peuplant les Perles. Cette demeure et les souvenirs y étant associés avaient été gommés, dans son esprit. Enveloppés dans une chappe de brouillard afin qu’il n’y ait plus accès. Parce que ce qu’il était auparavant avait été relégué dans les tréfonds de son être. Comme une vie antérieure qu’il devait désormais oublier afin de vivre celle que ses nouveaux amis avaient tracée pour lui. Dans son cas, le foyer n’était plus que le synonyme de trahison, de douleur, de chagrin et d’amertume. Et les autres, ceux de son sang … Ceux qu’il ne reconnaissait même plus comme sa famille ; eux, il les avait oblitérés. Ils n’étaient plus une priorité, à peine des fantômes dont il se devait se concentrer pour apercevoir les visages. Mais pour chaque nom, une image avait été associée. Ella, la hautaine, la froide, l’inaccessible. Lycoris, la terrible, la perfide, la mesquine, celle dont il fallait se méfier par-dessus tout. Ce ne fût que lorsque les mains de Damios se posèrent sur ses épaules que le brun fût ramené dans le présent. Cela lui arrivait de plus en plus fréquemment. Peut-être trop souvent. Il se perdait dans ses pensées, qui étaient emmêlées de façon inextricable, d’incompréhensibles songes qui le coupaient entièrement de la réalité et nécessitaient toute sa concentration afin qu’il puisse tenter d’y entrevoir quelque chose de logique. Il se perdait à l’intérieur de sa propre personne. Et si personne ne venait lui tendre la main, alors, cela pourrait signer sa fin. Une nouvelle fois. Mais les Perles étaient intelligentes, les Perles savaient qu’elles avaient désormais dans leur manche un immense atout pour leurs trafics en tout genre. Et elles avaient tout intérêt à garder parfaitement sous contrôle leur nouvel animal domestique. Peut-être était-ce pour cela qu’il était rare qu’on le quitta des yeux. Peut-être était-ce pour cela que Damios semblait toujours se trouver dans les parages lorsque les doutes et les questionnements venaient l’assaillir de plein fouet. « J’ai soudoyé les bonnes personnes pour qu’il ne t’arrive rien, tu n’as pas à t’en faire mon ami. T’ai-je un jour menti ? » Rapidement, Castiel hocha négativement la tête. Y mettant toute sa ferveur, toute sa foi, toute sa croyance. Non, Damios ne lui avait menti. Damios était son ami. Damios était son frère. Damios était devenu son seul véritable repère, au cours de ces deux années. Il était son soleil, son ancrage, son oxygène. Celui à qui il se fiait, sans aucune retenue. Voyant en lui une sorte de Dieu réincarné dans une enveloppe humaine dont il s’empressait de boire les paroles, d’acquiescer à tous les propos et d’obéir aux ordres donnés, même si ces derniers étaient toujours entourés d’un ton caressant et de caresses voluptueuses. Damios le protégeait, il était le seul à s’être montré parfaitement honnête avec lui. Du moins, c’était ce dont le Pernington était persuadé. Et Dieu qu’il se fourvoyait. Sur ce point comme sur tant d’autres. « Nous allons faire route pour Aureus Castiel, enfin. Et en chemin nous parlerons de ce qui t’attend là-bas. Car tu trouveras bien des changements chez ces gens que tu croyais connaître, je te l’assure. Ils seront tous prêts à mettre leurs griffes sur ton héritage. » Rictus carnassier qui défigura le visage pâle du nouvellement belliqueux. Instantanément. Nouvelle réaction qui, auparavant, n’aurait jamais paru sur ses traits. Mais c’était un homme totalement différent qui allait revenir à Aureus, une personne entièrement transformée. Un monstre. Une créature infâme. Un homme redoutable qui allait jeter la mort, le chaos et la haine, partout où il allait passer. « Je le sais, maintenant. Je sais que tous ces gens ne me voulaient que du mal, qu’ils se servaient de moi, qu’ils se moquaient de moi. Et je sais que, maintenant, ils vont vouloir le faire à nouveau afin de tirer parti de l’héritage, de la richesse et du pouvoir qui m’attendent. » Parce qu’on l’avait bien prévenu, de ce qui l’attendait. « Je ferais tout ce que tu voudras, Damios. Tu m’as sauvé, toi ainsi que les autres. Il faudra surtout se méfier de Lycoris. L’entreprise, elle l’a toujours désirée, vraiment très fort. Elle ne sera pas contente lorsqu’elle apprendra que je viens chercher ce qui me reviens de droit. Pas contente, du tout. » Et c’était encore loin de pouvoir relater la vérité.


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Re: dancing with the devil (damiel)  |  Lun 22 Juil - 15:27
Deux longues années, de mensonges et d'artifices, de tortures et de malices pour en arriver à cette oeuvre d'art. À cet homme complètement transformé, sculpté pour les desseins des Perles, modelé pour leur ascension. De porcelaine fragile il était devenu pantin de bois. Façonné pour que la douceur laisse la place à la froideur, la fragilité à la résistance, la conscience à l'obéissance. Damios avait été tenu à l'écart des plus lourdes tortures, des choix les plus cornéliens, on le pensait trop faillible encore, trop jeune pour supporter la tache de prendre une âme et de l'écraser. Grand bien leur face, le brun n'ayant jamais été attiré par les élans sadiques de certains de ses congénères. La seconde partie du plan pourtant avait sa préférence et il avait obtenu gain de cause grâce à l'aide de son mentor. Il devenait donc impensable d'échouer pour le loup transformé en agneau le temps d'approcher le captif, de l'apprivoiser, de s'en faire un ami, une âme non pas à briser mais à manipuler avec la plus grande dextérité. Allier des fausses vérités à une importante dose de douceur. Deux ans qu'il avait fallu pour qu'on les sente prêts enfin. L'un à accomplir sa mission et l'autre à le suivre, innocence victime de la mégalomanie de Sombres Perles. Le menteur scrute avec attention son ami d'apparence, le deux hommes l'un en face de l'autre dans les couloirs du bâtiment où ils ont passé tout leur temps durant deux interminables années. Damios jouant le jeu de celui qui ne pouvait pas partir en abandonnant son meilleur ami, la seule personne qui comptait, alors qu'en réalité ce n'était là qu'un artifice de plus dans la toile tissée. L'un observe les réaction de l'autre, s'assure que le travail a été effectué avec suffisamment de minutie pour que le chateau de cartes ne s'écroulent pas à la plus petite bourrasque. Car les menaces de l'extérieurs se font nombreuses aux yeux de celui qui doit plus que jamais faire ses preuves. Les soeurs manipulatrices, les anciens amis, le premier amour. Toutes ces connaissances dont ils lui ont extirpé la moindre information, le plus insignifiant des détails afin de jauger et de ne pas se laisser emporter dès le premier ouragan. Rassuré par le hochement de tête négatif et vigoureux, par le regard d'entière dévotion que le démon croit apercevoir dans les pupilles de l'ange déchu jusque dans la voix ferme et bien éloignée du petit être pitoyable qu'on lui avait présenté avant que toutes ces manigances ne débutent. "Tu as raison mon ami, mais souviens-toi de cette richesse et de ce pouvoir qui t'attendent et son déjà en toi. Puise dedans pour devenir inflexible, pour devenir ce que tu as toujours désiré être. Un homme fort. Car c'est ce que tu es, et cela je le sais. Mais tu vas devoir le montrer aux autres ignorants." La voix se veut calme et maîtrisée, le sourire chaleureux et l'inflexion victorieuse. Il le caresse dans le sens du poil, flatte cette qualité qui lui avait cruellement manqué avant qu'il ne fasse la rencontre des agents nacrés.  "Lycoris est une femme, jalouse par nature de ce qui nous revient de droit. Cela n'est donc pas étonnant qu'elle veuille te prendre ce qui t'appartient Castiel. Mais ne t'en fais pas, la vipère n'atteindra jamais le nid. C'est à toi et à toi seulement que revient la couronne de cette entreprise. Et puis, je serai là, toujours à tes côtés, pour te soutenir." Et pour garder un oeil sur la poule aux oeufs d'or, pour cet homme maintenant investissement capital pour ses supérieurs ainsi que pour l'ascension du mutant. Le bras glisse pour s'emparer de l'épaule du prisonnier et le guider le long des couloirs vides de toute autre présence. Subterfuge mis en place afin qu'encore une fois Damios ne soit que le Seul et le Véritable allié aux yeux du berné. Qu'aucun autre humain ne compte dans cet esprit alimenté par des années de faux discours et de belles paroles adroitement dispersées tels le venin d'un serpent. Des couloirs qu'ils vont enfin quitter, pour une capitale fantasmée par le roturier, enfant voleur d'une petite ville sentant le poisson et les égouts. Un sourire de triomphe sur les lippes, et une marche de héros, pour le monstre en costume. L'affreux manipulateur du bienheureux imbécile qui l'accompagne sans se doute que le piège ne fait que se refermer un peu plus autour de de son indépendance. "Une fois que nous serons à Aureus, j'aimerais que nous nous rendions chez toi." Dans cet appartement acheté par leur soin, afin que la somptueuse demeure ne soit qu'à quelques pas du controlleur brun à la peau mordorée. "On pourra alors récupérer les papiers nécessaires pour que tu puisses récupérer ton héritage. Et je t'accompagnerai bien sûr, car jamais plus tu ne seras seul face aux ennemis à abattre." Et de continuer encore jusqu'à ce que les deux arrivent devant une voiture aux fenêtres teintées. Que Damios le force à s'arrêter sur une impulsion légère de ses doigts sur son épaule et qu'enfin il lui demande. "Te sens-tu prêt ?" Vérifier une dernière fois encore, avant que la portière ne se referme définitivement sur ces deux longues années et que ne commence alors une nouvelle ère, celle du Pernington sans compassion, celle des Perles et celle de Damios plus encore que tout le reste. Oh comme son avenir s'annonce grandiose et empli de lumière.

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Re: dancing with the devil (damiel)  |  Dim 18 Aoû - 1:09

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« Tu as raison mon ami, mais souviens-toi de cette richesse et de ce pouvoir qui t’attendent et sont déjà en toi. Puise dedans pour devenir inflexible, pour devenir ce que tu as toujours désiré être. Un homme fort. Car c’est ce que tu es et cela je le sais. Mais tu vas devoir le montrer aux autres ignorants. » Phrase prononcée d’un ton maîtrisé, chaque mot parfaitement calculé et acéré. Autant de pointes de flèches qui se logèrent directement dans le cœur innocent et si avide de compliments et de reconnaissance, du jeune Pernington. Oh, Damios savait parfaitement ce qu’il faisait. Et il l’accomplissait parfaitement. Un grand sourire innocent, naïf, candide, finit par fleurir sur le visage de Castiel. Ces paroles, c’était tout ce qu’il avait toujours désiré entendre. Tout ce qu’il avait toujours désiré être, d’une certaine manière. Les Perles l’avaient bien cerné, savaient comment le tenir en laisse, comment le laisser à l’état de docile animal de compagnie. C’était la plus grande béatitude qui éclatait dans l’âme perpétuellement tourmentée, du jeune homme. Mais bientôt, des nuages vinrent chasser ce soleil. Bientôt, l’éclaircie se termina brutalement. Les orages furent de retour, toujours plus menaçants, toujours plus sombres, toujours plus difficiles à appréhender. Et ils ne furent motivés que par la simple mention du prénom de sa sœur aînée. « Lycoris est une femme, jalouse par nature ce qui nous revient de droit. Cela n’est donc pas étonnant qu’elle veuille te prendre ce qui t’appartient Castiel. Mais ne t’en fais pas, la vipère n’atteindra jamais le nid. C’est à toi et à toi seulement que revient la couronne de cette entreprise. Et puis, je serai là, toujours à tes côtes, pour te soutenir. » Lycoris. Ce nom ne faisait résonner en lui que souffrance et colère ; même si, à cela, se mêlait un certain sentiment d’attachement. D’amour familial. Mais ce lien était extrêmement ténu. L’avait toujours été. Et l’était désormais d’autant plus, alors que ses nouveaux maîtres s’escrimaient à la faire passer pour la grande méchante de l’histoire, afin de pouvoir encore un peu plus asseoir leur domination sur son esprit. Ils avaient besoin de lui en tant que dernier mâle vivant Pernington et non pas en tant que personne. Et c’était seulement pour cela qu’il était ainsi babysitté. C’était seulement pour cela qu’on lui accordait tant d’attention. Afin que la fortune familiale puisse accélérer les entreprises mafieuses des Perles. Cette promesse de Damios, cette ancre dans ce monde brutal, aida Castiel à garder la raison. A ne pas tomber dans des affres de colère et de haine, comme il le faisait parfois. Lorsqu’il se transformait brutalement en monstre, en créature sans foi ni loi, en sauvage sanguinaire et barbare. « Oui, Lycoris est comme tu as dit. Lycoris n’est pas quelqu’un de bien. Tout ça me revient de droit. » Comme une litanie qu’il répétait sans cesse, le ténébreux. Pour tenter de se convaincre, majoritairement. Pour ne pas oublier, également. Pour rester dans le droit chemin et garder ses esprits. « Une fois que nous serons à Aureus, j’aimerais que nous nous rendions chez toi. On pourra alors récupérer les papiers nécessaires pour que tu puisses récupérer ton héritage. Et je t’accompagnerai, bien sûr, car jamais plus tu ne seras seul face aux ennemis à abattre. Te sens-tu prêt ? » Il hocha la tête, Castiel. Comme une gentille bête. Comme un animal bien dressé. Damios lui donnait la force nécessaire pour accomplir ce qui devait être fait. Damios était devenu son véritable pilier, l’épaule sur laquelle il pouvait toujours se reposer, l’œil bienveillant qui veillait perpétuellement sur lui. Ami, frère, père, le brun remplissait tous ces rôles. Et bien plus encore. C’était pour cela que la révélation, la trahison, n’en serait que plus lourde, que plus difficile, que plus douloureuse. « Chez nous. Ma maison sera la tienne, Damios. Je te dois bien cela, vu tout ce que tu as fais pour moi. Et encore, ce n’est pas grand-chose. De la même façon, mon héritage sera le tien, le nôtre. Et je le partagerai aussi avec mes amis, ceux qui m’ont tant aidé alors que j’en avais le plus besoin. C’est pour nous tous que je dois faire cela. Alors oui, je suis prêt. Du moins, je crois. Mais tu resteras avec moi, hein, pas vrai ? »


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